De sa fondation il y a 150 ans à nos jours, regard sur le Collège militaire royal du Canada – Ian Coutts
On dit que les cadets du Collège militaire royal du Canada à Kingston, en Ontario, ne franchissent l’arche commémorative de l’école que deux fois dans leur carrière : la première en défilant au début de leurs études, la seconde en défilant d’un pas assuré lors de la cérémonie d’obtention de leur commission d’officier, en mai de leur dernière année, en tant que tout nouveaux sous-lieutenants ou enseignes de vaisseau de 2e classe.
Le rassemblement vaut le détour : des cadets rayonnants vêtus d’écarlate, tenant leurs casques coloniaux ou leurs calots distinctifs en l’air au bout de leur épée, franchissant en marchant – et non en défilant – la porte, sous les applau-dissements de parents, d’amis, d’anciens diplômés. Devant ces uniformes de l’époque victorienne, le monument portant une longue liste de batailles où d’anciens diplômés sont tombés au combat et le vers du poète Rupert Brooke « Blow out, you bugles, over the rich Dead! » (Sonnez, clairons, pour les morts glorieux! NDT) ciselé dans la pierre, on imagine la cérémonie telle qu’elle se déroulait il y a plus d’un siècle.
Mais, la légende ne tient pas la route. Jusqu’à la fin des années
1970, l’arche servait d’entrée principale de l’école. Tout élève qui allait au centre-ville chercher une pizza passait dessous en rentrant au dortoir. En fait, il était impossible de la contourner. L’ancienne route qui passait par le portail donnait sur l’autoroute 2, où la visibilité était mauvaise et où la circulation s’était intensifiée au fil du temps. Le risque de collision était évident. Ainsi, l’entrée principale du CMR, comme on l’appelle, fut déplacée vers l’est. La « tradition » est née plus tard.
Cette tradition est une belle métaphore du collège : il est tentant de le voir comme immuable, mais depuis sa fondation il y a plus de 150 ans, il a changé au fil des besoins de l’armée et du pays.
Le CMR a ouvert ses portes aux premiers élèves officiers (les « Old Eighteen » [les dix-huit originels, NDT] comme on les appelle aujourd’hui) en 1876. Ces premiers
cadets furent logés dans un bâtiment géorgien appelé « Stone Frigate », toujours situé d’un côté du manège militaire. L’édifice Mackenzie, l’impressionnant bâtiment victorien où ils suivirent leurs premiers cours, fut achevé en 1878. Aujourd’hui, il abrite les bureaux administratifs du collège et une vaste collection d’artefacts et d’objets d’art liés à l’histoire de l’école. Des débuts modestes, mais déjà des premiers pas du Canada sur la voie du statut de nation.
Le pays obtint le statut de dominion en 1867. À peine trois ans plus tard, le gouvernement impérial de Londres retira la plupart des soldats qu’il avait stationnés au Canada (certains restèrent à Halifax jusqu’en 1905).
« Tout le beau monde de la société canadienne a envoyé ses fils ici ». Les Molson de Montréal, par exemple, et des familles du même type des quatre coins du Canada.
« On avait besoin d’une armée », explique Mme Lena Beliveau, conservatrice du musée du collège et gardienne des traditions de l’institution. Il existait une milice à temps partiel, dispersée partout
au pays, dont la formation et l’administration reposaient sur des officiers britanniques. Le gouvernement naissant « avait particulièrement besoin d’officiers pour former et diriger des miliciens ».
Cependant, ajoute Mme Beliveau, « les Canadiens n’étaient pas très enthousiastes à l’idée de devoir se doter d’une armée », de sorte que l’école fut présentée au grand public comme une académie d’ingénierie. « L’expansion vers l’Ouest était en cours, rappelle-
t-elle, si bien que le pays avait besoin de routes et de chemins de fer, et on pouvait ainsi y intégrer, en quelque sorte, la dimension militaire. »
Avec le temps et l’évolution des priorités, dit Mme Beliveau, les gouvernements en sont venus à mettre l’accent sur le côté militaire. Mais l’école a de solides liens d’ingénierie encore aujourd’hui : environ 40 pour cent de ses quelque 1 200 cadets s’y spécialisent.
