Day: July 8, 2026

Notice Necrologique | Tim Cook
Nouvelles

Notice Necrologique | Tim Cook

Le village de pêche traditionnel de Mevagissey, en Cornouailles, situé sur la côte ouest de l’Angleterre, semblait être un aussi bon endroit qu’un autre pour découvrir les œuvres de Tim Cook, l’« incomparable historien militaire du Canada ». C’était une journée plutôt agréable, juste après la Noël, alors que dehors, des nuages qui se dissipaient et une brise marine douce offraient des conditions parfaites pour explorer : flâner dans les rues pavées, fréquenter les vieux pubs, peut-être même marcher à travers les collines en direction de la toute-proche Pentewan. L’envie, toutefois, n’y était pas. Les balades sur les quais et les pintes à savourer pouvaient attendre. Le livre de Tim Cook que je venais de déballer, The Necessary War, Volume 1 : Canadians Fighting The Second World War : 1939...
Nouvelles

87e Congrès du Nouveau-Brunswick

Travailler pour les Anciens combattants et maintenir le dynamise des communautes.     - Michela Rosana Nous sommes tous là pour la même raison. Nous sommes là pour les anciens combattants », a rappelé Harold Defazio, premier vice-président sortant de la division du Nouveau-Brunswick de la Légion royale canadienne, à l’orée du 87e congrès du groupe, par une matinée d’automne ensoleillée et fraîche à Rothesay, au N.-B. Ces paroles ont été le fil conducteur des deux jours de l’évènement, organisé les 20 et 21 septembre à la filiale Kennebecasis, tandis que les légionnaires discutaient de l’amélioration de l’accès aux services des anciens combattants, de la prochaine campagne du coquelicot et de plus. Avec à peine plus de 838 000 habitants, le Nouveau-Brunswick ne compte que 68 filiales de l...
Où le Canada se souvient
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Où le Canada se souvient

En dehors de la colline du Parlement, le Monument commémoratif national de guerre est peut-être le lieu le plus symbolique des rassemblements de Canadiens. Depuis 1940, des milliers de personnes affluent chaque année au cénotaphe du pays, appelé « La Réponse », pour rendre hommage aux personnes qui ont porté ou qui portent l’uniforme au service du Canada. Incidemment, il y a 100 ans, en février 1925, on sollicitait pour la première fois des pro-positions de conception pour le monument, avec un budget de 100 000 $. L’hommage devait évoquer « l’image de l’héroïsme, de l’abnégation, de toute la noblesse et la grandeur d’âme manifestées par ceux qui sont morts durant la Grande Guerre, et enfin des services rendus par ces hommes et ces femmes qui étaient allés outre-mer  ». Le mémorial fut in...
La guerre du Golfe
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La guerre du Golfe

Saddam Hussein était en mauvaise posture. Toutefois, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. La guerre de 1980-1988 dans laquelle le président iraquien s’était lancé contre l’Iran avait vidé les caisses de son pays et l’avait lourdement endetté auprès de ses voisins, notamment le Koweït. Et lorsque Saddam Hussein exigea du Koweït et des autres États de la région du golfe Persique qu’ils effacent la dette, ils refusèrent. Le Koweït avait décidé de désobéir, et cela attisa les tensions causées par un différend territorial de longue date, où le pays était accusé de voler le pétrole iraquien en forant en diagonale sous la frontière. Saddam Hussein décida donc d’envahir son petit voisin afin de mettre la main sur ses importantes réserves de pétrole. Le 2 aout 1990, vers 2 h, plus de 100 ...
Le commandant canadien
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Le commandant canadien

