{"id":937,"date":"2011-07-01T00:01:42","date_gmt":"2011-07-01T04:01:42","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=937"},"modified":"2011-06-17T08:56:04","modified_gmt":"2011-06-17T12:56:04","slug":"logistique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2011\/07\/logistique\/","title":{"rendered":"Logistique"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:630px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-948\" title=\"[PHOTO : LE CPL JAX KENNEDY, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMLead5.jpg\" alt=\"[PHOTO : LE CPL JAX KENNEDY, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]\" width=\"630\" height=\"236\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMLead5.jpg 630w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMLead5-300x112.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><\/p>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : LE CPL JAX KENNEDY, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Activation de Th\u00e9atre &#8211; Transport &#8211; Entretien &#8211; Communications &#8211; Services de Sant\u00e9 &#8211; G\u00e9nie &#8211; Maintien de L&#8217;ordre<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les journ\u00e9es sont longues et parfois d\u00e9mentes, mais sans elles, les Forces canadiennes (FC) ne pourraient pas fonctionner outre-mer ni au pays. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les hommes et les femmes qui font ce travail en coulisse pendant des jours \u2014 et des nuits \u2014 ne sont que rarement reconnus pour avoir accompli des t\u00e2ches presque impossibles. Ils sont tous plac\u00e9s sous le Commandement du soutien op\u00e9rationnel du Canada (COMSOCAN) et ils ont \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement occup\u00e9s \u00e0 l\u2019ach\u00e8vement de la mission de combat canadienne de cinq ans en Afghanistan.<\/strong><\/p>\n<p>Une grande partie de leur travail dans ce pays ravag\u00e9 par la guerre consiste \u00e0 rapatrier les soldats et leur \u00e9quipement : une entreprise colossale qui a commenc\u00e9 il y a quelques mois, bien avant que soit prise la d\u00e9cision selon laquelle le r\u00f4le du Canada changerait d\u2019une mission de combat, qui prendra fin en juillet, \u00e0 une mission de formation. La pr\u00e9sence militaire du Canada en Afghanistan s\u2019\u00e9tend sur pres-que 10 ans, une exp\u00e9rience soutenue par COMSOCAN commune \u00e0 des milliers de militaires et relative \u00e0 toutes sortes de choses : logistique op\u00e9rationnelle, ing\u00e9nierie, communications, entretien de l\u2019\u00e9quipement, sant\u00e9 et services de police militaire.<\/p>\n<p>Le major-g\u00e9n\u00e9ral Mark McQuillan, dont la responsabilit\u00e9 globale est de planifier et coordonner la logistique aff\u00e9rente \u00e0 toutes les missions militaires du Canada, est la personne charg\u00e9e de diriger ce qu\u2019on a surnomm\u00e9 la mission de transition du COMSOCAN. Il nous disait au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e que son personnel et lui ont travaill\u00e9 longtemps \u00e0 arr\u00eater les d\u00e9tails de la transition de cette ann\u00e9e. \u00ab La planification est en bonne voie, disait-il. Il n\u2019y a pas de doute que nous allons \u00eatre extr\u00eamement occup\u00e9s cet \u00e9t\u00e9, ainsi que cet automne. Nous allons transporter plusieurs centaines de v\u00e9hicules et des milliers de conteneurs maritimes pleins d\u2019\u00e9quipement soit au nord \u00e0 Kaboul pour servir \u00e0 la mission formative, soit au Canada. \u00bb<\/p>\n<p>Le COMSOCAN travaille r\u00e9guli\u00e8rement avec le Commandement Canada qui s\u2019occupe des op\u00e9rations int\u00e9rieures et avec le Commandement de la Force exp\u00e9ditionnaire du Canada (COMFEC) qui est responsable des op\u00e9rations internationales, dont celle d\u2019Afghanistan. Le Commandement doit \u00eatre pr\u00eat \u00e0 \u0153uvrer dans divers environnements, avec l\u2019objectif fondamental de faire en sorte que les commandants d\u2019unit\u00e9 puissent se concentrer sur leurs strat\u00e9gies sans s\u2019inqui\u00e9ter de la logistique. \u00ab Ces derniers temps, nous nous sommes concentr\u00e9s sur [\u2026] la transition pendant laquelle nous emportons tout le mat\u00e9riel de Kandahar et le rapportons au Canada \u00bb, dit McQuillan.