Éditorial Le dossier du produit Orange va de l’avant

Les Conservateurs ont fait une promesse électorale selon laquelle les gens qui ont été exposés aux défoliants pulvérisés à la BFC Gagetown, au Nouveau-Brunswick, allaient être indemnisés, et ils sont vraiment en train de s’en occuper.

Pendant la campagne électorale, le chef du Parti conservateur Stephen Harper a déclaré qu’un gouvernement conservateur instituerait une indemnité entière et équitable pour les gens exposés au défoliant pulvérisé entre 1956 et 1984. Le critique principal du parti sur cette question, Greg Thompson, s’était aussi bien fait entendre. Après l’élection, ni l’un ni l’autre de ces deux hommes n’a vacillé et leur sentiment d’urgence ne s’est pas dissipé, ce qui est une bonne nouvelle pour les gens qui se sont battus péniblement et longtemps.

Lors d’une visite au Nouveau-Brunswick au mois de mars, le Premier ministre Harper a réaffirmé son engagement à un système d’indemnité pour les anciens combattants et les civils. Thompson, qui de critique de l’opposition est passé au poste de ministre des Anciens combattants, se trouvait dans la région en même temps. Une partie de la base se trouve dans sa circonscription, et il a clairement indiqué durant sa visite qu’un régime d’indemnité serait présenté au cabinet en automne. Sa crédibilité dépendant donc d’une solution satisfaisante, Thompson semble déterminé à mettre sur pied le bon régime avant de le présenter au cabinet.

Ainsi, au début du printemps, on prévoyait avec optimisme que le dossier du produit Orange et du produit Pourpre allait être résolu. Le personnel des Forces canadiennes qui s’est entraîné à Gagetown et les civils qui y ont travaillé, ainsi que les gens qui habitent dans les environs, méritent qu’on les traite avec justice, et cela aussi vite que possible. En attendant, la Légion royale canadienne observe les agissements du gouvernement concernant le dossier. Elle va aussi continuer de représenter les anciens combattants et les personnes à leur charge quand il s’agit de faire une demande, conformément à la Loi sur les pensions et à la nouvelle Charte des anciens combattants, en ce qui concerne les pensions et les indemnités d’invalidité.

Le directeur du bureau national des services Pierre Allard est en train de communiquer avec des officiels d’Anciens combattants Canada à propos du genre d’indemnité qu’on pourrait attribuer aux demandeurs en plus des demandes d’invalidité. “Nous attendons les résultats de l’enquête sur les faits et nous avons servi à transmettre certains des résultats préliminaires”, dit-il. “Il nous semble qu’ACC prend ceci au sérieux.”

C’est à Thompson de jouer, maintenant, et les anciens combattants et les civils attendent anxieusement son service terminal, tout comme nous.

Lancement des compétitions pour les bourses

Le jour de la remise des diplômes arrive bientôt, alors c’est à nouveau le moment pour les enfants et les petits-enfants des légionnaires de faire la demande d’une bourse Lombard-LRC. Les deux candidats choisis (un garçon et une fille) recevront 5 000 $ chacun pour leur première année d’enseignement postsecondaire.

C’est la troisième fois que la bourse annuelle est offerte par le groupe d’assurances Lombard Canada, un des partenaires de l’Ensemble d’avantages aux membres de la Légion.

Comme l’ont démontré les récipiendaires précédents, la chance n’a rien à voir avec qui finit par être sélectionné. Les demandeurs doivent avoir une moyenne minimale de 75 pour cent dans leur dernière année de cours, et avoir démontré qu’ils ont une vie bien remplie à l’extérieur des études, y compris une participation à des activités sportives ou récréatives, de l’expérience dans le bénévolat et des qualités de commandement.

Jason Bednarz, directeur-adjoint de l’expansion de l’entreprise chez Lombard, offre les conseils suivants : “la bourse n’est pas toujours donnée à la personne qui a les meilleures notes, alors faites bien attention d’inclure toutes vos activités extrascolaires, tout travail bénévole, des choses comme ça.”

