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Des héros de chez nous

Le retour du 22e Bataillon (canadien-français) à Québec en mai 1919 Pendant la Première Guerre mondiale, le célèbre 22e Bataillon (canadien- français) endossa la charge de représenter non seulement une ville ou une région, mais bel et bien l’ensemble du Canada français. Les célébrations du retour au pays organi-sées par la Ville de Québec en l’honneur du 22e en mai 1919 illustrèrent à quel point le Canada français s’identifiait avec le bataillon et se réjouissait de son état de service à l’étranger. Presque 800 hommes défilèrent triomphalement devant la foule en liesse qui avait envahi les rues là même où des émeutes anticons-cription les avaient agitées au printemps précédent. La réaction sans équivoque des habitants de Québec et de ses journaux à l’occasion du retour des hommes a...
Terreur à Griffintown
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Terreur à Griffintown

  Durant la guerre, les Montréalais étaient habitués à lire des articles dans les journaux sur les raids destructeurs des alliés contre l’Allemagne, mais ils ne s’attendaient pas à ce qu’un avion s’écrase dans leur propre ville. Or, le 25 avril 1944, un gros Consolidated B-24 Liberator fabriqué aux États-Unis s’écrasa dans le quartier de Griffintown, à quelques rues au sud du centre-ville. Les cinq membres de l’équipage à bord périrent, et 10 civils furent tués au sol. Il y eut aussi des blessés graves. L’avion avait décollé à 10 h 24 de l’aéroport de Dorval, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Montréal. Ouvert en septembre 1941, l’aéroport civil et militaire servait d’escale au Royal Air Force Ferry Command qui envoyait outre-mer les bombardiers construits aux États-Unis...
Jusqu’à l’effusion de sang?
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Jusqu’à l’effusion de sang?

Les émeutes anticonscription de 1917 à Montréal Plus de 10 600 victimes périrent le 9 avril 1917 lorsque le Corps canadien prit la crête de Vimy, des pertes insoutena-bles qui provoquèrent une crise politique et sociale au sein du pays. En mai, Robert Borden, premier ministre conservateur, annonça au Parlement la nécessité d’une conscription pour soutenir les forces outre-mer.  Il présenta la Loi sur le Service militaire de 1917 le 11 juin, dé-clenchant ainsi un débat national houleux et linguistiquement clivant. Les effets furent surtout ressentis à Montréal, qui devint à l’été 1917 un terrain de bataille. Presque tous les soirs, des milliers de Montréalais, en grande majorité francophones, agitaient leurs quartiers de la ville de manifestations contre la conscription.  Elles étaien...
Les ponts de caen
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Les ponts de caen

Certes, des monuments grandioses et de calmes cimetières soulignent les contributions de soldats canadiens aux deux guerres mondiales en Europe. Toutefois, les âmes avisées qui explorent le continent remarqueront aussi des traces plus subtiles de leurs passages. L’un de ces humbles signes se trouve en France, à Caen : c’est le pont George Gilbert Reynolds, qui enjambe la rive sud de l’Orne près du carrefour entre le cours Montalivet et la rue Rosa Parks. Ce pont qu’empruntent les tramways est situé dans cette ville portuaire de Normandie, à une vingtaine de kilomètres de la plage Juno Beach où débarquèrent 14 000 soldats canadiens le jour J. Il a été ainsi baptisé en l’honneur du capitaine Reynolds, commandant en second de la 23e Compagnie de campagne du Corps du génie royal du Canada (...
Regard sur le Nord
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Regard sur le Nord

Un œil sur les liens d’Iqaluit avec l’armée le jour du Souvenir Le jour du Souvenir de 2022, des gens de tous les horizons se sont rassemblés, comme depuis des dizaines d’années, près de la pointe sud de la plus grande ile du Canada, pour rendre hommage aux Canadiens tombés à l’un des champs de bataille de l’histoire de ce vaste pays. Les doctrines politiques et le monde en général semblaient loin dans le hall des cadets de l’Air à Iqaluit, où environ 200 personnes s’abritaient du froid de la capitale territoriale du Nunavut, sur l’ile Baffin, au bord de la baie Frobisher. Nous nous souviendrons d’eux. Il y avait là des légionnaires venus pour un certain temps quand ils  étaient jeunes et s’y étaient établis, des dignitaires comme le nouveau commissaire (équivalent terri- tor...
Aide financière pour les anciens combattants du Commonwealth
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Aide financière pour les anciens combattants du Commonwealth

