AFFECTATION AFGHANISTAN : LE VILLAGE DE LA MISE À MORT SALAVAT

Il a eu un bel été. Il est fort, un bon combattant.

Il pourrait s’appeler Mirwais, ou Muhammad, ou peut-être même Zalmai. Il n’est pas originaire de Salavat, petite agglomération du centre du Panjwaii, mais il est Afghan et il est venu ici se battre contre les étrangers : nous.

Tôt le matin du 14 aout 2010, il court de par le dédale des allées de Salavat, s’apprêtant à prendre position pour tendre une embuscade. Il se penche en se déplaçant, de peur que sa tête ne dépasse les murs de terre battue. Il porte un shalwar kameez, le pyjama brun poussiéreux, dans lequel il a passé la nuit dans un champ avoisinant.

L’attachement aux normes supérieures

Le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), Jean-Pierre Blackburn, a été très occupé et a beaucoup voyagé en janvier. Il a traversé le pays en ouragan pour parler des modifications faites récemment à la manière dont ACC appuie les anciens combattants.

Il a rencontré des dizaines d’anciens combattants, d’organisations d’anciens combattants et d’employés d’ACC, et son bureau a envoyé de nombreux communiqués de presse qui insistaient tous sur les progrès de son ministère quant à la modernisation et à l’amélioration des services offerts aux anciens combattants, surtout pour ce qui est des réponses et de la paperasserie. Il a fièrement fait remarquer que le temps normal d’une réponse liée à l’admissibilité à la réadaptation, qui était de « quatre semaines » auparavant, n’est plus que de « deux semaines ». Il a déclaré que les anciens combattants ne sont plus obligés de remplir autant de documents quand ils présentent une demande d’indemnités dans le cadre du Programme d’autonomie des anciens combattants, et qu’il y a 20 gestionnaires de cas de plus dans les secteurs où il y a un grand besoin de service personnalisé. Il a aussi fait remarquer que les centres d’appel du pays, établis en vue d’assister les anciens combattants, sont mieux équipés pour que les gens qui appellent puissent parler à un représentant d’ACC en moins de deux minutes.

Ces annonces sont formidables et nous félicitons le ministre et le ministère de leurs efforts. Qui vivra verra si ces modifications seront couronnées de succès et maintenues, bien sûr. Par exemple, c’est très bien de dire que 80 p. 100 des gens qui appellent ACC parlent à un représentant en moins de deux minutes, mais est-ce que ce premier contact avec le centre d’appels mène immédiatement à une assistance qualitative ou à une attente plus longue? Faire en sorte que quelqu’un réponde au téléphone quand un ancien combattant ou une personne à sa charge appelle pour poser une question ou demander de l’aide, c’est la moindre des choses qu’un pays reconnaissant puisse faire.

Ce qu’il ne faut pas oublier à ce sujet, cependant, c’est qu’aucune de ces mo­difications ne devrait être prise pour le dessus du panier. Elles devraient plutôt être considérées comme des éléments fondamentaux d’un système équitable et juste où l’on a un sens commun et où l’on s’occupe des anciens combattants et des personnes à leur charge, un système qui devrait donner le « bénéfice du doute » relativement aux demandes d’assistance ou d’indemnités.

Il ne faut surtout pas oublier cela, car depuis quelques mois, les gratte-papiers du gouvernement sont à la recherche de manières de réduire les programmes fédéraux. Bien qu’on s’attende à ce que les réductions soient importantes, le gouvernement devrait éviter de porter atteinte à ce qui est sacré. Quant à la loi servant à apporter des améliorations à la nouvelle Charte des anciens combattants, elle est devant le gouvernement (depuis janvier, cf. l’éditorial de janvier-février) et il est à espérer qu’elle sera adoptée et mise en œuvre rapidement. En général, le gouvernement ne doit pas oublier l’engagement pris par le Canada envers ses jeunes femmes et ses jeunes hommes lorsqu’il leur a demandé de prendre du service.

