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Amour éternel
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Amour éternel

Un soir de l’été 1925, deux femmes et deux hommes se glissèrent dans le cimetière britannique de Loos-en-Gohelle, en France, et filèrent vers la concession funéraire 20 de la rangée G. Ils déterrèrent la bière de la tombe n° 19, l’ouvrirent par une extrémité et en sortirent le corps, qu’ils mirent dans un sac avant de s’enfuir dans les ténèbres. La dépouille était celle du capitaine William Arthur Peel Durie, ancien commis de banque de Toronto qui avait commandé la compagnie « A » du 58e bataillon (centre de l’Ontario). Il avait combattu à la crête de Vimy, à Passendale et à la côte 70. Les femmes étaient sa sœur Helen et sa chère mère, Anna Bella Durie, une femme que l’on disait opiniâtre. Anna reconnut la dépouille de son fils, qu’elle appelait son « pauvre lapin chéri », grâce aux b...
Le plus gros de tous
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Le plus gros de tous

Le contrôle naval du lac Ontario était crucial pendant la guerre de 1812. En effet, une victoire américaine sur le lac Érié, en septembre 1813, avait rendu intenables les positions britanniques autour de Sandwich (aujourd’hui Windsor, Ontario). Une défaite semblable sur le lac Ontario aurait donc compromis l’emprise des Britanniques sur la péninsule du Niagara et menacé les bases du côté nord du lac. Le commodore Isaac Chauncey dirigea l’effort naval américain sur les lacs Érié et Ontario de septembre 1812 jusqu’à la fin de la guerre, en 1814. Son quartier général se trouvait à Sackets Harbor, New York. Les défenses navales du Haut-Canada, quant à elles, se composaient initialement de la marine provinciale, une extension du service du Quartier-maitre général, qui réunissait les fonction...
Imperturbable
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Imperturbable

FACE À LA DEMANDE, LA LIGUE ROYALE DES ANCIENS COMBATTANTS DU COMMONWEALTH AMBITIONNE DE POURSUIVRE SON IMPORTANT TRAVAIL La Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) aide les anciens combattants des Antilles, de l’Afrique, de l’Australasie et du sous-continent indien depuis 1921. Les guerres, et un engagement envers les anciens combattants mal desservis dans l’Empire ou le Commonwealth, la perpé-tuent. La LRACC apporte ainsi son soutien à des centaines de milliers d’anciens militaires et à leurs conjoints sous forme de subventions d’assistance sociale équivalant à deux repas par jour. Elle les conseille également sur leur retraite, fournit une assistance pour déménager dans d’autres pays, retrouve les parents qu’ils ont perdus de vue et leur vient en aide pour l...
Larguez les bombes
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Larguez les bombes

En novembre 1950, l’United States Air Force (USAF) largua une bombe nucléaire au Canada. Ce fut tout sauf un accident. Cette année-là, la guerre froide avec l’Union soviétique et la Chine s’était soudainement durcie. La Corée du Nord avait envahi la Corée du Sud en juin, et les forces de l’ONU, dirigées par les États-Unis, s’étaient mêlées à la bataille pendant l’été. La Chine, elle, était entrée dans le conflit en octobre. L’OTAN avait été formée l’année précédente, mais le réarmement était lent en Europe. L’Occident craignait que la guerre en Corée ne soit une distraction pour attirer les forces occidentales en Asie, tandis que les Soviétiques se préparaient à envahir l’Europe occidentale. Moscou avait déve-loppé sa propre bombe atomique en 1949, et la crainte de guerre nucléaire se ...
Première Guerre mondiale
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Première Guerre mondiale

La bataille de la Somme faisait rage depuis plus de trois mois en ce jour du 8 octobre 1916 où les forces alliées effectuaient leur dernière poussée contre les Allemands ; ceux-ci s'acharnaient à défendre la tranchée Regina dans les hauteurs dominant la vallée de l’Ancre. Le 16e Bataillon (Canadian Scottish) traversa plus de 600 mètres de terrain neutre jusqu’à son objectif une heure avant l’aube, avançant en « longues lignes serpentines […] à la lumière d’explosions d’obus », comme le décrivit un officier. Mais soudain, les hommes furent brusquement arrêtés dans leur élan. « J’ai couru devant quand j’ai discerné des barbelés, et j’ai été stupéfait de voir qu'il n'y avait pas de brèche, s’est souvenu par la suite le sergent-major Arden Mackie, qui se trouvait alors au centre des assailla...
Où le Canada se souvient
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Où le Canada se souvient