« Tout le beau monde de la société canadienne a envoyé ses fils ici », précise Mme Beliveau. Les Molson de Montréal, par exemple, et des familles du même type des quatre coins du Canada – enfin, du Canada anglais, car l’enseignement était à l’origine offert principalement dans cette langue-là.
Contrairement à aujourd’hui, où la gratuité des études constitue l’un des principaux attraits du collège, les cadets devaient alors payer pour le fréquenter. Généralement, après trois ans (certains effectuaient une quatrième année à l’Université Queen’s voisine pour obtenir leur diplôme d’ingénieur), la plupart poursuivaient une carrière militaire à temps partiel. Quelques-uns obtenaient une commission dans la minuscule force régulière du Canada et chaque année, cinq cadets méritants se voyaient offrir une commission dans les forces impériales.
Avoir un grand bassin d’officiers formés, dépassant les besoins de l’armée en temps de paix, avait des avantages en temps de guerre. Quatre-vingt-six pour cent des diplômés admissibles de l’école servirent pendant la Première Guerre mondiale, et un nombre semblable firent de même pendant la Seconde. Le diplômé Charles Cecil Merritt fut décoré de la Croix de Victoria lors du tragique raid de Dieppe en aout 1942.
Selon les récits sur la vie des élèves officiers de l’époque, le CMR ressemblait à un pensionnat britannique du XIXe siècle, ce qui n’est peut-être pas surprenant, car de nombreux cadets avaient fréquenté des établissements canadiens équivalents. « Le sport passait avant tout, raconte Mme Beliveau. Il n’y avait pas de femme, et les cadets n’avaient pas le droit de sortir du campus. »
À la place, les cadets pratiquaient plutôt la gymnastique, le saut, le football et le hockey. La boxe aussi avait la cote. Les étudiants s’adonnait également au tir et à l’équitation, bien que celle-ci fut, comme Mme Beliveau le souligne, « plus une compétence militaire qu’un sport. »
Le bizutage et la maltraitance entre élèves officiers étaient répandus, bien qu’ils ne soient pas tolérés officiellement. « Pendant l’entre-deux-guerres, explique Mme Beliveau, les recrues étaient souvent traitées comme des domestiques. Si un cadet plus ancien avait besoin de quelque chose dans son dortoir, il lui suffisait de crier “recrue!” et la première personne qui l’entendait devait accourir pour savoir ce qu’il voulait. Et s’il n’était pas satisfait, le cadet plus ancien pouvait frapper le subalterne avec sa badine. »
Le Collège militaire Royal d’aujourd’hui a pris forme après la Seconde Guerre mondiale. En 1942, il avait pratiquement fermé ses portes. L’armée avait toujours
besoin d’officiers, mais elle devait en former plus rapidement que ne le permettait le CMR. Le Collège n’a rouvert qu’en 1948. À ce moment-là, les plus hauts gradés, particulièrement ceux de l’armée, croyaient que « le monde de la guerre [avait] changé », explique Howard G. Coombs, professeur d’histoire du CMR et officier d’infanterie à la retraite.
Compte tenu de la mise au point de la bombe atomique, les « officiers allaient devoir posséder des diplômes adaptés à cet environnement », poursuit M. Coombs.
L’école commença à offrir des cours de lettres, de sciences humaines et de sciences sociales comparables à ceux des universités civiles. En 1952, le comité des chefs d’état-major proposa que les élèves officiers reçoivent une formation subventionnée en
échange d’un service de plusieurs années (trois au début) après l’obtention de leur diplôme. En 1954, c’était devenu la norme pour l’ensemble des élèves officiers.
