L’Est domine au championnat de fléchettes

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Le représentant du Comité national des sports, Steve Wessel (à g.) et le président du CLP Larry Lynch aux côtés des gagnants chez les équipes(de g. à d.) Jerry Myles, Rod Snow, Paul LaQuant et Chris Steiger. [Adam Day]

Cette année, du 6 au 8 mai, c’était la bataille de l’Est du Canada à Saint John, au Nouveau-Brunswick, au championnat de fléchettes de la Direction nationale. La moitié est du pays a été pratiquement imbattable, la Division de l’Ontario ayant remporté les titres en simple et en double, puis perdu de justesse devant le quatuor de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut.

En plus du jeu de fléchettes, la fin de semaine à la filiale Lancaster a été pleine de bonne humeur et de camaraderie à l’ancienne.

Avant de commencer le jeu, le samedi matin, il y a eu un défilé et une cérémonie de dépôt de couronnes devant la filiale. Le président de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Steve Wessel, qui est aussi représentant des sports de la Direction nationale, a lu l’Acte du Souvenir. Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale Kenneth Briggs a déposé une couronne.

Le championnat a commencé par la compétition des doubles. Après sept tours, il n’y avait encore rien de fixé. Même si quelques équipes avaient perdu un peu de terrain, il y en avait sept que trois points seulement séparaient. L’Ontario détenait une avance d’un point.

Le moment du dernier tour était venu.

Il s’est avéré que les Ontariens n’étaient pas d’humeur à faire des fautes. Andy Rust et Gary Robinson, de la filiale Maple Leaf-Swansea de Toronto, ont maintenu leur avance jusqu’à la fin, devenant ainsi les nouveaux champions nationaux.

« C’était génial. Les compétiteurs étaient vraiment durs à battre. C’est formidable de finir devant tous ces grands tireurs. Et gagner un titre national? C’était fantastique, a déclaré Rust. Confirmer le tout en obtenant le dernier double, quand je savais qu’on gagnerait si je réussissais, c’était super. »

La compétition suivante était celle des simples. À mi-parcours, c’était encore trop serré pour deviner qui gagnerait, même si l’Ontario avait réussi à prendre un point d’avance.

Après sept parties, Shawn Brenneman de la filiale ontarienne Beachville avait pris une avance considérable, et il a terminé la partie sans commettre de maladresse. S’il a joué comme un compétiteur aguerri, c’est qu’il en est un. Il s’agissait de la troisième fois qu’il atteignait le championnat national, et il faisait partie de l’équipe de l’Ontario qui a gagné en 2008.

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Le champion chez les simples, Shawn Brenneman de la Division de l’Ontario, montre son trophée. [Adam Day]

« La compétition était vraiment relevée, a dit Brenneman après sa victoire. C’est toujours un défi de jouer avec des gars de ce niveau, et en fin de compte, c’est une question de chance. Chacun a des temps forts et des moments plus faibles, alors je me sens très chanceux de l’avoir remporté au final. »

La compétition des équipes a commencé le dimanche matin. Comme l’équipe de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest s’était retirée du championnat, neuf équipes seulement se le disputèrent. Malgré ce champ légèrement réduit, l’ambiance dans la salle supérieure de la filiale Lancaster était bruyante lorsque les équipes s’encourageaient mutuellement à pleine voix.

Le peloton était bien groupé au début, et ce n’est qu’au cinquième tour que les vainqueurs se sont clairement démarqués. Vers la fin de l’épreuve, les deux équipes en tête étaient celle de Paul LaQuant, Chris Steiger, Jerry Myles et Rod Snow de la filiale Centennial de Dartmouth de la N.-É.–Nt, et celle de Michael Power, Frank Browne, Jason Marchis et Leslie Mootrey de la filia-le ontarienne Col. Alex Thompson Memorial de Mississauga.

En arrivant au dernier tour, les équipes de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse–Nunavut étaient à égalité à 17 points. Les quelques dernières fléchettes à venir serviraient à les départager.

Lorsqu’au début, l’Ontario a perdu une partie jouée avec l’équipe néobrunswickoise formée de Ike Mullin, Scott Tracy, Derek Hanley et Mark Hebert de la filiale Blacks Harbour, les gars de la Nouvelle-Écosse–Nunavut ont su qu’il ne leur restait qu’à tenir pour trois points pour gagner.

Et c’est ce qu’ils ont fait. C’est donc ainsi que les jeux se sont terminés : tout s’est joué sur un point au bout d’une journée entière de compétition.

