{"id":6662,"date":"2025-07-22T11:24:19","date_gmt":"2025-07-22T15:24:19","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/?p=6662"},"modified":"2025-07-23T11:49:32","modified_gmt":"2025-07-23T15:49:32","slug":"front-interieur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2025\/07\/front-interieur\/","title":{"rendered":"front int\u00e9rieur"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Bien qu\u2019anim\u00e9 par une passion <\/b>ind\u00e9fectible pour l\u2019aviation, Fred Ashbaugh se retrouva vite d\u00e9contenanc\u00e9, voire d\u00e9cou-rag\u00e9, lorsqu\u2019il aborda le Plan d\u2019entrainement a\u00e9rien du Commonwealth britannique.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le jeune agriculteur albertain s\u2019\u00e9tait enr\u00f4l\u00e9 en 1940, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 21 ans, parce que \u00ab\u2009c\u2019\u00e9tait la guerre, et [il] n\u2019aimait pas ce que faisaient les Allemands\u2009\u00bb. L\u2019arm\u00e9e de l\u2019air, confia-t-il, lui semblait \u00eatre la meilleure option.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Ce programme novateur visant \u00e0 faire du\u00a0Canada un vaste terrain d\u2019entrainement pour aviateurs militaires fut mis sur pied en quelques mois, et ses recrues passaient par un d\u00e9p\u00f4t des effectifs \u00e0 Toronto.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le \u00ab\u2009d\u00e9p\u00f4t des effectifs n\u00b0 1\u2009\u00bb n\u2019avait rien de sup\u00e9rieur. Situ\u00e9 dans le b\u00e2timent Coliseum sur le terrain de l\u2019Exposition nationale canadienne, il pouvait accueillir jusqu\u2019\u00e0 5\u2009000 personnes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab\u2009\u00c7a a \u00e9t\u00e9 un choc\u2009\u00bb, a racont\u00e9 M. Ashbaugh lors d\u2019un entretien en 2009 dans le cadre de la Collection d\u2019histoire orale militaire canadienne compil\u00e9e par Reginald H. Roy, historien \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Victoria. \u00ab\u2009Nous \u00e9tions dans l\u2019\u00e9table \u00e0 vaches, sur deux niveaux. Nous \u00e9tions entass\u00e9s l\u00e0-dedans [\u2026]. La nourriture \u00e9tait infecte. C\u2019\u00e9tait <i>vraiment <\/i>d\u00e9routant.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e0109386571.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6663 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e0109386571.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"620\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e0109386571.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e0109386571-300x233.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e0109386571-768x595.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span><\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/4206886<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab\u2009Ils avaient une sorte d\u2019accord avec un traiteur qui pouvait faire les meilleurs \u0153ufs caoutchouteux que vous ayez jamais gout\u00e9s de votre vie. La seule chose qui \u00e9tait vraiment bonne l\u00e0-bas, c\u2019est qu\u2019on pouvait boire du lait tant qu\u2019on voulait. Et on pouvait manger du pain et du beurre \u00e0 volont\u00e9. Mais, le reste de la nourriture \u00e9tait infecte.\u2009\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Dans les premiers temps, il s\u2019agissait d\u2019une formation militaire, sans vol ni combat. Les recrues apprenaient \u00e0 se laver, \u00e0 se raser, \u00e0 faire briller leurs bottes, \u00e0 polir leurs boutons, \u00e0 entretenir leurs uniformes et \u00e0 respecter <\/span>les ordres. Il y avait deux heures d\u2019\u00e9ducation physique quotidiennes et des formations sur\u00a0la marche, des exercices avec le fusil, <span class=\"s1\">des\u00a0man\u0153uvres \u00e0 pied, de l\u2019instruction sur le salut et autres activit\u00e9s militaires de routine.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Il y aurait bient\u00f4t quatre autres bassins de formation : Brandon (Man.), Edmonton, Qu\u00e9bec et Lachine (Qc). La nourriture s\u2019est m\u00eame am\u00e9lior\u00e9e. Mais, Fred Ashbaugh \u00e9tait alors d\u00e9j\u00e0 plus pr\u00e8s du front et \u00e0 l\u2019or\u00e9e de ses 62 missions de combat dans cette Europe occup\u00e9e par les nazis o\u00f9 il pilota des bombardiers Stirling et Wellington.<\/p>\n<p class=\"p2\">D\u2019autres d\u00e9p\u00f4ts finirent par \u00eatre ajout\u00e9s\u00a0: Picton (Ont.), Swift Current (Sask.), Penhold (Alb.) et Souris (Man.). Deux d\u00e9p\u00f4ts du Service f\u00e9minin furent \u00e9tablis\u00a0: l\u2019un \u00e0 Toronto en octobre 1941 et l\u2019autre, un an plus tard, \u00e0 Rockcliffe (Ont.).