Taux des pensions d’invalidité en 2006

Le nombre de visiteurs au nouveau Musée canadien de la guerre semble prendre exemple sur la ligne du toit qui va en s’élevant.
On s’attend à ce que le MCG aura enregistré son 575 000e visiteur avant le 31 mars. Cette étape dépassera de beaucoup le chiffre de 400 000 qu’on prévoyait en mai dernier comme total des visiteurs de la première année. “Nous avons dépassé cette prévision durant la semaine du Souvenir de 2005”, nous dit le président-directeur général du Musée Joe Geurts. “Par rapport aux quelques dernières années à l’ancien endroit, le nombre de visiteurs a plus que triplé…”
C’est une excellente nouvelle pour le musée et pour le Canada. La longue attente pour un meilleur établissement a porté fruits. Ici, finalement, nous avons enfin la preuve que les Canadiens s’intéressent beaucoup à l’histoire militaire de leur pays, et que si l’on bâti un édifice novateur avec l’espace qu’il faut, le public va s’y rendre. Et de plus, il va apprendre. “Nous sommes très heureux de ce succès”, dit M. Victor Rabinovitch, président-directeur général de la Société du Musée canadien des civilisations, laquelle comprend le MCG ainsi que le Musée canadien des civilisations. “Le nouveau musée sert à faire connaître aux visiteurs l’histoire militaire du Canada dans ses dimensions personnelle, nationale et internationale…
Un sondage des visiteurs du musée indique que les gens de tous les âges s’y intéressent beaucoup. Geurts dit que 42 pour cent des visiteurs avaient entre 39 et 58 ans, 28 pour cent avaient entre 12 et 27 ans, 21 pour cent avaient entre 28 et 38 ans et 9 pour cent avaient plus de 58 ans.
Geurts est bien content aussi du fait que le 31 janvier, le nombre d’élèves qui avaient visité le MCG s’élevait à plus de 65 000. Parmi les faits à remarquer : 30 pour cent des visiteurs sont venus en tant que partie d’une famille, et le musée attire plus de femmes que jamais auparavant.
Soit, l’importance du nombre de visiteurs de la première année a été en bonne partie causé par l’ouverture officielle, en mai dernier, mais le nombre d’élèves qui réservent entre avril et juin a augmenté et il y a nombre d’indications que le succès va se poursuivre.
Geurts dit que l’écho des visiteurs est très positif. Il dit que bien des gens ont identifié l’architecture inhabituelle de l’édifice, ainsi que ses expositions (le salon d’honneur de la Légion royale canadienne compris), comme raisons d’y retourner. De surcroît, le musée fonctionne bien aussi parce qu’il donne aux visiteurs un lien personnel avec le passé militaire du Canada.
Il y a aussi eu des visiteurs qui ont offert des critiques constructives. On a fait de efforts pour améliorer les services à la clientèle et les panneaux qui se trouvent dans l’édifice de 440 500 pi. ca. Mais la leçon qui est peut-être la plus importante a été apprise par Geurts, et par d’autres gens, le premier jour. “Il faut que nous soyons fidèles à notre mission. Nous devons soutenir nos efforts, et ne jamais oublier que ce que nous faisons marche vraiment. En même temps, nous devons maintenir la nouveauté et continuer de présenter l’aspect personnel de la guerre…
À l’avenir du MDG!
Les soldats canadiens savent pourquoi ils sont en Afghanistan. Ce qui n’est pas aussi clair, toutefois, c’est à quel point leur dernière mission est comprise par le public canadien. Malheureusement, beaucoup de Canadiens regardent encore ces soldats et leurs devoirs sous un jour périmé, un jour qui donne un sens classique aux mots maintien de la paix.
Le Canada et l’OTAN se sont engagés à stabiliser les états en déroute et à les aider à évoluer. La mission actuelle a deux composantes principales. D’abord il y a l’équipe de reconstruction provinciale (PRT). Son travail est de consolider l’autorité du gouvernement afghan à Kandahar et ses environs, dans le Sud-Afghanistan, et aider les autorités locales à stabiliser et reconstruire la région. Ensuite il y a la patrouille du Sud-Afghanistan, avec les troupes de l’OTAN, à la place des forces des États-Unis. En général, c’est une mission agressive et nos soldats vont certainement faire face aux Talibans et al-Qaïda.
On peut être sûr que cela va faire d’autres victimes. Les gradés et les soldats sur le terrain sont bien au courant de tout cela. En fait, le chef d’état-major de la défense, le général Rick Hillier, s’est entretenu à plusieurs reprises du danger auquel font face ses troupes pour dénicher et détruire les insurgés. Il croit que si nous n’exportons pas la stabilité, nous allons importer l’instabilité.
Ce qui est en jeu en Afghanistan, c’est le terrorisme et le totalitarisme qu’on doit y combattre. C’est un travail qui doit être fait et nos soldats ont été entraînés pour le faire. Pour parler franchement, le plan de l’OTAN est de neutraliser les méchants et pousser les militants de Kandahar vers la périphérie où on pourra les attaquer et les tuer. Le public doit réaliser que ce travail difficile et dangereux est celui qui offre la meilleure occasion d’apporter la démocratie à ce pays déchiré par la guerre qui espère la paix.
Nous nous devons de mieux comprendre, mais nous le devons surtout aux plus de 2 000 soldats canadiens et aux autres Canadiens qui mettent leur vie en danger là-bas.
Sur un sentier défoncé à trois heures au nord-ouest de Juba, profondément dans l’intérieur du territoire soudanais encore livré à l’anarchie, le lieutenant-commander Hugh Son voit le premier groupe de guerriers dinkas de Bor. Ces membres de la tribu nomade Dinka, grands et débraillés, sont bien armés et imprévisibles. L’un d’eux porte un AK-47 à l’épaule et il tient une longue lance argentée, un autre a un AK-47 au dos et à la main une hache noircie, l’acier de la lame étant aiguisé et luisant.
Son, en tenue de corvée du désert des Forces canadiennes, conduit lentement le camion blanc des Nations unies. Les Dinkas s’arrêtent et le regardent fixement. Le navigateur de Son, le lieutenant-colonel Edwin Sanchez d’El Salvador, sourit aux terroristes. Ils restent de marbre. Tous dans le camion font silence. En tant qu’observateurs des Nations unies, ni Son ni Sanchez ne sont armés.
Quelque part, peut-être à deux minutes derrière le véhicule de Son, la force de sécurité bangladaise bien armée s’efforce de les rattraper.
Le gros tout-terrain de Son avance au ralenti devant le premier groupe. À droite il y a d’autres membres des tribus qui se tiennent quelque peu stratégiquement dans l’herbe haute à une certaine distance de la route. Personne ne bouge et il n’arrive rien.
Son a passé les premiers guerriers dinkas de Bor mais sa mission est loin d’être terminée. Il a encore deux heures de route à faire dans cette savane ondulante avant d’atteindre le village de Rokon qui se trouve en première ligne où il va discuter de l’avenir avec un colonel de l’armée soudanaise nommé Ali.
Il savait depuis le début que cette patrouille serait dangereuse. Les Dinkas de Bor, déplacés par la guerre, conduisaient quelque 1,5 million de bestiaux à travers le Sud du Soudan lors d’une longue marche jusqu’à chez eux. La veille de la patrouille, les Dinkas participaient à une fusillade durant laquelle plusieurs personnes de la localité ont été tuées. De plus, les routes sont minées et selon les rumeurs, le groupe rebelle terrifiant du nom d’Armée de résistance du Seigneur (ARS) serait dans les parages. Deux agents de police de l’ONU ont refusé d’accompagner la patrouille de Son, soutenant que le risque d’une attaque de l’ARS était trop grand.