Tous les anciens combattants, qu’ils aient débarqué en Italie en 1943 ou en Normandie en 1944, qu’ils aient servi en Extrême-Orient ou au pays, ou qu’ils aient même fait face à la chaleur et à l’imprévisibilité des insurgés en Afghanistan, méritent les meilleurs services que le gouvernement et la bureaucratie puissent leur rendre.

Une cause près de chez soi

Il y a, dans chaque ville ou village au Canada, un monument — petit ou grand — servant à honorer les sacrifices faits en temps de guerre. La plupart de ces endroits tranquilles deviennent le point central de la collectivité au jour du Souvenir. À d’autres moments, ce sont des lieux où tout un chacun réfléchit à un parent ou à ce qu’une collectivité a perdu à la guerre.

Anciens Combattants Canada (ACC) estime qu’environ 6 000 cénotaphes ont été bâtis en l’honneur des militaires décédés et des anciens combattants. Ils ont presque tous été érigés par des groupes communautaires, des organisations d’anciens combattants, des sociétés historiques ou des administrations municipales. Malheureusement, les intempéries ou la négligence en ont abimé certains et les sacrifices de conflits plus récents n’ont pas été ajoutés à certains autres.

Certaines organisations de bénévoles qui ont bâti les monuments commémoratifs ont disparu, et c’est souvent la filiale locale de la Légion qui est de­venue la gardienne, officielle ou non, de ces endroits sacrés.

ACC a mis sur pied le Programme de restauration de cénotaphes et de monuments il y a cinq ans. Le programme sert encore aux organisations d’anciens combattants, aux administrations municipales, aux œuvres de bienfaisance enregistrées, aux établi­s­sements d’enseignement et aux autres organismes qui acceptent de faire un tel travail. Il octroie jusqu’à 50 p. 100 des dépenses admissibles, sans toutefois dépasser 25 000 $, et il a financé jusqu’à présent quelque 300 projets totalisant environ 2,8 millions de dollars. Toutes ces modernisations ont été approuvées par un groupe d’experts et de parties intéressées, y compris un représentant de la Direction nationale de la Légion royale canadienne.

ACC a annoncé, en novembre, qu’un million de dollars sera réservé chaque année pour que les organisations de bénévoles bâtissent de nouveaux monuments ou qu’elles fassent d’importantes rénovations aux monuments actuels (cf. page 24). Le nouveau Programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs dans les collectivités leur procurera jusqu’à 50 p. 100 du cout, sans pour autant excéder 50 000 $.

Nous sommes heureux de cette nouvelle parce que restaurer ou ériger des cénotaphes s’effectue dans les collectivités, où l’on trouve de nombreux volon­taires prêts à mettre la main à la pâte. Le dévouement qu’il faut aux Canadiens pour mener un projet à bien en dit long sur leur souvenir des héros tombés au champ d’honneur.

L’Association médicale se tourne vers la Légion

L’Association médicale canadienne (AMC) aimerait savoir ce que les légionnaires attendent de leur système de santé. Elle a établi un dialogue national avec les Canadiens dans le but d’améliorer les soins de santé. Le principal objectif est d’assurer la viabilité du système sous les pressions budgétaires et démographiques croissantes.

« Aujourd’hui, ce sont les gouvernements qui déterminent le type de soins que les Canadiens reçoivent, a déclaré le Dr Jeff Turnbull, président de l’AMC. « Or, nous donnons aux Canadiens l’occasion de faire savoir à ces gouvernements ce que veut la population et ce dont elle a réellement besoin. »

« Toute personne qui travaille dans un hôpital, comme je le fais, sait à quel point les filiales de la Légion rendent service en contribuant aux campagnes de financement et au bénévolat », a dit Turnbull.

Au début, on demandera aux participants de répondre à trois questions :

• La loi qui sous-tend notre système, la Loi canadienne sur la santé, date des années 1980. Elle ne couvre que les soins des médecins et des hôpitaux. Croyez-vous qu’il faudrait élargir la couverture prévue par la Loi pour inclure des éléments tels que les médicaments d’ordonnance et les soins de longue durée?