Et donc, selon l’histoire fondamentale de l’école écrite par M. Richard Arthur Preston, le CMR du Canada et ses institutions sœurs (le Royal Roads Military College, fondé en 1940 et le Collège militaire royal de Saint-Jean, fondé en 1952) « sont devenus plus que jamais une tranche représentative du pays, recrutant dans toutes les classes d’un océan à l’autre, y compris de “nouveaux Canadiens” et de jeunes hommes de diverses origines ethniques ».
Le CMR remit ses premiers diplômes en arts et sciences en 1959, et en génie en 1962.
Ce n’est qu’en 1980 que les premières femmes y furent acceptées, non sans résistance. Ensuite, en 1995, après la fin de la guerre froide, le Royal Roads et le Collège militaire royal de Saint-Jean furent fermés pour des raisons budgétaires. Il ne resta que le CMR comme unique collège militaire (bien que le Saint-Jean ait rouvert ses portes en 2007).
Au cours des années, le CMR a entrepris plusieurs innovations et a fait l’objet d’examens portant sur ses opérations et ses objectifs. Comme le souligne M. Coombs, au collège, ainsi qu’aux Forces armées canadiennes et au pays en général, « il existe un désir constant de s’améliorer ».
Un des changements les plus radicaux de l’histoire du CMR a eu lieu à la fin des années 1990. À la suite du scandale militaire de 1993 connu sous le nom de l’affaire de la Somalie, il y eut, explique M. Coombs, la prise de conscience que dans un environnement nouveau et déconcertant qui ne ressemblait pas à un champ de bataille traditionnel, « les officiers n’avaient pas les outils cognitifs nécessaires pour faire face aux réalités du conflit ». En conséquence, une « importante réforme a été imposée à l’armée canadienne, notamment le renforcement de la reddition de comptes et le renouveau du professionnalisme », comme l’écrivit M. Richard Foot dans un article rédigé pour L’encyclopédie du Canada.
Au CMR, cela mena au rapport Withers, un examen des programmes de l’école, pour veiller à répondre efficacement à l’évolution de l’environnement dans les Forces armées canadiennes. Menée par le général à la retraite Ramsay Withers, ancien chef de la défense, l’étude a donné lieu à une refonte majeure du programme du CMR axée sur quatre piliers : les études, le leadeurship militaire, la condition physique et le bilinguisme.
Quelle que soit la façon dont on conçoit l’application des quatre piliers en théorie, en pratique, cela se résume à un véritable défi de gestion du temps.
« La gestion du temps devient un atout dont on a besoin, nous confie l’élève officier Zachary Bowerman, étudiant de quatrième année en génie chimique. Cela devient un atout essentiel. »
L’école a mis M. Bowerman et sa camarade Gina Ge, également étudiante en génie chimique, à notre disposition pour nous donner leur point de vue sur ce que signifie fréquenter le CMR aujourd’hui.
En décembre 2025, M. Bowerman et Mme Ge menaient un projet visant à développer des stratégies
pour cultiver des légumes en Arctique : quelque chose de « vraiment applicable dans le climat géopolitique d’aujourd’hui », explique Mme Ge. En plus de ce travail universitaire, Mme Ge est également commandante de l’Escadre des élèves officiers, le poste le plus élevé occupé par un étudiant. Elle joue également au rugby et, les années précédentes, a été membre du club multisport du CMR.
M. Bowerman, quant à lui, est élève officier chef d’escadron (les étudiants sont divisés en divisions, escadrons, escadrilles et sections, chacune de ces unités étant dirigée par des cadets plus expérimentés) et capitaine de l’équipe d’athlétisme.
Mme Ge était en grande partie bilingue à son arrivée, mais M. Bowerman ne parlait pas français du tout. En plus des activités mentionnées plus haut, comme tous les étudiants, ils sont également tenus de suivre une formation à caractère militaire. Cela comprend le temps en classe, les ins-pections et les activités sportives.
En théorie, la journée scolaire se déroule de 8 h à 16 h 30, mais les cadets commencent souvent avant (M. Bowerman et Mme Ge se lèvent à 6 h) et continuent longtemps après. Et ils s’entraident tous.
