Éditorial

Des promesses, encore des promesses
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Des promesses, encore des promesses

Nous sommes là pour défendre notre mode de vie actuel et futur, affirmait à la mi-octobre 2022 Wayne Eyre, général et chef d’état-major de la défense. Il faut donc que la société dans son ensemble nous prête main-forte pour que les Forces armées redeviennent ce qu’elles doivent être face au monde dangereux qui nous attend. » Nous n’avons rien à redire à cela. Toutefois, les patrons d’Eyre au gouvernement fédéral ne tiennent pas les nombreuses promesses faites il y a des années pour que les Forces armées canadiennes aient Protection, Sécurité, Engagement, comme le titrait la politique de défense du Canada de 2017. Que les choses soient claires : on ne parle pas d’un renforcement de la défense nationale. Et ce n’est pas non plus une attaque partisane. Il s’agit simplement de faire le com...
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Les officiers d’entraide s’engagent à respecter la confidentialité

Accéder aux program-mes et services offerts par Anciens combattants Canada n’est pas toujours facile. Mais, les anciens combattants n’y font pas face seuls. Les officiers d’entraide des directions (OED) de la Légion royale canadienne sont des professionnels bienveillants et bien formés qui offrent des services de consultation ou de représentation aux membres des Forces armées canadiennes et à ceux de la Gendarmerie royale du Canada, ainsi qu’aux anciens combattants et à leurs proches qui traitent avec ACC. Il s’agit notamment de demandes de prestations d’invalidité et de questions connexes liées à ACC et au Tribunal des anciens combattants (révision et appel) (TAC[RA]) en vertu de la Loi sur les pensions ou de la Loi sur le bienêtre des vétérans. Le rôle des OED s’inscrit dans un cadre ...
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Déclin de l’opinion favorable sur les FAC, selon le dernier sondage biennal

Un rapport commandé par le ministère de la Défense nationale indique que la confiance du public à l’égard de l’armée a décliné au cours des cinq dernières années, période où les Forces armées canadiennes ont essayé d’augmenter leur pourcentage de femmes, de minorités et d’autochtones et de pallier un manque de personnel. Selon le sondage de la société Earnscliffe Strategy Group, 65 % des Canadiens ont une bonne opinion des FAC, mais c’est une baisse par rapport aux 82 % d’il y a deux ans. Dix ans après la guerre en Afghanistan, les Canadiens, surtout les jeunes adultes, savent moins ce que fait l’institution militaire. Le ministère s’intéresse à l’opinion publique sur les FAC depuis 2017. L’étude biennale des écarts indique aux cadres des Forces armées canadiennes « ce qui a marché ou ...
Des logements en vue?
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Des logements en vue?

Habitat pour l’humanité serait une solution de logement potentielle », a écrit un officier supérieur de la 19e Escadre Comox le 5 mai 2022. Il a envoyé ce courriel à des collègues de la base de l’Aviation royale canadienne située au nord de l’ile de Vancouver qui, selon un porte-parole du ministère de la Défense, rencontraient « des difficultés importantes » pour se loger. Ce message illustre les répercussions de la hausse des prix des maisons et des loyers sur les membres des Forces armées canadiennes : elle est si fulgurante qu’ils devront peut-être communiquer avec l’organisme sans but lucratif de construction d’habitations pour se loger. Les problèmes de logement affectent particulièrement les militaires, qui déménagent souvent. En avril, le général Wayne Eyre, chef de l’état-maj...
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Indemnité supplémentaire pour douleur et souffrance

Avez-vous entendu parler de l’indemnité supplémentaire pour douleur et souffrance (ISPDS)?   De nombreux anciens combattants connaissent l’indemnité pour douleur et souffrance (IDS) accordée en cas de maladie ou de blessure liée au service. Elle a été mise en place le 1er avril 2019 en vertu de la Loi sur le bienêtre des vétérans.  L’ISPDS relève de la même loi. Pour y avoir droit, vous devez bénéficier d’une IDS d’Anciens combattants Canada, et votre maladie ou votre blessure doit constituer une entrave après votre service. Il s’agit d’une prestation mensuelle paya-ble à vie et non imposable. Au dépôt de votre demande, ACC évaluera les affections qui vous y donnent droit, notamment votre degré de mobilité sans aide et vos besoins d’assistance dans les activités de la vie quotidienne, c...
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Les avantages de voyage d’un nouveau partenaire

