{"id":74,"date":"2006-11-01T22:09:33","date_gmt":"2006-11-02T03:09:33","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/?p=74"},"modified":"2008-01-27T22:36:47","modified_gmt":"2008-01-28T03:36:47","slug":"linstruction-militaire-elementaire-durant-la-seconde-guerre-mondiale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2006\/11\/linstruction-militaire-elementaire-durant-la-seconde-guerre-mondiale\/","title":{"rendered":"L&#8217;instruction militaire \u00e9l\u00e9mentaire  durant la Seconde Guerre mondiale"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<p align=\"center\"> Les jeunes gens de la vie civile ne doivent pas craindre                   l&#8217;ennui, car s&#8217;il y a une place o\u00f9 la gaiet\u00e9 et l&#8217;enthousiasme                   r\u00e8gnent, c&#8217;est bien l&#8217;arm\u00e9e.<\/p>\n<p align=\"right\"><em> &#8212; Lieutenant-colonel DeBellefeuille<br \/>\nOfficier                     commandant du centre d&#8217;instruction de Joliette<br \/>\n17 juillet                   1941<\/em><\/p>\n<p>Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, l&#8217;organisation                   de l&#8217;instruction militaire au Canada et, plus g\u00e9n\u00e9ralement,                   la constitution des effectifs des trois armes se sont av\u00e9r\u00e9es \u00eatre                   des probl\u00e8mes administratifs difficiles \u00e0 r\u00e9soudre. L&#8217;arm\u00e9e                   de terre, l&#8217;aviation et la marine se livraient une chaude lutte                   pour recruter les effectifs n\u00e9cessaires aux pr\u00e9visions; il                   fallait ajuster la dur\u00e9e du service en fonction des ressources                   disponibles, et surtout, dans le respect des modalit\u00e9s d&#8217;engagement                   pr\u00e9vues par la Loi sur la mobilisation des ressources nationales;                   il fallait organiser le programme d&#8217;entra\u00eenement, former le                   personnel, et accueillir puis instruire ad\u00e9quatement les recrues                   dans des installations appropri\u00e9es. Afin d&#8217;obtenir un personnel                   capable d&#8217;accomplir les multiples t\u00e2ches propres au service                   militaire, la formation devait comprendre diff\u00e9rentes sp\u00e9cialit\u00e9s                   n\u00e9cessitant chacune un entra\u00eenement, du mat\u00e9riel et des connaissances                   sp\u00e9cifiques. Pour tout le personnel des forces arm\u00e9es canadiennes,                   le service militaire avait un d\u00e9nominateur commun : l&#8217;instruction \u00e9l\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>L&#8217;instruction militaire au Canada a \u00e9volu\u00e9 en quatre temps                   durant la guerre. D&#8217;abord, au tout d\u00e9but du conflit, on a ouvert                   14 centres d&#8217;instruction pour compl\u00e9ter le travail r\u00e9alis\u00e9 par                   les trois centres de l&#8217;arm\u00e9e permanente en op\u00e9ration avant                   la guerre. Ces centres avaient une vocation sp\u00e9cialis\u00e9e, pour                   les fusiliers, les mitrailleurs, ou les sp\u00e9cialit\u00e9s, telles                   que les transmissions. Par la suite, avec l&#8217;instauration du                   service militaire obligatoire \u00e9tabli par la Loi sur la mobilisation                   des ressources nationales, on ouvre 39 centres d&#8217;instruction                   de la milice non permanente afin de donner une formation ad\u00e9quate                   aux civils nouvellement appel\u00e9s sous les drapeaux. Lorsque                   la loi a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e pour porter la p\u00e9riode de service \u00e0 quatre                   mois, on a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une vaste r\u00e9organisation qui r\u00e9duisit                   le nombre total de centres \u00e0 28, puis, au d\u00e9but de 1942, on                   le porta \u00e0 nouveau \u00e0 40. Enfin, 13 ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s \u00e0 la fin                   de 1943 selon le nouveau programme d&#8217;instruction r\u00e9unissant                   les centres \u00e9l\u00e9mentaires et sup\u00e9rieurs pour harmoniser l&#8217;entra\u00eenement.                   