Modifications à l’insigne de service des Forces canadiennes

Depuis sa création, le 19 aout 1985, l’insigne de service des Forces canadiennes (FC) est décerné aux militaires admissibles lors de leur libération. Les insignes sont un moyen d’identifier les anciens des FC, et de les encourager à continuer de respecter la philosophie militaire des Forces dans le civil.

Tous les militaires détenteurs de la Décoration des Forces canadiennes (CD) lors de leur libération y ont droit, qu’ils soient réguliers ou réservistes. Les facteurs d’admissibilité et les trois catégories de l’insigne de service des Forces sont toujours les mêmes :

• bronze — une CD est décernée à la retraite;
• argent — une CD et une première agrafe sont décernées à la retraite;
• or — une CD et la deuxième agrafe, et les agrafes subséquentes, sont décernées à la retraite.

Cependant, si un militaire passe de la force régulière à la première réserve, au Service d’administration et d’instruction des organisations de cadets (SAIOC), ou aux Rangers canadiens (RC), la remise de l’insigne de service n’a lieu que s’il quitte les FC ou s’il est transféré à la Réserve supplémentaire ou à la liste inactive du SAIOC. La même règle est observée lorsqu’un réserviste passe à la force régulière, au SAIOC ou aux Rangers.

Les initiative que sont la Direction de la qualité de la vie et son aide-mémoire Départ dans la dignité sont à l’origine d’une révision de la trousse reliée à la reconnaissance du service. Des modifications y ont déjà été faites dans le but d’améliorer l’attrait visuel du certificat qu’on fixe au mur, et l’on considérait aussi approprié d’actualiser l’insigne de service étant donné que l’on a rapporté des problèmes comme les agrafes de mauvaise qualité, les clous qui se brisent et le ternissement.

Les membres des FC libérés à compter du 1er avril 2011 recevront le nouvel insigne.

Les personnes qui voudraient remplacer leur insigne par un autre du nouveau modèle devraient en faire la demande à l’aide du formulaire concernant le certificat de service qui se trouve sur le site de la Légion, à www.legion.ca, Bureau d’entraide, Conseiller–Médailles. (Nota : Les renseignements sur les couts seront très bientôt ajoutés à ce formulaire. Les insignes de remplacement ne seront livrés qu’après versement. Les renseignements personnels à la partie 1 sont nécessaires afin de confirmer l’admissibilité et la couleur. L’insigne sera envoyé au domicile du membre une fois que la recherche aura été faite.)

Le demandeur doit verser des frais de remplacement de 10 $ par insigne. Une personne ne peut pas commander plus de deux insignes. La commande doit être accompagnée d’un chèque ou d’un mandat libellé au receveur général du Canada.

Le formulaire de demande et le chèque ou le mandat doivent être envoyés à la Direction — Administration des carrières militaires, édifice Mgén George R. Pearkes, 101, promenade Colonel By, ON, K1A 0K2.

Nouveau parlement, nouvelle responsabilité

Les Canadiens ont manifestement confié au premier ministre Stephen Harper et aux conservateurs le mandat de gouverner pendant les quatre prochaines années. Le gouvernement qui fait partie du 41e Parlement est en mesure d’accomplir beaucoup de choses, y compris de faire avancer certaines questions en suspens depuis longtemps et auxquelles s’intéressent au plus haut point les vétérans canadiens des guerres, jeunes et vieux.

Les anciens combattants et leurs organisations ont également hâte d’entendre le nouveau ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, qui a été nommé à la suite des élections du 2 mai au cours desquelles l’ancien ministre, Jean-Pierre Blackburn, a été battu.

Les contributions et les sacrifices des Canadiens en uniforme, au pays et à l’étranger, sont nombreux. Offrir de meilleurs services aux anciens combattants est la moindre des choses que puisse faire un pays reconnaissant. La plupart des Canadiens en ont conscience.

