Author: Serge Durflinger

Un courage à toute épreuve
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Un courage à toute épreuve

Léo Major, l'un des grands héros québécois de la Deuxième Guerre mondiale. Né au Massachusetts en 1921, Léo Major grandit dans un quartier ouvrier de l’est de Montréal. Il se joint au Régiment de la Chaudière en 1940. À son arrivée en Angleterre l’année suivante, il rejoi-gnit le peloton d’éclaireurs du régiment où il devint spécialiste des patrouilles, de la reconnaissance et des raids. Le soldat Major est le seul Canadien qui a reçu la Médaille de conduite distinguée (DCM) à l’issue de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée. Cette médaille rarement décernée et que seule surpassait la Croix de Victoria était conférée aux hommes de troupe qui faisaient preuve d’un courage hors du commun. Le 6 juin 1944, le soldat Major débarqua sur la plage Juno en Normandie et participa ...
Soldat et inspiration
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Soldat et inspiration

Simon Mailloux est le premier soldat canadien à avoir repris le service militaire après une amputation  Depuis sa plus tendre enfance à Québec, Simon Mailloux voulait être soldat. Son désir fut exaucé, et son parcours, en temps de guerre et en temps de paix, a comporté sacrifice, résilience et triomphe. Malgré tout ce dont il a souffert, il demeure soldat. Mailloux a obtenu un diplôme du Collège militaire royal en 2006, et il a rejoint le 3e Bataillon du Royal 22e Régiment en tant que commandant de peloton. Il avait 22 ans. L’année sui-vante, son unité a été déployée en Afghanistan, au beau milieu de la guerre. Le 17 novembre 2007, le lieutenant Mailloux fut gravement blessé lorsque son véhicule blindé léger sauta sur un dispositif explosif de circonstance dans le district de Panjwaii,...
Pour la patrie
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Pour la patrie

Au moins 200 francophones servirent à la guerre d’Afrique du Sud La première guerre à laquelle le Canada a pris part à l’étranger est celle d’Afrique du Sud (1899-1902).  La guerre avait été causée par la rivalité économique et l’antagonisme culturel entre les Britanniques, enracinés dans les colonies du Natal et du cap de Bonne Espérance, et les descendants des colons néerlandais dans les petites républiques de l’État libre d’Orange et du Transvaal.  La guerre éclata le 11 octobre 1899, et le vaste Empire britannique fit appel à ses colonies autonomes, dont le Canada. Le premier ministre d’alors, Wilfrid Laurier, y vit une menace pour l’unité nationale à cause de la pression constante de la presse et de la population pro-impérialiste anglophones qui l’enjoignaient à appuyer la Grand...
Enterrer la hache de guerre
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Enterrer la hache de guerre

En 1701, la Grande Paix de Montréal rassembla 39 Premières Nations  L’un des moments les plus importants de l’histoire canadienne eut lieu à Montréal le 4 aout 1701.  Ce jour-là, des représentants de 39 Premières Nations se joignirent au gouverneur de la Nouvelle-France, Louis-Hector de Callière, pour signer la Grande Paix de Montréal. Elle mettait fin à la guerre atroce que la Nouvelle-France et ses alliés autochtones menaient contre la Ligue des Iroquois (haudenosaunee), et de fait, normalisait les relations commerciales, l’exploration et la colonisation. Entre 1696 et 1700, la France et ses Premières Nations alliées avaient mené plusieurs expéditions militaires dévastatrices contre les Iroquois, détruisant villages et vivres. Les Iroquois, confrontés à une diminution de leur puissa...
Beaucoup de courage
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Beaucoup de courage

Jour J : Le Régiment de la Chaudière débarque dans la tourmente  Comme ce fut le cas pour tant d’autres régiments canadiens, le jour J couta très cher au Régiment de la Chaudière lorsqu’il débarqua le 6 juin 1944 à Juno Beach, une plage française de Bernières-sur-Mer. Le régiment avait été mobilisé en 1939 et envoyé en Grande-Bretagne en juillet 1941, où il s’était entrainé pendant trois ans. Bon nombre de ses recrues, souvent des agriculteurs ou des bucherons, venaient de la région accidentée de l’est du Québec, notamment du Bas-Saint-Laurent. La formation était l’un des bataillons de fantassins qui constituaient la 8e Brigade de la 3e Division d’infanterie canadienne. Le lieutenant D. Paré, gravement blessé, aida les survivants à gagner le rivage. Le Régiment de la Chaudière,...
Garde à vous!
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Garde à vous!