Il est important aussi que la demande que le candidat envoie soit entièrement remplie. “Il faut que vous ayez un parent ou un grand-parent qui est membre de la Légion et vous devez donner des renseignements sur eux dans la demande.” Les formulaires de demande et d’autres renseignements sont disponibles par Internet à http://www.lombard.ca/rcl/ scholarship.html.

Les élèves doivent faire la demande de bourse au plus tard un an après avoir terminé l’école secondaire ou le cégep, et s’engager à aller à temps plein à un établissement agréé qui offre des diplômes universitaires. Il n’existe aucune restriction à propos du programme d’études choisi. L’admissibilité est limitée aux enfants ou petits-enfants à charge, y compris les enfants adoptifs et les beaux-fils/ belles-filles de membres de la Légion royale canadienne.

Les demandeurs doivent être citoyens canadiens. En plus du formulaire rempli, ils doivent envoyer un relevé officiel du dossier de la dernière année complète et de l’année courante avec le sceau de l’école et la signature du registraire, une courte composition, et deux lettres de référence (une scolaire et l’autre non scolaire). Le tout doit être posté à Bourses Lombard-LRC, case postale 440, succursale A, Toronto (Ont.) M5W 1C2. La date d’échéance est le vendredi 2 juin.

À votre service – Programme d’approche pastorale

En automne 2003, Anciens combattants Canada et le ministère de la Défense nationale ont lancé un projet mixte ayant pour objet de coordonner plus systématiquement la prestation de soins pastoraux aux anciens combattants et à leur famille. Cette initiative reconnaissait entre autres que les aumôniers des Forces canadiennes n’ont pas de mandat, pas de responsabilité, pour secourir le personnel à la retraite. Bien que les aumôniers de la Légion aient toujours offert leur aide quand ils le pouvaient, ils ne peuvent pas subvenir aux besoins pastoraux de tous les anciens combattants et de leur famille partout au Canada.

Le mérite doit revenir aux deux groupes. Ils ont fait de leur mieux fidèlement dans les circonstances qui régnaient. Malheureusement, certains des membres du personnel à la retraite et de leur famille passent entre les mailles du filet et ils n’obtiennent pas de soin pastoral du tout, surtout quand ils ne sont pas membres d’une paroisse civile. Souvent, cela arrive durant les temps les plus difficiles de leur vie : quand ils doivent s’occuper de questions qui concernent la fin de la vie, comme lorsqu’ils sont à l’agonie, à l’occasion de la mort d’un être cher, des funérailles et de deuil. Le projet d’approche pastorale est une tentative de redresser cette situation.

Maintenant, après plus de deux ans d’essais et d’évaluation, cette initiative est sur le point de devenir un programme officiel. Il va être inclus dans la liste des programmes disponibles à notre personnel à la retraite et à leur famille dans le cadre du nouveau Programme de modernisation des anciens combattants. Ce programme va fonctionner grâce à un bureau national situé au Centre d’Ottawa, et il va profiter d’un réseau de clercs mandatés partout au Canada.

Ce réseau va consister principalement d’aumôniers des Forces canadiennes à la retraite, d’aumôniers de la Légion, et d’autres membres du clergé civils qui ont une certaine expérience et des connaissances directes du mode de vie militaire. À l’occasion, il faudra profiter du sacerdoce de clercs civils qui ne sont pas familiers avec les Forces canadiennes, surtout en cas d’urgence. Tous les membres du clergé, toutefois, seront approuvés et mandatés spécifiquement pour ce sacerdoce. Une fois qu’on leur aura demandé de donner des soins pastoraux, ils seront rémunérés pour leurs services et on leur remboursera ce qu’ils auront été obligés de dépenser.

Si vous êtes membre du clergé ordonné ou mandaté, de n’importe quel culte ou groupe confessionnel, et que vous êtes intéressé à devenir membre de ce réseau, on vous invite à en faire la demande. Les formulaires de demande et les brochures sont disponibles par l’entremise du site web http://www.forces.gc.ca/centre. Vous pouvez aussi écrire au gestionnaire du programme à : DDVPC 6, Quartier général de la Défense nationale, Édifice major-général G.R. Pearkes, 101, promenade Col. By, Ottawa (Ont.) K1A 0K2, ou composez le 1-800-883-6094. Vous pouvez aussi prendre contact avec la Légion par l’entremise du directeur Pierre Allard du Bureau des services de la Légion au (613) 235-4391 ou par courriel à pallard@legion.ca.