L’approche de la Légion royale canadienne concernant les revendications pour les anciens combattants en est une de « main ferme sur la barre » depuis 85 ans. Plutôt que de protester à grands cris, elle prend des mesures calmes pour effectuer les modifications importantes, visant en particulier les faiblesses du système. Bien que cette approche ne propulse pas l’organisation à la une des journaux, elle se fait remarquer par ceux qui servent au Parlement. Le travail que fait la Légion afin d’améliorer la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) en est un parfait exemple. Le projet de loi C-55, qui a été adopté au Parlement juste avant le déclenchement des élections, fait en sorte que la NCAC soit un « document vivant » comme elle devait l’être, et la Légion en est très heureuse parce qu’il y a dorénavant un mécanisme de révision de la NCAC explicitement défini.

Parmi les autres priorités, il y a celles qui concernent les efforts déployés ces jours-ci par la Légion pour l’augmentation de la compensation d’invalidité aux anciens combattants, semblable à celle qui est versée aux anciens combattants australiens et aux travailleurs canadiens handicapés qui obtiennent des dommages-intérêts en passant par les tribunaux. La Légion recherche aussi de meilleurs avantages liés aux funérailles et enterrements pour les anciens combattants; une augmentation de la compensation pour perte de revenus à 100 p. 100 du salaire du militaire d’avant libération et, s’il s’agit d’une incapacité permanente, le versement à perpétuité d’une allocation pour perte de revenus à l’ancien combattant. La Légion veut aussi davantage de recherches universitaires canadiennes sur la santé physique et mentale qui serviraient à une approche mieux intégrée en ce qui concerne l’établissement des lignes directrices de l’admissibilité.

Lorsqu’elle essayait d’obtenir de meilleurs avantages liés aux funérailles et enterrements pour les anciens combattants, la Légion s’est aperçue de la disparité entre ce que reçoivent les militaires et ce que reçoivent les anciens combattants par l’entremise d’Anciens Combattants Canada (ACC). Les avantages procurés aux membres des Forces canadiennes sont supérieurs, et le montant versé par ACC se situe encore en dessous du cout moyen des funérailles d’aujourd’hui au Canada.

Le montant de la prestation devrait être le même pour tous les anciens combattants, qu’ils soient en service ou pas au moment du décès.

Plus de deux mois après le début de son dernier mandat, le gouvernement a la responsabilité d’apporter ces améliorations, entre autres, et il est indéniable que les organisations d’anciens combattants resteront aux aguets, car elles savent que des occasions se présenteront.

Bienvenue à la quincaillerie

La Légion royale canadienne est fière d’accueillir Home Hardware à titre de nouveau partenaire dans l’équipe du Programme de bénéfices pour membres (PBM).

Tout le monde a besoin de se rendre à une quincaillerie pendant l’été.

Home Hardware, en affaires depuis 47 ans, est une entreprise ayant des racines rurales et qui compte dorénavant 1 100 magasins de propriétaires indépendants situés dans des collectivités de tous les coins du pays. Les partenaires contribuent à la Légion à chacun à sa manière. Certains offrent des réductions aux membres alors que d’autres remettent des contributions aux sports par le truchement de la Direction nationale. En tant que partenaire de la Légion, Home Hardware s’est engagé à verser 20 000 $ par année aux Championnats d’athlétisme de la Légion pour la jeunesse canadienne. Pour plus de renseignements sur le nouveau partenaire du PBM de la LRC, rendez-vous à www.homehardware.ca ou composez le 519-664-2252.

Les neuf autres partenaires sont ceux-ci : Connect Hearing, qui offre une réduction de 10 p. 100 sur les prothèses auditives, cinq ans de piles gratuites et une réduction de 15 p. 100 sur les appareils fonctionnels pour personnes malentendantes; ICI Paints et Bétonel qui offrent 25 p. 100 de réduction sur leurs peintures quand vous les achetez dans un de leurs 210 magasins; Travelodge Canada qui est ravi d’offrir une réduction de 15 p. 100 aux membres de la Légion et à leur famille dans n’importe laquelle de sa centaine de propriétés au Canada; Medipac Travel Insurance qui non seulement offre des réductions, mais appuie aussi la filiale de chaque membre de la LRC qui achète de l’assurance chez elle; Carlson Wagonlit Travel qui a des réductions exclusives sur les vacances, les locations et le stationnement à l’aéroport; Philips Lifeline

Canada qui offre deux mois de service gratuit aux membres de la LRC et à leur famille quand ils s’abonnent à son service de réponse et soutien personnel; Relocation Services Group chez qui vous pouvez obtenir un rabais en argent comptant s’élevant jusqu’à 3,25 $ par tranche de 1 000 $ de la valeur de votre maison à la vente ou à l’achat; MBNA Canada dont l’engagement se traduit par un important soutien financier aux programmes nationaux de la Légion; Diageo Canada Inc., qui s’est également engagé à appuyer la Légion.