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-953\" title=\"Un technicien des transmissions. [PHOTO : LE SGT FRANK HUDEC, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMInset32.jpg\" alt=\"Un technicien des transmissions. [PHOTO : LE SGT FRANK HUDEC, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]\" width=\"515\" height=\"357\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMInset32.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMInset32-300x207.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Un technicien des transmissions. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : LE SGT FRANK HUDEC, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Chaque article [qui est l\u00e0-bas] sera examin\u00e9 pour d\u00e9termi-ner s\u2019il convient de le rapporter, si c\u2019est rentable. Quand ce sera fait, notre personnel se concentrera sur le moyen de transport le plus \u00e9conomique. McQuillan et son \u00e9quipe rapportent de tout : des v\u00e9hicules blind\u00e9s aux syst\u00e8mes d\u2019arme, en passant par les autres grosses pi\u00e8ces d\u2019\u00e9quipement dont les Forces auront probablement besoin dans leurs op\u00e9rations \u00e0 venir. S\u2019il y a lieu, le COMSOCAN se d\u00e9barrassera, sur place, du mat\u00e9riel qu\u2019il n\u2019est pas rentable de rapporter au pays. \u00ab Si \u00e7a coute 10 000 $ de le transporter jusqu\u2019au Canada et que \u00e7a couterait 2 000 $ de l\u2019acheter, ce sera vendu sur place, nous explique-t-il.\u00a0 \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab On forme notre personnel pour qu\u2019il soit toujours pr\u00eat \u00e0 rapporter \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des barbel\u00e9s tout le mat\u00e9riel qui se trouve \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de ces derniers, \u00e0 compter le mat\u00e9riel de fond en comble, \u00e0 y apposer un code \u00e0 barres, \u00e0 l\u2019emballer convenablement et \u00e0 l\u2019envoyer au Canada \u00bb, nous disait l\u2019adjudant-chef Serge Froment en f\u00e9vrier. Il remarquait qu\u2019au besoin le personnel r\u00e9parerait le mat\u00e9riel avant de le rapporter. \u00ab On pourrait simplement rapporter tout le mat\u00e9riel au Canada et tout r\u00e9parer ici, mais je ne pense pas que ce serait aussi efficace. \u00bb<\/p>\n<p>Quand il est pr\u00eat \u00e0 partir, le mat\u00e9riel peut \u00eatre envoy\u00e9 directement de Kandahar au Canada par avion ou, plus lentement, par voie terrestre ou marine en passant par les plaques tournantes du transport des FC au Pakistan et \u00e0 Spangdahlem, en Allemagne. \u00ab On va mener essentiellement ce qu\u2019on pourrait appeler une aire de rassemblement interm\u00e9diaire \u00e0 un autre endroit pour y faire la r\u00e9partition de la charge de travail avant de le rapporter au Canada, nous explique McQuillan. On a l\u2019intention de transporter une bonne partie de notre mat\u00e9riel en avion [comme les syst\u00e8mes d\u2019arme] et plus vite on peut atterrir et r\u00e9partir les cargaisons, plus c\u2019est rentable. \u00bb<\/p>\n<p>La fermeture soudaine du Camp Mirage en Asie du Sud-Ouest, en novembre dernier, a occasionn\u00e9 un p\u00e9pin. \u00ab On avait de tr\u00e8s bonnes relations avec les \u00c9mirats arabes unis (\u00c9AU)[&#8230;], alors quand on d\u00e9m\u00e9nage d\u2019un endroit id\u00e9al sur le plan g\u00e9ographique, o\u00f9 l\u2019on a de tr\u00e8s bonnes relations, c\u2019est s\u00fbr qu\u2019il y a un certain impact, mais en m\u00eame temps on a pu faire face \u00bb, dit McQuillan.<\/p>\n<p>Pendant presque 10 ans, le myst\u00e9rieux Camp Mirage a abrit\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e9ment de soutien des FC en Afghanistan. Quand les FC ont re\u00e7u la consigne de mettre un terme \u00e0 leurs activit\u00e9s aux \u00c9AU dans les 30 jours, elles ont fait le point sur tout le mat\u00e9riel, avec le concours de l\u2019\u00e9quipe de fermeture du COMSOCAN, l\u2019ont transf\u00e9r\u00e9, s\u2019en sont d\u00e9barrass\u00e9 ou l\u2019ont emball\u00e9. \u00ab En un mois \u00e0 peu pr\u00e8s, on est partis de Mirage et on a repositionn\u00e9 nos activit\u00e9s \u00e0 Chypre, puis \u00e0 Spangdahlem \u00bb, d\u00e9clare McQuillan. La fermeture signifiait le d\u00e9m\u00e9nagement de 244 personnes, l\u2019emballage et l\u2019envoi de 54 conteneurs maritimes et de pr\u00e8s de 80 palettes de fret a\u00e9rien, et le transport de 19 v\u00e9hicules.