M. Bowerman, qui est passé par l’Université de Waterloo, en Ontario, a comparé l’attitude qu’il y a constatée à celle qu’il observe au CMR : « Dans une université civile, c’est chacun pour soi, en particulier à Waterloo. C’est très compétitif là-bas, et personne ne vous aiderait, parce que vous êtes un concurrent
sur le marché du travail. »
En revanche, au CMR, « chacun de nous a déjà un emploi, souligne M. Bowerman. Nous connaissons déjà nos contrats. Alors personne n’est ici pour poignarder quelqu’un d’autre dans le dos. Nous sommes ici pour nous aider les uns les autres à avancer. »
« Beaucoup de gens forment des groupes d’étude, renchérit Mme Ge. Et il y a beaucoup de soutien ici au collège. » Elle a toutefois noté : « Parfois, j’ai l’impression que notre équilibre travail-vie personnelle chancèle, parce que nous vivons, travaillons et étudions au même endroit. Nous n’avons aucun répit. » « Je ne pense pas que l’on soit censé le faire indéfiniment, ajoute M. Bowerman. Quatre ans, c’est définitivement la limite. »
Les deux étudiants prévoient se joindre à l’Aviation royale canadienne après avoir obtenu leur diplôme : M. Bowerman en tant que pilote et Mme Ge en tant qu’officière du génie aérospatial.
M. Bowerman est originaire de Brantford, en Ontario, et sa famille n’avait pas de lien direct avec l’armée, bien que son père ait été entrepreneur pour les forces armées. M. Bowerman a participé au programme des cadets durant sa jeunesse et souhaitait depuis longtemps s’enrôler dans l’armée de l’air (il a obtenu un brevet de pilote professionnel avant de s’inscrire au CMR). Quand il y a été accepté, « Toute [sa] famille était folle de joie », se souvient-il. Il aspire à faire une longue carrière dans l’ARC.
Le parcours de Mme Ge vers le collège militaire a été un peu moins simple. Fille d’immigrants chinois, sans aucun lien avec l’armée, elle a grandi à Calgary. À propos de sa fréquentation du CMR, elle déclare : « Je n’étais pas vraiment au courant avant d’être en 12e année. » Elle avait postulé à des écoles civiles avec l’objectif à long terme de devenir médecin, mais elle s’est aperçue qu’elle voulait autre chose.
« Je voulais relever un défi, partir à l’aventure, faire des choses vraiment cool et avoir un grand impact, dit Mme Ge. Alors le CMR m’a semblé vraiment cool. »
« J’ai regardé beaucoup de films de guerre pendant la COVID », admet-elle. Elle postule désormais à des programmes d’ingénierie de troisième cycle, mais ajoute : « Je veux toujours être médecin. »
Elle espère atteindre cet objectif grâce au Programme militaire d’études de médecine des FAC et « rester le plus longtemps possible parce [qu’elle] se plait dans cet environnement ».
De quoi se souviendront-ils de leur passage au CMR? « Les gens que j’ai rencontrés ici et les liens que j’ai tissés avec eux vont vraiment me manquer », note Mme Ge. M. Bowerman lui fait écho. « Je suis convaincu que je pourrais nommer 75 % des personnes de ce collège et probablement près de 100 % de notre année, et nous sommes au moins 200. »
Les deux étudiants ont également souligné avoir été mis à l’épreuve et au défi plus qu’ils ne l’avaient jamais été auparavant et être devenus la meilleure version d’eux-mêmes.
« Si vous cherchez un défi et voulez vraiment vous dépasser,
a déclaré Mme Ge, c’est l’endroit
où il faut être. »
Compte tenu des événements
relativement récents, l’enthou-siasme de Mme Ge pour le CMR est particulièrement encourageant, car l’établissement a de nouveau dû examiner ses politiques, ses procédures et ses pratiques au cours de la dernière décennie. À la lumière de plusieurs cas de harcèlement sexuel largement relatés au début des années 2020 impliquant des membres supérieurs des Forces armées canadiennes, notamment un chef de la défense en exercice, le gouvernement a mandé la juge de la Cour suprême à la retraite Louise Arbour d’examiner de façon indépendante la culture au sein des forces armées canadiennes.