Le PBM a été créé dans le but de servir tous les légionnaires et leur famille, et de recruter de nouvelles personnes à la Légion. Quand les légionnaires tirent profit des avantages offerts par l’intermédiaire du PBM, ils ont tôt fait d’économiser suffisamment pour compenser les frais d’adhésion à la LRC.

On gagne aux fléchettes en se concentrant

Les fléchettes sont un jeu exaspérant. Ce qui devrait être simple — lancer un projectile à pointe en acier dans une cible en liège à 2,37 m — est parfois incroyablement complexe. Faire faire à une fléchette ce qu’on veut, quand on veut, encore et encore : c’est plus difficile qu’on ne le croirait.

Tout au moins, c’est difficile pour la plupart d’entre nous. Il y a des gens — comme les concurrents des 37es Championnats nationaux de fléchettes de la Légion tenus du 13 au 15 mai à la filiale Col. Fred Tilston VC d’Aurora, en Ontario — qui ont maitrisé presque parfaitement la complexe technique de faire faire ce qu’ils veulent à la simple petite fléchette.

Pourtant, le tournoi n’a pas été complètement dépourvu de drame, car la pression due à la compétition rend le jeu encore plus difficile. Les concurrents, comme Jim Long de la filiale ontarienne Newbury, ont passé d’innombrables heures dans les tournois de district, de zone et de province, se sont exercés sans cesse, ont pris congé du travail et, en règle générale, ont fait énormément juste pour venir ici. Et tous ces efforts reposent maintenant dans leur bras et leur main, en rendant le moment plus intense et en exacerbant la tension alors que la détente serait de mise.

« Il y a tant de pépins qui peuvent arriver », déclare Long, qui a remporté le championnat dans la catégorie des simples d’une manière spectaculaire. « Des fois, mon bras se crispe quand je m’apprête à lancer », dit-il, et il fait un bruit grinçant en étirant son bras. « Il faut se concentrer sur le lancer, au-delà des nerfs. Souvent, la pensée “Je ne veux pas manquer” nous vient à l’esprit, surtout quand c’est un lancer important; il s’agit de se concentrer sur ce qu’on doit faire plutôt que sur ce qui arrivera si on manque. Le gagnant, c’est celui qui a maitrisé ses nerfs. »

Long lui-même est un de ces maitres. Le duo néoécossais, Chris Steiger et Jerry Myles, chez les doubles et l’équipe terre-neuvienne composée de Thomas Organ, Adam Bullen, Brian Joy et Leslie Hulan font aussi partie de la petite liste des champions nationaux de cette année.

Ces joueurs, et bien d’autres encore, sont venus jouer à la filiale Col. Fred Tilston VC, à Aurora, une banlieue plutôt somnolente au nord de Toronto.

Tôt le samedi matin, les joueurs se sont tenus à l’extérieur de la filiale et ont enduré stoïquement une légère bruine pour assister à une cérémonie de dépôt de couronne, puis ils ont écouté le président du Comité national des sports, Dave Flannigan, leur souhaiter la bienvenue.

« Je suis heureux de vous transmettre, du fond du cœur, les salutations de la présidente nationale, Pat Varga, et les mien­nes aussi, dit-il. Quand les membres parlent des sports natio­naux, ce sont les fléchettes qui viennent d’abord à l’esprit. Les fléchettes y ont probablement la première place, et elles l’auront probablement toujours. Alors je vous félicite d’avoir atteint ce jalon, où vous représentez votre province, et j’espère que vous aurez de très bons résultats. »

Juste après les présentations eut lieu une réunion des capi­taines où une modification importante a été apportée aux règles. Ils votèrent à l’unanimité en faveur de jouer une poule comme éliminatoire, deux sur trois, au cas où il y aurait des joueurs ex æquo. Ainsi, le format de l’épreuve aurait une poule comme stade initial, suivie des éliminatoires pour les deux équipes classées au premier rang. En cas d’égalité, les équipes concernées participeraient à une éliminatoire avant le championnat.