La Légion est fière de participer à ce programme et heureuse de la recommander aux aumôniers de la Légion.

Placement des nouveaux anciens combattants

Comme on en a discuté auparavant, un programme de placement va être mis en oeuvre pour les vétérans des Forces canadiennes en vue de les aider à rentrer dans la main-d’oeuvre civile par l’entremise d’une formation de recherche d’emploi, de l’amélioration des compétences, et de l’assistance pour trouver un emploi. La Légion royale canadienne est en train d’étudier la possibilité de jouer un rôle dans le programme de placement où, parmi d’autres responsabilités, des bénévoles entraînés ayant accès à une base de données numérique fournie par l’entrepreneur pourraient assister les vétérans des Forces canadiennes à trouver un emploi adéquat grâce à un matériel de marketing et à d’autres ressources.

Du point de vue de la Légion, cela pourrait servir à établir un bon rapport avec les vétérans des Forces canadiennes, la source logique de recrues. Ce programme pourrait fonctionner selon un processus semblable à l’étude des soins de longue durée si réussi qui a été mené par des bénévoles de la Légion. Si vous êtes intéressé à participer à un tel réseau, veuillez prendre contact avec Pierre Allard, le directeur du Bureau national des services de la Légion, au (613) 235-4391 ou par courriel à pallard@legion.ca. Des gens nous ont déjà avisé qu’ils ont l’intention de participer et nous serions heureux d’avoir d’autres bénévoles, y compris des membres d’autres organisations d’anciens combattants.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Succès au Musée canadien de la guerre

Le nombre de visiteurs au nouveau Musée canadien de la guerre semble prendre exemple sur la ligne du toit qui va en s’élevant.

On s’attend à ce que le MCG aura enregistré son 575 000e visiteur avant le 31 mars. Cette étape dépassera de beaucoup le chiffre de 400 000 qu’on prévoyait en mai dernier comme total des visiteurs de la première année. “Nous avons dépassé cette prévision durant la semaine du Souvenir de 2005”, nous dit le président-directeur général du Musée Joe Geurts. “Par rapport aux quelques dernières années à l’ancien endroit, le nombre de visiteurs a plus que triplé…”

C’est une excellente nouvelle pour le musée et pour le Canada. La longue attente pour un meilleur établissement a porté fruits. Ici, finalement, nous avons enfin la preuve que les Canadiens s’intéressent beaucoup à l’histoire militaire de leur pays, et que si l’on bâti un édifice novateur avec l’espace qu’il faut, le public va s’y rendre. Et de plus, il va apprendre. “Nous sommes très heureux de ce succès”, dit M. Victor Rabinovitch, président-directeur général de la Société du Musée canadien des civilisations, laquelle comprend le MCG ainsi que le Musée canadien des civilisations. “Le nouveau musée sert à faire connaître aux visiteurs l’histoire militaire du Canada dans ses dimensions personnelle, nationale et internationale…

Un sondage des visiteurs du musée indique que les gens de tous les âges s’y intéressent beaucoup. Geurts dit que 42 pour cent des visiteurs avaient entre 39 et 58 ans, 28 pour cent avaient entre 12 et 27 ans, 21 pour cent avaient entre 28 et 38 ans et 9 pour cent avaient plus de 58 ans.

Geurts est bien content aussi du fait que le 31 janvier, le nombre d’élèves qui avaient visité le MCG s’élevait à plus de 65 000. Parmi les faits à remarquer : 30 pour cent des visiteurs sont venus en tant que partie d’une famille, et le musée attire plus de femmes que jamais auparavant.

Soit, l’importance du nombre de visiteurs de la première année a été en bonne partie causé par l’ouverture officielle, en mai dernier, mais le nombre d’élèves qui réservent entre avril et juin a augmenté et il y a nombre d’indications que le succès va se poursuivre.

