Author: Stephanie Slegtenhorst

Le 22e et les cent derniers jours
Articles principaux

Le 22e et les cent derniers jours

Entant que membre de la 5e Brigade d’infanterie de la 2e Division canadienne, le 22e Bataillon (canadien-français) a joué un rôle essentiel dans les efforts du Canada au cours des 100 derniers jours de la guerre. Le 22e Bataillon commença à livrer combat, dans le cadre de l’offensive des Cent Jours du Canada, à la bataille d’Amiens. Il assista à un barrage d’artillerie intensif aux côtés de la 1re Division canadienne le 8 aout 1918. Il se lança alors dans la bataille, à 5 h 20, espérant surprendre l’armée allemande. Une forte canonnade fut tirée pendant quatre minutes avec l’appui de chars d’assaut, ce qui entraina un retrait hâtif et désordonné de l’ennemi, la capture d’un grand nombre de prisonniers et l’abandon de beaucoup de matériel. Le bataillon, qui avait atteint ses objectifs en...
Joseph Kaeble :  le héros de Neuville-Vitasse
Articles principaux

Joseph Kaeble : le héros de Neuville-Vitasse

Joseph Kaeble, premier militaire canadien de langue française décoré de la Croix de Victoria, nait le 5 mai 1893 à Saint-Moïse, Québec. Sa famille déménage à Sayabec, au Québec, après le décès de son père quand Joseph, aîné de quatre enfants, est garçon, et il y trouve du travail comme mécanicien dans une scierie locale. Après l’annonce de l’autorisa-tion de former le 189e Bataillon commandé par le lieutenant-colonel Philippe-Auguste Piuze, Kaeble et une dizaine d’hommes de Sayabec s’enrôlent le 20 mars 1916. Ils passent six mois au camp d’entrainement de Valcartier et partent pour le front le 23 septembre. Une fois sur place, Kaeble est affecté au 69e Bataillon puis, le 12 novembre, il est transféré au 22e Bataillon qui, après avoir combattu et subi de lourdes pertes à Saint-Éloi et au...
Hudson inaugure la Place Vimy
Nouvelles

Hudson inaugure la Place Vimy

La filiale québécoise Hudson a dévoilé son cénotaphe rénové et le parc qui l’entoure, désormais baptisé Place Vimy en l’honneur du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy.  Unique en son genre dans la région de Vaudreuil-Soulanges, le cénotaphe commémore les habitants des 23 collectivités qui ont parti-cipé à la guerre d’Afrique du Sud, à la Grande Guerre, à la Seconde Guerre mondiale, à la guerre de Corée, aux missions de maintien de la paix, à la guerre du Golfe et en Afghanistan, ainsi que ceux qui ont servi dans la marine marchande. L’ancien cénotaphe, érigé en 1981, était délabré et envahi par les arbustes et les buissons. « Chaque fois que nous avions [une cérémonie] au jour du Souvenir, il fallait d’abord débroussailler, dit le second vice-président de la filiale Hu...
Le combat pour la colline 355
Articles principaux

Le combat pour la colline 355

Tout au long de la guerre de Corée, la colline 355 fut l’une des régions les plus contestées par les troupes chinoises et par les troupes des Nations Unies. Située à 40 kilomètres au nord de Séoul, elle était considérée, vu sa taille, ses positions défensives, et le fait qu’elle formait le terrain le plus élevé des environs, comme étant l’une des positions les plus stratégiques. Le Royal 22e Régiment, commandé par le lieutenant-colonel Jacques Dextraze qui avait commandé les Fusiliers Mont Royal pendant la Seconde Guerre mondiale, fut chargé de tenir des positions aux collines 227 et 355 à l’aide du Royal Canadian Regiment, du Princess Patricia’s Light Canadian Infantry et des forces américaines. Les Van Doos, comme les appellaient affectueusement les anglophones, reçurent la consigne de ...
Articles principaux

Le Royal Rifles of Canada à la défense de Hong Kong

Le Royal Rifles of Canada trouve son origine lors des raids des féniens de 1866, au Québec, à l’occasion de la mobilisation du 8th Volunteer Militia Rifles. Le régiment est reconstitué ensuite pour servir à la guerre d’Afrique du Sud puis à la Première Guerre mondiale, et il est dissous en 1917. Le Royal Rifles est appelé à servir lors de la déclaration de guerre de 1939. Bien que les esprits se tournent surtout vers le théâtre européen, des incertitudes naissent lorsque le Japon révèle avoir des vues sur le Pacifique. En 1941, la Chine est ravagée par de nombreuses attaques japonaises et, pour remonter le moral de sa colo-nie et montrer qu’elle est sérieuse au sujet de sa défense en Extrême-Orient, la Grande-Bretagne décide d’y envoyer des troupes de garnison, pensant prendre facilement ...
La jeunesse se souvient
Articles principaux