Quoi qu’il en soit, les fléchettes ont commencé leur vol peu après. Après les premières parties de la compétition des simples, peu de spectateurs voulaient se risquer à prédire le gagnant.

Cependant, à peine passé le milieu du tournoi, Long et John Markham de la filiale Cloverdale de Surrey (C.-B.) étaient en première place, bien que leur avance ne fut qu’à peine d’un ou deux points.

À la dernière rencontre de la poule, les deux premiers ont été rattrapés par Fred McKinnon de la filiale néobrunswickoise Carleton de Saint John. Vu qu’il y avait trois joueurs ex æquo, il a fallu des éliminatoires en poule afin de décider des deux joueurs qui se disputeraient la première place au championnat des simples.

McKinnon et Markham ont joué d’abord, et McKinnon a vite gagné. Ensuite, Long s’est mesuré à Markham et l’a battu, supprimant effectivement du tournoi le joueur de la côte ouest. Après une partie de la poule sommaire entre McKinnon et Long, que ce dernier a remportée, les deux joueurs ne se sont reposés que quelques secondes avant le match décisif.

En finale, Long et McKinnon se sont partagé les deux premières parties, entrainant une confrontation à la dernière partie où ils ont joué le tout pour le tout. Long a réussi un double d’accès à son premier lancer, et la foule a été ébahie quand McKinnon a manqué le sien quand ce fut son tour. Long a continué sans tracas, jouant fermement jusqu’à remporter le championnat.

Long joue aux fléchettes à la Légion depuis à peu près 1998, et bien qu’il ait participé aux championnats nationaux plusieurs fois auparavant, c’est la première fois qu’il gagnait chez les simples.

Il dit que son secret est un mélange de concentration et de persévérance. « L’important, c’est que vos lancers doivent être tout le temps pareils, votre bras et vos gestes doivent être mécaniques. Quand je lançais pour gagner le championnat, savez-vous à quoi je pensais? À rien. »

Peu après la victoire de Long, les fléchettes ont recommencé à voler, à la compétition des doubles.

Après la fin des lancers règlementaires, Chris Steiger et Jerry Myles de la filiale Centennial de Dartmouth étaient clairement les gagnants. John Markham et Jim Hooker de la filiale Cloverdale de la Colombie-Britannique étaient ex æquo avec Jason Hurley et Gerald Hull de la filiale LaSalle du Québec en deuxième position, ce qui signifiait qu’il y aurait une éliminatoire avant la finale. La Colombie-Britannique a gagné grâce à quelques lancers rapides de leur joueur étoile, Markham.

Au dernier tour, la Colombie-Britannique a remporté la première partie grâce, à nouveau, à l’œil perçant de Markham, mais la Nouvelle-Écosse, dirigée par le grand marqueur Steiger, s’est rattrapée à la deuxième partie, forçant une autre finale où l’on jouerait le tout pour le tout. La Nouvelle-Écosse a ouvert le jeu par le lancer le plus près du centre, puis Myles a rapidement inscrit les joueurs de l’Est au tableau. Ils ont continué sans tracas et Steiger est arrivé en fin de course et donné la victoire à la Nouvelle-Écosse.

Après s’être bien diverties à la filiale le samedi soir, les équipes ont recommencé leur compétition le lendemain matin, une compétition qui a duré une bonne partie de la journée.

L’équipe de la filiale torontoise Swansea composée de Roy Jacobs, Paul Carlson, Andy Rust et Gary Robinson était toute seule en première place après les lancers règlementaires. Elle s’est mesurée en finale à l’équipe de Terre-Neuve-et-Labrador, de la filiale Stephenville, composée de Thomas Organ, Leslie Hulan, Adam Bullen et Brian Joy.

Le dernier match a été pratiquement aussi bruyant et agité que peut probablement l’être une partie de fléchettes. Les joueurs de l’Est étaient excités jusqu’à la frénésie lorsque les équipes ont remporté une partie chacune. À la dernière partie, l’Ontario a été en avance tout le long depuis le 701 et quand le tireur d’élite ontarien s’est présenté pour essayer d’obtenir un double victorieux, il semblait que le match était terminé. Mais il a raté sa cible. Le Terre-Neuvien Organ s’est dépêché de prendre sa place et l’effervescence des lancers de fléchette s’est soldée par un cri victorieux : « Oui, les gars! » Terre-Neuve-et-Labrador avait remporté le tournoi national de fléchettes de 2011.