Geurts dit que l’écho des visiteurs est très positif. Il dit que bien des gens ont identifié l’architecture inhabituelle de l’édifice, ainsi que ses expositions (le salon d’honneur de la Légion royale canadienne compris), comme raisons d’y retourner. De surcroît, le musée fonctionne bien aussi parce qu’il donne aux visiteurs un lien personnel avec le passé militaire du Canada.

Il y a aussi eu des visiteurs qui ont offert des critiques constructives. On a fait de efforts pour améliorer les services à la clientèle et les panneaux qui se trouvent dans l’édifice de 440 500 pi. ca. Mais la leçon qui est peut-être la plus importante a été apprise par Geurts, et par d’autres gens, le premier jour. “Il faut que nous soyons fidèles à notre mission. Nous devons soutenir nos efforts, et ne jamais oublier que ce que nous faisons marche vraiment. En même temps, nous devons maintenir la nouveauté et continuer de présenter l’aspect personnel de la guerre…

À l’avenir du MDG!

Éditorial – Comprendre la mission en Afghanistan

Les soldats canadiens savent pourquoi ils sont en Afghanistan. Ce qui n’est pas aussi clair, toutefois, c’est à quel point leur dernière mission est comprise par le public canadien. Malheureusement, beaucoup de Canadiens regardent encore ces soldats et leurs devoirs sous un jour périmé, un jour qui donne un sens classique aux mots maintien de la paix.

Le Canada et l’OTAN se sont engagés à stabiliser les états en déroute et à les aider à évoluer. La mission actuelle a deux composantes principales. D’abord il y a l’équipe de reconstruction provinciale (PRT). Son travail est de consolider l’autorité du gouvernement afghan à Kandahar et ses environs, dans le Sud-Afghanistan, et aider les autorités locales à stabiliser et reconstruire la région. Ensuite il y a la patrouille du Sud-Afghanistan, avec les troupes de l’OTAN, à la place des forces des États-Unis. En général, c’est une mission agressive et nos soldats vont certainement faire face aux Talibans et al-Qaïda.

On peut être sûr que cela va faire d’autres victimes. Les gradés et les soldats sur le terrain sont bien au courant de tout cela. En fait, le chef d’état-major de la défense, le général Rick Hillier, s’est entretenu à plusieurs reprises du danger auquel font face ses troupes pour dénicher et détruire les insurgés. Il croit que si nous n’exportons pas la stabilité, nous allons importer l’instabilité.

Ce qui est en jeu en Afghanistan, c’est le terrorisme et le totalitarisme qu’on doit y combattre. C’est un travail qui doit être fait et nos soldats ont été entraînés pour le faire. Pour parler franchement, le plan de l’OTAN est de neutraliser les méchants et pousser les militants de Kandahar vers la périphérie où on pourra les attaquer et les tuer. Le public doit réaliser que ce travail difficile et dangereux est celui qui offre la meilleure occasion d’apporter la démocratie à ce pays déchiré par la guerre qui espère la paix.

Nous nous devons de mieux comprendre, mais nous le devons surtout aux plus de 2 000 soldats canadiens et aux autres Canadiens qui mettent leur vie en danger là-bas.

À votre service – Mettre de l’ordre dans les pensions

Actuellement, d’après la Loi sur les pensions, tout argent payé à un vétéran des Forces canadiennes comme indemnité d’une invalidité résultant du service militaire, est neutralisé par le montant de l’invalidité de longue durée (ILD) que paie le Régime d’assurance-revenu militaire (RARM) en tant qu’avantage de remplacement de revenu mensuel.

L’ILD du RARM garantit aux membres des Forces canadiennes 75 pour cent de leur ancien salaire pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans s’ils sont remis à la vie civile à cause d’une invalidité résultant du service. Les paiements peuvent continuer jusqu’à l’âge de 65 ans si le membre reste invalide. Toutefois, l’ILD du RARM ne paie pas nécessairement les 75 pour cent au complet. En fait, on tient compte de toute autre source de revenu que l’ancien membre obtient et cela neutralise le montant que le RARM paie directement.