Rien de simple au Soudan. Du Nord arabe poussiéreux au Sud luxuriant, le plus grand pays d’Afrique est déchiré par les tensions religieuses, ethniques et économiques. Un petit peu plus grand que le Québec, le Soudan a 40 millions d’habitants, 134 langues et des douzaines de tribus dont de nombreuses ont une longue histoire d’animosité. Non seulement le pays est-il vaste mais, situé en Afrique du Nord-Est, il chevauche la division entre l’Afrique du Nord islamique et le Sud tribal chrétien.
Toutefois, la tension entre le Nord et le Sud n’est pas seulement causée par la religion et l’ethnie. La découverte d’importants gisements pétroliers au Soudan, et les revenus générés par les pays voulant exploiter ces nouvelles ressources à n’importe quel prix, a jeté de l’huile sur le feu. Le gouvernement islamique de Khartoum, qui a appuyé l’Iraq à la première guerre du Golfe et donné asile à Oussama ben Laden durant les années 1990, a une longue histoire de marginalisation des régions isolées, comme le Sud, et il réserve les ressources nationales pour la population concentrée dans la capitale. La situation à Darfur, au Soudan de l’Ouest, où les conflits ont causé la mort de centaines de milliers de personnes ces dernières années, est la plus longue des guerres civiles brutales.
Il y a à peine plus d’un an qu’une paix fragile s’est installée au Sud-Soudan. Après presque 50 ans de guerre sporadique et plus de deux millions de morts, les combats entre le gouvernement du nord et les rebelles du sud ont quasiment arrêté. L’accord de paix signé en janvier 2005 est la raison pour laquelle des troupes canadiennes sont actuellement au Soudan.
En mars 2005 l’ONU acceptait d’envoyer 10 000 mainteneurs de la paix pour surveiller l’accord, faciliter la démobilisation paisible de soldats et aider des millions de personnes déplacées, comme les Dinkas de Bor, à retourner chez eux.
Lorsque le déploiement sera terminé, il y aura 750 observateurs militaires de l’ONU (OMONU) et une force de protection de quelque 4 500 soldats. Le reste des 10 000 font partie du personnel de soutien, logistique et civil.
L’ONU va être au Soudan au moins durant les prochains six ans. Actuellement, des soldats de plus de 50 pays sont déployés tranquillement à travers le Sud. Il y a des Mongols, des Égyptiens, des Boliviens, des Chinois, des Russes, des Grecs et beaucoup d’autres. Vers la fin de 2005, quand la première vague de soldats y sont allés, c’était clair aux yeux de beaucoup d’entre eux que la situation était encore instable. On a simplement un sentiment, tout au moins à Juba, la capitale du Sud, que le conflit n’est pas complètement terminé. Tous les jours les deux côtés apportent les mortiers, s’approchent de leurs canons et se préparent à défendre leur territoire. “Ils ont une longue histoire de guerre, c’est tout ce qu’ils savent”, dit le capitaine Sam Perreault, un OMONU d’Ottawa. “Ils sont armés et ils sont agressifs. Il ne manque qu’une étincelle.”
Son, Perreault et plus de 20 autres OMONU sont aux premières lignes de l’effort ayant pour but d’empêcher cette étincelle de rallumer le Sud-Soudan. Les OMONU, vivant en petits groupes parmi les Soudanais, sont les yeux et les oreilles du Conseil de sécurité de l’ONU. Les OMONU vérifient que les deux anciennes parties du conflit obéissent à l’accord de paix et que d’autres groupes armés, comme les Dinkas de Bor, ne causent pas trop de problèmes, en patrouillant, en parlant aux soldats locaux et en inspectant les sites militaires.
Mais les OMONU ont un autre rôle à jouer qui est peut-être plus important que la collecte de renseignements. Ils sont une indication pour les gens de la localité qui ont souffert si longtemps, rien que par leur présence, que la communauté internationale est vraiment là, qu’elle aide vraiment. “La situation est vraiment compliquée ici”, dit Alan Bones, un chargé d’affaires de l’ambassade canadienne à Khartoum. “La guerre civile vraiment horrible qui a eu des conséquences dévastatrices pour le Sud a duré longtemps. Il est dépourvu d’infrastructure et plusieurs générations ont perdu leurs moyens d’existence, leur éducation et leurs familles. Alors c’est vraiment important que la communauté internationale soit considérée comme servant à consolider la paix maintenant que les parties se sont mises d’accord de déposer les armes.
Malheureusement, le groupe le plus hostile au Sud-Soudan, l’ARS, n’a pas accepté de déposer les armes. Surnommé ‘tong-tong’ dans la région, l’ARS est un retour de souffle d’un ancien effort européen qui devait servir à stabiliser le Soudan. Leur leader, un sauvage messianique appelé Joseph Kony, croit qu’il est possédé par l’esprit d’un missionnaire italien qui a vécu dans la région. L’ARS, renommée pour son barbarisme incroyable (ses membres attaquent les bébés à la machette, sont cannibales et forcent des enfants à tuer leurs parents), est un résultat qu’aucun missionnaire n’aurait désiré.
Le but supposé de Kony est de renverser le gouvernement de l’Ouganda, le pays voisin, et d’y imposer une sorte de fondamentalisme chrétien. Kony, basé au Sud-Soudan depuis le début des années 1990, a formé une armée en kidnappant des milliers d’enfants et commencé à attaquer des cibles de l’ONU, ayant tué dernièrement un démineur suisse. “L’ARS est un élément dévoyé particulièrement brutal qui, d’après moi, devrait être supprimé”, dit le brigadier-général canadien Greg Mitchell, qui a passé six mois en 2005 au poste de commandant de la mission de l’ONU au Soudan. “Mais ce n’est pas facile à faire parce que le territoire est vaste, les capacités de l’ARS sont plutôt grandes et ses capacités de terrorisme sont encore plus grandes, alors ses membres ont une réputation qui fait que les gens en ont peur; même les militaires ont peur d’eux. Mais il faut qu’on s’en occupe, d’une façon ou d’une autre, et le plus vite possible.”
La mission de l’ONU au Soudan est essentiellement d’empêcher le chaos de gagner du terrain. Dans n’importe quelle situation d’après-conflit, il y a une période où l’espoir point et où la paix est possible. Si le progrès est lent ou irrégulier, l’espoir risque de disparaître et les nations de l’Ouest ne veulent absolument pas faire partie des hostilités au Soudan. C’est pour ça que le rôle des OMONU est si important. Ils sont, chichement éparpillés à travers toute la largeur du Soudan du Sud, des présages de paix sans armes qui se servent de raisonnement et de bienveillance pour amener les anciens combattants réticents et des fois méfiants à renoncer à se battre. Ses OMONU sans armes vont dans les endroits où les armées ont peur d’aller, littéralement. “Normalement, on voit les militaires comme des gens porteurs de fusils et tueurs, alors que quand on est OMONU, on n’a pas ce sentiment-là, on nous considère comme des gens qui essaient de leur apporter de l’aide”, dit Son, qui était officier naval de lutte au-dessus de la surface avant d’être muté au directorat de la politique d’instruction et d’éducation des Forces canadiennes à Ottawa.
“Nous sommes ici pour les aider à maintenir la paix. Nous ne les obligeons pas à faire quoi que ce soit. Nous voulons simplement les aider à rétablir leur pays, les aider s’il y a un désaccord entre deux factions, les aider à aplanir les difficultés, sinon ils recommencent la guerre.”