Les membres de la Légion royale canadienne peuvent dorénavant accéder en exclusivité à de meilleurs prix offerts par Blowes and Stewart Travel (BST Vacations), le tout dernier partenaire du Programme de bénéfices pour membres (PBM). BST est une agence de voyages inscrite à l’Organisme de règlementation de voyage de l’Ontario. Ses conseillers en vacances expérimentés promettent un service exceptionnel avant, pendant et après le voyage. Forte de ses 120 ans d’expé-rience combinée dans le secteur, l’agence BST a tissé des liens avec les meilleurs fournisseurs d’accueil. Les membres de la Légion pourront donc profiter de promotions sensationnelles. En outre, Blowes and Stewart fera des dons aux programmes de la Légion royale canadienne, qui à son tour soutient les services et programmes o...
La préservation des pensions
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La préservation des pensions

Ce fut un choc pour Ardith Bennett, qui avait abandonné son propre régime de santé et opté pour celui de son mari après leur mariage. Dan, ancien combattant, avait alors plus de 60 ans. Quinze ans après, lors de son décès, Ardith a appris qu’elle n’avait plus droit aux prestations de maladie. « J’ignorais que sa couverture avait pris fin, a-t-elle expliqué à l’Association nationale des retraités fédéraux à l’automne 2021. J’ai appelé je ne sais combien de personnes [à Anciens combattants Canada]. » Un texte législatif archaïque qu’on appelle la clause sur le « mariage après l’âge de 60 ans » ou sur les « mariages intéressés » est à l’origine de la situation délicate de Mme Bennett. Elle date de la guerre civile des années 1860 aux É.-U., et elle était destinée à empêcher les femmes d’...
Changement de culture
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Changement de culture

En mars 2022, un cours de formation de base de la Marine royale canadienne à la base des Forces canadiennes Esquimalt, en Colombie-Britannique, a été arrêté à la suite d’allégations de harcèlement sexuel et de racisme. Un groupe de discussion avait partagé une photo sexuellement explicite, il y avait eu des commentaires sexualisés inappropriés, et des messages racistes et menaçants avaient été trouvés sur les appareils personnels de certaines recrues. Les Forces armées canadiennes ont passé en revue près de 35 membres potentiels. Un porte-parole a déclaré : « les candidats jugés aptes retourneront à l’instruction ». Ceux qui ne se sont pas montrés à la hauteur du code de valeurs et d’éthique des FAC ont été expulsés. Il s’agit d’un signe que la nouvelle stratégie concernant l’incondui...
Le gouvernement fait amende honorable
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Le gouvernement fait amende honorable

Le gouvernement fédéral a l’intention de présenter des excuses pour le traitement subi par les soldats volontaires noirs qui ont servi dans le 2e Bataillon de construction ségrégué pendant la Première Guerre mondiale. Les hommes noirs, certains venus des États-Unis et d’autres des Antilles pour s’enrôler dans le Corps expéditionnaire canadien, se sont heurtés au racisme et à des obstacles souvent insurmontables en essayant de s’incorporer dans les unités d’infanterie régulière. Environ 700 soldats noirs y sont parvenus, mais la majorité a été reléguée aux fonctions de soutien du 2e en France. Il ne s’agira pas des premières excuses concernant l’armée et la guerre, loin de là. Le 13 décembre dernier, Ottawa a présenté des excuses aux victimes d’inconduite sexuelle dans l’armée (cf. pag...
La bonne décision
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La bonne décision

En novembre, peu après avoir été nommée ministre de la Défense, l’honorable Anita Anand a annoncé que les affaires d’inconduite sexuelle dans l’armée seraient transférées aux autorités policières et judiciaires civiles pour enquête et dépôt des accusations. Trois juges de la Cour suprême avaient déjà émis cette recommandation depuis l’examen sur l’inconduite sexuelle de 2015 qu’avait mené l’honorable Marie Deschamps. Elle avait alors dénoncé une « culture sous-jacente de la sexualisation » qui portait atteinte à l’intégrité, au professionnalisme et à l’effica-cité de l’ensemble de l’organisation des FAC. Marie Deschamps avait noté que cette culture dissuadait les victimes de signaler les agressions, ce qui empêchait donc les membres de la chaine de commandement de voir la véritable éte...