La pension d’invalidité d’Anciens combattants Canada, bien qu’on ne la considère pas comme un revenu mais bien un avantage d’invalidité pour indemniser d’une blessure soufferte en service, est vue comme une source de revenu par le RARM. Il y a contradiction, car les membres qui servent encore peuvent obtenir une pension d’invalidité d’ACC tout en recevant leur salaire en entier.

De plus, suite à l’entrée en vigueur de la Loi sur la rééducation et l’indemnité des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants, cette iniquité va probablement être corrigée mais ces clauses ne seront pas rétroactives. Les gens qui obtiennent des avantages d’ACC conformément à la Loi sur les pensions vont continuer d’obtenir des avantages du RARM réduits.

Par exemple, prenons deux caporaux-chefs qui servent dans la même unité, les deux sont mariés et ont un enfant chacun, et ils ont tous deux huit ans de service militaire. Le cplc A souffre d’une blessure qui le rend invalide en permanence. Mais l’invalidité n’est pas assez sévère pour l’empêcher de continuer à servir dans les Forces canadiennes. On juge qu’il a droit à une pension d’invalidité d’ACC de 20 pour cent, ce qui revient à une pension d’invalidité mensuelle de 550 $ à peu près. Pour autant que cela ne s’aggrave pas, il devrait continuer à recevoir au moins ce montant, libre d’impôt, le reste de ses jours. S’il servait encore 20 ou 25 ans, il prendrait sa retraite avec une pension de retraite basée sur le salaire qu’il aurait à un grade supérieur à celui où il eut été blessé. Sa pension d’ACC ne serait jamais en danger, ni ne la considérerait-on comme un revenu, même après qu’il ait pris sa retraite.

Le cplc B est blessé aussi mais sa blessure est bien plus grave, au point où il est rendu à la vie civile comme étant inapte pour raison de santé. On lui octroi une pension d’invalidité d’ACC de 70 pour cent, ce qui revient à environ 1 950 $. Son affaiblissement est si grave qu’il n’a guère de chances d’obtenir d’emploi au civil. Avec huit ans de service seulement, il n’aura pas droit à une pension de retraite. D’après les avantages d’ILD du RARM, il n’aura droit qu’à 75 pour cent de son salaire des FC. Malheureusement, la valeur de la pension que lui remet ACC sera soustraite de ce que lui paie l’ILD du RARM.

Ces deux exemples très ordinaires démontrent une injustice dans les avantages d’ILD du RARM qu’il faut corriger. Les avantages de pension d’invalidité d’ACC ne sont pas un revenu. Cette réalité est reconnue par la Loi sur la rééducation et l’indemnité des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants, qu’on appelle souvent la nouvelle Charte des anciens combattants, et qui offre un montant singulier libre d’impôt pour dédommager des souffrances et douleurs.

La Légion a demandé au ministère de la Défense nationale et au RARM de corriger cette iniquité.

Nouveau programme de placement

Comme on en a discuté auparavant, un programme de placement va être mis en oeuvre pour les vétérans des Forces canadiennes en vue de les aider à rentrer dans la main-d’oeuvre civile par l’entremise d’une formation de recherche d’emploi, de l’amélioration des compétences, et de l’assistance pour trouver un emploi. La Légion royale canadienne est en train d’étudier la possibilité de jouer un rôle dans le programme de placement où, parmi d’autres responsabilités, des bénévoles entraînés ayant accès à une base de données numérique fournie par l’entrepreneur pourraient assister les vétérans des Forces canadiennes à trouver un emploi adéquat grâce à un matériel de marketing et à d’autres ressources.

Du point de vue de la Légion, cela pourrait servir à établir un bon rapport avec les vétérans des Forces canadiennes, la source logique de recrues. Ce programme pourrait fonctionner selon un processus semblable au projet d’étude des soins de longue durée si réussi qui a été mené par des bénévoles de la Légion. Si participer à un tel travail vous intéresse, veuillez prendre contact avec le directeur Pierre Allard du Bureau national des services au 613-235-4391 ou par courriel au pallard@legion.ca.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Bob Smellie 1923-2005

Il a servi son régiment, la Légion, sa province et son pays. Le vétéran du jour J Robert Gordon Smellie, qui a été lieutenant-colonel honoraire des Royal Winnipeg Rifles, président national de la Légion, ministre provincial des affaires municipales et bénévole toute sa vie, a succombé, le 29 septembre, à une bronchopneumopathie obstructive chronique, à l’Hôpital Victoria de Winnipeg. Il était âgé de 82 ans.

