FACE À FACE
Était-il acceptable que le général Christopher Vokes ordonne à ses troupes de raser la ville de Friesoythe, en Allemagne, au cours de la Seconde Guerre mondiale?
Avec le recul, qualifié par la morale moderne, la destruction délibérée, les 13 et 14 avril 1945, d’une grande partie de Friesoythe par des soldats canadiens est indéfendable. Les mots exacts du major-général Christopher Vokes auraient été les suivants : « Burn the fucking town (Brulez l’hostie de ville, NDT)! »
Il donna cet ordre parce qu’il croyait que le commandant de l’Argyll and Sutherland Highlander, le lieutenant-colonel Wigle, avait été tué par un civil. En réalité, Wigle avait été tué au cours d’une bataille rangée avec des soldats allemands qui prenaient d’assaut l’état-major de l’Argyll.
La plupart des membres de ...