• Il est important que les citoyens sentent que le système leur donne une bonne valeur pour leur argent. Qu’est-ce qui constituerait une bonne valeur?

• Les patients et leur famille jouent un rôle important. Selon vous, quelle est la responsabilité des Canadiens en ce qui concerne leur santé?

L’information recueillie sera combinée aux commentaires reçus à l’occasion d’assemblées publiques tenues dans tous les coins du pays. Un rapport sera ensuite utilisé pour faire pression sur les politiciens.

« Notre objectif principal est de produire un système plus efficace et axé sur les patients », a dit le Dr Turnbull.

Prière de consulter <www.transformationsante.ca> pour obtenir plus d’information sur le dialogue national.

Cours d’officier d’entraide offert aux partenaires militaires

Les 11 et 12 janvier, le Bureau d’entraide a donné un cours d’officier d’entraide aux chefs de service de la Direction de la gestion du soutien aux blessés (DGSB), de l’unité interarmées de soutien au personnel (UISP) et des Centres intégrés de soutien au personnel (CISP).

Les CISP ont été mis en place pour appuyer les membres des Forces canadiennes malades ou blessés encore en service, ou lors de leur transition à la vie civile après avoir été libérés de l’armée, ainsi que pour appuyer leur famille.

Le cours sert a décrire les efforts entrepris pour les anciens combattants, les membres des Forces canadiennes et les personnes à leur charge.

Comme l’ont déclaré quelques chefs de service, « il est crucial d’être aussi renseigné que possible sur tous les partenaires de service ».

2010 : L’année en résumé

Nouvelle présidente, nouvelle approche

Proactif, progressif, positif et productif : mots clés qui résument l’année et la nouvelle présidente nationale a commencé à s’en servir au Congrès national.

Le 43e Congrès national de la Légion royale canadienne, tenu à Winnipeg, avait été précédé par une brève réunion du Conseil exécutif national (CEN) à la salle Marlborough de l’Hôtel Marlborough où fut fondée la Légion. Une cérémonie s’est ensuite déroulée au cours de laquelle une plaque a été dévoilée par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada qui reconnait la fondation comme un « évènement historique d’importance nationale ».

La déclaration d’un député remerciant la Légion et les anciens combattants canadiens a aussi été lue à l’Assemblée législative du Manitoba.

Wim Geerts, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Canada, était l’invité d’honneur à la cérémonie de dépôt de couronnes.

Quelques invités, dont le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), ont transmis les salutations de certains groupes ou fait des exposés pendant le congrès. Patricia Varga a été élue présidente nationale par acclamation. Lors de son discours d’acceptation, elle a dit que la Légion devait être proactive, progressive, positive et productive.

Wilf Edmond a endossé le rôle de président sortant et Gordon Moore a assumé le poste de premier vice-président national. Les trois postes de vice-président national ont été décrochés par Tom Eagles, David Flannigan et George O’Dair. Le trésorier national Michael Cook et le président des débats national Thomas Irvine ont conservé leur poste.

Le grand président Charles Belzile a procédé à l’installation des membres du comité directeur. Larry Murray, qui le remplaçait au poste honoraire, a ensuite été installé par la nouvelle présidente nationale et le président sortant.

Des collectes ont été faites lors de l’évènement pour le Fonds de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) et pour le Fonds de moral des troupes (FMT). Ces dons se sont chiffrés à 151 109,45 $, plus des promesses de 74 420 $, pour la LRACC, et à 45 019,93 $, plus des promesses de 6 050 $, pour le FMT.

Les activités à la Maison de la Légion se sont poursuivies pendant l’année. Le Bureau d’entraide a traité un grand nombre de demandes d’aide et offert ses services de représentation aux membres des Forces canadiennes (FC) et de la GRC, aux anciens combattants de tout âge et à leur famille. Les officiers d’entraide ont interjeté des appels et déposé des demandes de réexamen devant le Tribunal des anciens combattants (révision et appel), et assisté à quatre ateliers du Service de préparation à une seconde carrière.