« On espérait vraiment qu’ils ratent leur coup, dit Joy après le match. On ne veut pas souhaiter de mauvaises fléchettes à qui que ce soit, mais on espérait qu’on aurait une chance. »

Et ils l’ont eue.

« Le chemin a été long jusqu’ici, voyez-vous? Et pour réussir, il nous fallait cette chance. On savait que ce serait la seule. Mais il fallait qu’ils manquent leur coup. C’était vraiment serré, leur équipe aurait pu tout aussi bien gagner. »

Là-dessus, il ne restait plus qu’à aller au banquet de clôture traditionnel et à rentrer chacun chez soi.

« La compétition a été excellente, dit Rick Preston, président du Comité des préparatifs locaux et président de la filiale Col. Fred Tilston VC. Il y a eu beaucoup de parties épatantes jusqu’à la finale […] L’Ontario avait sa chance — il lui fallait son double — et il n’a pas réussi. Et les Terre-Neuviens l’ont gagnée avec le leur. »

Résultats

ÉQUIPES : T.-N.-et-Lab. (fil. Stephenville), 18; Ont. (fil. Swansea de Toronto), 20; Qc (fil. LaSalle), 16; N.-B. (fil. Carleton de Saint John), 16; N.-É.–Nt (fil. Centennial de Dartmouth), 15; Man.–N.-O. O. (fil. Selkirk), 13; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown), 11; Sask. (fil. Moose Jaw), 9; C.-B.–Yn (fil. Cranbrook), 9; Alb.–T. N.-O. (fil. Ogden de Calgary), 8.

DOUBLES : N.-É.–Nt (Chris Steiger et Jerry Myles, fil. Centennial), 20; C.-B.–Yn (John Markham et Jim Hooker, fil. Cloverdale), 19; Qc (Jason Hurley et Gerald Hull, fil. LaSalle), 19; Man.–N.-O. O. (David Hendy et Scott Sansom, fil. Selkirk), 18; T.-N.-et-Lab. (Leslie Hulan et Brian Joy, fil. Stephenville), 15; Ont. (Nickolus McCoy et Dave Richardson, fil. Wiarton), 13; N.-B. (Kerry Way et Rick McIsaac, fil. Oromocto), 11; Alb.–T. N.-O. (Garth Lamb et Rick Woppel, fil. Ogden), 10; Sask. (David Propp et Earl Sterling-Brown, fil. Nipawin), 7; Î.-P.-É. (Peter Holden et Darren MacNevin, fil. Charlottetown), 3.

SIMPLES : Ont. (Jim Long, fil. Newbury), 17; N.-B. (Fred McKinnon, fil. Carleton), 17; C.-B.–Yn (John Markham, fil. Cloverdale), 17; Î.-P.-É. (Frank Cudmore, fil. Charlottetown), 15; T.-N.-et-Lab. (Thomas Organ, fil. Stephenville) 14; N.-É.–Nt (Rod Snow, fil. Centennial), 13; Man.–N.-O. O. (Ryan Tkach, fil. West Kildonan, Winnipeg), 12; Qc (Sébastien Gagnon, fil. LaSalle), 12; Sask. (Curtis Gamble, fil. Moose Jaw), 9; Alb.–T. N.-O. (George Rowland, fil. Ogden), 9.

Les cartes de la victoire aux Championnats de cribbage

Le chiffre deux était à l’honneur aux Championnats nationaux de cribbage de 2011, qui ont eu lieu à la filiale Chomedey de Laval (Qc) du 29 avril au 1er mai. Deux équipes du Canada atlantique ont remporté un trophée national pour la deu­xième fois et c’est la deuxième fois que la filiale Chomedey organisait les compétitions, l’ayant fait pour la première fois en 2002.

L’équipe envoyée par la filiale Marysville de Fredericton, qui avait gagné dans la catégorie des équipes en 2010, a obtenu le titre des doubles en 2011.