Le 22e protège le palais de Buckingham La fameuse cérémonie de la Relève de la garde au palais de Buckingham, et la protection des lieux et du monarque, sont traditionnellement des responsabilités qu’assument les détachements de régiments de fantassins britanniques très disciplinés choisis dans la Brigade of Guards. La suggestion initiale avait peut-être été faite par le roi George VI lui-même. Du 17 au 20 avril 1940, le prestigieux Royal 22e Régiment (R22eR), seul régiment canadien-français en Grande-Bretagne à l’époque, rompit avec cette pratique. Le régiment avait été envoyé en Grande-Bretagne avec la 1re Division canadienne en décembre 1939 et suivait une formation à Aldershot. À peine un mois plus tard, le Dominions Office, le ministère responsable des relations avec le Comm...
Soldats & fils
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Soldats & fils

Lorsque la guerre éclata, en 1914, des centaines d’hommes authochtones se portèrent immédiatement volontaires en dépit des politiques assimilationnistes et discriminatoires du gouvernement canadien dont ils faisaient les frais depuis des décennies. Le nombre exact d’engagés volontaires des Premières Nations est inconnu, mais on estime qu’environ 3 500 d’entre eux ont servi dans la Corps expéditionnaire canadien et que la plupart ont combattu au front. Ce chiffre représente un tiers des hommes autochtones admissibles de s’engager à l’époque. Les raisons qu’avaient les hommes de s’enrôler sont difficiles à découvrir et peu d’entre eux précisèrent leurs motifs. Le soldat William Cleary était l’un de ces hommes, et son dossier de service militaire pourrait nous renseigner sur ses motivatio...
Les premiers CÉMD francophones
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Les premiers CÉMD francophones

Le général Jean-Victor Allard fut l’un des soldats canadiens les plus influents, et pas seulement au champ de bataille. Toutefois, il n’a pas été sans susciter une certaine controverse au cours de ses 39 ans de carrière. Né en 1913 à Sainte-Monique-de-Nicolet, au Québec, le général Allard intégra le Régiment de Trois-Rivières de la Milice active non permanente du Canada (celle des militaires à temps partiel volontaires) en 1930. Il fut nommé lieutenant en 1933 après avoir réussi le cours d’état-major de la Milice, donné en anglais. Quand son régiment, l’unité blindée, fut mobilisé au déclenchement de la guerre de 1939, il rentra dans la Force active du Canada, c’est-à-dire dans l’armée régulière.  Il savait que si l’armée ne fournissait pas de formation technique (nécessaire pour un ré...
Les Soldats et les séparatistes
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Les Soldats et les séparatistes

Le Front de libération du Québec (FLQ), mouvement marxiste indépendantiste, tenta de renverser violemment l’ordre politique du Québec entre 1963 et 1970. Entre autres crimes, ses 500 membres perpétrèrent des dizaines d’attentats à la bombe dans la région de Montréal, en particulier contre le gouvernement fédéral. En 1970, la ville semblait en état de siège; la population était effrayée et les autorités, fortement ébranlées. Le 5 octobre, des militants du FLQ kidnappèrent James Cross, délégué commercial de Grande-Bretagne à Montréal, et réclamèrent la libération de leurs camarades emprisonnés en échange de sa vie. Le 10 du même mois, une autre cellule du Front enlevait Pierre Laporte, ministre québécois de l’Immigration, du Travail et de la Main-d’œuvre. Ottawa s’alarmait. Le gouverneme...
La ville du sommet
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La ville du sommet

La première Conférence de Québec, nom de code Quadrant, fut une conférence au sommet pendant la Seconde Guerre mondiale à laquelle assistèrent le président américain, Franklin Delano Roosevelt, le premier ministre britannique, Winston Churchill, ainsi que leurs chefs d’état-major, hauts diplomates et conseillers. La conférence eut lieu du 17 au 24 aout 1943 à la Citadelle et à l’hôtel Château Frontenac qui avait été réquisitionné pour l’occasion. C’est Roosevelt qui avait suggéré le lieu de la conférence, pour le plus grand bonheur des habitants de la ville et de la presse canadienne. La police militaire, la GRC, des avions survolant les alentours et des batte-ries antiaériennes installées sur les plaines d’Abraham assuraient la protection du site. Ces éminents politiciens et solda...