« C’était parfait. C’était formidable, a déclaré Chris Steiger. Notre équipe a déjà remporté un championnat, mais ça fait toujours le même effet, c’est fantastique. »

C’était en 2013, à Chester (N.-É.), la dernière fois que son équipe avait remporté le championnat national. Et le titre, comme celui-ci, s’était joué sur les dernières fléchettes. « C’était très serré. Il fallait que le Nouveau-Brunswick gagne une partie, et il l’a fait; et ensuite, il fallait qu’on en gagne trois et nous l’avons fait. »

À la cérémonie de clôture ce soir-là, Wessel a félicité l’équipe de sa province pour sa belle performance, ainsi que tous les autres joueurs.

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Andy Rust (à g.) et Gary Robinson de la Division de l’Ontario remportent le championnat des doubles. [Adam Day]

« Vous êtes venus concourir, et vous ne nous avez pas déçus; vous avez vraiment bien joué, a dit Wessel devant la foule. Cette compétition était serrée dans toutes les catégories et la camaraderie était évidente parmi vous. La qualité du jeu était extraordinaire, et j’ai eu bien du plaisir à vous regarder lancer les fléchettes. C’était un vrai régal. »

La preuve : les décorations pour les lancers de 180 qui ont été remises pendant la cérémonie de clôture étaient trop nombreuses pour en dresser la liste ici.

« L’hospitalité a été merveilleuse, vous êtes sans doute d’accord avec moi, dit Wessel. La filiale s’est pliée en quatre pour satisfaire toutes nos demandes et régler tous les problèmes qui se sont posés. »

Pour finir, le président du comité local des préparatifs, Larry Lynch, qui a démontré qu’il était non seulement compétent mais infatigable durant cette fin de semaine trépidante, a fait une dernière annonce très applaudie : la filiale Lancaster allait donner 3 000 $ pour venir en aide aux gens gravement touchés par les incendies à Fort McMurray, en Alberta.

Le prochain championnat de fléchettes de la Direction nationale aura lieu à la filiale Eastern Irrigation de Brooks, en Alberta, en mai 2017.

Prix des fondateurs décerné à Rick Mercer de la SRC

On a annoncé, au CEN, que le journaliste et comédien Rick Mercer sera le troisième récipiendaire du Prix des fondateurs de la Légion, qui lui sera remis à St. John’s. 

M. Mercer soutient avec ferveur les soldats et les anciens combattants canadiens depuis longtemps, se rendant régulièrement à l’étranger pour rendre visite aux troupes et offrant particulièrement son appui au projet « stigmate » qui sert à mettre fin aux idées préconçues sur les maladies mentales.

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Rick Mercer (à d.) interviewe l’adjudant (première classe) Dennis Hewitt, instructeur d’abordage, à Halifax. [Cpl. Rick Ayer/Formation Imaging Services, Halifax]

« Je suis profondément touché et flatté par cette distinction, a déclaré M. Mercer. Pouvoir souligner le travail formidable des Forces canadiennes au pays et à l’étranger est l’aspect de ma carrière qui me satisfait le plus. Je suis fier, en tant que civil, de défendre leur bienêtre. »

Par ailleurs, le président de la Division de la C.-B.–Yn, Marc Tremblay, a fait le point sur la construction à Surrey (C.-B.), aux abords de Vancouver, de la première « cité » des anciens
combattants canadiens. Les plans actuels prévoient deux édifices évoquant le monument canadien de la crête de Vimy.

« À ce moment-ci, la surface prévue est de 200 000 pieds carrés et le cout de 130 millions de dollars, a dit M. Tremblay. On y trouvera des logements de marché, une filiale de la Légion, des services médicaux, des logements avec services d’aide au maintien de l’autonomie, un gymnase et, au centre, le joyau de ce bâtiment : un centre d’excellence pour la recherche sur le TSPT et son traitement. »

Une section BSO proposée à la Légion

Une réunion mémorable a eu lieu les 16 et 17 avril, où le Conseil exécutif national a pris des décisions qui modèleront l’avenir de l’organisation.

Le grand président, Larry Murray, a donné le ton lors de ses observations liminaires. « Le CEN étendu qui précède le congrès est toujours une assemblée importante, et je crois que celle-ci l’est particulièrement. Je vous félicite, vous et bien d’autres personnes, des progrès superbes que vous avez faits pour donner suite à la volonté exprimée lors du congrès de 2014 en menant à bien le plan de réduction du déficit du président de la Direction nationale. »

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Les membres du Conseil exécutif national écoutent les rapports.

« C’est formidable que le CEN réfléchisse en ce moment même à la possibilité de créer une section spécialisée dans les blessures de stress opérationnel à la Légion; j’espère que cela se concrétisera à St. John’s. »

Et c’est d’ailleurs la grande nouvelle issue de ce CEN, qui a voté à l’unanimité en faveur du dépôt d’une motion en ce sens au congrès pour approbation par les membres.