“Bob était principalement un homme très intègre, et très direct”, dit Jean Smellie, son épouse depuis 25 ans. “Il n’a jamais reculé devant quoi que ce soit qu’il croyait de son devoir de redresser. Il venait d’une petite ville et n’a jamais perdu ces valeurs.”

Un des quatre enfants de George et Jessie Smellie, il est né en 1923 et a grandi à Russell (Man.). Il a interrompu son éducation au collège Brandon pour servir dans les Royal Winnipeg Rifles durant la Seconde Guerre mondiale. Quelques semaines à peine après avoir survécu aux débarquements du jour J, ce jeune soldat a été blessé et a été ramené en Angleterre pour s’y faire soigner. Après son rétablissement, Smellie a obtenu son brevet en tant que lieutenant.

Quand la guerre est finie, il a repris son éducation et épousé Lois Cochrane de Silverton. Pendant qu’ils élevaient trois filles Susan, Carol et Linda, l’ancien combattant a installé son cabinet d’avocat à Russell. Il s’est aussi lancé en politique, est devenu député de l’Assemblée législative du Manitoba de 1958 à 1966 et a été ministre des affaires municipales dans le gouvernement conservateur de Duff Roblin de 1963 à 1966. Quelques années plus tard, Smellie entrait à la société d’avocats Aikins MacAulay de Winnipeg.

Durant ce temps-là, il s’engageait de plus en plus à la Légion. Smellie est entré à la filiale Crescentwood-River Heights de Winnipeg en 1948, et il est ensuite devenu membre de la filiale Russell. Il a grimpé les échelons plus vite que d’habitude, devenant président de la filiale en 1954 et, après un certain temps, a été élu vice-président de la Division du Manitoba-Nord-Ouest de l’Ontario, en 1963.

Smellie faisait partie d’un groupe de jeunes membres qui, durant les années 1960, a réorganisé de fond en comble le leadership de la Légion et fini par remplacer la ‘vieille garde’ composée de membres de la Première Guerre mondiale. En 1968, Smellie était élu troisième vice-président national, et il obtenait le poste de président en 1972. À cause de son jeune âge et de son expérience du leadership relativement courte, le jeune avocat a dû travailler très fort pour mériter le respect de ses collègues, mais il l’a fait. Il faisait partie des dirigeants disposés à la réforme qui ont réussi à faire accepter les fils et les filles des anciens combattants en tant que membres associés durant les années 1970.

Sa grande estime envers la Légion est une chose qu’il a transmise à sa famille, dit Jean Smellie. “Il voulait que ses petits-enfants sachent combien l’expérience l’avait affiné quand il était jeune, et à quel point la camaraderie de la Légion lui était importante.” Travailler pour l’organisation lui donnait aussi l’occasion de voyager et c’est lors d’un voyage à Londres (Angleterre), à l’occasion d’un congrès de la Ligue des anciens combattants du Commonwealth qu’il a rencontré Jean, sa deuxième épouse.

Jean Smellie dit que son mari parlait à l’occasion de son service, et qu’il était fier de représenter son régiment en tant que lieutenant-colonel honoraire lors d’un voyage marquant le 45e anniversaire du jour J. En Normandie, “nous avons rencontré les gens qui possédaient la ferme dans le verger de laquelle certains de ses copains et lui avaient creusé des tranchées. Nous avons conduit à travers la campagne et sommes allés à Carpiquet, là où il a été blessé.” Le couple a aussi fait une visite émouvante au Château d’Audrieu, où 22 membres de son régiment et plusieurs autres Canadiens prisonniers de guerre ont été assassinés par les Allemands le 8 juin 1944. Jean dit que son époux a été chanceux d’avoir évité ce sort. “C’était en quelque sorte comme ‘Grâce à Dieu…’.”