Dans son rapport de 2022, Mme Arbour a critiqué l’environ-nement que les collèges militaires canadiens offraient aux femmes et a déclaré que les FAC devraient se demander si les écoles « devraient continuer à décerner des diplômes de premier cycle ». Elle a recommandé un examen détaillé des écoles.
De ce fait, le ministère de la Défense a créé la Commission d’examen des collèges militaires du Canada en 2023. Son rapport, publié en janvier 2025, indiquait que les écoles devraient continuer à exister, qu’elles étaient essentielles, mais qu’elles devaient également continuer d’évoluer.
« La commission estime que les collèges militaires doivent s’affirmer en tant qu’unités militaires et se faire reconnaitre comme tels, indique le rapport. Bien qu’ils délivrent des diplômes universitaires, ils ne sont pas semblables aux universités civiles. »
L’une des principales difficultés
identifiées par la commission concernait les quatre piliers du CMR. Le rapport indiquait que leur accent devait être modifié afin de compenser la pression temporelle à laquelle les élèves officiers sont soumis et qui conduit parfois à la minimisation des compétences militaires.
« Je ne dirais pas qu’il y a eu de grandes surprises dans le rapport », confie le brigadier-général Pascal Godbout, commandant du CMR depuis 2023.
Les quatre piliers étaient destinés à assurer l’éducation multiforme des cadets. « Alors, comment pouvons-nous atteindre l’objectif du diplôme interdisciplinaire et du concept des quatre piliers? » demande-t-il. À l’heure actuelle, le CMR envisage d’intégrer certaines des activités liées aux piliers qui ne portent pas sur les études à d’autres qui s’y rapportent. « Examiner dans quelle mesure le volet mise en forme et mieuxêtre peut être accrédité pour donner droit à des crédits universitaires, dit-il, examiner le volet bilinguisme et voir quelle part de celui-ci pourrait être accréditée, et examiner quelles parties du volet militaire pourraient également être accréditées. »
Selon le brigadier-général, cela réduirait la pression temporelle sur les cadets. Il mettrait également plus l’accent sur les trois autres piliers, en particulier le pilier militaire. (Le brigadier-général Godbout est un parangon de ce que les collèges militaires peuvent produire. Diplômé du Collège militaire royal Saint-Jean, il a déclaré que, pour un enfant de la Gaspésie, « se voir offrir une éducation subventionnée, être payé pour aller à l’école, alors que je venais d’une ville où le taux de chômage était de 25 %, pour moi, c’était un cadeau du ciel. »)
Quelle que soit l’évolution à venir, la mission principale du CMR restera la même, ajoute-t-il : « offrir des chefs de caractère aux Forces canadiennes pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain, au service du Canada.
« C’est une responsabilité que toute l’équipe prend très, très au sérieux ici. »
Derrière la charmante maison de calcaire où habite le brigadier-général, sur le campus, se trouve le Mur d’honneur du CMR. Construit par la promotion de 1963, ce long mur de pierre est orné de plaques de bronze à la mémoire d’éminents diplômés, sur lesquelles figurent leurs noms, leurs numéros de cadet et une brève description de leurs réalisations.
Ce qui surprend, dans cet hommage, c’est l’inclusion de personnes qui ont connu du succès en dehors du milieu militaire. Des gens comme Larry Stevenson, fondateur de Chapters, et Walter Gordon, dirigeant d’entreprise, ministre et fondateur du Comité pour l’indépendance du Canada. Ils témoignent de l’influence durable du collège sur le pays.
« Ce que nous produisons, ce sont des Canadiens animés par l’esprit de service, conclut le brigadier-général. Peu importe le chemin qu’ils choisissent. »
« Le collège devint plus que jamais une tranche représentative du pays, recrutant dans toutes les classes d’un océan à l’autre, y compris de “nouveaux Canadiens”. »

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