« Si vous avez la chance [d’assister aux championnats nationaux] une fois dans votre vie, c’est déjà génial », dit Roger LeBlanc de la filiale Marysville. « Nous sommes chanceux d’avoir pu venir, et encore plus deux années de suite », ajoute Dean McLaughlin, son partenaire dans la catégorie des doubles. C’est la troisième fois d’affilée que la filiale envoie une équipe à la compétition nationale.

La filiale Dermot Lee Memorial a envoyé une équipe aux championnats nationaux cinq fois depuis 2003, qui toutes comprenaient des membres du clan Corcoran de St. Mary’s Bay (T.-N.). L’équipe de 2011 était composée de Brian Hayward ainsi que de William, Wayne et Paul Corcoran. William et son neveu Paul étaient également deux des champions de l’équipe en 2005. Quand on lui a demandé à quoi il attribuait la victoire, Wayne a ri et répondu du tac au tac : « Le rhum Lamb’s », mais il s’est tout de suite repris et dit que c’est grâce à tout le temps que ses membres ont passé à jouer ensemble.

Plusieurs joueurs et des membres de leur famille, venant de tous les coins du pays, ont atterri le vendredi à Montréal où les attendaient les chauffeurs bénévoles pour les conduire à 20 kilomètres de là, à leur hôtel et à la filiale hôtesse Chomedey. Les visiteurs ont eu la chance de revoir leurs amis et de s’en faire de nouveaux le vendredi soir autour de la table de billard de la filiale, et au déjeuner, le lendemain, avant le début du programme officiel. Après le défilé, aux cérémonies d’ouverture, des couronnes ont été déposées par le président,

Christopher Wheatley, et le représentant du Comité national des sports, Paul Poirier, qui a aussi lu l’Acte du souvenir.

Les jeux ont commencé peu après. Chaque équipe a joué neuf matchs de deux parties. Une victoire donnait un point, avec un autre point pour un sconse et encore un pour le sconse double; « ça mène tout droit aux égalités », dit Poirier. En effet, à la fin de la huitième partie de chaque compétition, il semblait qu’une série éliminatoire aurait lieu, car il y avait trois équipes à égalité chez les simples et chez les équipes, ainsi que des égalités pour les première et deuxième places chez les doubles. Mais l’équipe gagnante, dans chaque cas, est parvenue à remporter le match final en inscrivant deux points.

Les jeux avaient commencé le samedi matin par la compétition des doubles. L’équipe de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, provenant de la filiale Bashaw, et celle de la Saskatchewan, de la filiale Carrot River, menaient à neuf points chacune au moment médian, et elles étaient suivies par celles du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador qui en avaient huit chacune. Mais les choses ont changé peu après le diner, quand les Néo-Brunswickois LeBlanc et McLaughlin ont remporté les quatre matchs restants, et fini en première place à 15 points.

« On a perdu les deux premières parties (avec le Québec) et on a dû se rattraper après ça », dit LeBlanc. Au moment médian, « l’Alberta et la Saskatchewan avaient neuf points chacune et on n’en avait que six, mais l’important, c’est qu’on les a battues quand on a joué avec les deux ».

Jim Sisson de la Saskatchewan n’a pas boudé à la besogne le samedi : il a joué trois douzaines de parties d’affilée, finissant en deuxième place chez les doubles avec son partenaire Ken Campbell avant de remporter le championnat chez les simples grâce à un total de 15 points. Il a dépassé Robert Michaud de la filiale Hon. John Diefenbaker de Laval, même si Michaud l’avait battu 2-1 quand ils s’étaient mesurés l’un à l’autre.

« J’ai joué avec constance toute la journée », dit Sisson, qui travaille dans une mine d’or de Dawson (Yukon). C’est la première fois qu’il participait aux championnats provinciaux et nationaux, et il s’est tellement amusé qu’il va réunir une équipe pour l’an prochain afin de pouvoir entrer en lice à nouveau.