Cette idée a été présentée par le major-général à la retraite Glynne Hines qui a expliqué dans les grandes lignes à quoi elle servirait : elle n’offrira pas de services de santé, mais elle aidera tout ancien combattant touché par une BSO ainsi que sa famille, travaillera à changer la perception du public en ce qui concerne les gens souffrant de BSO, et militera en faveur de davantage de recherches quant à son traitement et à sa prévention.

« La section spéciale des blessures de stress opérationnel est une initiative de membres qui aidera les vétérans touchés à recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin », dit M. Hines.

La Légion avait créé une section spéciale en 1925, lorsque la Tuberculous Veterans Association est devenue la Section des anciens combattants tuberculeux de la Légion royale canadienne.

« La Légion a répondu au pro-blème de la tuberculose de manière mémorable après la Première Guerre mondiale, a déclaré M. Murray. Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit de plus important [pour les anciens combattants] que d’essayer de trouver des façons de traiter le TSPT et de s’attaquer aux questions apparentées. C’est un signe vraiment puissant que la plus grande organisation d’anciens combattants du pays s’en soucie. C’est une occasion marquante pour la Légion, pour le Canada, pour les anciens combattants et pour leur famille. »

Le président, Tom Eagles, est intervenu juste avant le vote. « Je pense que la section BSO et la Légion royale canadienne vont main dans la main, car aider les anciens combattants et leur famille, c’est notre raison d’être. »

Le vote sur la création d’une section spéciale BSO et l’octroi d’un siège au CEN, sous réserve de l’accord du prochain congrès national, a été unanime.

M. Eagles a aussi donné quelques nouvelles importantes au CEN. « J’ai dit clairement que le financement du déficit ne serait pas acceptable, » a-t-il déclaré avant de remarquer que non seulement la Direction nationale avait évité un déficit cette année, elle faisait encore mieux : « C’est la première fois que la Direction nationale a enregistré un excédent depuis très longtemps, » a-t-il dit. 

La deuxième nouvelle concernait la création d’une fondation nationale de la Légion. Elle permettra à la Direction nationale de délivrer des reçus d’impôt pour tous les dons, ce qui, espère-t-on, donnera lieu à une forte augmentation des revenus. « Je suis très heureux d’annoncer l’existence d’une fondation nationale de la Légion. La demande du statut d’organisme de bienfaisance enregistré a été soumise à l’Agence du revenu du Canada. »

Le trésorier national, Mark Barham, a confirmé l’annonce de M. Eagles et ajouté quelques détails. « Le processus budgétaire de 2015 a été modifié pour adopter un budget base zéro, ce qui garantirait un suivi constant de la situation financière, a déclaré M. Barham. Cela, en plus des résultats impressionnants du service de l’approvisionnement, d’un grand nombre d’années de service rachetées par les membres, et d’un retour convenable sur nos investissements, a engendré un excédent de presque 800 000 $. »

« Cette année a marqué un tournant, où le déficit de plus de 1 million de dollars que nous prévoyions a fait place à un excédent, » a-t-il dit, avant de remarquer qu’un nouvel excédent était prévu en 2016.

Le CEN a aussi accepté à l’unanimité une demande voulant que la Légion devienne l’un des commanditaires principaux des jeux Invictus, au prix de 500 000 $. Ces jeux, qui promeuvent le rétablissement par le sport des militaires blessés ou malades auront lieu à Toronto en 2017.

Le dimanche matin, M. Flannigan a demandé à présenter une motion au congrès qui servirait à réduire les catégories de membres de la Légion à trois : ancien combattant, associé et membre. Sa demande a été acceptée après discussion.

La Nouvelle-Écosse–Nunavut a annoncé que certains de ses membres avaient entrepris de créer une nouvelle sorte de filiale, sans alcool ni jeux, qui serait consacrée au soutien par les pairs des gens souffrant d’une BSO.

Enfin, bien que le nombre de membres soit toujours à la baisse – 285 321 en 2015 soit 4,5 % ou 13 293 de moins qu’en 2014 – il y avait lieu d’être optimiste. Le département de l’adhésion a rapporté qu’il avait déjà traité cette année 24 206 adhésions de membres nouveaux ou réintégrés. On espère que le nombre d’adhésions augmentera après l’entrée en vigueur, cette année, du nouveau système en ligne.

Le comité de l’adhésion a aussi présenté une motion qui créerait une adhésion gratuite pour les cadets qui sortent des collèges militaires, mais qui ne comprendrait pas l’abonnement à La Revue Légion.

Dernier point d’ordre, le conseil exécutif a passé une période de temps considérable avec le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la défense, qui était venu à la Maison de la Légion à l’occasion de son installation au poste de vice-président honoraire de la direction nationale.

