Le Musée du grenier: Voici les gagnants du concours Faiseurs d’histoire de la Revue Légion

L’histoire du Canada est vivante. Dans tous les coins du pays, dans les salons, dans les greniers et dans les chambres d’amis, il y a des artéfacts relatifs à la longue histoire, parfois difficile, de ce pays.

Cette histoire vit dans les comptes rendus de famille et dans les souvenirs et les petites ou grandes reliques qui sont conservées, parfois montrées fièrement, parfois cachées, dans presque tous les ménages canadiens. Andrew Burtch, directeur par intérim de la recherche, des expositions et de l’interprétation au Musée canadien de la guerre, appelle cela « le Musée du grenier ».

La Maison de la Légion sert de relais à un soldat

L’après-midi du 7 mai était ensoleillé lorsque le chef d’état-major de la défense, le général Tom Lawson, a tourné le coin sur la place Aird, à Kanata, juste derrière le dernier drapeau canadien à avoir flotté en Afghanistan, alors que l’équipe de la course de relais Afghanistan arrivait à la Maison de la Légion de la Direction nationale.

Pourquoi les choses se voient: Une histoire de bévues, de bombes, de dents brisées et de mauvaises idées

On enseigne aux soldats à se camoufler lors de leur formation en techniques de campagne. On leur donne une liste de contrôle sur les principes de base qu’ils doivent utiliser pour se cacher de l’ennemi : éviter de montrer sa silhouette, les ombres, l’espacement, le brillant, etc. La liste s’intitule Pourquoi les choses se voient. Pour beaucoup de soldats canadiens, surtout ceux du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, l’expression fait partie de la langue de tous les jours. On l’utilise pour faire remarquer pourquoi quelque chose ne va pas, par exemple si un avant-poste manque de piles, qu’on ne peut trouver de fournisseur, et que toutes sortes de choses essentielles ne fonctionnent plus. Un soldat qui entend parler de cette situation se moquerait en disant : « pourquoi les choses se voient ». C’est un synonyme de bévue.

Sur l’honneur

Hommage aux disparus, aux blessés et à leur famille en ce jour du Souvenir à Ottawa
À peine après 11 h, le 11 novembre, quatre avions rugissent au-dessus du Monument commémoratif de guerre du Canada, au centre-ville d’Ottawa, signal manifeste que la 11e heure du 11e jour du 11e mois est arrivée.

Championnats de fléchettes remportés de main de maitre

La cérémonie d’ouverture. [PHOTO : ADAM DAY]

La victoire a été écrasante pour les gars de la place aux Championnats nationaux de fléchettes tenus à la filiale F.E. Butler de Chester, en Nouvelle-Écosse, les 4 et 5 mai. L’équipe expérimentée de la filiale Centennial de Dartmouth (N.-É.) était animée, dominante et à toute épreuve durant sa course vers le titre national de 2013. Et il y a eu, chez les simples, une manifestation tout aussi vigoureuse de l’Ontarien John Verwey, qui a terminé son match de finale en effectuant trois des meilleurs lan-cers que nous ayons jamais vus.

Cependant, au début, samedi matin, les joueurs se sont préparés aux jeux en défilant rapidement autour de la filiale. La chanteuse de la localité Amanda Riley a interprété l’Ô Canada. Le président du comité national des sports, Ed Pigeau, et le président de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Jean Marie Deveaux, ont accompagné le président de la filiale, Dave Hume, lors d’une cérémonie de dépôt de couronne.

Il faut dire que, comme mesure de la qualité des jeux aux championnats de cette année, il n’y a pas eu moins de 10 lancers de 180 à la compétition des doubles. Le duo québécois, Sébastien Gagnon et Jerry Hull de la filiale LaSalle, a gagné chez les doubles plutôt facilement, terminant avec 23 points. À une certaine distance en deuxième position à 18 points se trouvaient Darryl Chiasson et Steve Russell de la filiale Jubilee de Calgary, qui représentaient la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest. En troisième position, à 16 points, se trouvaient Shane Patrick et Darryl Scott de la filiale Sir Sam Hughes de Lindsay (Ont.).