Bob Smellie a continué de se dévouer à sa famille et de servir sa collectivité au cours de ses dernières années. En plus de se porter volontaire au Centre Deer Lodge pour anciens combattants à Winnipeg, et à des organismes comme la Fondation du coeur et les barreaux du Manitoba et du Canada, il est entré au Corps canadien des commissionnaires en 1978, en devenant le président national en 1995. On lui a décerné la Médaille du Jubilé de la reine en 2003.

Les Royal Winnipeg Rifles ont organisé un service commémoratif pour Smellie, en octobre, au manège militaire Minto. Portent le deuil de cet ancien combattant Jean et sa fille Penelope, sa première épouse Lois et ses filles Susan, Carol et Linda, six petits-enfants et une arrière-petite-fille.

Clare Laking 1899-2005

Un des derniers liens du Canada avec la Grande Guerre est décédé. On croit que Clare Laking, un jeune de 18 ans plein de cran qui a pris du service en 1917, était le dernier ancien combattant vivant ayant combattu à la Première Guerre mondiale. Il n’y aurait plus que quatre vétérans de la Première Guerre mondiale encore vivants. Laking, qui était en bonne santé jusqu’à ses derniers jours, est mort le 26 novembre au Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre, à Toronto. Il était âgé de 106 ans.

S’engager lors de la Grande Guerre était un geste de défi pour le jeune Charles Clarence Laking, dont le père, un pacifiste ministre du culte laïque de l’Old Methodist Church, assistait aux réunions de recrutement pour “réfuter tout ce qu’on y disait”. “Ça m’embarrassait”, se rappelait le centenaire en 2003 lors d’une interview qu’il nous avait accordée. Alors le jeune a quitté la ferme de sa famille près de Campbellville (Ont.) et son emploi à la Banque de la Nouvelle-Écosse pour aller outre-mer en tant que simple soldat de la 4e Brigade de la 27e Batterie de l’Artillerie canadienne.

Pendant son service d’un an et demi, Laking a eu le genre d’éducation qu’on ne peut obtenir qu’à la guerre. Il a appris le code Morse en Angleterre, et puis il est allé au front en tant que signaleur, en France, où il installait des lignes téléphoniques le long des tranchées boueuses pour assurer les communications. Bien qu’il avait à peine failli participer à la bataille majeure de la crête de Vimy, l’adolescent a eu sa part d’excitation; et d’expériences à proximité de la mort.

En maintes occasions, Laking a vu des obus exploser un peu trop près à son goût. Il a fini par être touché lui-même. Alors qu’il transportait un camarade blessé à un poste de secours, il demanda à un autre soldat, “Y a-t-il un trou dans ma tunique?”. L’arrière de son épaule droite avait été déchirée par un éclat d’obus, le forçant à passer quelques jours à l’hôpital.

Le garçon était devenu un homme quand il revenait au Canada, fortifié par l’expérience et déterminé à prouver quelque chose à son père qui avait peur qu’il succomberait aux influences des spiritueux et du beau sexe. “J’étais décidé à lui faire honte. Je n’ai pas touché une seule fois à ma portion de rhum, tout le temps que j’étais là-bas. J’ai mené une vie irrépréhensible et je suis revenu; il n’en a jamais parlé, je n’en ai jamais parlé. Tout a recommencé comme ça allait avant la guerre.”

Pendant un certain temps, le jeune ancien combattant a repris la vie de fermier, mais son oncle qui était marchand de bois à Toronto lui a offert un emploi de comptable peu de temps après. “Ça m’a fait découvrir le détail de l’industrie du bois d’oeuvre.” Quand, en 1929, Laking voulait se marier, il a demandé une augmentation à son oncle. Ayant essuyé un refus, l’homme de 30 ans démontra à nouveau la ténacité dont il était capable. “Je me suis mis en rogne et j’ai donné ma démission. Mon oncle m’a appelé pour me dire, ‘Je peux payer autant que n’importe qui’. Mais, à ce moment-là, Laking avait déjà trouvé un emploi chez un autre marchand de bois. Il a fini par être propriétaire de sa propre entreprise, Danforth Wallboard.