La compétition par équipe, le dimanche, « a été très serrée », dit Larry Belyea de la filiale Marysville, qui avait espéré remporter le trophée des équipes deux fois d’affilée avec ses coéquipiers, mais qui a dû se contenter de la deuxième place. C’est la deuxième fois qu’il prenait part aux nationaux. « La première fois que j’ai joué, c’était à Moncton, et 21 ans ont passé avant que je revienne. »

Les équipes de quatre personnes étaient partagées en divisions A et B pour la compétition par équipe, puis leurs scores étaient additionnés. Les Terre-Neuviens ont inscrit leur seul zéro au premier match de la journée et, au milieu de la journée, ils étaient loin derrière l’équipe britanno-colombienne de la fi­liale Lumby, qui se trouvait en première place grâce à ses 16 points, deux de plus que celle du Nouveau-Brunswick dont la performance avait été constante.

Par contre, le tableau n’avait plus le même ordre en après-midi. Une série de victoires doubles et plusieurs sconses dans les quatre dernières parties ont donné 27 points aux Terre-Neuviens, et la victoire. Bien que ses résultats se soient améliorés constamment après la pause, la C.-B. s’est mise à inscrire des zéros et elle a terminé en troisième place avec un score de 24 points, derrière le Nouveau-Brunswick qui en avait 25.

Comme à toutes les épreuves nationales de la Légion, les championnats de cribbage de 2011 ont compté des moments excitants, drôles et conviviaux.

L’excitation a eu lieu lorsque le Terre-Neuvien Wayne Corcoran et la Québécoise Madonna Boch ont eu des mains de 28 points, un seul point de moins que la main parfaite, ce qui n’arrive que très rarement dans la vie d’un joueur de cribbage.

Carl McNea de la filiale néoécossaise Stewiacke avait apporté la médaille qu’il avait obtenue pour une main parfaite pour qu’elle lui en donne une autre, mais cela ne s’est pas produit. Il s’est plutôt réjoui d’une réunion inattendue avec sa cousine par alliance Dorothy MacNutt, qui faisait partie de l’équipe de la filiale ontarienne Mackenzie de Woodbridge. Ils ne s’étaient pas vus depuis au moins cinq ans. « Je ne savais même pas qu’elle était membre de la Légion », dit McNea, bien que MacNutt soit légionnaire depuis 34 ans alors que lui l’est depuis 20 ans. Le clan Corcoran aussi s’est réuni : le fils de William, Keith, était venu de Fort McMurray (Alb.) en avion et l’homonyme de Wayne, de Guelph en voiture.

Nombre d’équipes ont profité des pauses entre les parties pour visiter Laval ou Montréal, souvent conduits par les chauffeurs bénévoles de la filiale. Albert Rose de la filiale ontarienne Kenora a remercié le chauffeur bénévole de Chomedey, Dean McKay, qui a fait beaucoup pour que l’équipe du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario ait du bon temps. « Dean nous a très gentiment transportés partout en ville. » Les femmes, particulièrement, ont pro­fité de la promenade en calèche dans le vieux Montréal et tous ont bien mangé « au meilleur kiosque à hotdogs de la ville, le Montreal Pool Room » qui existe depuis 1912.

Les évènements se sont terminés par un banquet dansant où les visiteurs ont été encouragés à danser le continental, une danse de groupe évocatrice de la danse en ligne western. Poirier a remercié le Comité des préparatifs locaux présidé par Bob Graves et composé de Les Stockwell, Wheatley, McKay, Maurice Fortin, Pat Vezina, Janet Adams et Brigitte Bourbonnière. Cette dernière, qui a servi dans les Forces canadiennes de 1989 à 2005, dirigeait les compétitions les samedi et dimanche avec le concours de Poirier et de Norman Shelton de la Division du Québec. Poirier a aussi remercié le commanditaire Bicycle Cards qui a fourni les cartes et les tableaux pour les compétitions et donné 1 500 $ à la filiale pour l’aider à défrayer les couts.

Plusieurs orateurs ont félicité le personnel cuisinier, dirigé par les sœurs Claudette et Janet Adams, pour les bons déjeuners et diners ainsi que le banquet final. L’équipe de Terre-Neuve surtout a apprécié la mortadelle servie au déjeuner.

Poirier a remis à cette équipe une affiche servant à l’annonce du championnat qu’avaient signée tous les participants. Darrell Webster de l’équipe saskatchewannaise a offert un drapeau de la ville de Melville pour accompagner le drapeau provincial à l’honneur à la filiale depuis 2002. Son coéquipier Harry Parachoniak, qui avait joué à la filiale en 2002, a aussi offert à cette dernière une plaque d’immatriculation de Melville.