Une séance de formation officielle a été tenue à la Direction nationale pour les nouveaux officiers d’entraide, assistants et autres personnes intéressées, dont des représentants d’ACC, des FC et de la GRC. On a aussi continué d’aborder les membres réguliers et réservistes des FC avec le concours des Centres de ressources pour les familles des militaires, de l’unité interarmées de soutien au personnel et des Centres intégrés de soutien au personnel, et grâce au soutien des directions divisionnaires, pour montrer qu’« on se soucie ».

Sous l’autorité du Comité des anciens combattants, des services et des ainés (CACSA), maintenant présidé par la présidente nationale Varga, deux séries de cours pour sondeurs de soins de longue durée ont été donnés et le Manuel d’Officier d’entraide a été mis à jour. Les officiers d’entraide des directions ont tous assisté, à Charlottetown, à la séance de formation pour officiers d’entraide sur le perfectionnement professionnel.

Le Bureau des services a aussi contrôlé le programme des logements de la Légion. (Il se termine en mars 2011, quand l’inventaire des logements mis à jour sera remis aux directions divi­sionnaires.) La Légion a travaillé étroitement avec la Société canadienne de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) afin qu’ACC reconnaisse le droit des anciens combattants souffrant de la SLA à toucher des prestations d’invalidité. Une nouvelle politique à cet égard a été adoptée en octobre.

La Légion a de plus paru devant le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes et confirmé qu’elle entérine les recommandations du Comité consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants. La Légion a maintenu qu’elle soutient la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) conformément au principe qu’elle doit être une « charte vivante » modifiée selon les besoins.

La Légion a ensuite paru devant le comité pour discuter des questions liées à une loi servant à limiter la vente des ordres, décorations et médailles militaires d’importance culturelle à des gens qui ne sont pas résidents du Canada. Le Parlement l’a finalement approuvée malgré l’opposition de la Légion et d’autres organisations d’anciens combattants. La Légion consulte les autres organisations d’anciens combattants au cas par cas lorsqu’elle est invitée à paraitre devant les comités du gouvernement. La Légion a aussi témoigné devant le comité pour discuter du stress de combat et du stress opérationnel.

Elle a également paru devant le Sous-comité des anciens combattants du Sénat pour discuter des problèmes liés à la NCAC, et elle a fait le point sur les résolutions que la Légion a prises à son 43e Congrès national.

La Légion a participé à une réunion à Ste-Anne-de-Bellevue où il fut question du transfert de l’Hôpital Ste-Anne pour anciens combattants à la province de Québec. Elle a aussi assisté aux International Society for Traumatic Stress Studies, à la réunion de l’Association canadienne de gérontologie et à la CF Health Initiative Conference à l’Université Queen’s.

La présidente nationale et le secrétaire national ont assisté à des consultations du ministre des Anciens Combattants pour discuter des améliorations prévues à la NCAC, qui ont été suivies par des exposés et l’annonce officielle d’une loi servant à modifier la NCAC.

D’autres annonces ont été faites par la suite sur le développement d’options échelonnées concernant les indemnités d’invalidité. La Légion a aussi parrainé deux déclarations de politique dans la revue Légion. Il y a également eu du progrès dans le sociétariat.

Les avis de renouvèlement ont été envoyés aux sociétaires qui n’avaient pas acquitté les frais de 2009 ou 2010. Les rappels ont porté fruit, menant à 19 000 renouvèlements.

En juin, une résolution a été adoptée pour permettre aux directions divisionnaires et aux filiales de reconnaitre le service en continu chez les dames auxiliaires (DA). Les années de services chez les DA ne peuvent pas être combinées à celles du service à la Légion, mais elles peuvent dorénavant être reconnues au moyen d’un autocollant au revers de la carte de membre de la Légion.

Le Comité de l’adhésion, présidé par le vice-président George O’Dair, a siégé pour la première fois en septembre. Il a introduit des modifications au programme lève-tôt servant à augmenter le pourcentage minimal de renouvèlements nécessaire pour obtenir un certificat ou un sceau de 50 à 75 p. 100.