Ce n’est pas la première fois que les Canadiens ont montré le chemin au Soudan. Durant les années 1880, quand le Soudan était une frontière de l’empire britannique, un groupe de quelques centaines de voyageurs canadiens ont été engagés pour diriger une colonne le long du Nil dans le but de relever un général anglais du nom de Charles Gordon. Malheureusement, Gordon a été transpercé d’un coup de lance et décapité avant que les Canadiens n’arrivent pour lui sauver la mise. Les Britanniques se sont vengés quelques années plus tard quand ils ont repris Khartoum, cette fois-là avec l’aide de la nouvelle mitraillette Maxim et un jeune soldat de cavalerie du nom de Winston Churchill.
Il est clair que cette mission de l’ONU au Soudan n’est pas la première fois que des étrangers ont essayé de rétablir l’ordre dans cette partie de l’Afrique. Les Européens ont essayé de sauver le Soudan de temps en temps durant plus d’un siècle. Durant le règne britannique jusqu’en 1956, le Soudan était officiellement divisé en Nord et Sud. En conséquence, il y a eu une guerre périodique entre les deux moitiés du Soudan depuis que les Britanniques sont partis.
Mais maintenant l’ONU est arrivé à Khartoum et cette fois-ci on a l’intention de faire les choses comme il faut. Bien entendu, l’Afrique fait de drôles de choses aux meilleures intentions des étrangers.
Khartoum, où le Nil blanc et le Nil bleu se joignent, tout juste au sud du désert du Sahara, est une ville de 4,5 millions de personnes. Bien qu’elle soit loin de la guerre qu’il y a à Darfur, de l’agitation tribale du Sud et de la violence de l’Est, la tension est encore évidente. À l’extérieur des édifices du gouvernement il y a des camionnettes Toyota dans la benne desquelles une mitrailleuse lourde a été boulonnée. Il y a partout des gens mystérieux et pressés. C’est le genre d’endroit où les journalistes se font arrêter par la police secrète pour avoir photographié des arbres.
Dans la partie particulièrement ensablée de Khartoum absurdement appelée la ville jardin, la mission de l’ONU au Soudan (UNMIS) s’est installée et y a grandi jusqu’à devenir un enclos cerné de fil de fer barbelé et d’un mur très haut. Sous une tente à la cafétéria extérieure, des soldats et des employés de l’ONU venus du monde entier s’assemblent pour boire un thé laiteux et penser à leurs options. Le nombre de motifs de camouflage est déroutant. Indien, bangladais, australien, pakistanais, rwandais. Certains des dessins les plus intéressants semblent servir à se faire remarquer plutôt qu’à se cacher. Le bleu et le violet vifs des paramilitaires soudanais en sont un bon exemple. Au milieu de ce cirque multinational se trouvent les Canadiens, portant un uniforme conçu par ordinateur comparativement raisonnable.
Un réserviste aimable et énergétique du King’s Own Calgary Regiment, le major Joe Howard, au quartier général de l’UNMIS à Khartoum, travaille aux relations civiles-militaires. Tous les jours il marche 40 minutes à travers la circulation folle de la ville pour arriver à son bureau à air climatisé, dans un conteneur d’expédition, au milieu de l’enclos des Nations unies. Quand cela faisait deux ou trois mois qu’Howard était là, il a entrepris une nouvelle routine où il s’arrête prendre le thé avec une dame édentée, pourchassé par une meute de chiens et se fait souvent apostropher par un gars du coin qui crie “Yankee go home”.
“Il n’y a pas de problème au Soudan”, dit l’aimable Howard, qui n’a pas encore réussi à empêcher le servant de son propriétaire à utiliser sa salle de bain. “Tout est simplement ‘pas de problème’. Et on n’a qu’à adopter cette attitude parce qu’il se pourrait fort bien qu’on n’ait pas les moyens de résoudre le problème de toute façon.”
Le major-général bangladais Fazle Akbar est probablement d’accord avec Howard qu’il n’existe pratiquement rien de plus difficile qu’un problème soudanais. En tant que commandant de l’UNMIS, Akbar, en fin de compte, est responsable de toutes les opérations militaires de l’ONU au Soudan, y compris le déploiement des OMONU.
Vers la fin de 2005, l’UNMIS avait 60 pour cent de retard en ce qui concerne le déploiement et Akbar commençait à s’inquiéter que l’UNMIS perdait de sa crédibilité sur les lieux. Un des problèmes principaux était que l’équipement pour les milliers de soldats de l’ONU qui attendaient d’être déployés devait être transporté par voie terrestre du Kenya. Mais les routes sont minées et un vrai bouchon avait été créé à cause des attaques des démineurs par l’ARS. “C’est un effet séquentiel”, dit Akbar. “Si le déminage est arrêté, nous ne pouvons pas dégager la route, alors nous n’avons pas l’équipement, alors nous ne pouvons pas avoir les soldats. Actuellement, nous n’avons qu’une seule compagnie de soldats et nous devons nous occuper de la protection des démineurs, et bien entendu, celle des OMONU, vu qu’on ne peut pas les laisser aller n’importe où se faire attaquer ou tuer par l’ARS. Alors nous sommes plutôt handicapés.”
Effectivement, il y a toute une liste de problèmes dont Akbar a la responsabilité mais dont il n’a guère le contrôle. Il lui faut des hélicoptères, mais très peu sont disponibles. Il lui faut des fonds pour financer les nouvelles unités militaires mixtes, mais il n’y en a pas. Il lui faut se débarrasser de l’ARS, mais il ne peut trouver de façon de le faire. Parmi tous ces problèmes, toutefois, en l’occurrence, rien ne frustre Akbar davantage que l’inefficacité de l’ONU elle-même. “Le système de l’ONU a sa propre logistique, qui fait partie de la division du soutien des missions, et la responsabilité de déployer les gens sur le terrain lui appartient. Savez-vous, dans l’armée, tous les éléments sont sous un même commandement, et quand un commandant fait un plan, il s’assure qu’il y ait le soutien dont il a besoin et ensuite il peut réguler le plan. Mais ici je n’ai pas les services de soutien dont j’ai besoin sous mon commandement, alors il ne s’accorde ni ne fonctionne jamais en tandem. C’est ça qui m’a frustré le plus.”
Cette division de la logistique de l’ONU a eu une conséquence directe pour plusieurs OMONU canadiens, car Akbar a ordonné une modification de la procédure qui risque de s’avérer dangereuse à cause des retards constants. “D’après le concept opérationnel, les éléments de protection sont les premiers, les éléments médicaux suivent et les OMONU sont les derniers. Dans une telle situation, je ne pouvais pas attendre infiniment pour arriver sur le terrain, pour faire acte de présence”, dit Akbar. “Alors j’ai pris le risque de mettre les OMONU en premier, le médical ensuite et la force de protection en dernier. Si j’avais suivi le concept opérationnel, croyez-moi, nous ne comprendrions qu’un dixième de ce que nous comprenons maintenant en ce qui concerne la situation.”
Conséquemment, quand le capitaine Sam Perreault a été déployé en octobre à Maridi, à l’ouest de Juba, les autres OMONU et lui vivaient dans des huttes précaires sans force de protection ni de soutien médical rapproché.