<\/p>\n<p>Dans l\u2019ensemble, les responsabilit\u00e9s du COMSOCAN concernent le soutien de l\u2019activation dans le th\u00e9\u00e2tre, ainsi que du maintien en puissance de la mission et de son ach\u00e8vement. Ses fonctions sont les services de soutien aff\u00e9rents au combat, dont les actions du g\u00e9nie militaire, les services de sant\u00e9, la police militaire, la logistique et l\u2019entretien du mat\u00e9riel terrestre, ainsi que le soutien du personnel, la gestion des ressources et des communications, et les syst\u00e8mes d\u2019information.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-957\" title=\"Des v\u00e9hicules logistiques. [PHOTO : LE CPL SHILO ADAMSON, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMInset2.jpg\" alt=\"Des v\u00e9hicules logistiques. [PHOTO : LE CPL SHILO ADAMSON, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]\" width=\"515\" height=\"700\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMInset2.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/CONOSCOMInset2-220x300.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Des v\u00e9hicules logistiques. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : LE CPL SHILO ADAMSON, CAM\u00c9RA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Avant la cr\u00e9ation, en 2006, du COMSOCAN, chaque arme des FC \u00e9tait responsable de son propre soutien op\u00e9rationnel. Cela a souvent donn\u00e9 lieu \u00e0 des inefficacit\u00e9s lors d\u2019op\u00e9rations conjointes. Aujourd\u2019hui, le commandement emploie quelque 2 000 personnes, dont 700 civils. \u00ab [Cette division] est essentielle pour nos op\u00e9rations; les civils procurent un certain degr\u00e9 de continuit\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation, car ils sont extr\u00eamement bien form\u00e9s et comp\u00e9tents, et les soldats, en ce qui concerne la majorit\u00e9 de nos unit\u00e9s, doivent \u00eatre pr\u00eats au d\u00e9ploiement dans des d\u00e9lais tr\u00e8s brefs, non seulement parce qu\u2019on appuie des op\u00e9rations comme celles en Afghanistan, mais aussi parce qu\u2019on r\u00e9pond aux op\u00e9rations d\u2019urgence [ailleurs] \u00bb, ajoute Froment.<\/p>\n<p>McQuillan dit que le COMSOCAN sert principalement au maintien en puissance. \u00ab C\u2019est donc l\u2019approvisionnement en mat\u00e9riel, dont les piliers sont les d\u00e9p\u00f4ts de mat\u00e9riel, et les syst\u00e8mes d\u2019infrastructure et de distribution au Canada, mais c\u2019est s\u00fbr qu\u2019on passe une grande partie de notre temps \u00e0 g\u00e9rer la circulation du mat\u00e9riel depuis le Canada jusqu\u2019aux endroits o\u00f9 se d\u00e9roulent nos op\u00e9rations \u00bb.<\/p>\n<p>Le commandement, dont le budget annuel s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 91 millions de dollars, a plusieurs d\u00e9p\u00f4ts et 19 unit\u00e9s au Canada, dont le Groupe de soutien en mat\u00e9riel du Canada qui est responsable de la gestion du mat\u00e9riel au pays. Il a un d\u00e9p\u00f4t \u00e0 Montr\u00e9al, un autre \u00e0 Edmonton et quatre d\u00e9p\u00f4ts de munitions : un \u00e0 Rocky Point, sur l\u2019ile de Vancouver, un \u00e0 Dundurn, en Saskatchewan, un \u00e0 Angus, en Ontario, et un \u00e0 Bedford, en Nouvelle-\u00c9cosse.<\/p>\n<p>Le R\u00e9giment des transmissions interarm\u00e9es des FC et le Groupe de soutien interarm\u00e9es des FC qui fournissent les syst\u00e8mes de communication et d\u2019information et qui s\u2019occupent du transport, de l\u2019approvisionnement, des contrats et des services postaux, sont aussi sous l\u2019\u00e9gide du COMSOCAN. Quant au g\u00e9nie, McQuillan a une unit\u00e9 d\u2019ing\u00e9nieurs sp\u00e9cialis\u00e9s \u00e0 Moncton (N.