Les bandes molletières bleues

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MANIFESTE: Des soldats du Newfoundland Regiment et une estafette portant des bandes molletières bleues sur une carte postale de 1914. [The Rooms/A 49-7]

Les bandes molletières servaient à soutenir les chevilles et empêchaient la gadoue, les débris et les insectes de s’introduire dans les bottes.

Le gouverneur de Terre-Neuve répondit à l’appel aux armes lancé par la Grande-Bretagne en 1914 par une promesse : le dominion lèverait un régiment et enrôlerait les 500 premiers soldats dans le mois. Toutefois, vu la situation de Terre-Neuve – 241 000 habitants seulement, économie déprimée et dernière unité militaire basée sur l’ile dissoute en 1870 – comment le comité de citoyens qui en était chargé pouvait-il recruter, former et équiper le Newfoundland Regiment?

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Les bandes étaient roulées quand on ne les portait pas. [The Rooms A 8-90]

« Votre roi et votre pays ont besoin de vous! Répondrez-vous à l’appel de votre pays? » demandait-on dans une annonce publiée le 22 aout pour encourager les hommes de 19 à 35 ans à s’enrôler « pour la durée de la guerre, mais pour un an au maximum ». La solde était d’un dollar par jour, rations en sus. Le 2 septembre, 743 hommes avaient répondu à l’appel, les First Five Hundred (cinq-cents premiers, NDT) – qui étaient 537 en réalité – avaient été acceptés, et leur formation commençait.

La quête effrénée de moyens pour les équiper s’ensuivit. Vu l’insuffisance de tissu kaki pour les bandes molletières, des bandes bleues, utilisées par la Church Lads Brigade, furent utilisées. La raison de cette décision est encore débattue aujourd’hui, dit Kerri Button, conservatrice des First World War Projects de The Rooms, à St. John’s. Était-ce strictement l’insuffisance de tissu kaki, ou était-ce en l’honneur d’une brigade d’élite qui les avait portées à la guerre des Boers?

Et pourquoi des bandes molletières? On les doit à l’Empire britannique. Les tribus hima-layennes portaient des jambières appelées « patti », mot hindi qui veut dire « bandages ». Les bandes molletières furent adoptées progressivement au cours du XIXe siècle, parce que les soldats britanniques à cheval se trouvant dans des situations tendues en Inde s’étaient aperçus que le kaki (mot hindi voulant dire « terre ou poussière ») offrait un meilleur camouflage que leurs uniformes colorés et leurs bottes qui brillaient.

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Les bandes molletières contribuent à l’élégance de l’uniforme sur les affiches de recrutement. [BAC/e010697370]

Les bandes molletières servaient aussi de soutien pour les chevilles et empêchaient la gadoue, les débris et les insectes d’entrer dans les bottes. Elles tenaient les jambes au chaud même quand elles étaient mouillées, ce qui était utile dans les champs de bataille emboués, les tranchées détrempées et les cratères transformés en mares de la Première Guerre mondiale. Et elles avaient l’air mieux soignées que les bas de pantalon lâches.

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Les uniformes des sculptures du Monument commémoratif de guerre du Canada comprennent des bandes molletières. [LM]

Les bandes molletières faisaient partie de l’uniforme britannique à la guerre des Boers, et la mode se propagea aux autres armées. Elles étaient meilleur marché que les bottes à tige haute ou que les guêtres, et leur faible cout était une bénédiction quand il s’agissait de chausser des millions de soldats. Même les Allemands qui portaient des bottes hautes se sont tournés vers les bandes molletières lorsque le cuir vintà manquer.

Pour les mettre, les soldats pliaient le bas des pantalons et enroulaient des bandes de neuf pieds de longueur à partir des chevilles, dans le sens des aiguilles d’une montre sur une jambe et dans le sens inverse sur l’autre, jusqu’à deux doigts en dessous des genoux. Elles étaient attachées au moyen de rubans d’un demi-mètre.

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Une bande dessinée d’Abian Walgren montre à quel point les bandes molletières agaçaient les soldats américains, qui n’avaient pas encore la technique, à la Première Guerre mondiale. [The Stars and Stripes, 1918]

Bien que le régiment ait gardé son surnom de Blue Puttees, ou de Blues, durant toute la guerre, dit Button, les Britanniques distribuèrent des bandes molletières kaki aux Terre-Neuviens peu après leur arrivée en Angleterre, en octobre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les 48th Highlanders of Canada portaient des bandes molletières bleues lorsqu’il n’y avait pas de chevillières, ce qui leur a valu le sobriquet de « Glamour Boys ». Le roi George VI admira les bandes molletières bleues lors d’une inspection et dit au régiment qu’il devrait les garder.

À partir de la Seconde Guerre mondiale, l’armée canadienne remplaça progressivement les bandes molletières par des chevillières en toile, puis par des bottes de combat hautes.