Nouvelle politique sur la perte de l’ouïe pour les anciens combatants

Anciens combattants Canada a annoncé une nouvelle politique sur la perte de l’ouïe dans le cadre de laquelle on pourrait reconnaitre le droit partiel d’une invalidité pour la perte de l’ouïe actuelle même si l’audiogramme obtenu par l’ancien combattant lorsqu’il quittait le militaire n’a pas établi qu’il y avait une perte de l’ouïe. Auparavant, ACC ne reconnaissait pas le droit complet si l’audiogramme était incertain lors du retour à la vie civile.

Pour obtenir l’octroi en entier, le demandeur doit :

• prouver une perte de l’ouïe qui équivaut à une somme de perte de l’ouïe (SPO) de 100 décibels ou plus à des fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz dans n’importe quelle oreille; ou de 50 décibels ou plus dans les deux oreilles à 4 000 hertz, sur l’audiogramme du retour à la vie civile ou, s’il n’y a pas eu d’audiogramme militaire, sur le premier audiogramme pris dans le civil;

• associer cette invalidité de perte de l’ouïe au bruit et au service militaire.

ACC et le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) vont dorénavant reconnaitre le droit partiel pour perte de l’ouïe. Ils vont dorénavant accepter un droit partiel, conformément à la Loi sur les pensions ainsi qu’à la nouvelle Charte des anciens combattants, là où ils ne reconnaissaient auparavant que le droit complet.

• Le demandeur a un audiogramme du retour au civil qui indique une perte de plus de 25 décibels dans l’une ou l’autre des oreilles à n’importe quelle fréquence entre 500 et 8 000 hertz.

• Le demandeur a un audiogramme courant qui est conforme aux normes requises de la perte de l’ouïe invalidante, soit une perte de 100 décibels ou plus aux fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz.

• La perte de décibels sur l’audiogramme actuel à la même fréquence doit être confirmée comme étant la même ou supérieure à celle de l’audiogramme du retour au civil.

• La perte de l’ouïe invalidante doit être reliée au bruit et au service militaire.

Les anciens combattants à qui ACC ou le TAC(RA) a refusé un droit complet pour perte de l’ouïe invalidante peuvent avoir un droit partiel. Vu que les cas et les circonstances varient, et que le résumé ci-dessus est une simplification d’une politique plutôt compliquée, les demandeurs sont invités à prendre contact avec un officier d’entraide.

Services de représentation gratuits

Les officiers d’entraide du Bureau d’entraide de la Direction nationale de la Légion sont au service des membres actuels des Forces canadiennes, des anciens combattants, des membres de la Gendarmerie royale du Canada et des personnes à leur charge tout en s’occupant de leurs intérêts lors de toute démarche qu’ils puissent avoir avec Anciens combattants Canada et avec le Tribunal des anciens combattants (révision et appel), s’ils réclament des avantages d’invalidité d’après la Loi sur les pensions ou la nouvelle Charte des anciens combattants.

Les officiers d’entraide professionnels de la Légion offrent leurs services d’orientation, d’assistance et de représentation gratuitement, que les gens soient membres de la Légion ou pas. Ce service est mandaté conformément à la loi. Les officiers d’entraide reconnaissent que la figure de l’ancien combattant est en train de changer. Il n’est plus « un vieil homme ».

Les officiers d’entraide de la Légion peuvent aussi fournir une assistance bénévole, prélevée aux fonds du coquelicot, à TOUS les anciens militaires dans le besoin. On peut les joindre au 1-877-534-4666.À votre service est écrit par des officiers d’entraide du Bureau national d’entraide.

Les bénéfices continuent de croitre

Deux nouveaux partenaires, c’est très bien, mais quatre c’est encore mieux. Dans notre dernier numéro, la Légion royale canadienne (LRC) annonçait que Diageo Canada Inc. et Philips Lifeline Canada étaient ajoutés au Programme de bénéfices pour membres de la LRC revitalisé (Éditorial, janvier/février). La Légion a refait la même chose. Cette fois-ci, les deux nouveaux partenaires sont Medipac Travel Insurance et Relocation Services : deux sociétés qui se sont engagées à soutenir la Légion et ses membres.

Medipac s’occupe d’assurance de voyage depuis 1982. C’est son seul commerce et elle assure des groupes de Canadiens et des associations depuis 1982. En cas d’urgence, il vous suffit de passer un coup de téléphone pour parler avec des professionnels de la santé prêts à répondre à vos questions et à vous conseiller. Medipac offre aussi la prolongation de voyages commode, des taux concurrentiels et, rien de mieux, des rabais pour les légionnaires. Dans ce numéro-ci, vous trouverez une brochure où des détails vous sont donnés. Pour prouver son engagement, Medipac va partager son succès, chaque fois qu’un membre de la LRC achètera son assurance de voyage, avec sa filiale et avec la Direction nationale. Nous vous invitons à y jeter un coup d’œil.