En dehors de la colline du Parlement, le Monument commémoratif national de guerre est peut-être le lieu le plus symbolique des rassemblements de Canadiens. Depuis 1940, des milliers de personnes affluent chaque année au cénotaphe du pays, appelé « La Réponse », pour rendre hommage aux personnes qui ont porté ou qui portent l’uniforme au service du Canada. Incidemment, il y a 100 ans, en février 1925, on sollicitait pour la première fois des pro-positions de conception pour le monument, avec un budget de 100 000 $. L’hommage devait évoquer « l’image de l’héroïsme, de l’abnégation, de toute la noblesse et la grandeur d’âme manifestées par ceux qui sont morts durant la Grande Guerre, et enfin des services rendus par ces hommes et ces femmes qui étaient allés outre-mer  ». Le mémorial fut in...
La guerre du Golfe
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La guerre du Golfe

Saddam Hussein était en mauvaise posture. Toutefois, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. La guerre de 1980-1988 dans laquelle le président iraquien s’était lancé contre l’Iran avait vidé les caisses de son pays et l’avait lourdement endetté auprès de ses voisins, notamment le Koweït. Et lorsque Saddam Hussein exigea du Koweït et des autres États de la région du golfe Persique qu’ils effacent la dette, ils refusèrent. Le Koweït avait décidé de désobéir, et cela attisa les tensions causées par un différend territorial de longue date, où le pays était accusé de voler le pétrole iraquien en forant en diagonale sous la frontière. Saddam Hussein décida donc d’envahir son petit voisin afin de mettre la main sur ses importantes réserves de pétrole. Le 2 aout 1990, vers 2 h, plus de 100 ...
Le commandant canadien
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Le commandant canadien

 Le brigadier-général Thomas-Louis Tremblay fut l’un des militaires québécois les plus célèbres de la Première Guerre mondiale. Commandant coriace, il prit la tête du 22e Bataillon (canadien-français) et devint l’officier francophone le plus haut gradé du Corps expéditionnaire canadien à la fin de la guerre. Tremblay avait vu le jour à Chicoutimi, au Québec, en 1886. Il s’enrôla dans une unité de milice, le 6e Régiment de Québec et Lévis de l’Artillerie canadienne, à l’âge de 15 ans. C’est en 1904 qu’il s’inscrivit au Collège militaire royal du Canada à Kingston, en Ontario; ce qui était alors extraordinaire pour un Canadien français, car seul l’anglais y était utilisé. Tremblay obtint un diplôme d’ingénieur en génie civil en 1907, et il fut nommé officier de l’armée. Il travailla ensu...
Le pari de Levy
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Le pari de Levy

La marée ennemie était implacable. Vague après vague, des soldats chinois, pressés par le son strident d’un clairon, déferlaient sur une ligne de crête en direction de la colline 677 en Corée, leurs silhouettes se découpant à la lumière de la lune jusqu’à ce que les fusées éclairantes, puis les lueurs de coups de canon et les explosions, viennent illuminer leur avancée. Pourtant, le torrent ne faiblissait pas, une force apparemment irrésistible que les défenseurs retranchés de la Compagnie « D » du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) s’efforçaient de retenir. Trois jours plus tôt, la cinquième phase de l’offensive des communistes avait mis en déroute la 6e Division de la République de Corée au nord de la vallée de Kapyong, provoquant un flot humain qui menaçait de briser...
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La Reprise

 Le 2 juin 1916, le Corps canadien se relevait encore d’une défaite désastreuse survenue en avril aux cratères de Saint-Eloi. Là-bas, au saillant d’Ypres, les sapeurs britanniques avaient fait exploser des charges souterraines près du village de Saint-Eloi, créant ainsi sept gros cratères. L’attaque du 27 mars qui s’ensuivit, menée par la 3e Division britannique, avait commencé de manière prometteuse, avant de s’effondrer sous les contratta-ques des Allemands. Lorsque la 2e Division canadienne fut envoyée occuper le terrain gagné pendant la nuit du 3 au 4 avril, elle fut décimée et contrainte de se replier. Cela permit aux Allemands de reprendre tout le territoire qu’ils avaient perdu. À la fin de la bataille, le 16 avril, les Canadiens avaient subi 1 373 pertes et les Allemands, 483. Le ...