La formation compl\u00e9mentaire dite &#8220;op\u00e9rationnelle&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire                   l&#8217;adaptation aux conditions de guerre qui pr\u00e9valaient en Europe                   et les exercices de grandes unit\u00e9s \u00e9tait, elle, le plus souvent                   r\u00e9alis\u00e9e en Angleterre. Le r\u00e9seau d&#8217;instruction \u00e9tait supervis\u00e9 par                   chacun des districts militaires qui avaient la responsabilit\u00e9 d&#8217;appuyer                   les centres de son territoire et d&#8217;encadrer leurs actions,                   tandis que la direction des centres \u00e9tait assur\u00e9e par un petit                   groupe d&#8217;officiers. \u00c0 l&#8217;ouverture du centre, ce groupe \u00e9tait                   habituellement constitu\u00e9 de cadres issus du r\u00e9giment local                   de la r\u00e9serve active non permanente. Pour Huntingdon, par exemple,                   le centre a commenc\u00e9 ses activit\u00e9s avec 30 officiers, 79 sous-officiers                   et 105 hommes du rang, la plupart issus du Huntingdon Regiment.<\/p>\n<p>Avant de voir \u00e0 l&#8217;instruction efficace des recrues, il fallait                   d&#8217;abord les accueillir, les loger, les nourrir, les v\u00eatir,                   les entretenir et les divertir. Ce n&#8217;\u00e9tait pas une mince affaire,                   compte tenu du nombre d&#8217;individus dont il fallait s&#8217;occuper                   : les plus grands centres pouvant accueillir entre 500 et 1000                   hommes. On commen\u00e7ait donc par l&#8217;organisation ad\u00e9quate des                   lieux, lesquels \u00e9taient au d\u00e9part constitu\u00e9s par une s\u00e9rie                   de huttes pour la troupe, un quartier-ma\u00eetre, les mess des                   sergents et des officiers ainsi qu&#8217;une cantine pour les hommes                   du rang. Les centres proc\u00e9deront tout au long de la guerre \u00e0 de                   nombreux am\u00e9nagements pour am\u00e9liorer les conditions de vie                   de leurs r\u00e9sidents et le rendement de l&#8217;instruction. Piscines,                   cin\u00e9mas, salles de lectures, man\u00e8ges avec sc\u00e8ne et \u00e9quipement                   de sonorisation, on verra certains centres se pr\u00e9valoir des                   plus r\u00e9cents d\u00e9veloppements techniques. Cela ne suppose cependant                   pas n\u00e9cessairement des lieux sophistiqu\u00e9s. Le drainage des                   terrains laissait parfois beaucoup \u00e0 d\u00e9sirer, et il arrivait                   que les constructions r\u00e9sistent mal aux intemp\u00e9ries, si bien                   que l&#8217;on \u00e9tait parfois forc\u00e9 d&#8217;interrompre le programme de                   formation r\u00e9gulier en raison de dommages subis par les infrastructures.<\/p>\n<p>Les centres purent commencer \u00e0 recevoir de jeunes gens aptes                   au service, appel\u00e9s ou volontaires, quelques mois apr\u00e8s leur                   activation officielle. La r\u00e9ception des candidats se r\u00e9glait                   sur quelques jours, au fur et \u00e0 mesure que ceux-ci arrivaient                   au centre. \u00c0 leur arriv\u00e9e, on les recevait formellement au                   Drill Hall du centre, si celui-ci disposait d&#8217;une telle installation.                   