Les gens de Maridi se sont révélés extrêmement aimables envers Perreault et les autres OMONU, et pas une seule fois n’a-t-il senti qu’ils étaient dangereux. Les mines, d’un autre côté, l’ont inquiété; mais même les mines n’étaient pas aussi mauvaises que la perspective d’une attaque de l’ARS. “Je ne pouvais faire autrement que d’y penser, à la situation concernant l’ARS, parce qu’elle a attaqué une ou deux fois pendant que j’étais à Maridi, à 20 ou 30 kilomètres de là-bas”, dit Perreault, qui vient de finir ses études de droit et pour qui c’était le premier déploiement dans les Forces canadiennes. “Pendant la journée, quand on était en patrouille, je n’y pensais pas beaucoup. Même si au fond de moi-même c’était comme, est-ce que c’est aujourd’hui mon dernier jour sur terre? La nuit, le seul temps où je pensais à l’ARS c’était quand toutes les lumières étaient éteintes et qu’on allait se coucher, et que la seule chose entre elle et nous c’était un mur en bambou.”
Avant d’être déployés au Soudan, les OMONU canadiens ont un mois de préparation intense au Centre de formation des Forces canadiennes pour le soutien de la paix à Kingston (Ont.). C’est là que Perreault a appris les trucs du métier : quoi dire pour traverser les postes de contrôle, désamorcer les situations hostiles, mériter la confiance des combattants locaux et des douzaines d’autres habiletés. “Je crois que tout pays qui désire la paix, mérite la paix. Nous sommes chanceux au Canada, alors il faut que les gens comme moi et tous mes collègues viennent le faire, quelqu’un doit le faire. Et si c’est la manière qu’il faut le faire, sans armes, eh bien c’est comme ça qu’on va le faire. C’est pour ça que je me suis engagé.”
Bien que l’idée d’envoyer des soldats en uniforme sans arme à des endroits comme le Soudan soit un peu étrange, il y a peut-être de bonnes raisons de le faire. D’après la théorie, tout au moins, donner des armes courtes ou des fusils aux OMONU ne ferait qu’augmenter les risques. Afin de les protéger vraiment contre une force armée hostile, il leur faudrait bien plus qu’une arme personnelle. “Les observateurs sont sans arme par exprès et militaires par exprès”, nous explique le brigadier-général Mitchell. “Il faut une expertise militaire, mais en étant sans arme, on ne constitue une menace pour personne. Quant aux individus eux-mêmes, leur protection c’est qu’ils ne sont pas une menace. C’est la théorie et ça marche dans bien des endroits et il y a des endroits où ça ne marche pas.”
Quant à la patrouille du lieutenant-commander Hugh Son devant les guerriers dinkas de Bor et jusqu’à Rokon, personne n’était désireux de tester la théorie selon laquelle être désarmé est une protection. À la place, deux camions de soldats bangladais avaient reçu l’ordre d’accompagner la patrouille. Chose inquiétante, ils avaient 40 minutes de retard au début de la patrouille. “Ce n’est pas la meilleure chose que d’avoir un contingent de la force de protection en retard”, dit Son, “car ce sont là les gens sur qui il faut compter. Alors le simple fait qu’ils ne pouvaient pas être à l’heure m’inquiétait; pouvons-nous compter sur ces gars au moment crucial?”
Après cinq heures de soubresauts le long des chemins de terre, Son a finit pas arriver à Rokon, un petit village qui est essentiellement une base de l’armée soudanaise. Là, après quelques civilités tendues, Son est allé faire une petite promenade avec le commandant de la base, le grand et énigmatique colonel Ali. Ils ont parlé de la force des troupes, des redéploiements et aussi de ce que l’avenir pouvait réserver à Ali. “Un des messages que j’espérais lui transmettre, et je le lui ais réellement dit, c’est qu’un jour lui et moi pourrions peut-être aller en mission pour l’ONU ensemble, qu’un jour le Soudan pourrait envoyer des troupes, tout comme le Rwanda envoie des troupes au Soudan”, dit Son.
Selon un autre exemple de procédures opérationnelles de l’ONU qui risquent d’être désastreuses, après être revenu de patrouille, Son est harangué dans la cafétéria par une Australienne véhémente du bureau de l’ONU qui s’occupe de l’alerte au danger des mines à Juba. Elle prétend que la route vers Rokon n’était pas déminée et que l’on y avait découvert des mines à peine quelques jours avant. Bien sûr, Son était passé par le bureau avant d’aller en patrouille, mais l’Australienne n’y était pas et il semblerait qu’elle n’avait dit à personne, pas même à son patron, qu’elle savait que la route de Rokon était dangereuse. Selon un hasard étrange, aucun des membres du personnel de l’alerte au danger des mines ne pouvait préciser où et pourquoi les communications avaient été interrompues, ni qui avait la responsabilité de faire en sorte que ça ne se renouvelle plus jamais. “Au moins maintenant nous savons que la route était dégagée jusqu’à Rokon, en ce jour particulier. Je ne sais pas si on peut dire la même chose pour demain, mais au moins nous savons qu’en ce jour-là il n’y avait pas de mines”, dit Son en grommelant, visiblement mécontent à propos de l’incident.
Ce n’est pas facile de s’imaginer le Soudan. Les mots nous font défaut pour décrire ce qui se passe aux abords d’un endroit comme Juba. Tout est bouleversé et raté. Il y a des ordures et des eaux-vannes partout, les maisons sont en boue, et beaucoup d’entre elles sont brisées. Les enfants, bien dans la troisième génération de guerre brutale, vous dévisagent avec un mélange d’incompréhension et d’émerveillement. “C’est tout à fait différent du Canada”, dit le lieutenant-colonel Michael Goodspeed, un OMONU de Kingston qui a un poste d’officier d’état-major au quartier général de l’ONU à Juba. “Le degré de souffrance et de douleur est incroyable. Je vois des gens qui ont évidemment très faim et qui sont malades.”
Goodspeed, comme nombre de soldats à Juba, est très dévoué quand il s’agit d’aider les enfants aux deux orphelinats locaux. Mais même maintenant, après toute l’assistance, ces gamins vivent encore dans des conditions sordides. Ils sont couverts de crasse et de mouches, ils n’ont que très peu de nourriture et la maladie est vraiment un problème. Goodspeed fait tout ce qu’il peut pour les aider, mais les fonds sont peu abondants. Au plus petit orphelinat, où les gamins font des sculptures pour le commerce touristique inexistant, Goodspeed a passé une grosse commande pour des sculptures servant de cadeaux officiels de l’ONU. “Ce sont certainement les populations les plus vulnérables. Ces enfants, pour diverses raisons, ont vécu des horreurs terribles et maintenant ils se retrouvent complètement seuls. Et on peut faire quelque chose durant nos heures libres, alors c’est ce qu’on fait. On est en train de réparer leur orphelinat”, dit Goodspeed.
Voir ces tout petits, des bébés avec le ventre gonflé et des petites filles en robes sales et déchirées, nous fait voir d’un autre oeil la réalité que sont les efforts du Canada en vue d’aider un endroit comme le Soudan. La nouvelle politique officielle d’Ottawa c’est que le Canada est responsable de la protection des innocents en danger. Elle est basée sur le principe que nous devons les aider parce que nous le pouvons. Quand on voit ces orphelins, il est clair que c’est une bonne idée, mais dans un cas comme à Darfur, où la protection des civils risque de vouloir dire qu’il faut se battre, les conséquences ont une grande portée. “Sans trop y réfléchir, j’ai beaucoup d’affinités avec la responsabilité concernant le projet, mais je pense que la guerre, comme le disait Lénine, est un pas dans la noirceur”, dit un Goodspeed pensif, qui a publié un livre sur la guerre moderne. “Quand on va en guerre, et admettons-le, quand on protège quelqu’un, il s’agit de combattre, on réalise à quel point la guerre est complexe, qu’on vient de multiplier toutes les variables et, sans mentionner spécifiquement le Soudan, je pense qu’il faut faire très très attention à la façon dont on choisit les combats où s’engager.