Le Prix d’excellence en adhésion est un nouveau programme de certificats de mérite approuvé par le comité. Il sera décerné aux filiales en reconnaissance de leur dévouement exemplaire, de leur travail et du temps qu’elles passent au renouvèlement des membres et au recrutement.

En vue d’attirer les militaires, la Légion a continué d’offrir l’adhésion gratuite pendant un an, comme membre à titre personnel, à ceux ayant récemment pris leur retraite. Le service des adhésions a installé un stand aux Championnats nationaux d’athlétisme et au salon des médias Zoomer à Toronto afin de promouvoir les adhésions auprès du grand public.

Le Comité de la défense a maintenu une présence solide dans le monde de la défense grâce à son adhésion à la Conférence des associations de la défense (CAD) et à ses liens étroits avec les principaux commandants du ministère de la Défense nationale (MDN).

Le président intérimaire Randy Price a représenté le comité au Congrès national, après quoi le comité a été réorganisé. Il compte un représentant de plus, celui de la GRC, et Bill Leach, ancien commandant de l’armée, en a été nommé président.

Le comité a remanié son mandat, pour lequel il sollicitera une approbation en 2011, en y incluant la GRC.

Il s’est penché sur nombre de sujets, comme une résolution demandant au MDN de reconnaitre, au moyen d’une épingle, le service des gens qui ont servi moins de 12 ans, et il a plaidé pour l’octroi d’une médaille de service volontaire à tous ceux qui se sont portés volon­taires, sans critère de temps.

La réduction des fonds pour la réserve est aussi un sujet de préoccupation, et la CAD en a fait part au MDN. Des modifications à la NCAC ont été étudiées et appuyées, mais sans oublier qu’il fallait d’autres améliorations.

Le comité a continué de suivre de près les soins dispensés aux militaires après leur déploiement de concert avec le CACSA.

Le nombre de personnes à la cérémonie nationale du jour du Souvenir s’est élevé à 30 000. Le cortège vice-royal comprenait le gouverneur général, David Johnston; la mère de la Croix d’argent, Mabel Girouard de Bathurst (N.-B.); le leader du gouvernement à la Chambre des communes, John Baird; le président du Sénat, Noel Kinsella; le ministre des Anciens combattants, Jean-Pierre Blackburn; le général et chef d’état-major de la défense, Walter Natynczyk; les représentants de la jeunesse canadienne, Jan Sobotka, Jonathan Brown, Michael Sullivan et Shea Goreham (gagnants séniors des concours littéraires et d’affiches de la Légion); et la présidente de la Légion royale canadienne.

L’Acte du Souvenir a été récité en anglais par la présidente nationale, en français par le grand président et en cri par Norman Henderson.

Le Comité national du coquelicot et du souvenir, présidé par le vice-président national Tom Eagles, s’est réuni officiellement en deux occasions. Ses membres ont aussi examiné des enjeux et en ont discuté lors de téléréunions afin qu’ils soient réglés en temps opportun.

La campagne annuelle du coquelicot n’a rien perdu de son importance, le premier coquelicot ayant été remis au gouverneur général en octobre. Un lancement cérémoniel semblable a aussi eu lieu dans les autres directions divisionnaires.

Les filiales et les directions ont bien appuyé les concours littéraires et d’affiches, auxquels près de 100 000 élèves ont participé.

Le comité s’est livré à la révision du Manuel du Coquelicot et a recommandé des modifications et des mises à jour. Le nouveau manuel sortira au début 2011.

Quatre situations ont suscité une intervention judiciaire contre des entreprises ou des individus qui n’avaient pas obtempéré au mandement de cesser leur atteinte au droit d’auteur. La Direction nationale a aussi récemment signé une nouvelle lettre d’entente avec ACC relativement à l’utilisation de l’image du coquelicot dans le cadre du programme Le Canada se souvient.