Relocation Services est un service d’experts-conseils qui vous offrent leur aide pour soulager vos inquiétudes quand vous déménagez. Leurs services sont gratuits pour les légionnaires et leur famille. L’autre bonne nouvelle, c’est que les clients peuvent s’attendre à une remise en espèces pouvant aller jusqu’à 3,25 $ par millier de dollars de la vente ou de l’achat de leur maison. La société Relocation Services vous mettra en contact avec une agence immobilière, vous trouvera les meilleurs prix et vous recommandera un transporteur.

Les entreprises Medipac et Relocation Services sont fières de s’associer à la Légion royale canadienne et elles croient que l’avenir est prometteur. Leur engagement signifie que les filiales de la Légion vont avoir un nouvel appui et des avantages exclusifs pour leurs membres. Ces nouveaux partenaires ont aussi démontré leur disposition en achetant un espace publicitaire dans la revue Légion durant toute l’année 2008. Le Programme de bénéfices pour membres a pour but l’assistance à tous les légionnaires et à leurs êtres chers et il sert aussi à conserver les membres et à en attirer d’autres. L’appui de ces partenaires est encore une façon à votre portée de renforcer la Légion aujourd’hui et demain.

Il est temps que l’OTAN agisse

À propos du rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, le Premier ministre Stephen Harper dit que « ce rapport va servir de base au débat public sur l’avenir du rôle du Canada en Afghanistan maintenant que les parlementaires se préparent à prendre cette importante décision ».

Le groupe, présidé par l’ancien ministre des Affaires étrangères John Manley, n’a pas indiqué à quelle date le Canada devrait se dessaisir de sa base dans la province dangereuse de Kandahar, mais il a indiqué les conditions qu’il faudra créer pour que le Canada puisse continuer à soutenir le gouvernement élu en Afghanistan. Il est dit dans le rapport, et c’est le plus important, que le Canada doit trouver un pays partenaire, parmi les alliés de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ou d’ailleurs, qui puisse garantir un groupement tactique supplémentaire au Kandahar d’environ 1 000 soldats avant février 2009.

Il recommande aussi que le gouvernement canadien obtienne, même avant cette date-là, de nouveaux hélicoptères moyens-porteurs et des véhicules aériens téléguidés très performants pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.

« La mission est en danger » est-il dit dans le rapport. « Il n’y a simplement pas assez de soldats pour faire le travail comme il faut dans la province de Kandahar. » Bien que le Canada ait déployé quelque 2 500 soldats bien entrainés en Afghanistan, ils ne sont pas assez nombreux pour s’occuper de toute l’insurrection. C’est là le problème immédiat pour que le Canada apporte un peu de paix à cette province abimée par la guerre. Bien que les patrouilles canadiennes aient forcé les insurgés à se dissimuler et lancer leurs attaques furtivement, ce n’est qu’avec le déploiement prudent d’une main-d’œuvre supplémentaire « les bottes dans la poussière » qu’on pourra arriver à améliorer la sûreté. La croyance que davantage de soldats sont nécessaires a déjà été proclamée, mais le rapport Manley a servi à la mettre au premier plan pour le grand public.

Le rapport indique que l’ajout de soldats servirait aussi à accélérer l’entrainement des forces policières et militaires afghanes. Et c’est crucial parce qu’on ne pourra obtenir une paix durable que lorsque les Afghans auront des soldats et des policiers adéquatement entrainés et capables de protéger leur pays. « La vérité toute entière c’est qu’une retraite de la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité) d’Afghanistan, avant que ses propres forces puissent s’occuper de sa sécurité, équivaudrait probablement à condamner le peuple afghan à un nouveau cycle de guerre civile sanglante… »

Nous sommes d’accord avec le point de vue selon lequel la présence du Canada en Afghanistan est justifiée, mais surtout pour des raisons de sécurité et humanitaires. Nous sommes d’accord qu’une augmentation de la sécurité offrirait de meilleures occasions de reconstruction et de mieux gouverner.

En général, le Canada fait certainement sa part, si ce n’est pas plus, en Afghanistan. Bien d’autres pays ont engagé des troupes, mais ils ont mis des conditions sur l’endroit où elles serviraient et sur le genre d’assistance militaire qu’elles octroieraient. En conséquence, le Canada est le fer de lance dans un des endroits les plus dangereux au monde, et le nombre de nos victimes, plus de 75 morts et un bien plus grand nombre de blessés suffit, pour le prouver.

Le Premier ministre devrait apporter ce message urgent à la rencontre au sommet des chefs d’État de l’OTAN, en Roumanie, au mois d’avril. Le Canada est venu en aide au monde occidental quand c’était nécessaire, à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale. Il le fait encore, mais cette fois-ci il a de quoi se demander si certains de ses alliés sont vraiment résolus.

Ce n’est certainement pas le moment de faire revenir nos forces qui sont en Afghanistan. Il est temps que nos alliés fassent leur part pour consolider les incursions que le Canada a réussi à faire, et à un prix si élevé. Ce n’est qu’alors que nous pourrons recevoir nos soldats chez nous et les féliciter d’un travail bien fait.