-B.) dont les professionnels appuient souvent l\u2019activation dans le th\u00e9\u00e2tre et sont vraiment experts quand il s\u2019agit de fournir une gestion de projet \u00ab sur le terrain \u00bb. Le Groupe des services de la Police militaire qui s\u2019occupe du maintien de l\u2019ordre et de la s\u00e9curit\u00e9 des op\u00e9rations partout dans le monde est aussi de la comp\u00e9tence du commandement. La partie sant\u00e9 du COMSOCAN a eu un r\u00f4le essentiel dans la mission en Afghanistan, car le commandement est charg\u00e9 de diriger l\u2019endroit de d\u00e9tente des troupes, \u00e0 Chypre. Les militaires canadiens sont tenus d\u2019y passer un certain temps apr\u00e8s leur mission. \u00ab On fait les expos\u00e9s concernant le soutien psychologique et on leur permet de consacrer un certain temps aux loisirs, dit McQuillan. C\u2019est une occasion pour nos gens de r\u00e9cup\u00e9rer quand ils sortent d\u2019un environnement de combat \u00e0 haute intensit\u00e9 pour rentrer dans un environnement familial. \u00bb<\/p>\n<p>Froment dit que le commandement a muri et qu\u2019il est reconnu partout dans le monde comme \u00e9tant une organisation efficace, tout en faisant remarquer qu\u2019il apprend et s\u2019am\u00e9liore \u00e0 chaque mission. \u00ab D\u2019autres pays nous demandent souvent comment [&#8230;] on s\u2019organise, peut-\u00eatre pour copier notre organisation. \u00bb Au d\u00e9but de 2011, Froment a assist\u00e9 \u00e0 une conf\u00e9rence de l\u2019OTAN o\u00f9 des repr\u00e9sentants de trois pays lui ont dit qu\u2019ils observaient la fa\u00e7on dont le Canada quittait l\u2019Afghanistan et qu\u2019ils esp\u00e9raient en apprendre quelque chose.<\/p>\n<p>Le colonel Martin Girard, chef d\u2019\u00e9tat-major du COMSOCAN et premier conseiller du commandant, nous dit que l\u2019organisation a \u00e9t\u00e9 structur\u00e9e pour r\u00e9agir rapidement. Tout de suite apr\u00e8s le tremblement de terre de 2010 en Ha\u00efti, le COMSOCAN et le COMFEC ont examin\u00e9 les besoins canadiens et une \u00e9quipe de reconnaissance des FC se trouvait sur place, avec son soutien m\u00e9dical, moins de 12 heures apr\u00e8s le s\u00e9isme. L\u2019assistance de la marine canadienne aussi \u00e9tait cruciale et l\u2019\u00e9quipe a d\u00e9ploy\u00e9 des troupes en moins de deux semaines pour l\u2019op\u00e9ration Hestia. Le COMSOCAN \u00e9tait particuli\u00e8rement occup\u00e9, car il fournissait le personnel et l\u2019\u00e9quipement pour l\u2019op\u00e9ration Podium aux Jeux olympiques d\u2019hiver \u00e0 Vancouver. Il a d\u00e9ploy\u00e9 400 personnes pour cette op\u00e9ration. Elles ont commenc\u00e9 l\u2019ouverture du th\u00e9\u00e2tre en novembre et se sont charg\u00e9es de la composante m\u00e9dicale de 120 personnes, qui servait de minih\u00f4pital. Elles s\u2019occupaient du soutien logistique, du transport, des communications, de l\u2019information, du g\u00e9nie, de l\u2019infrastructure, de l\u2019environnement et de la police militaire. \u00ab Il y a eu un tremblement de terre quelques semaines avant le d\u00e9but des Olympiques, alors c\u2019\u00e9tait la fr\u00e9n\u00e9sie pour nous, ici, dit Girard. On offrait notre soutien \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une nouvelle crise et, en m\u00eame temps, on devait appuyer les Olympiques, alors on \u00e9tait vraiment occup\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Heureusement que la planification de l\u2019op\u00e9ration Podium \u00e9tait termin\u00e9e et au stade du maintien en puissance quand il a fallu s\u2019occuper de l\u2019\u00e9v\u00e8nement en Ha\u00efti; on a alors pu se concentrer sur ce dernier, affirme Girard. L\u2019op\u00e9ration Hestia \u00e9tait incroyable parce que c\u2019\u00e9tait un tremblement de terre. J\u2019ai exp\u00e9riment\u00e9 quatre ouragans en Ha\u00efti, mais eux, on les voit venir, alors que ce n\u2019est pas le cas pour les tremblements de terre. On a travaill\u00e9 dur, de longues journ\u00e9es pendant le premier mois pour planifier et apporter le mat\u00e9riel n\u00e9cessaire au th\u00e9\u00e2tre : les v\u00e9hicules, les h\u00f4pitaux de campagne, les services de recherche et sauvetage et de