La compétition des simples, samedi après-midi, n’aurait guère pu être plus serrée. Quatre joueurs se disputaient encore le titre quand il ne restait plus que quelques parties à jouer. L’Ontarien John Verwey de la filiale Blythe était en première position à 15 points, mais Rod Snow de la filiale Centennial de Nouvelle-Écosse–Nunavut, le talonnait à 14 points. Quant à Gerry Rorick de la filiale Rosetown de la Saskatchewan et à Scott Sansom de la filiale Selkirk (Man.) de la Division du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, à 12 points, ils avaient encore la possibilité de gagner.

Snow, à partir d’un gros retard, a fait une remontée lors de sa dernière partie, marquant un point des plus importants, et rattrapé Verwey, prélude à un bris d’égalité pour le titre.

Avec tous les joueurs et spectateurs autour de lui, Snow a maintenu sa vitesse à la première manche, l’emportant rapidement quand Verwey a pris du terrain lors du double d’entrée. La deuxième manche a été remportée par Verwey quand il a pris un nouvel essor, préparant ainsi une finale décisive. C’était au tour à Snow d’avoir de la difficulté à obtenir un double d’entrée alors que Verwey s’élançait vers la victoire.

Paul LaQuant de la N.-É./Nt lance une fléchette lors de la compétition des équipes. [PHOTO : ADAM DAY]

Snow a fini par avoir son double, mais Verwey se trouvait au 141 au tableau. Et ce dernier, lors d’un tour fantastique, a lancé un triple 20, un triple 19 et un double 12 pour se procurer le titre national de 2013 aux fléchettes.

La pression forte aux fléchettes n’a rien de nouveau pour Verwey, car il a été participant aux finales des championnats nationaux canadiens en 2004 et aux championnats du monde plusieurs fois. Il a remporté le championnat des simples de la Légion en 2007, en 2009 et en 2012.

Ce qui a rendu la fermeture spectaculaire de Verwey encore plus épatante, c’est qu’à la manche précédente, il n’arrivait même pas à obtenir le double d’entrée. « Ça m’a donné du fil à retordre toute la journée, dit Verwey après avoir gagné. Il a fallu que j’essaie quatre ou cinq fois à la première partie, mais il n’y avait rien à faire. »

Et à propos de sa dernière prestation au jeu de fléchettes, il ne fait que sourire. « Ça m’a soulagé d’un lourd fardeau, dit-il, il se pourrait qu’on n’ait qu’une seule chance, alors il faut du laisser-aller. »

Bien qu’il ait participé à des compétitions nationales et interna­tionales, Verwey dit que celle de la Légion est sa préférée. « L’important, c’est la camaraderie, dit-il. Y’a pas
de bisbille, pas de tricherie. »

Le vice-président national Ed Pigeau, l’équipe des champions Jerry Myles, Paul LaQuant, Rod Snow, Chris Steiger et le président de filiale Dave Hume. [PHOTO : ADAM DAY]

Avant l’épreuve tant attendue des équipes, dimanche matin, il y avait, le samedi soir, la petite affaire du banquet des pré et marée à la filiale. De l’avis de tous, c’était un véritable succès.

Le dimanche matin, la Nouvelle-Écosse–Nunavut était devant au milieu des épreuves des équipes, et elle se distinguait par un jeu pratiquement parfait, ayant marqué 17 points sur les 18 qu’il était possible d’obtenir. Le finaliste des simples, Rod Snow, menait ses coéquipiers Jerry Myles, Paul LaQuant et Chris Steiger de la filiale Centennial.

Non loin derrière, il y avait l’équipe de la filiale Sunny Brae de Moncton (N.-B.), formée de Robert Fougere, Terry Fougere, Vic LeBlanc et Donald Vautour, laquelle avait 13 points.