Les nouveaux arrivants \u00e9taient alors soumis \u00e0 un examen m\u00e9dical,                   puis, apr\u00e8s une br\u00e8ve s\u00e9ance d&#8217;information servant \u00e0 les mettre                   au fait des usages du centre, on les dirigeait au quartier-ma\u00eetre                   afin d&#8217;y percevoir uniforme et \u00e9quipement. Il ne restait plus                   qu&#8217;\u00e0 les r\u00e9partir par compagnies et par pelotons, puis leur                   assigner un dortoir. Par mesure d&#8217;hygi\u00e8ne, il arrivait que                   des hommes soient exp\u00e9di\u00e9s aux bains et leurs v\u00eatements \u00e0 la                   d\u00e9sinfection. Ils \u00e9taient ensuite pris en charge par le sous-officier                   responsable de leur hutte. Ce dernier devait organiser la distribution                   de literie et de couvertures, indiquer aux recrues o\u00f9 se trouvaient                   les lieux de parades et leur expliquer la routine du centre,                   en plus de leur faire la lecture des ordres courants et leur                   expliquer les usages du mess et le fonctionnement des repas.<\/p>\n<p>L&#8217;horaire du centre suivait une routine bien pr\u00e9cise ayant                   peu chang\u00e9 durant la guerre, et similaire d&#8217;un centre \u00e0 l&#8217;autre.                   Hormis lors des jours f\u00e9ri\u00e9s et le dimanche, l&#8217;horaire \u00e9tait                   sensiblement le m\u00eame tout au long de l&#8217;ann\u00e9e, marqu\u00e9 par l&#8217;appel                   caract\u00e9ristique du clairon. R\u00e9veil \u00e0 six heures, d\u00e9jeuner trois                   quarts d&#8217;heure plus tard, d&#8217;une dur\u00e9e d&#8217;une heure. Le rassemblement                   suivait le d\u00e9jeuner, et on commen\u00e7ait ensuite la journ\u00e9e de                   formation par une parade avant de se diriger vers les salles                   de cours, parade square, champ de tir, etc. Le d\u00eener \u00e9tait                   tenu \u00e0 midi, pour trois quarts d&#8217;heure, avant que ne commence                   la seconde partie de la journ\u00e9e. Le souper, pour sa part, se                   tenait \u00e0 17 h 45, puis on sonnait la retraite trois quarts                   d&#8217;heure plus tard. La journ\u00e9e se terminait par l&#8217;extinction                   des feux, pr\u00e9vue peu apr\u00e8s 22 h.<\/p>\n<p>L&#8217;instruction proprement dite se r\u00e9partissait sur des semaines                   de cinq jours et demi (du lundi au samedi matin), entrecoup\u00e9es                   de quelques permissions&#8211;g\u00e9n\u00e9ralement accord\u00e9es en fonction                   du calendrier des f\u00eates ou du rendement des troupes. L&#8217;entra\u00eenement \u00e9tait                   constitu\u00e9 de marches, d&#8217;exercices physiques, de maniement d&#8217;armes,                   de cartographie, de formations sur la protection contre les                   attaques chimiques et sur l&#8217;hygi\u00e8ne, ainsi que de divers cours                   propres au d\u00e9ploiement en campagne. On consacrait en outre                   six heures \u00e0 &#8220;l&#8217;\u00e9ducation militaire&#8221;, qui comprenait notamment                   des notions de discipline, d&#8217;histoire r\u00e9gimentaire, des caract\u00e9ristiques                   g\u00e9n\u00e9-rales des armes et de l&#8217;organisation de l&#8217;infanterie.<\/p>\n<p>On sugg\u00e9rait aux instructeurs se trouvant \u00e0 la t\u00eate d&#8217;un groupe                   poss\u00e9dant \u00e0 fond la mati\u00e8re enseign\u00e9e de r\u00e9viser les le\u00e7ons                   ult\u00e9rieures ou y aller de discussions sur des sujets militaires                   ou civils. On proposait des sujets : les m\u00e9thodes de gouvernement                   provinciales et f\u00e9d\u00e9rales, les droits, privil\u00e8ges et responsabilit\u00e9s                   des citoyens de l&#8217;Empire britannique, l&#8217;histoire r\u00e9gimentaire                   ou l&#8217;organisation militaire. Il \u00e9tait \u00e9galement stipul\u00e9 que                   les officiers commandants devaient pr\u00e9parer une liste de tels                   sujets, les remettre \u00e0 tous les instructeurs et s&#8217;assurer que                   ceux-ci soient en mesure d&#8217;en parler. On pouvait \u00e9galement                   encourager les discussions et les pr\u00e9sentations hors des p\u00e9riodes                   r\u00e9glementaires comme moyen additionnel d&#8217;inculquer des connaissances                   aux recrues, tandis que la projection de films \u00e9tait favoris\u00e9e,                   tous les sujets \u00e9tant jug\u00e9s convenables. Des comp\u00e9titions \u00e9taient                   aussi organis\u00e9es entre les compagnies afin d&#8217;augmenter la motivation                   des troupes \u00e0 bien performer, par exemple les permissions du                   vendredi d\u00e9cern\u00e9es au peloton jug\u00e9 le plus efficace. Tout au                   long de la guerre, certains centres se sont \u00e9galement mis \u00e0 offrir                   certains cours d&#8217;appoint ou des formations sp\u00e9cialis\u00e9es, comme                   Huntingdon, avec un cours de mitrailleur, ou Joliette et son                   centre de formation des chefs juniors.<\/p>\n<p>Les divertissements \u00e9taient un autre domaine o\u00f9 il fallait                   une organisation serr\u00e9e. Ce sera le r\u00f4le confi\u00e9 en partie aux &#8220;cantines&#8221; ouvertes                   dans la plupart des centres par des organisations caritatives                   comme les Chevaliers de Colomb ou l&#8217;Arm\u00e9e du Salut. La cantine                   deviendra dans certains centres le point de convergence de                   la plus grande partie de la vie sociale, du moins au niveau                   de la troupe. Tout au long du service actif du centre, les &#8220;comit\u00e9s                   de la cantine&#8221; poursuivront leur action, tant\u00f4t en payant des                   entr\u00e9es au cin\u00e9ma pour quelques militaires, tant\u00f4t en achetant                   des \u00e9quipements de sport. D&#8217;autres activit\u00e9s sont \u00e9galement                   mises \u00e0 contribution. Ici, un quiz pour les membres du rang,                   au cours duquel les questions pos\u00e9es donnent la chance \u00e0 tous                   de gagner cinq dollars ou des permissions du vendredi soir.                   L\u00e0, un &#8220;concert-boucane&#8221; mettant en vedette les talents du                   personnel et des recrues du centre. Les jours f\u00e9ri\u00e9s, les promotions,                   l&#8217;arriv\u00e9e de nouvelles cohortes, les succ\u00e8s ou plus simplement                   le divertissement et le go\u00fbt de la f\u00eate donnent autant d&#8217;occasions                   d&#8217;organiser un \u00e9v\u00e9nement. Le plus souvent, il s&#8217;agit de danses                   o\u00f9 l&#8217;on prend soin d&#8217;inviter la population civile des environs.                   On organise un programme, on convoque un ou plusieurs ensembles                   musicaux et on planifie des activit\u00e9s tout au long d&#8217;une soir\u00e9e                   se terminant aux petites heures du matin.<\/p>\n<p>Une autre occupation importante&#8211;voire capitale&#8211;des centres                   d&#8217;instruction \u00e9tait l&#8217;effort qu&#8217;on exigeait d&#8217;eux pour le recrutement.                   Ils constituaient en effet de pr\u00e9cieux points de convergence                   entre les militaires et les civils en permettant notamment                   de coordonner diverses activit\u00e9s de promotion au recrutement.                   Si l&#8217;on en juge par les entr\u00e9es des journaux de guerre, il                   semble que ces activit\u00e9s \u00e9taient prises tr\u00e8s au s\u00e9rieux par                   le personnel du centre, m\u00eame si les r\u00e9sultats n&#8217;\u00e9taient pas                   toujours encourageants.