recherche et sauvetage urbains, l\u2019\u00e9puration de l\u2019eau. C\u2019\u00e9tait vraiment fou, mais en fin de compte \u00e7\u2019a \u00e9t\u00e9 une histoire couronn\u00e9e de succ\u00e8s en ce qui nous concerne. \u00bb<\/p>\n<p>Pendant Hestia, le COMSOCAN a \u00e9tabli une base de rassemblement \u00e0 Barahona, en R\u00e9publique dominicaine, pour transporter les v\u00e9hicules et autres fournitures jusqu\u2019en Ha\u00efti. Le transport a\u00e9rien tout seul aurait \u00e9t\u00e9 trop cher; on a donc apport\u00e9 les v\u00e9hicules, le mat\u00e9riel et les conteneurs maritimes \u00e0 Barahona dans deux transports maritimes strat\u00e9giques \u00bb, d\u00e9clare Girard.<\/p>\n<p>Le COMSOCAN a command\u00e9 environ 174 vols militaires et nolis\u00e9s dans l\u2019op\u00e9ration Hestia o\u00f9 plus de 1,8 million de kilogrammes de cargaison militaire et 545 000 kilogrammes de cargaison en aide humanitaire ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s par avion. En outre, plus de 4,2 millions de kilogrammes ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s par bateau.<\/p>\n<p>Girard dit que la principale diff\u00e9rence entre la planification des op\u00e9rations internationales et celle des op\u00e9rations int\u00e9rieures, c\u2019est la fiabilit\u00e9 des ressources. Aux endroits comme l\u2019Afghanistan et Ha\u00efti, le COMSOCAN doit \u00eatre compl\u00e8tement autosuffisant, mais lors des op\u00e9rations int\u00e9rieures, les ressources sont d\u00e9j\u00e0 en place. La seule r\u00e9gion int\u00e9rieure qui ne fasse pas partie de cette cat\u00e9gorie est celle du Nord, o\u00f9 le COMSOCAN doit aller du 6 au 26 aout 2011, dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration Nanook. \u00ab On va appuyer le Com Canada pour cette op\u00e9ration. \u00bb<\/p>\n<p>La vitesse du travail change, mais le commandement demeurera occup\u00e9 pendant la fermeture de Kandahar et l\u2019ouverture d\u2019un th\u00e9\u00e2tre dans un r\u00f4le de formation \u00e0 Kaboul. De plus, le commandement doit travailler en Lybie. \u00ab On ne sait jamais ce qui va arriver, dit Girard, mais on doit \u00eatre pr\u00eats. Tout le monde compte sur nous [\u2026] et on r\u00e9pond aux attentes. \u00bb<\/p>\n<p>Girard aime son travail et les gens avec qui il travaille. \u00ab C\u2019est s\u00fbr qu\u2019on n\u2019a pas assez de ressources, personne n\u2019en a assez, mais en tant qu\u2019\u00e9quipe, on s\u2019arrange. [&#8230;] on fait ce qui soutient vraiment nos soldats et c\u2019est tr\u00e8s satisfaisant. J\u2019estime que c\u2019est une organisation tr\u00e8s jeune, remarquable. Il faut qu\u2019on am\u00e9liore nos processus internes et externes, mais il y a toujours place \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Activation de Th\u00e9atre &#8211; Transport &#8211; Entretien &#8211; Communications &#8211; Services de Sant\u00e9 &#8211; G\u00e9nie &#8211; Maintien de L&#8217;ordre<\/p>\n<p>Les journ\u00e9es sont longues et parfois d\u00e9mentes, mais sans elles, les Forces canadiennes (FC) ne pourraient pas fonctionner outre-mer ni au pays. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les hommes et les femmes qui font ce travail en coulisse pendant des jours \u2014 et des nuits \u2014 ne sont que rarement reconnus pour avoir accompli des t\u00e2ches presque impossibles. Ils sont tous plac\u00e9s sous le Commandement du soutien op\u00e9rationnel du Canada (COMSOCAN) et ils ont \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement occup\u00e9s \u00e0 l\u2019ach\u00e8vement de la mission de combat canadienne de cinq ans en Afghanistan.<\/p>\n","protected":false},"author":36,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-937","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/937","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/36"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=937"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/937\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=937"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=937"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=937"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}