Au Sud-Soudan tout au moins, le combat a déjà commencé. Malgré la bureaucratie de l’ONU, il est tout à fait possible qu’avec l’aide des OMONU, le Sud finisse par passer à travers et devenir un endroit où un jour les touristes pourront aller faire un safari. Bien entendu, en premier lieu il faut s’occuper de l’ARS.
En plus des défis pratiques, toutefois, il y a aussi, en arrière-plan qui persiste, l’histoire des tentatives manquées de faire le bien au Soudan, et ailleurs en Afrique. Les problèmes dans ces endroits ont tendance à être tenaces et les meilleures intentions ne suffisent pas. “C’est un pays aux complexités infinies et subtiles”, dit Bones, le chef de l’ambassade du Canada au Soudan. “S’il existait des réponses faciles aux problèmes d’ici, on les aurait trouvées il y a longtemps. La raison pour laquelle le Soudan est toujours un problème à tous points de vue c’est parce qu’il n’existe pas de réponse facile. Ce qu’on doit faire c’est le mieux qu’on puisse dans les circonstances et espérer, comme les médecins, que ce qu’on fait n’empire pas les choses.”
Le Soudan soulève des questions importantes. Des millions de personnes y sont déjà mortes et la violence continue. Qu’est-ce que les Canadiens représentent? Pour quelles causent accepteraient-ils de se battre? Les Canadiens ont-ils la responsabilité de protéger les petites filles africaines du mal?
Pour les soldats canadiens au Soudan, ceux qui se sont portés volontaires et qui ont accepté de risquer leur vie, les réponses franches à ces grandes questions sont crues. “Dans ce monde”, dit Goodspeed, “dans ce monde globalisé où nous vivons, on ne peut pas se détourner en disant ‘Il y a un trou dans votre côté du bateau, qu’est-ce que vous allez faire?’ Nous sommes dans le même bateau.”
Aux yeux des soldats, il s’agit d’un devoir qui ressemble beaucoup au sauvetage de l’Europe contre les nazis ou de la Corée contre les communistes. Il s’agit de protéger l’innocent du mal et de le libérer de l’oppression, malgré les risques. Il s’agit d’un travail pour des soldats. “D’après mois, tout ceci fait partie de la mission des Forces canadiennes qui est d’apporter la paix et la sécurité dans le monde”, dit Son. “Si on ne s’en mêle pas, personne d’autre va le faire. C’est comme si vous voyez quelqu’un qui se fait attaquer et que vous ne fassiez rien, parce que vous ne voulez pas vous en mêler, parce que vous ne voulez pas vous faire faire mal. Voyez-vous, ces gens ont besoin d’aide et on doit contribuer, on ne peut pas en parler seulement, on doit vraiment faire quelque chose.”
Actuellement, d’après la Loi sur les pensions, tout argent payé à un vétéran des Forces canadiennes comme indemnité d’une invalidité résultant du service militaire, est neutralisé par le montant de l’invalidité de longue durée (ILD) que paie le Régime d’assurance-revenu militaire (RARM) en tant qu’avantage de remplacement de revenu mensuel.
L’ILD du RARM garantit aux membres des Forces canadiennes 75 pour cent de leur ancien salaire pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans s’ils sont remis à la vie civile à cause d’une invalidité résultant du service. Les paiements peuvent continuer jusqu’à l’âge de 65 ans si le membre reste invalide. Toutefois, l’ILD du RARM ne paie pas nécessairement les 75 pour cent au complet. En fait, on tient compte de toute autre source de revenu que l’ancien membre obtient et cela neutralise le montant que le RARM paie directement.
La pension d’invalidité d’Anciens combattants Canada, bien qu’on ne la considère pas comme un revenu mais bien un avantage d’invalidité pour indemniser d’une blessure soufferte en service, est vue comme une source de revenu par le RARM. Il y a contradiction, car les membres qui servent encore peuvent obtenir une pension d’invalidité d’ACC tout en recevant leur salaire en entier.
De plus, suite à l’entrée en vigueur de la Loi sur la rééducation et l’indemnité des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants, cette iniquité va probablement être corrigée mais ces clauses ne seront pas rétroactives. Les gens qui obtiennent des avantages d’ACC conformément à la Loi sur les pensions vont continuer d’obtenir des avantages du RARM réduits.
Par exemple, prenons deux caporaux-chefs qui servent dans la même unité, les deux sont mariés et ont un enfant chacun, et ils ont tous deux huit ans de service militaire. Le cplc A souffre d’une blessure qui le rend invalide en permanence. Mais l’invalidité n’est pas assez sévère pour l’empêcher de continuer à servir dans les Forces canadiennes. On juge qu’il a droit à une pension d’invalidité d’ACC de 20 pour cent, ce qui revient à une pension d’invalidité mensuelle de 550 $ à peu près. Pour autant que cela ne s’aggrave pas, il devrait continuer à recevoir au moins ce montant, libre d’impôt, le reste de ses jours. S’il servait encore 20 ou 25 ans, il prendrait sa retraite avec une pension de retraite basée sur le salaire qu’il aurait à un grade supérieur à celui où il eut été blessé. Sa pension d’ACC ne serait jamais en danger, ni ne la considérerait-on comme un revenu, même après qu’il ait pris sa retraite.
Le cplc B est blessé aussi mais sa blessure est bien plus grave, au point où il est rendu à la vie civile comme étant inapte pour raison de santé. On lui octroi une pension d’invalidité d’ACC de 70 pour cent, ce qui revient à environ 1 950 $. Son affaiblissement est si grave qu’il n’a guère de chances d’obtenir d’emploi au civil. Avec huit ans de service seulement, il n’aura pas droit à une pension de retraite. D’après les avantages d’ILD du RARM, il n’aura droit qu’à 75 pour cent de son salaire des FC. Malheureusement, la valeur de la pension que lui remet ACC sera soustraite de ce que lui paie l’ILD du RARM.
Ces deux exemples très ordinaires démontrent une injustice dans les avantages d’ILD du RARM qu’il faut corriger. Les avantages de pension d’invalidité d’ACC ne sont pas un revenu. Cette réalité est reconnue par la Loi sur la rééducation et l’indemnité des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants, qu’on appelle souvent la nouvelle Charte des anciens combattants, et qui offre un montant singulier libre d’impôt pour dédommager des souffrances et douleurs.
La Légion a demandé au ministère de la Défense nationale et au RARM de corriger cette iniquité.
Comme on en a discuté auparavant, un programme de placement va être mis en oeuvre pour les vétérans des Forces canadiennes en vue de les aider à rentrer dans la main-d’oeuvre civile par l’entremise d’une formation de recherche d’emploi, de l’amélioration des compétences, et de l’assistance pour trouver un emploi. La Légion royale canadienne est en train d’étudier la possibilité de jouer un rôle dans le programme de placement où, parmi d’autres responsabilités, des bénévoles entraînés ayant accès à une base de données numérique fournie par l’entrepreneur pourraient assister les vétérans des Forces canadiennes à trouver un emploi adéquat grâce à un matériel de marketing et à d’autres ressources.