Tous les ans en novembre, les récipiendaires des prix du cadet de l’année de la Marine, de l’Armée ou de l’Aviation sont invités à Ottawa pour participer à des évènements commémoratifs et servir de porteurs de couronne pour le cortège vice-royal à la cérémonie du jour du Souvenir. Les cadets par excellence de cette année étaient la cadette de la Marine Nadine Kelly, la cadette de l’Armée Ashley Linehan et le cadet de l’Aviation Sadiq Valliani.

Rencontres du Canada organise la semaine thématique Le Canada se souvient, parrainée par ACC, à laquelle prennent part, pendant la semaine du souvenir, 150 jeunes et surveillants de toutes les provinces. Le comité a accepté l’invitation, en 2010, de leur parler du souvenir et de ce que signifie le coquelicot.

Les Championnats canadiens d’athlétisme de la Légion ont eu lieu à l’Installation d’athlétisme Terry-Fox, à Ottawa, sous le regard vigilant du nouveau président du Comité des sports, David Flannigan. Des 10 divisions étaient venus 318 athlètes parrainés par la Légion, 33 chaperons et 25 entraineurs. En outre, il y avait 510 athlètes de la catégorie ouverte. Une veillée funèbre à la chandelle a été organisée pour les athlètes de la Légion, le soir du 5 aout, au Monument commémoratif de guerre du Canada.

C’est le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, David C. Onley, qui a déclaré les jeux officiellement ouverts. Le banquet de clôture s’est tenu au Manège militaire de la place Cartier, où Willy MacDonald, couronné du Prix Vimy, était conférencier.

La rencontre a été dirigée, pour la première fois au cours d’une période de trois jours, par le directeur de rencontre de l’endroit, Andy McInnis. Quatorze records de la jeunesse canadienne et vingt de la Légion ont été battus pendant la compétition. Tous les records de la Légion sauf trois et un de la jeunesse canadienne ont été battus par des athlètes choisis par la Légion. Xavier King et Christian Brennan, tous deux de l’Ontario, ont été choisis meilleurs athlètes masculin et féminin de la rencontre.

Au championnat de cribbage, organisé par la filiale Sussex (N.-B.) en avril, la compétition des simples a été remportée par Cathy Kerr de la filiale Charlottetown. Celle des doubles a été gagnée par Rick Walkden et Cyril Slade de la filiale Fairview, à Halifax, et celle des équipes, par Roger LeBlanc, Paul Calhoun, Dean McLaughlin et Carl Nash de la filiale Marysville de Fredericton.

Le championnat de fléchettes a été organisé en mai par la filiale Butler de Chester (N.-É.). Le titre chez les simples a été obtenu par Chester MacKenzie de la filiale MacDonald Memorial de Lakeside (N.-É.), celui chez les doubles, par Jeff Smith et Tom Vaughan de la filiale Carleton de Saint John (N.-B.), et l’équipe gagnante a été celle de la filiale québécoise LaSalle formée par Sébastien Gagnon, Gerald Hull, Jason Hurley et Kevin MacArthur.

Le championnat de curling a été organisé en mars par la filiale Stephenville (T.-N.). L’équipe gagnante était celle de la filiale Gladstone (Man.), formée par Jeff Stewart, Craig Douglas, Dwight Fergus et Jeff Mowat.

Le Comité des relations publiques s’est réuni en septembre sous la direction du premier vice-président Gordon Moore. Il s’est penché sur des suggestions émises pour améliorer l’empreinte de la Légion dans la collectivité, mais il n’avait pas encore présenté de nouveau plan au CEN au moment où nous mettions sous presse. Il préfère attendre le rapport que le CEN doit recevoir sur l’étude de marke­ting, dont s’occupe un employé contractuel pour la Légion, concernant l’avenir de cette dernière et les directions qu’elle devrait prendre.

En attendant, le service des communications a mené ses opérations habituelles liées à la gestion du Web, au soutien du catalogue et du graphisme au Bureau d’entraide, à la préparation des lettres de félicitations et des discours, et à l’administration des services d’ordinateurs et de téléphones. Le service a répondu à plus de 10 000 demandes pendant l’année tout en entretenant et en perfectionnant les opérations informatiques.

