Articles principaux

Le dernier espoir de la Nouvelle-France
Articles principaux

Le dernier espoir de la Nouvelle-France

Probablement peu de gens savent que deux grandes batailles eurent lieu sur les plaines d’Abraham, aux portes de Québec, pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763). La victoire des Britanniques à la bataille du 13 septembre 1759 avait certes scellé le destin de la Nouvelle-France, mais rien n’était alors évident. Les hostilités reprirent à peine sept mois plus tard, le 28 avril 1760, et se soldèrent par une éclatante victoire des Français. La plupart des soldats français et canadiens s’étaient retirés à Montréal après les combats de 1759. Leur commandant, le lieutenant-général Louis-Joseph de Montcalm, avait été tué. Le maréchal de camp François-Gaston de Lévis l’avait remplacé. Le commandant britannique, le major-général James Wolfe avait lui aussi péri. Le colonel James Murray, son ...
L’invasion américaine
Articles principaux

L’invasion américaine

COMMENT LES BRITANNIQUES ET LEURS SUJETS CANADIENS ONT REPOUSSÉ L’ATTAQUE DE 1775-1776 CONTRE LA PROVINCE DE QUÉBEC En 1775-1776, le Canada faillit devenir une colonie américaine. Son destin allait dépendre d’une froide bataille matinale dans une tempête de neige aux portes de Québec. Seize ans plus tôt, les forces britanniques avaient vaincu les Français sur les plaines d’Abraham et occupé la forteresse de Québec. La France avait cédé le Canada à la Grande-Bretagne lors du traité de Paris de 1763 et abandonné les habitants de la Nouvelle-France, près de 70 000 désormais sous le joug des protestants britanniques. La Grande-Bretagne avait ainsi gagné une colonie catholique francophone, la province de Québec (alors communément appelée Canada), sans loyauté envers le nouveau régime et...
Articles principaux

Seconde Guerre mondiale

Les deux derniers étages d’un bâtiment de pierre et de brique de quatre étages surplombant le front de mer de St. John’s, à quelques mètres seulement du Monument commémoratif national de guerre de Terre-Neuve, accueillent un morceau de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale qui n’a nul pareil. En haut des 59 marches de l’escalier branlant à l’arrière de l’ancien entrepôt se trouve le légendaire Seagoing Officers’ Club fondé par le capitaine Rollo Mainguy, natif de la Colombie-Britannique, commandant de contretorpilleurs de la marine canadienne de la colo-nie britannique de Terre-Neuve. Lieu de refuge et de repos pour les officiers de marine militaire ou marchande des Alliés entre deux traversées de l’Atlantique Nord, il fut surnommé le Crow’s Nest (nid de pie, NDT) après qu’un colon...
La Guerre de Corée
Articles principaux

La Guerre de Corée

Sil’on demande aux vétérans de la guerre de Corée quels sont leurs souvenirs les plus vivaces de leur présence près du 38e parallèle, ils ne vous parleront probablement pas de la topographie, ni de la chaleur étouffante ou du froid mordant. Demandez aux 1 500 hommes du 3e Bataillon du Royal Australian Regiment (3 RAR) ou à ceux du 2e Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (2 PPCLI) ce dont ils se souviennent le plus, et ceux qui sont encore en vie évoqueront surement les sommets surplombant la pittoresque vallée de la Kapyong. C’est là, sur la route de Séoul, que la 118e Division de l’Armée des volontaires du peuple chinois lança le principal élément de son offensive du printemps en avril 1951. Les Canadiens et les Australiens étaient à la pointe de la lance de déf...
Au Lendemain de la Guerre
Articles principaux

Au Lendemain de la Guerre

Les péripéties de la Force d’occupation de l’Armée canadienne en Allemagne en 1945-1946 Al’orée de la fin de la guerre en Europe, le gouvernement libéral dut se prononcer sur d’importantes questions militaires. Quel rôle le Canada jouerait-il dans la guerre contre le Japon après la défaite de l’Allemagne? Comment les soldats seraient-ils rapatriés, et dans quel ordre? Quel rôle, le cas échéant, le Canada aurait-il en Allemagne occupée? Une réponse fut donnée à cette dernière question en décembre 1944. Le Canada affecterait une division de fantassins et 13 escadrilles de l’Aviation royale canadienne à l’occupation du Reich vaincu. Tout comme la division de fantassins qui serait formée pour aller combattre au Pacifique, la Force d’occupation de l’Armée canadienne (FOAC) devait se com...
Les meilleurs membres d’équipage de char d’assaut
Articles principaux