La jeunesse se souvient

PREMIÈRE place AFFICHES SÉNIOR Les écoliers canadiens participent chaque année, depuis les années 1960 et d’un océan à l’autre, aux concours littéraires et d’affiches de la Légion royale canadienne. Leurs compositions, leurs poèmes et leurs affiches honorent les anciens combattants canadiens et ceux qui sont tombés au champ d’honneur, validant ainsi la pertinence du souvenir pour les jeunes d’aujourd’hui. Les concours se classent en deux divisions – poésie et composition du côté littéraire, et couleur et noir et blanc du côté des affiches – et en quatre catégories : primaire, junior, intermédiaire et sénior. Plus de 100 000 jeunes ont pris part au concours cette année, la compétition a donc été intense. Les soumissions sélectionnées par les filiales sont soumises au concours régio...
Articles principaux

La bataille de la Châteauguay

Lors de la guerre de 1812 qui débuta le 18 juillet, les six colonies de l’Amérique du Nord britannique furent confrontées aux États-Unis pendant presque trois ans. Les Canadiens, anglophones ou francophones, ainsi que leurs alliés autochtones, combattaient aux côtés de l’armée et de la marine britanniques, refusant de battre en retraite devant l’invasion américaine. Pendant la première année de la guerre, les Américains traversèrent la rivière Détroit dans l’intention d’envahir le Haut-Canada, tandis que le major-général britannique Isaac Brock attaquait par les Grands Lacs. Les deux parties remportèrent des victoires remarquables, et le moral des Canadiens était bon. Cependant, à la bataille de Queenston Heights, en octobre, un coup énorme fut porté au Canada quand mourut Brock. À l’aut...
Sur les pas des disparus
Articles principaux

Sur les pas des disparus

Alors que nous passons sous une arche à l’entrée du cimetière Maple Copse, la sérénité qui s’en dégage m’oblige à marquer un temps d’arrêt. Ce cimetière, situé à cinq kilomètres au sud-est d’Ypres, en Belgique, est l’un des nombreux endroits où nous faisons halte pendant le voyage d’une semaine organisé en l’honneur du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy. À part le petit groupe de journa-listes dont je fais partie, il n’y a que deux visiteurs dans le cimetière aujourd’hui, toute une différence avec ce qui nous attend à Vimy. Maple Copse, où se trouvait un poste de secours avancé au prin-temps et à l’été de 1916, compte 308 tombes, dont la moitié sont celles de Canadiens. Le cimetière est entouré d’érables, nombre de ses pierres tombales sont décorées de drapeaux ca...
George-Étienne Cartier : le bras droit de Macdonald
Articles principaux

George-Étienne Cartier : le bras droit de Macdonald

Les Canadiens savent tous qui était sir John A. Macdonald, notre premier premier ministre et l’un des pères de la Confédération. On comprendra que, 150 ans après, on oublie les autres. George-Étienne Cartier était un de ces fondateurs; celui que beaucoup voyaient comme le bras droit de Macdonald. D’aucuns pensent que Cartier, né à Saint-Antoine-sur-Richelieu le 6 septembre 1814, était un descendant du fameux explorateur Jacques Cartier, mais il y a lieu d’en douter. Il fut admis au barreau en 1835 et, peu de temps après, il rejoignit les Fils de la Liberté, groupe radical qui combattit les Britanniques pendant la rébellion de 1837. Pour sa part dans cette bataille, il fut accusé de trahison et s’exila aux États-Unis. Mais cet exil fut de courte durée : six mois après, il reprit la prati...
Des espions dans le Saint-Laurent
Articles principaux

Des espions dans le Saint-Laurent

L’été de 1942 fut bien différent de ceux que le Canada avait connus depuis plus de cent ans : pour la première fois depuis la guerre de 1812, un ennemi s’introduisit dans les eaux canadiennes. Les sous-marins allemands attaquèrent sans pitié les navires tout au long de la bataille du Saint-Laurent, qui faisait partie de la bataille de l’Atlantique, coulèrent pas moins de 23 navires et firent d’innombrables victimes. Ces attaques sous-marines ne furent pas les seules missions de l’Allemagne dans le Saint-Laurent. À deux reprises au moins, Abwehr, agence du renseignement militaire de l’Allemagne nazie, donna la consigne de se rapprocher suffisamment des rives du Canada pour permettre à un espion d’y débarquer. L’Allemagne ne perdit pas de temps pour implanter ces espions.Elle s’efforça de...