Du point de vue de la Légion, cela pourrait servir à établir un bon rapport avec les vétérans des Forces canadiennes, la source logique de recrues. Ce programme pourrait fonctionner selon un processus semblable au projet d’étude des soins de longue durée si réussi qui a été mené par des bénévoles de la Légion. Si participer à un tel travail vous intéresse, veuillez prendre contact avec le directeur Pierre Allard du Bureau national des services au 613-235-4391 ou par courriel au pallard@legion.ca.
À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.
Il a servi son régiment, la Légion, sa province et son pays. Le vétéran du jour J Robert Gordon Smellie, qui a été lieutenant-colonel honoraire des Royal Winnipeg Rifles, président national de la Légion, ministre provincial des affaires municipales et bénévole toute sa vie, a succombé, le 29 septembre, à une bronchopneumopathie obstructive chronique, à l’Hôpital Victoria de Winnipeg. Il était âgé de 82 ans.
“Bob était principalement un homme très intègre, et très direct”, dit Jean Smellie, son épouse depuis 25 ans. “Il n’a jamais reculé devant quoi que ce soit qu’il croyait de son devoir de redresser. Il venait d’une petite ville et n’a jamais perdu ces valeurs.”
Un des quatre enfants de George et Jessie Smellie, il est né en 1923 et a grandi à Russell (Man.). Il a interrompu son éducation au collège Brandon pour servir dans les Royal Winnipeg Rifles durant la Seconde Guerre mondiale. Quelques semaines à peine après avoir survécu aux débarquements du jour J, ce jeune soldat a été blessé et a été ramené en Angleterre pour s’y faire soigner. Après son rétablissement, Smellie a obtenu son brevet en tant que lieutenant.
Quand la guerre est finie, il a repris son éducation et épousé Lois Cochrane de Silverton. Pendant qu’ils élevaient trois filles Susan, Carol et Linda, l’ancien combattant a installé son cabinet d’avocat à Russell. Il s’est aussi lancé en politique, est devenu député de l’Assemblée législative du Manitoba de 1958 à 1966 et a été ministre des affaires municipales dans le gouvernement conservateur de Duff Roblin de 1963 à 1966. Quelques années plus tard, Smellie entrait à la société d’avocats Aikins MacAulay de Winnipeg.
Durant ce temps-là, il s’engageait de plus en plus à la Légion. Smellie est entré à la filiale Crescentwood-River Heights de Winnipeg en 1948, et il est ensuite devenu membre de la filiale Russell. Il a grimpé les échelons plus vite que d’habitude, devenant président de la filiale en 1954 et, après un certain temps, a été élu vice-président de la Division du Manitoba-Nord-Ouest de l’Ontario, en 1963.
Smellie faisait partie d’un groupe de jeunes membres qui, durant les années 1960, a réorganisé de fond en comble le leadership de la Légion et fini par remplacer la ‘vieille garde’ composée de membres de la Première Guerre mondiale. En 1968, Smellie était élu troisième vice-président national, et il obtenait le poste de président en 1972. À cause de son jeune âge et de son expérience du leadership relativement courte, le jeune avocat a dû travailler très fort pour mériter le respect de ses collègues, mais il l’a fait. Il faisait partie des dirigeants disposés à la réforme qui ont réussi à faire accepter les fils et les filles des anciens combattants en tant que membres associés durant les années 1970.
Sa grande estime envers la Légion est une chose qu’il a transmise à sa famille, dit Jean Smellie. “Il voulait que ses petits-enfants sachent combien l’expérience l’avait affiné quand il était jeune, et à quel point la camaraderie de la Légion lui était importante.” Travailler pour l’organisation lui donnait aussi l’occasion de voyager et c’est lors d’un voyage à Londres (Angleterre), à l’occasion d’un congrès de la Ligue des anciens combattants du Commonwealth qu’il a rencontré Jean, sa deuxième épouse.
Jean Smellie dit que son mari parlait à l’occasion de son service, et qu’il était fier de représenter son régiment en tant que lieutenant-colonel honoraire lors d’un voyage marquant le 45e anniversaire du jour J. En Normandie, “nous avons rencontré les gens qui possédaient la ferme dans le verger de laquelle certains de ses copains et lui avaient creusé des tranchées. Nous avons conduit à travers la campagne et sommes allés à Carpiquet, là où il a été blessé.” Le couple a aussi fait une visite émouvante au Château d’Audrieu, où 22 membres de son régiment et plusieurs autres Canadiens prisonniers de guerre ont été assassinés par les Allemands le 8 juin 1944. Jean dit que son époux a été chanceux d’avoir évité ce sort. “C’était en quelque sorte comme ‘Grâce à Dieu…’.”
Bob Smellie a continué de se dévouer à sa famille et de servir sa collectivité au cours de ses dernières années. En plus de se porter volontaire au Centre Deer Lodge pour anciens combattants à Winnipeg, et à des organismes comme la Fondation du coeur et les barreaux du Manitoba et du Canada, il est entré au Corps canadien des commissionnaires en 1978, en devenant le président national en 1995. On lui a décerné la Médaille du Jubilé de la reine en 2003.
Les Royal Winnipeg Rifles ont organisé un service commémoratif pour Smellie, en octobre, au manège militaire Minto. Portent le deuil de cet ancien combattant Jean et sa fille Penelope, sa première épouse Lois et ses filles Susan, Carol et Linda, six petits-enfants et une arrière-petite-fille.
Un des derniers liens du Canada avec la Grande Guerre est décédé. On croit que Clare Laking, un jeune de 18 ans plein de cran qui a pris du service en 1917, était le dernier ancien combattant vivant ayant combattu à la Première Guerre mondiale. Il n’y aurait plus que quatre vétérans de la Première Guerre mondiale encore vivants. Laking, qui était en bonne santé jusqu’à ses derniers jours, est mort le 26 novembre au Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre, à Toronto. Il était âgé de 106 ans.
S’engager lors de la Grande Guerre était un geste de défi pour le jeune Charles Clarence Laking, dont le père, un pacifiste ministre du culte laïque de l’Old Methodist Church, assistait aux réunions de recrutement pour “réfuter tout ce qu’on y disait”. “Ça m’embarrassait”, se rappelait le centenaire en 2003 lors d’une interview qu’il nous avait accordée. Alors le jeune a quitté la ferme de sa famille près de Campbellville (Ont.) et son emploi à la Banque de la Nouvelle-Écosse pour aller outre-mer en tant que simple soldat de la 4e Brigade de la 27e Batterie de l’Artillerie canadienne.
Pendant son service d’un an et demi, Laking a eu le genre d’éducation qu’on ne peut obtenir qu’à la guerre. Il a appris le code Morse en Angleterre, et puis il est allé au front en tant que signaleur, en France, où il installait des lignes téléphoniques le long des tranchées boueuses pour assurer les communications. Bien qu’il avait à peine failli participer à la bataille majeure de la crête de Vimy, l’adolescent a eu sa part d’excitation; et d’expériences à proximité de la mort.
En maintes occasions, Laking a vu des obus exploser un peu trop près à son goût. Il a fini par être touché lui-même. Alors qu’il transportait un camarade blessé à un poste de secours, il demanda à un autre soldat, “Y a-t-il un trou dans ma tunique?”. L’arrière de son épaule droite avait été déchirée par un éclat d’obus, le forçant à passer quelques jours à l’hôpital.
Le garçon était devenu un homme quand il revenait au Canada, fortifié par l’expérience et déterminé à prouver quelque chose à son père qui avait peur qu’il succomberait aux influences des spiritueux et du beau sexe. “J’étais décidé à lui faire honte. Je n’ai pas touché une seule fois à ma portion de rhum, tout le temps que j’étais là-bas. J’ai mené une vie irrépréhensible et je suis revenu; il n’en a jamais parlé, je n’en ai jamais parlé. Tout a recommencé comme ça allait avant la guerre.”