Selon un récent rapport de Statistique Canada, les revenus des ainés augmentent moins vite que ceux des gens de moins de 65 ans. Nombreux sont ceux qui peinent à faire face à leurs dépenses mensuelles de base alors que l’inflation est au plus haut. Ceci est particulièrement vrai pour les immigrants, car le Régime de pensions du Canada ne tient pas compte de leurs années de travail à l’étranger. En outre, les anciens combattants du Commonwealth ne sont pas admissibles aux mêmes avantages que ceux qui ont servi dans les Forces armées canadiennes.    La Légion royale canadienne travaille avec la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) pour apporter de l’aide financière aux anciens combattants qui ont servi l’Empire britannique ou le Commonwealth et qui habitent actuellem...
Les zouaves pontificaux
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Les zouaves pontificaux

Les Canadiens à la défense du pape On appelait zouaves les fantassins des régiments français levés en Afrique du Nord dans les années 1830. En 1861, des volontaires français organisèrent une force internationale de milliers de zouaves pontificaux pour protéger les États pontificaux, territoires administrés par le Vatican en Italie. Ils étaient alors menacés par les forces révolutionnaires qui vou-laient unifier toute l’Italie. Le pape Pie IX avait besoin d’aide militaire, et des centaines de catholiques ca-nadiens, surtout des francophones du Québec, se portèrent volontaires.  Benjamin-Antoine Testard de Montigny fut le premier Canadien à endosser l’uniforme en février 1861. Hugh Murray, journaliste catholique anglophone dont l’oncle était évêque de Kingston, le rejoignit. Murray servi...
Articles principaux, Éditorial, Nouvelles

Les officiers d’entraide s’engagent à respecter la confidentialité

Accéder aux program-mes et services offerts par Anciens combattants Canada n’est pas toujours facile. Mais, les anciens combattants n’y font pas face seuls. Les officiers d’entraide des directions (OED) de la Légion royale canadienne sont des professionnels bienveillants et bien formés qui offrent des services de consultation ou de représentation aux membres des Forces armées canadiennes et à ceux de la Gendarmerie royale du Canada, ainsi qu’aux anciens combattants et à leurs proches qui traitent avec ACC. Il s’agit notamment de demandes de prestations d’invalidité et de questions connexes liées à ACC et au Tribunal des anciens combattants (révision et appel) (TAC[RA]) en vertu de la Loi sur les pensions ou de la Loi sur le bienêtre des vétérans. Le rôle des OED s’inscrit dans un cadre ...
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Déclin de l’opinion favorable sur les FAC, selon le dernier sondage biennal

Un rapport commandé par le ministère de la Défense nationale indique que la confiance du public à l’égard de l’armée a décliné au cours des cinq dernières années, période où les Forces armées canadiennes ont essayé d’augmenter leur pourcentage de femmes, de minorités et d’autochtones et de pallier un manque de personnel. Selon le sondage de la société Earnscliffe Strategy Group, 65 % des Canadiens ont une bonne opinion des FAC, mais c’est une baisse par rapport aux 82 % d’il y a deux ans. Dix ans après la guerre en Afghanistan, les Canadiens, surtout les jeunes adultes, savent moins ce que fait l’institution militaire. Le ministère s’intéresse à l’opinion publique sur les FAC depuis 2017. L’étude biennale des écarts indique aux cadres des Forces armées canadiennes « ce qui a marché ou ...
La bataille qui sauva le Canada
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La bataille qui sauva le Canada

Une force composée entièrement de Canadiens et de guerriers autochtones repoussa une attaque des Américains à Châteauguay en 1813 La bataille de Châteauguay ne fut qu’un petit combat de la guerre de 1812 qui se joua entre les États-Unis et la Grande-Bretagne à 45 kilomètres au sud-ouest de Montréal. Mais, il est possible que la survie même du Canada ait reposé sur son issue. N’étant pas parvenus à occuper le Haut-Canada (l’Ontario d’aujourd’hui) en 1812, l’année suivante, les États-Unis tentèrent de couper la voie d’approvisionnement qui y menait en s’emparant de Montréal et en contrôlant le Saint-Laurent. Une force d’invasion américaine venant de l’ouest se dirigea vers Montréal, tandis qu’une autre, commandée par le général Wade Hampton, se déploya du sud. Comme les fortification...