Un tournée d’apprentissage
Le silence prolongé est sans doute l’expression de l’être humain qui saisit le mieux l’essence de la commémoration. Quand la Première Guerre mondiale s’est terminée, il y a 90 ans, le 11 novembre 1918, aucune célébration tonitruante ne s’est élevée des tranchées; c’était plutôt le calme plat.
Les gens qui n’étaient pas là-bas et qui n’ont donc pas fait l’expérience des horreurs inexprimables d’une guerre où environ 10 millions de personnes ont été tuées et des millions d’autres, blessées, ne comprennent pas vraiment la nature de ce silence. En décembre 2008, il ne restait qu’un bien petit nombre de ceux qui y ont servi et le Canadien Jack Babcock en était un.
Quoi qu’il en soit, la nature de ce silence peut effectivement être ressentie aujourd’hui et c’est sûr qu’il peut servir à...