Quant aux anciens combattants antillais, l’informatique était le dernier de leurs soucis. La Légion a donné plus de 304 000 $ aux anciens combattants des Antilles sous la bannière de la LRACC en 2010, une générosité dont l’a remerciée le prince Philip, président de la LRACC. Lors d’une réunion dirigée en novembre par la présidente nationale, la Légion a mis de côté 300 000 $ de plus pour l’assistance en 2011 et ce, grâce au nombre record de dons reçus lors du Congrès national.

Le Comité du rituel et des récompen-ses s’est réuni une fois par mois pour que toutes les demandes soient examinées en temps opportun. Il a recommandé deux nouvelles barres pour les médailles des postes d’officier sortant aux niveaux de la filiale et des directions et, les demandes se faisant de plus en plus nombreuses, il a autorisé le service de l’approvisionnement à produire et à vendre des plaques décernées aux légionnaires de l’année.

L’ancien vice-président, Ron Goebel, a pris la place du président George O’Dair. Bernie Décarie, membre du comité, l’a ensuite remplacé.

Le comité a autorisé la production de médailles de service à la filiale et de service aux DA créées à la suite d’une résolution prise au Congrès national. Les médailles sont actuellement disponibles et les critères de leur attribution figurent dans le Manuel des Honneurs et Récompenses. Le Manuel des Rituel et insignes et le Manuel des Honneurs et récompenses ont été modifiés et ils sont en circulation. Le premier comprend une déclaration relativement au port de l’uniforme de la Légion et les normes de cet uniforme pour les occasions officielles.

Au service de l’approvisionnement, les articles de commémoration produits pour le jour de la Victoire et pour la guerre de Corée se sont bien vendus. Le travail s’est poursuivi relativement à la création d’un magasin Web et à la conception du catalogue, dont une nouvelle édition paraitra en octobre.

Tout ne s’est pas déroulé sans pro-blèmes avec le manufacturier des coquelicots et des couronnes. Certaines filiales n’ont pas reçu leurs commandes en entier parce que le stock était insuffisant. Des mesures ont été prises pour remédier à ce problème avant la prochaine campagne.

Le Comité des constitution et lois, présidé par Jim Rycroft, a continué de prodiguer des conseils sur les questions constitutionnelles soulevées par l’interprétation de la loi constitutive et des arrêtés généraux. Le comité a aussi examiné des modifications aux arrêtés généraux pour nombre de directions.

Il y a eu des changements chez les directeurs et à la manière dont se font les choses à la Direction nationale. Proactif, progressif, positif et productif : les mots clés du succès.

Financement disponible pour de nouveaux cénotaphes

Anciens Combattants Canada (ACC) allouera un million de dollars pour que les collectivités et les organisations de bénévoles puissent ériger de nouveaux cénotaphes ou faire d’importants ajouts aux cénotaphes actuels.

« On demande aux Canadiens et aux Canadiennes de ne pas simplement se laisser toucher par les activités du Souvenir, mais d’en faire partie, a déclaré le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn. Avec ce nouveau programme, les collectivités pourront montrer qu’elles se souviennent en édifiant de nouveaux monuments commémoratifs en l’honneur des héros de notre pays, nos anciens combattants et nos vétérans. »

Le Programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs de guerre fournira jusqu’à 50 p. 100 du cout total du projet, jusqu’à un montant maximum de 50 000 $, à des organisations sans but lucratif, telles que les filiales de la Légion. Les provinces, les territoires et les municipalités pourront présenter une demande dans le cadre du programme. Les particuliers, les entreprises à but lucratif et les ministères, agences et sociétés d’État fédéraux n’y auront pas droit.

Pour les besoins du programme, on entend par cénotaphe ou monument une statue ou une structure érigée à la mémoire de soldats canadiens morts à la guerre ou d’anciens combattants, ou commémorant un évènement lié à une opération militaire à laquelle le Canada a participé depuis 1867.