Pendant un certain temps, le jeune ancien combattant a repris la vie de fermier, mais son oncle qui était marchand de bois à Toronto lui a offert un emploi de comptable peu de temps après. “Ça m’a fait découvrir le détail de l’industrie du bois d’oeuvre.” Quand, en 1929, Laking voulait se marier, il a demandé une augmentation à son oncle. Ayant essuyé un refus, l’homme de 30 ans démontra à nouveau la ténacité dont il était capable. “Je me suis mis en rogne et j’ai donné ma démission. Mon oncle m’a appelé pour me dire, ‘Je peux payer autant que n’importe qui’. Mais, à ce moment-là, Laking avait déjà trouvé un emploi chez un autre marchand de bois. Il a fini par être propriétaire de sa propre entreprise, Danforth Wallboard.
L’ancien combattant a eu encore plus de succès en amour qu’il en a eu en affaires, et ces dernières marchaient très bien. Son union avec Helen Paterson a duré 64 ans, jusqu’à la mort de cette dernière en 1993. “C’était une fille de Toronto, une secrétaire juridique, et je n’aurais pas pu trouver mieux.” Ensemble, ils ont élevé deux enfants, Keith et Sheila, et leur vie était pleine de rires; voici les trois secrets de Laking pour vivre longtemps : “Essayer de trouver le côté drôle de la vie à la place d’être toujours sombre. Rester actif : j’ai joué au curling jusqu’à l’âge de 96 ans. La troisième chose c’est, continuer de respirer.”
Laking a fait une impression durable aux gens qu’il a rencontrés aux cérémonies du Souvenir, auxquelles il assistait plus souvent durant les dernières années de sa vie. Le signaleur de la Seconde Guerre mondiale Bob Martin, de Scarborough (Ont.), se souvient que lorsqu’il a rencontré Laking pour la première fois en 1999, à un souper que la Légion donnait en l’honneur d’anciens combattants, le centenaire a surpris tout le monde en conduisant lui-même pour s’y rendre. Ce soir-là, les deux signaleurs se sont mis à bavarder et ils ont gardé le contact par la suite. “Il y avait toujours une note joyeuse dans sa voix”, dit Martin.
Portent le deuil de Laking ses deux enfants, quatre petits-enfants et neuf arrière-petits-enfants
La Légion royale canadienne a créé un logo spécial, une épingle à porter au revers et d’autres articles en l’honneur d’une année spéciale : celle de son 80e anniversaire.
“Le Conseil exécutif national nous a demandé de créer quelque chose pour commémorer le 80e anniversaire, et nous avons d’abord choisi une épingle à porter au revers”, dit Stephen Heiter, le directeur adjoint de l’approvisionnement de la Direction nationale. Il s’agissait d’une mesure logique, dit-il, car les épingles des 60e et 75e anniversaires ont été très populaires et les ventes d’épingles de l’année de l’ancien combattant, 2005, ont dépassé les 50 000. Heiter s’attend à ce qu’il y ait une réponse semblable au dernier ajout. “C’est surtout basé sur le fait que les membres de la Légion peuvent la porter sur l’uniforme.”
L’épingle comporte une feuille d’érable sur laquelle les armoiries de la Légion ont été superposées. Un ruban, en bronze blanc aussi, passe à travers des armoiries, et on y a inscrit les années 1926 et 2006 à chaque bout, et le chiffre 80 au milieu. La conception était un effort conjugué de Heiter et de Patrick Riley, le gestionnaire de la Direction nationale des relations internes et des projets spéciaux. “Mon sketch (du design) était grossier”, dit Heiter, “et bien sûr Patrick est le gars qui s’occupe des dessins, alors il l’a fourbi et développé avec plusieurs autres choses.”
Riley dit que l’épingle va être une addition de classe au revers droit du blazer des membres de la Légion. “Nous voulions accentuer le ‘Canadien’ et nous ne voulions pas crier ‘sociétariat de la Légion’, alors les armoiries (sur l’épingle) sont plus petites.” Les légionnaires portent l’épingle de membre au revers gauche.
Le logo du 80e anniversaire est une version de l’épingle légèrement différente : Les armoiries de la Légion, portant le nombre 80, sont superposées sur une feuille d’érable rouge et en dessous se trouve un ruban bleu avec un flambeau qui sépare les années 1926 et 1980. “Nous allons l’offrir aux directions divisionnaires et aux filiales. Les filiales pourront s’en servir comme en-tête”, dit Heiter. “Le logo va être mis sur toutes sortes de choses. Nous sommes en train de créer une ligne de produits afin que les filiales ne soient pas obligées (par exemple) de faire faire une bannière par quelqu’un.”
Il va y avoir des rubans, des affichettes, des aimants et des bannières qu’on pourra pendre aux murs, ou s’en servir de nappe. En plus du logo, les mots “Nous célébrons notre liberté grâce aux anciens combattants”, soit en anglais, soit en français, vont être inscrits sur nombre de ces articles.
Quand la présidente nationale Mary Ann Burdett a plongé une pelle dorée dans le sol, à un site de construction à Kanata (Ont.), en septembre, la Légion royale canadienne faisait un petit pas vers son nouvel avenir. Le bond aura lieu plus tard cette année, quand le personnel de la Direction nationale va emménager au nouveau siège social, dans le faubourg d’Ottawa.
En ce beau jour tonifiant, un petit groupe de dignitaires et des membres du comité de construction de la Légion ainsi que du personnel de la Direction nationale se joignaient à Burdett à l’occasion de la cérémonie d’inauguration des travaux. Le président sortant de la Légion Allan Parks, qui a présidé le comité depuis sa création en juin 2004, avait un large sourire aux lèvres. “Maintenant que les anciens combattants ont passé le flambeau, c’est à nous de maintenir la Légion convenablement et avec vitalité. Ce déménagement à une structure toute nouvelle la maintient sur la bonne voie.”
Le siège social actuel, établi en 1956 au coin des rues Kent et Gilmour au centre-ville d’Ottawa, a été vendu pour nettoyer le terrain du nouvel édifice. Burdett reconnaît qu’il va falloir du temps pour s’y habituer. “C’est un changement pour nous tous. N’importe à quel point on a besoin de changement, il faut faire un certain ajustement. Il y a des choses qui vont nous manquer quand nous ne serons plus au centre-ville, mais nous avons hâte de déménager ici.”
Au cours des deux dernières décennies, Kanata a grandi considérablement grâce à l’arrivée d’importantes entreprises de haute technologie ainsi que grâce à la construction du centre Corel, un endroit prééminent où ont lieu des parties de la Ligue nationale de hockey et des concerts de toutes sortes. Le stade et le foyer de la Légion à venir sont presque voisins l’un de l’autre.
La conseillère de la ville d’Ottawa, Peggy Feltmate qui représente Kanata, dit que le déménagement de la Légion va être extra pour le faubourg et pour la Légion. “Cela va mettre la Légion au grand jour, d’être au bord du Queensway (la section d’Ottawa de l’autoroute transcanadienne), où des milliers de gens passent chaque jour.”
Le député fédéral Gordon O’Connor (Carleton-Mississippi Mills) reprenait l’opinion enthousiaste de Feltmate. “Nous sommes vraiment heureux que la Légion vienne ici. C’est un siège social, alors nous pouvons nous attendre à ce que dorénavant nous ayons davantage de visiteurs dans la circonscription.” L’édifice va être situé au coin de la place Aird et de la rue Castlefrank.