L’ancien combattant a eu encore plus de succès en amour qu’il en a eu en affaires, et ces dernières marchaient très bien. Son union avec Helen Paterson a duré 64 ans, jusqu’à la mort de cette dernière en 1993. “C’était une fille de Toronto, une secrétaire juridique, et je n’aurais pas pu trouver mieux.” Ensemble, ils ont élevé deux enfants, Keith et Sheila, et leur vie était pleine de rires; voici les trois secrets de Laking pour vivre longtemps : “Essayer de trouver le côté drôle de la vie à la place d’être toujours sombre. Rester actif : j’ai joué au curling jusqu’à l’âge de 96 ans. La troisième chose c’est, continuer de respirer.”

Laking a fait une impression durable aux gens qu’il a rencontrés aux cérémonies du Souvenir, auxquelles il assistait plus souvent durant les dernières années de sa vie. Le signaleur de la Seconde Guerre mondiale Bob Martin, de Scarborough (Ont.), se souvient que lorsqu’il a rencontré Laking pour la première fois en 1999, à un souper que la Légion donnait en l’honneur d’anciens combattants, le centenaire a surpris tout le monde en conduisant lui-même pour s’y rendre. Ce soir-là, les deux signaleurs se sont mis à bavarder et ils ont gardé le contact par la suite. “Il y avait toujours une note joyeuse dans sa voix”, dit Martin.

Portent le deuil de Laking ses deux enfants, quatre petits-enfants et neuf arrière-petits-enfants

En l’honneur du 80e anniversaire

La Légion royale canadienne a créé un logo spécial, une épingle à porter au revers et d’autres articles en l’honneur d’une année spéciale : celle de son 80e anniversaire.

“Le Conseil exécutif national nous a demandé de créer quelque chose pour commémorer le 80e anniversaire, et nous avons d’abord choisi une épingle à porter au revers”, dit Stephen Heiter, le directeur adjoint de l’approvisionnement de la Direction nationale. Il s’agissait d’une mesure logique, dit-il, car les épingles des 60e et 75e anniversaires ont été très populaires et les ventes d’épingles de l’année de l’ancien combattant, 2005, ont dépassé les 50 000. Heiter s’attend à ce qu’il y ait une réponse semblable au dernier ajout. “C’est surtout basé sur le fait que les membres de la Légion peuvent la porter sur l’uniforme.”

L’épingle comporte une feuille d’érable sur laquelle les armoiries de la Légion ont été superposées. Un ruban, en bronze blanc aussi, passe à travers des armoiries, et on y a inscrit les années 1926 et 2006 à chaque bout, et le chiffre 80 au milieu. La conception était un effort conjugué de Heiter et de Patrick Riley, le gestionnaire de la Direction nationale des relations internes et des projets spéciaux. “Mon sketch (du design) était grossier”, dit Heiter, “et bien sûr Patrick est le gars qui s’occupe des dessins, alors il l’a fourbi et développé avec plusieurs autres choses.”

Riley dit que l’épingle va être une addition de classe au revers droit du blazer des membres de la Légion. “Nous voulions accentuer le ‘Canadien’ et nous ne voulions pas crier ‘sociétariat de la Légion’, alors les armoiries (sur l’épingle) sont plus petites.” Les légionnaires portent l’épingle de membre au revers gauche.

Le logo du 80e anniversaire est une version de l’épingle légèrement différente : Les armoiries de la Légion, portant le nombre 80, sont superposées sur une feuille d’érable rouge et en dessous se trouve un ruban bleu avec un flambeau qui sépare les années 1926 et 1980. “Nous allons l’offrir aux directions divisionnaires et aux filiales. Les filiales pourront s’en servir comme en-tête”, dit Heiter. “Le logo va être mis sur toutes sortes de choses. Nous sommes en train de créer une ligne de produits afin que les filiales ne soient pas obligées (par exemple) de faire faire une bannière par quelqu’un.”

Il va y avoir des rubans, des affichettes, des aimants et des bannières qu’on pourra pendre aux murs, ou s’en servir de nappe. En plus du logo, les mots “Nous célébrons notre liberté grâce aux anciens combattants”, soit en anglais, soit en français, vont être inscrits sur nombre de ces articles.