 Le brigadier-général Thomas-Louis Tremblay fut l’un des militaires québécois les plus célèbres de la Première Guerre mondiale. Commandant coriace, il prit la tête du 22e Bataillon (canadien-français) et devint l’officier francophone le plus haut gradé du Corps expéditionnaire canadien à la fin de la guerre. Tremblay avait vu le jour à Chicoutimi, au Québec, en 1886. Il s’enrôla dans une unité de milice, le 6e Régiment de Québec et Lévis de l’Artillerie canadienne, à l’âge de 15 ans. C’est en 1904 qu’il s’inscrivit au Collège militaire royal du Canada à Kingston, en Ontario; ce qui était alors extraordinaire pour un Canadien français, car seul l’anglais y était utilisé. Tremblay obtint un diplôme d’ingénieur en génie civil en 1907, et il fut nommé officier de l’armée. Il travailla ensu...
Éditorial

L’art De se Rèinventer

Alors, c’est comment? Les fidèles lecteurs de la revue Légion ont peut-être déjà remarqué des changements. Le périodique fête son centenaire cette année et, avec cette grande étape, il actualise son style et son contenu. Cette page-ci, où les rédacteurs partagent habituellement leurs perspectives, change exceptionnellement de cap dans ce numéro pour évoquer l’évènement. J’aimerais donc m'y exprimer à titre personnel en tant que rédacteur de la revue. J’ai la chance incroyable de faire carrière depuis presque trente ans dans l’industrie capricieuse de la publication au Canada. J’ai travaillé pour quatre publications nationales, grandes et petites, et je suis très fier qu’elles existent toujours, surtout face aux difficultés auxquelles est confronté le journalisme ces jours-ci, et notamment...
Le pari de Levy
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Le pari de Levy

La marée ennemie était implacable. Vague après vague, des soldats chinois, pressés par le son strident d’un clairon, déferlaient sur une ligne de crête en direction de la colline 677 en Corée, leurs silhouettes se découpant à la lumière de la lune jusqu’à ce que les fusées éclairantes, puis les lueurs de coups de canon et les explosions, viennent illuminer leur avancée. Pourtant, le torrent ne faiblissait pas, une force apparemment irrésistible que les défenseurs retranchés de la Compagnie « D » du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) s’efforçaient de retenir. Trois jours plus tôt, la cinquième phase de l’offensive des communistes avait mis en déroute la 6e Division de la République de Corée au nord de la vallée de Kapyong, provoquant un flot humain qui menaçait de briser...
Stephen J. Thorne
LE FRONT INTÉRIEUR

Stephen J. Thorne

Stephen? » « Non, moi, c’est Aaron », ai-je répondu à un légionnaire dans un hôtel de Saskatoon en septembre 2025. J’avais bien compris la raison de sa méprise. Après tout, Stephen J. Thorne, rédacteur principal de la revue Légion, couvrait régulièrement les évènements de la Légion royale canadienne aux quatre coins du pays depuis 2016, lorsqu’il avait rejoint la publication. Si un homme muni d’un appareil photo était dans le coin, il y avait de fortes chances que ce soit lui. « Oh, toutes mes excuses, » me dit-il. Cette excuse semblait dire deux choses à la fois : désolé pour l’erreur, mais aussi un brin de regret que je ne sois pas réellement Stephen. Ça aussi, je le comprends. Stephen est décédé le 5 décembre 2025, à l’âge de 66 ans, au terme d’une maladie soudaine. Il avait l’es...
Puissance de feu
ARTÉFACTS

Puissance de feu

Le Canada fabrique ses propres munitions à l’Arsenal fédéral de Québec L'Arsenal fédéral de Québec, où furent produites de grandes quantités d’armes légères et de munitions d’artillerie pour les forces canadiennes ainsi que pour celles des Alliés, compta parmi les usines les plus importantes du Canada durant les deux guerres mondiales. Le gouvernement fédéral avait autorisé la création de l’Arsenal fédéral pour assurer un approvisionnement interne en munitions en 1879, puisque l’approvisionnement en cartouches pour les fusils Snider, en provenance de la Grande-Bretagne, s’avérait difficile pour le modeste établissement militaire du pays. L’Arsenal fut créé sous la direction du ministère de la Milice et de la Défense en 1881. Il était situé sur la côte du Palais, à l’intérieur ...