<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>La France \u00e9tait <\/b>le dernier domino \u00e0 tomber lors de la guerre \u00e9clair des nazis \u00e0\u00a0travers l\u2019Europe continentale. Du 26 mai au 4 juin, quelque 338\u2009226 soldats alli\u00e9s, pour la plupart britanniques, avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9s de la plage de Dunkerque, la\u00a0majeure partie de leurs armes et de leur \u00e9quipement abandonn\u00e9e \u00e0 l\u2019envahisseur.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le joyau potentiel de la couronne auquel aspirait Hitler, la Grande-Bretagne, se trouvait juste de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la Manche. D\u00e9but juillet, les premi\u00e8res \u00e9tapes d\u2019une invasion allemande prenaient forme alors que la <i>Luftwaffe <\/i>intensifiait sa campagne de destruction des forces a\u00e9riennes britanniques avant de\u00a0lancer un assaut amphibie sur les plages.<\/p>\n<p class=\"p2\">On le savait depuis des mois. Et les planificateurs militaires pr\u00e9voyaient, ce qui semble \u00e9vident aujourd\u2019hui, que les iles britanniques ne seraient pas un bon endroit o\u00f9 former les pilotes et les \u00e9quipages dont on avait tant besoin. Il fallait chercher ailleurs. Le Canada offrit ses services.<\/p>\n<p class=\"p1\">Le 17 d\u00e9cembre 1939, le Canada, la Grande-Bretagne, l\u2019Australie et la Nouvelle-Z\u00e9lande sign\u00e8rent un accord pour cr\u00e9er le Plan d\u2019entrainement a\u00e9rien du Commonwealth britannique : le PEACB, ou tout simplement, \u00ab\u2009le Plan\u2009\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le choix se porta sur le Canada en raison <\/span>de ses conditions m\u00e9t\u00e9orologiques et de ses grands espaces propices \u00e0 l\u2019aviation, ainsi que de son approvisionnement suffisant en carburant, de sa capacit\u00e9 de production d\u2019avions et de pi\u00e8ces, de sa <span class=\"s1\">proximit\u00e9 relative aux th\u00e9\u00e2tres de guerre <\/span>europ\u00e9ens et possiblement du Pacifique, et de l\u2019absence de menace ennemie.<\/p>\n<p class=\"p1\">L\u2019ambitieux programme pr\u00e9voyait \u00e0 <span class=\"s1\">l\u2019origine trois \u00e9coles de formation, 13 \u00e9coles \u00e9l\u00e9mentaires de pilotage, 16 \u00e9coles de pilotage militaire, 10 \u00e9coles d\u2019observation a\u00e9rienne, 10 \u00e9coles de bombardement et de tir, deux \u00e9coles de navigation a\u00e9rienne et quatre \u00e9coles de radionavigants. Le gouvernement construisit 7\u2009000 hangars, casernes et salles d\u2019exercices.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La plupart des \u00e9coles d\u2019entrainement disposaient de trois pistes de 30 m\u00e8tres (100 pieds) de largeur et de 762 m\u00e8tres (2\u2009500 pieds) de longueur chacune. La quantit\u00e9 de b\u00e9ton utilis\u00e9 <\/span>aurait pu servir \u00e0 construire une autoroute \u00e0 deux voies entre Ottawa et Vancouver.<\/p>\n<p class=\"p1\">Les quatre gouvernements se parta-g\u00e8rent les couts de 2,2 milliards de dollars du Plan (environ 43 milliards de dollars de 2024), mais le Canada en r\u00e9gla la majeure partie : 1,6 milliard de dollars (36 milliards de dollars d\u2019aujourd\u2019hui).<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00c0 son apog\u00e9e, fin 1943, 104\u2009000 membres du PEACB dirigeaient 107 \u00e9coles et 184\u00a0unit\u00e9s de soutien dans 231 lieux d\u2019un bout \u00e0\u00a0l\u2019autre du Canada. Le programme faisait voler 3\u2009540 avions et servait m\u00eame \u00e0\u00a0former\u00a0des Norv\u00e9giens, des Polonais et\u00a0des\u00a0Fran\u00e7ais en exil.<\/p>\n<p class=\"p1\">Le Canada devint ce que le pr\u00e9sident am\u00e9ricain Franklin D. Roosevelt appelait \u00ab\u2009l\u2019a\u00e9rodrome de la d\u00e9mocratie\u2009\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\"><b>Le premier cours <\/b>de formation canadien <\/span>fut donn\u00e9 \u00e0 Toronto le 29 avril 1940, et 39 dipl\u00f4m\u00e9s en sortirent cinq mois plus tard. Ils rest\u00e8rent tous au Canada en tant qu\u2019instructeurs ou pilotes d\u2019\u00e9tat-major. Les premiers observateurs canadiens, une trentaine, envoy\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger en octobre 1940, \u00e9taient des dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019\u00e9cole de Trenton, en Ontario.