Le Terre-Neuvien Wayne Corcoran a résumé la fin de semaine ainsi : « La camaraderie était parfaite. »

Résultats

ÉQUIPES : T.-N.-et-Lab. (fil. Dermot Lee Memorial de Riverhead), 27; N.-B. (fil. Marysville de Fredericton), 25; C.-B.–Yn (fil. Lumby), 24; Î.-P.-É. (fil. Kingston de New Haven), 23; N.-É.–Nt (fil. Stewiacke), 23; Man.–N.-O. O. (fil. Kenora de l’Ont.), 23; Sask. (fil. Robert Combe VC de Melville), 21; Ont. (fil. Mackenzie de Woodbridge), 19; Qc (fil. Hon. John Diefenbaker de Laval), 17; Alb.–T. N.-O. (fil. Bashaw), 17.

DOUBLES : N.-B. (Dean McLaughlin et Roger LeBlanc, fil. Marysville), 15; Sask. (Ken Campbell et Jim Sisson, fil. Carrot River), 14; Qc (Madonna Boch et Mike Norton, fil. Hon. John Diefenbaker), 13; Alb.–T. N.-O. (Tyler Schicke Rowsky et Eldon Schicke Rowsky, fil. Bashaw), 13; T.-N.-et-Lab. (Paul Corcoran et Brian Hayward, fil. Dermot Lee Memorial),12; Man.–N.-O. O. (Lorne Morrison et Raymond McConnell, fil. Flin Flon du Man.), 7; C.-B.–Yn (William Miron et Eric Nielsen, fil. Cloverdale de Surrey), 6; Î.-P.-É. (Linus Alchorn et Ray Tremere, fil. Kingston), 8; N.-É.–Nt (Larry Collier et Alma Paul, fil. Stewiacke), 7; Ont. (Leone Zerafa et Dorothy MacNutt, fil. Mackenzie), 7.

SIMPLES : Sask. (Jim Sisson, fil. Carrot River), 15; Qc (Robert Michaud, fil. Hon. John Diefenbaker), 13; T.-N.-et-Lab. (Wayne Corcoran, fil. Dermot Lee Memorial), 12; N.-B. (Larry Belyea, fil. Marysville), 12; C.-B.–Yn (Frederick Maniak, fil. Comox), 11; N.-É.–Nt (Carl McNea, fil. Stewiacke), 11; Man.–N.-O. O. (Pete Peters, fil. Morden du Man.), 10; Ont. (Bob Delahunt, fil. Mackenzie), 10; Î.-P.-É. (Charles MacKinnon, fil. Kingston), 5; Alb.-T. N.-O. (Tyler Sc

Logistique

Activation de Théatre – Transport – Entretien – Communications – Services de Santé – Génie – Maintien de L’ordre

Les journées sont longues et parfois démentes, mais sans elles, les Forces canadiennes (FC) ne pourraient pas fonctionner outre-mer ni au pays. En règle générale, les hommes et les femmes qui font ce travail en coulisse pendant des jours — et des nuits — ne sont que rarement reconnus pour avoir accompli des tâches presque impossibles. Ils sont tous placés sous le Commandement du soutien opérationnel du Canada (COMSOCAN) et ils ont été extrêmement occupés à l’achèvement de la mission de combat canadienne de cinq ans en Afghanistan.

Le Gardien

Les premiers mots qui nous viennent à l’esprit pour décrire l’ombudsman des vétérans, Guy Parent, sont « énergie contrôlée ». Bien qu’il s’exprime avec la diplomatie et la sérénité auxquelles on s’attend de quelqu’un qui a conseillé des chefs militaires du plus haut grade, ses yeux brillent souvent d’excitation. Grâce aux années passées en recherche et sauvetage militaires, il a une présence et un aspect terre-à-terre qui vous mettraient en confiance si vous étiez blessé, car il prendrait les choses en main instantanément et vous donnerait les premiers sECOURS avec les fournitures de bureau qu’il a sous la main. On sent, au-delà des atours de sa fonction, qu’il s’agit d’un homme capable d’agir rapidement et efficacement.