<\/p>\n<p>Le recrutement \u00e0 partir des centres pouvait prendre plusieurs                   formes. La technique la plus simple consistait \u00e0 ce qu&#8217;un officier                   d&#8217;un r\u00e9giment \u00e0 la recherche d&#8217;effectifs se pr\u00e9sente au centre                   pour tenter d&#8217;obtenir des demandes parmi les conscrits. On                   pouvait aussi faire appel \u00e0 la quincaillerie militaire pour                   tenter d&#8217;arriver au m\u00eame r\u00e9sultat. En juin 1941, un d\u00e9tachement                   du Royal Montreal Regiment se pr\u00e9sente au centre de Huntingdon                   pour effectuer une d\u00e9monstration. On pr\u00e9sente un camion, deux                   chenillettes et un tracteur d&#8217;artillerie en plus de faire l&#8217;\u00e9talage                   d&#8217;armes l\u00e9g\u00e8res et des mortiers utilis\u00e9s par l&#8217;infanterie.                   Une autre fa\u00e7on de proc\u00e9der consistait \u00e0 s&#8217;adresser directement \u00e0 la                   population locale des environs du centre. Les centres organisaient                   des parades dans les localit\u00e9s de leur r\u00e9gion pour faire la                   d\u00e9monstration de leur \u00e9quipement et de leur savoir-faire dans                   le but de persuader les civils de s&#8217;enr\u00f4ler.<\/p>\n<p>Les visites de civils aux centres constituent une autre occasion                   de recrutement. Ces visites se font sp\u00e9cialement nombreuses                   lors des &#8220;journ\u00e9es de l&#8217;arm\u00e9e&#8221; ou des &#8220;semaines de l&#8217;arm\u00e9e&#8221; qui                   ont lieu le plus souvent durant la p\u00e9riode estivale. Les centres                   semblaient jouir d&#8217;une certaine libert\u00e9 quant aux initiatives \u00e0 prendre                   pour am\u00e9liorer le rendement des activit\u00e9s de recrutement. Les                   militaires ne l\u00e9sinaient pas sur les moyens \u00e0 employer lorsqu&#8217;il                   s&#8217;agissait de ces exp\u00e9ditions de recrutement. Tellement, en                   fait, qu&#8217;il arrivait que ces d\u00e9marches entravent le bon fonctionnement                   de l&#8217;instruction elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>Tout cela entrait dans les fonctions des centres d&#8217;instruction.                   Ils \u00e9taient plus que de simples camps d&#8217;entra\u00eenement. Ils \u00e9taient                   pour plusieurs la porte d&#8217;entr\u00e9e de l&#8217;arm\u00e9e canadienne, un                   lien important entre le monde civil et le monde militaire,                   et un outil de recrutement, voire de relations publiques. Bien                   s\u00fbr, un survol aussi bref ne peut qu&#8217;effleurer ce vaste sujet,                   mais souhaitons qu&#8217;il puisse au moins souligner l&#8217;importance                   de cette institution. On a tendance \u00e0 oublier que les militaires                   canadiens, avant de se rendre au front pour se mesurer \u00e0 l&#8217;ennemi,                   ont commenc\u00e9 par subir un entra\u00eenement au pays. Cette phase                   cruciale, m\u00eame si elle ne menait pas de facto \u00e0 une carri\u00e8re                   militaire active, a eu un impact non seulement sur le personnel                   militaire qui en \u00e9tait issu, mais \u00e9galement sur la soci\u00e9t\u00e9 canadienne                   qui r\u00e9int\u00e9gra par la suite ceux qui y s\u00e9journ\u00e8rent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les jeunes gens de la vie civile ne doivent pas craindre l&#8217;ennui, car s&#8217;il y a une place o\u00f9 la gaiet\u00e9 et l&#8217;enthousiasme r\u00e8gnent, c&#8217;est bien l&#8217;arm\u00e9e. &#8212; Lieutenant-colonel DeBellefeuille Officier commandant du centre d&#8217;instruction de Joliette 17 juillet 1941 Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, l&#8217;organisation de l&#8217;instruction militaire au Canada et, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-74","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}