L’art De se Rèinventer

Alors, c’est comment? Les fidèles lecteurs de la revue Légion ont peut-être déjà remarqué des changements. Le périodique fête son centenaire cette année et, avec cette grande étape, il actualise son style et son contenu. Cette page-ci, où les rédacteurs partagent habituellement leurs perspectives, change exceptionnellement de cap dans ce numéro pour évoquer l’évènement.

J’aimerais donc m’y exprimer à titre personnel en tant que rédacteur de la revue. J’ai la chance incroyable de faire carrière depuis presque trente ans dans l’industrie capricieuse de la publication au Canada. J’ai travaillé pour quatre publications nationales, grandes et petites, et je suis très fier qu’elles existent toujours, surtout face aux difficultés auxquelles est confronté le journalisme ces jours-ci, et notamment les revues.

J’ai également célébré des anniversaires importants à chacune d’entre elles, mais jamais un centenaire : 100 ans, voilà un jalon exceptionnel! Peu
de publications canadiennes peuvent se targuer d’une telle longévité, et encore moins de se porter si bien (la diffusion de Légion ne cesse de croitre).

Ce qui a commencé comme The Legionary en mai 1926 en tant qu’« Organe officiel de la Légion canadienne de la Ligue des anciens des armées du Commonwealth britannique », est devenu la revue Légion (en 1969), dédiée à l’histoire militaire du Canada. Naturellement, bien que certaines choses aient changé, nombreux sont les éléments de base qui perdurent, dont, le plus important peut-être, la couverture des enjeux épineux auxquels sont confrontés les anciens combattants.

Même un magazine d’histoire doit savoir entretenir sa flamme.

Et cela continuera, à l’image de tout le travail exceptionnel que poursuit la publication. La refonte est notre hommage à sa pérennité. Ce numéro anniversaire ne sera pas un exercice d’autocélébration. Attendez-vous plutôt à un livre où seront rassemblés d’excellents articles sur la Première Guerre mondiale tirés de nos archives.

L’évolution de la revue est aussi passionnante que légitime. Le dernier changement important apporté à la conception et au contenu de la Légion était en 2016. Même un magazine d’histoire doit savoir entretenir sa flamme.

Ainsi, vos rubriques et sections préférées restent, mais elles font peau neuve, et certaines changent de place dans la revue. Vous trouverez toujours les messages du renommé historien J.L. Granatstein (« The Historian », anciennement

« Canada and the New Cold War ») à la fin; c’est là que vous lirez toutes les rubriques, notamment « Front Lines » de l’écrivain estimé Stephen J. Thorne (absent dans le présent numéro, car en congé). La section « On This Date », l’une des préférées de nos lecteurs garde sa place vers le début, où elle est rejointe par les piliers « Heroes and Villains », « Artifact » et « Humour Hunt ».

De nouveaux ajouts font leur entrée : un entretien à questions-réponses (« The Briefing ») du rédacteur attitré Alex Bowers, une section d’infographie (« The Visual »),

une section d’opinions d’auteur invité (« On Watch »), une section de dernière page percutante (« Exit Strategy ») et plus.

Bien sûr, l’article vedette restera aussi captivant que toujours, avec un éventail d’histoires sur le Canada en conflit de la période d’avant la confédération à nos jours.

J’espère également que vous, lecteur, aurez l’esprit aussi ouvert que toujours et que vous nous ferez part de votre opinion sur les changements. L’équipe de la revue Légion est ravie du travail présenté dans ces pages. Nous félicitons la graphiste principale, Sophie Jalbert, pour ses efforts inlassables de redynamisation du style visuel, sous la direction de la directrice artistique Jennifer McGill.

C’est un honneur de veiller sur une marque médiatique centenaire et de continuer à la faire vibrer avec la même vitalité.

Search
Connect
Listen to the Podcast

Comments are closed.