Les Néo-Écossais ont fini par maintenir la qualité de leur jeu et ont triomphé avant même que ne commence le dernier tour, car ils avaient 22 points. Le Nouveau-Brunswick était encore là à 18 points, mais comme il n’y a que trois points à chaque tour, il leur était impossible de combler l’écart.

Après que tous les prix eurent été remis et le barbecue allumé officiellement pour la dernière fête suivant la compétition, Pigeau fit une pause pour réfléchir à la fin de semaine triomphale. « Le niveau de camaraderie et de sportivité au tournoi national de fléchettes, même s’il n’est pas meilleur que d’autres, n’est pas pire que les autres en tout cas, dit-il. C’est certainement un des principaux évènements, grâce notamment à la manière dont il est structuré–simples, doubles et équipes–et à la manière dont les équipes s’appuient les unes les autres et s’encouragent les unes les autres même si elles s’opposent, et ce, qu’elles soient en train de perdre ou de gagner. »

« Le jeu de fléchettes est un des jeux les plus souvent joués à tous les niveaux de la Légion, et je pense qu’il y a beaucoup de filiales qui sont soutenues par leurs joueurs de fléchettes, dit Pigeau en conclusion. C’est un immense programme en général. »

L’Ontarien John Verwey remporte le championnat chez les simples. [PHOTO : ADAM DAY]

Résultats

Équipes : N.-É.–Nunavut (fil. Centennial de Dartmouth) 23; N.-B. (fil. Sunny Brae de Moncton) 20; Ont. (fil. Col. Alex Thompson Memorial de Mississauga) 16; T.-N.-Lab. (fil. Channel de Channel-Port aux Basques) 15; Qc (fil. LaSalle) 15; Alb.-T. N.-O. (fil. Jubilee de Calgary) 11; Sask. (fil. Moose Jaw) 11; C.-B.–Yukon (fil. Chemainus) 10; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown) 8; Man.-N.-O. Ont. (fil. Elmwood de Winnipeg) 6.

Doubles : Qc (Sébastien Gagnon, Gerald Hull, fil. LaSalle) 23; Alb.–T. N.-O. (Darryl Chiasson, Steve Russell, fil. Jubilee) 18; Ont. (Shane Patrick, Darryl Scott, fil. Sir Sam Hughes de Lindsay) 16; T.-N.-Lab. (Guy Bobbett, Richard LeRiche, fil. Channel) 15; Sask. (John Brann, Curt Gamble, fil. Moose Jaw) 15; Man.-N.-O. Ont. (Doug Dion, Ryan Tkach, fil. West Kildonan de Winnipeg) 12; Î.-P.-É. (Frank Cudmore, Peter Holden, fil. Charlottetown) 10; C.-B.–Yn (George Mackin, Ken Wilson, fil. West Point Grey de Vancouver) 10; N.-B. (Kevin Bailey, Scott Tracy, fil. Blacks Harbour) 9; N.-É.-Nt (Seymour Dixon, Bruce Young, fil. Stellarton) 8.

Simples : Ont. (John Verwey, fil. Blythe) 20; N.-É.–Nt (Rod Snow, fil. Centennial) 19; Man.-N.-O. Ont. (Scott Sansom, fil. Selkirk) 15; Alb.–T. N.-O. (Gardner Poucette, fil. Jubilee) 15; Sask. (Gerry Rorick, fil. Rosetown) 13; N.-B. (Terry McAuley, Oromocto Br.) 11; Qc (Kevin MacArthur, fil. LaSalle) 11; T.-N.-Lab. (Tom Brake, fil. Channel) 11; Î.P.-É. (Darren MacNevin, fil. Charlottetown) 11;  C.-B.–YN (Barry Davies, fil. Nanaimo) 10.

Les jeunes se branchent sur le souvenir

Ce concours annuel de la Légion, qui existe depuis plus de 50 ans, attire à peu près 100 000 poèmes, affiches et compositions de jeunes de tous les coins du Canada. Les inscriptions sont jugées aux niveaux local, régional, divisionnaire et, finalement, national.