Les meilleurs membres d’équipage de char d’assaut

L'une des unités de blindés du Canada qui connut le plus de succès lors de la Seconde Guerre mondiale avait ses modestes origines dans la petite ville industrielle québécoise de Trois-Rivières. Établi en tant qu’unité de réserve d’infanterie francophone en 1871, le Three Rivers Regiment (TRR) avait été converti en unité blindée en 1936, bien qu’il eût fallu attendre 1940 pour qu’il ait des chars. En 1943, il fut désigné 12e Régiment blindé canadien (The Three Rivers Regiment). Le TRR fut mis en service actif le 1er septembre 1939. Le recrutement traina, en partie à cause du besoin de mécaniciens et d’opérateurs radio à une époque où ni les manuels de formation ni ceux d’entretien n’existaient en français. En octobre, 250 hommes de Trois-Rivières s’étaient enrôlés (dont beaucoup étaient ...
Amour éternel
Articles principaux

Amour éternel

Un soir de l’été 1925, deux femmes et deux hommes se glissèrent dans le cimetière britannique de Loos-en-Gohelle, en France, et filèrent vers la concession funéraire 20 de la rangée G. Ils déterrèrent la bière de la tombe n° 19, l’ouvrirent par une extrémité et en sortirent le corps, qu’ils mirent dans un sac avant de s’enfuir dans les ténèbres. La dépouille était celle du capitaine William Arthur Peel Durie, ancien commis de banque de Toronto qui avait commandé la compagnie « A » du 58e bataillon (centre de l’Ontario). Il avait combattu à la crête de Vimy, à Passendale et à la côte 70. Les femmes étaient sa sœur Helen et sa chère mère, Anna Bella Durie, une femme que l’on disait opiniâtre. Anna reconnut la dépouille de son fils, qu’elle appelait son « pauvre lapin chéri », grâce aux b...
Le plus gros de tous
Articles principaux

Le plus gros de tous

Le contrôle naval du lac Ontario était crucial pendant la guerre de 1812. En effet, une victoire américaine sur le lac Érié, en septembre 1813, avait rendu intenables les positions britanniques autour de Sandwich (aujourd’hui Windsor, Ontario). Une défaite semblable sur le lac Ontario aurait donc compromis l’emprise des Britanniques sur la péninsule du Niagara et menacé les bases du côté nord du lac. Le commodore Isaac Chauncey dirigea l’effort naval américain sur les lacs Érié et Ontario de septembre 1812 jusqu’à la fin de la guerre, en 1814. Son quartier général se trouvait à Sackets Harbor, New York. Les défenses navales du Haut-Canada, quant à elles, se composaient initialement de la marine provinciale, une extension du service du Quartier-maitre général, qui réunissait les fonction...
Imperturbable
Articles principaux

Imperturbable

FACE À LA DEMANDE, LA LIGUE ROYALE DES ANCIENS COMBATTANTS DU COMMONWEALTH AMBITIONNE DE POURSUIVRE SON IMPORTANT TRAVAIL La Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) aide les anciens combattants des Antilles, de l’Afrique, de l’Australasie et du sous-continent indien depuis 1921. Les guerres, et un engagement envers les anciens combattants mal desservis dans l’Empire ou le Commonwealth, la perpé-tuent. La LRACC apporte ainsi son soutien à des centaines de milliers d’anciens militaires et à leurs conjoints sous forme de subventions d’assistance sociale équivalant à deux repas par jour. Elle les conseille également sur leur retraite, fournit une assistance pour déménager dans d’autres pays, retrouve les parents qu’ils ont perdus de vue et leur vient en aide pour l...
Larguez les bombes
Articles principaux

Larguez les bombes

En novembre 1950, l’United States Air Force (USAF) largua une bombe nucléaire au Canada. Ce fut tout sauf un accident. Cette année-là, la guerre froide avec l’Union soviétique et la Chine s’était soudainement durcie. La Corée du Nord avait envahi la Corée du Sud en juin, et les forces de l’ONU, dirigées par les États-Unis, s’étaient mêlées à la bataille pendant l’été. La Chine, elle, était entrée dans le conflit en octobre. L’OTAN avait été formée l’année précédente, mais le réarmement était lent en Europe. L’Occident craignait que la guerre en Corée ne soit une distraction pour attirer les forces occidentales en Asie, tandis que les Soviétiques se préparaient à envahir l’Europe occidentale. Moscou avait déve-loppé sa propre bombe atomique en 1949, et la crainte de guerre nucléaire se ...