Le secrétaire national Duane Daly, dont le personnel va occuper l’édifice, fait remarquer que cet édifice de 4,5 millions de dollars va faire économiser de l’argent à la Légion au bout du compte. “Cela va revigorer le siège social et nous permettre de fonctionner d’une manière plus économique que dans nos vieilles installations.” La propriété et la construction ont été financées principalement grâce à la vente du vieux siège social.
Le gérant du projet Gerry McDermott de Jackson-Browne Associates dit que le calendrier de la construction allait être rigoureux. “Nous espérons pouvoir remettre les clés le 1er septembre 2006. C’est ce qui est prévu.”
L’architecte Anthony Leaning de CSV Architects, qui a dessiné l’édifice avec son collègue Robert Froom, fait remarquer que le nouveau siège social va être un immeuble bas, un édifice à bureaux de grandeur moyenne ayant une capacité d’environ 60 personnes. “Une des choses qu’il y a de différent c’est qu’il a une fonction d’entrepôt, mais nous avons fait ce qui était possible pour que l’entrepôt ne domine pas l’extérieur de l’édifice. Bien que ce ne soit pas un immeuble public, nous avons essayé de le dessiner de sorte qu’il ait une façade aimable.”
Une des caractéristiques principales du nouvel édifice sera la marque de commerce de la Légion : le coquelicot.
“Le Conseil exécutif national a donné la consigne de lancer un appel au congrès à toutes les directions, filiales et sections de la Légion royale canadienne pour que leurs délégués s’assemblent à Calgary (Alb.), le 24 juin 2006 à l’occasion du 41e Congrès national. Cet appel au congrès est lancé conformément à l’article 901 des Arrêtés généraux.”–le secrétaire national Duane Daly
Le 41e Congrès national est en train de seller sa monture pour partir vers l’Ouest cette année, à Calgary où les légionnaires vont s’assembler du 24 au 29 juin.
Le congrès, qui vient à un moment important pour la Légion royale canadienne, et quelques mois seulement après la fin de 2005, l’année de l’ancien combattant, devrait attirer plus de 2 000 délégués impatients de discuter des affaires et faire l’expérience d’une bonne camaraderie. Le thème de la manifestation de cette année est la Liberté grâce aux anciens combattants.
Calgary est un endroit bien mis à l’épreuve où un congrès national peut avoir lieu. Cette ville du Sud de l’Alberta a reçu le congrès de 1994 et les délégués avaient de bien bonnes choses à dire à propos des services et des agréments. Cette année, le comité des préparatifs locaux s’est donné à fond pour rendre les renseignements sur la manifestation accessibles à tous. La publication d’un site dans la toile dévoué au congrès est une importante partie de cet effort. Le site est à www.2006dominionconvention.com et on y trouve beaucoup de renseignements utiles.
Le congrès va avoir lieu au Telus Convention Centre, qui se trouve au numéro 120 9th Avenue, au coeur de Calgary. Il s’agit d’une installation très moderne avec beaucoup de fenêtres et d’espace ouvert et clair. Le Centre Telus, la première installation au Canada dévouée aux congrès, est entouré d’édifices historiques et de plusieurs hôtels à congrès.
Les délégués devraient arriver le samedi pour s’inscrire et prendre leur chambre d’hôtel. Les manifestations commenceront le dimanche matin car la présidente des préparatifs locaux Vicki Horrocks, membre de la filiale Centennial, a organisé un “déjeuner style ruée” spécial à la filiale Calgary, laquelle est située au 116 7th Avenue, près du centre des congrès. Le défilé du dimanche doit passer d’abord par 8th Avenue au centre-ville de Calgary à 13 h 30. Ce sera une belle promenade sur un terrain plat, et pas trop longue non plus.
Les filiales ont droit à un délégué accrédité tous les 100 membres ordinaires, à vie, associés ou affiliés votants, ou fraction de 100. Les délégués, dont les frais d’adhésion doivent avoir été réglés jusqu’au 31 décembre 2006, devront payer 50 $ en frais d’inscription. Le coût pour les observateurs sera de 15 $.
Tel qu’on l’a écrit dans les Arrêtés généraux, toutes les résolutions doivent se trouver à la Direction nationale au plus tard le 5 mars, soit 112 jours avant l’ouverture du congrès. Les filiales devraient s’assurer que toutes les résolutions soient soumises avant la date limite fixée par leur direction divisionnaire. Les résolutions en retard seront remises au Conseil exécutif national après le congrès.
Prière de s’adresser aux agents responsables des directions divisionnaires pour les formulaires de demande de logement. Quant aux filiales des États-Unis et de l’Europe, demandez les formulaires au bureau de la zone. Pour les renseignements sur les réservations de chambre d’hôtel, rejoindre Tourism Calgary au 1 800 661-1678 ou, par télécopieur, au 403 262-3809. On peut également visiter le site de la toile à www.tourismcalgary.com pour obtenir beaucoup de renseignements sur la ville.
À Air Canada, on fait à nouveau tout ce qu’on peut pour que les délégués puissent se rendre au congrès de la manière la moins dispendieuse possible. La meilleure manière de réserver les billets est d’appeler le Centre des congrès d’Air Canada au 1 800 361-7585. Les délégués devraient citer le numéro d’événement CV 060098. L’aéroport international de Calgary est à 20 minutes du centre-ville. La course en taxi monte à environ 30 $. Il y a aussi un service de navettes.
Bien que le Calgary Stampede ne commence que le 7 juillet, il y a quand même beaucoup de choses à voir et à faire dans cette grande ville de l’Ouest. La partie la plus intéressante de la vie nocturne et des expositions d’arts se trouve dans le quartier des hôtels de congrès. Le zoo de Calgary et le musée Royal Tyrrell, où sont exposés 35 squelettes de dinosaures complets, ne sont pas loin en voiture et ils méritent le déplacement.
Calgary a aussi beaucoup à offrir au mordu d’histoire militaire. Le musée des régiments, au 4520 Crowchild Trail, a une des expositions de souvenirs des Forces canadiennes les plus fascinantes. Une visite à ce musée fera passer le particulier à travers une histoire visuelle des régiments les plus fameux. Fortement recommandé.
Pour les gens qui s’intéressent à l’histoire navale, il y a le Naval Museum of Alberta, situé au 1820 24th Street. D’aucuns seront intéressés davantage par le Glenbow Museum, situé tout près du centre des congrès, au 130 9th Avenue. Il s’agit d’un musée d’intérêt général avec des expositions sur les Premières Nations et la colonisation de l’Ouest, l’histoire mondiale et la géologie.
Peut-être que durant le congrès serait le bon moment de prendre des petites vacances pour se rendre à certains des paysages les plus dramatiques du Canada. À peine à un peu plus d’une heure à l’ouest de Calgary se trouve Banff la magnifique. Banff, située au milieu des montagnes Rocheuses, est une des destinations touristiques les plus impressionnantes au Canada. Visitez www.banfflakelouise.com pour plus de renseignements sur Banff et la région.
Il y aura aussi des manifestations d’hospitalité durant les soirées. Dix filiales de la région de Calgary vont participer d’une façon ou d’une autre, soit en se faisant l’hôtesse lors d’une soirée spéciale de camaraderie, soit en soutenant ces manifestations.
Pour de plus amples renseignements, visiter le site de la Direction nationale à www.legion.ca, et pour se renseigner sur Calgary, visiter le site du centre de congrès à www.calgary-convention.com.