On entend par ajout important un élément ajouté directement à un cénotaphe ou à un monument actuel ou en complémentarité avec ce dernier et dont le coût en capital est supérieur à 25 000 $. Les ajouts à un cénotaphe ou à monument actuel dont le coût en capital est inférieur à 25 000 $ ne sont pas admissibles, bien que des fonds pourraient être octroyés dans le cadre du Programme de restauration de cénotaphes et de monuments.

C’est le programme de restauration, lancé en 2006, qui a servi de modèle au nouveau programme, dit John Desrosiers, gestionnaire de l’engagement communautaire au sein de la Direction générale du programme d’ACC le Canada se souvient.

« Le programme de restauration de cénotaphes existe depuis cinq ans. Nous avons subventionné quelque 300 projets totalisant environ 2,8 millions de dollars, a affirmé Desrosiers. « Il y avait toujours des gens faisant des demandes liées à la construction de nouveaux cénotaphes, que nous refusions en raison des critères du programme. »

Certains des projets de restauration concernaient la modernisation de monuments pour y inclure le service ayant eu lieu après la guerre de Corée. « Je pense que notre participation en Afghanistan a servi à vraiment faire progresser ça. Beaucoup de gens veulent reconnaitre l’Afghanistan et les efforts de maintien de la paix que le Canada a déployés partout dans le monde », a déclaré Desrosiers.

Les formulaires de demande se trouvent dans la partie Le Canada se sou­vient du site Web d’ACC <www.vac-acc.gc.ca/renseignements>. Les demandeurs doivent déposer un document expliquant de quelle façon le monument sera entretenu, un autre indiquant qui sera propriétaire ou responsable du nouveau monument, ainsi que des photo­graphies du site proposé pour la construction. En aucun cas le gouvernement du Canada n’assumera-t-il la responsabilité liée à la propriété des monuments construits dans le cadre du programme.

Ce dernier ne servira à financer ni la construction de monuments honorant un particulier, ni ceux qui seront situés à l’étranger, ni ceux d’importance nationale. Le financement d’édifices, de parcs, ou de la création ou de la restauration d’artefacts ou de répliques comme ceux d’avions, de navires ou de chars d’assaut ne sera pas offert non plus.

ACC insiste aussi que les inscriptions soient toutes dans les deux langues officielles, quel que soit l’endroit où le cénotaphe sera construit.

Chaque demande sera évaluée par un comité de révision externe d’après tous les renseignements et documents justificatifs qui leur auront été soumis. « Le comité s’apparentera à celui qui a été créé pour le programme de restauration. Il y aura des représentants d’organisations d’anciens combattants et un employé de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada qui servira de conseiller relativement à la conservation », a ajouté Desrosiers.

Ce comité, qui siègera tous les trois mois, comprendra un représentant de la Direction nationale de la Légion royale canadienne. « On sait que la Légion est habituellement partie prenante importante dans des projets communautaires comme ceux-là », a renchéri Desrosiers.

La contribution d’ACC sera l’entière contribution fédérale permise. Les octrois des autres ministères ou orga­nismes fédéraux ne pourront pas y être ajoutés. Cependant, les gouvernements provinciaux ou municipaux pourront contribuer au projet.

Après l’approbation d’un projet, un accord officiel sera signé dans lequel seront stipulées les contributions et res­ponsabilités de chaque partie. Toutes les organisations qui recevront des fonds devront remettre un rapport final à la fin du projet.

Desrosiers affirme que le ministère a reçu six demandes entre le jour de l’annonce du programme, en novembre, et le début du mois de janvier. La plupart d’entre elles serviraient à reconnaitre le service après la guerre de Corée.

CHEZ SOI À VIE: PARTIE 1, LA MAISON DE SOUTIEN

Chez Derek et Maria Lunden, à North Vancouver, ou chez Alison et Peter Faid, à Edmonton, on est émerveillé par les cuisines et salles de bains spacieuses, les portes et couloirs larges, la finition exquise et une lumière naturelle abondante. Ce qui est moins évident, c’est que ces demeures ont été conçues pour que leurs propriétaires puissent s’y mouvoir pendant les derniers stades de la vie, quoi qu’il advienne.