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les recrues passaient un test d\u2019apti-tude standard : le test de classement de l\u2019Aviation royale du Canada. Des \u00e9tudes secondaires de rattrapage permettaient aux stagiaires de 17 et 18 ans d\u2019atteindre le niveau scolaire qu\u2019exigeait l\u2019ARC.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">On assignait souvent des \u00ab\u2009t\u00e2ches \u00e0\u00a0l\u2019a\u00e9rodrome\u2009\u00bb aux stagiaires pour les occuper. Certains \u00e9taient envoy\u00e9s dans des\u00a0usines pour compter \u00e9crous et boulons, d\u2019autres \u00e9taient r\u00e9partis dans des \u00e9coles de\u00a0pilotage ou dans d\u2019autres installations de\u00a0l\u2019ARC pour effectuer des travaux de garde, de nettoyage, de peinture ou de polissage d\u2019\u00e9quipement. Les \u00ab\u2009t\u00e2ches \u00e0 l\u2019a\u00e9rodrome\u2009\u00bb pouvaient durer plusieurs mois.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Fred Ashbaugh, qui allait \u00eatre d\u00e9cor\u00e9 en\u00a0tant que pilote de bombardier, fut m\u00eame envoy\u00e9 monter la garde au Nouveau-Brunswick pendant 28 jours.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Des d\u00e9tachements de formation pr\u00e9alable du personnel navigant furent \u00e9tablis dans les campus d\u2019universit\u00e9 du pays pour dispenser l\u2019enseignement en math\u00e9matiques, en physique, en anglais et dans d\u2019autres mati\u00e8res demand\u00e9es par l\u2019ARC aux recrues du personnel navigant n\u2019ayant pas re\u00e7u l\u2019\u00e9ducation n\u00e9cessaire. Cela r\u00e9duisit consid\u00e9rablement les \u00e9checs plus tard dans la formation.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/PL-3738.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-6664 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/PL-3738.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"537\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/PL-3738.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/PL-3738-300x201.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/PL-3738-768x516.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Beaucoup de pilotes terminaient leur formation d&#8217;aviateur dans le Harvard 4 (ci-dessous) de la Canadian Car and\u00a0Foundry. Fred Ashbaugh (en regard), pilote de bombardier, fut l&#8217;une des premi\u00e8res recrues \u00e0 r\u00e9ussir le programme.<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/5722206<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\">Au bout de quatre ou cinq semaines, un comit\u00e9 de s\u00e9lection d\u00e9cidait si les stagiaires seraient plac\u00e9s dans le volet du personnel navigant ou dans celui des \u00e9quipes au sol. Les\u00a0candidats radiot\u00e9l\u00e9graphistes-mitrailleurs \u00e9taient envoy\u00e9s directement dans une \u00e9cole de radionavigants; les observateurs a\u00e9riens (navigateurs) et les candidats pilotes rejoignaient l\u2019une des sept \u00e9coles <span class=\"s1\">pr\u00e9paratoires de l\u2019aviation o\u00f9 ils passaient les <\/span>quatre premi\u00e8res semaines du programme, qui durait entre 26 et 28 semaines.<\/p>\n<p class=\"p1\">Ils \u00e9taient soumis \u00e0 une s\u00e9rie de tests, dont un entretien avec un psychiatre, un examen physique M2 de quatre heures, une s\u00e9ance dans un caisson hypobare et un\u00a0\u00ab\u2009vol d\u2019essai\u2009\u00bb dans un simulateur Link.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Toute la s\u00e9rie \u00e9tait une s\u00e9lection, d\u00e9clara Fred Ashbaugh. Les instructeurs surveillaient tout le monde tout le temps [\u2026], ils prenaient de petites notes.\u2009\u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\">En classe, les candidats pilotes et observateurs a\u00e9riens \u00e9tudiaient la navigation, la th\u00e9orie du vol, la m\u00e9t\u00e9orologie, les\u00a0fonctions d\u2019officier, l\u2019administration de\u00a0l\u2019aviation, l\u2019alg\u00e8bre et la trigonom\u00e9trie.<\/p>\n<p class=\"p1\">Ensuite, ils passaient \u00e0 l\u2019\u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire de pilotage \u2013 il y en avait 32 \u2013 o\u00f9 les clubs de pilotes dispensaient aux stagiaires, au fil des huit semaines, une formation de base de 50 heures de vol sur des avions-\u00e9coles simples, tels que le Havilland Tiger Moth, le Fleet Finch ou le Fairchild Cornell.<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/icnp2014-dec-bcatp-pl-3582.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-6665 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/icnp2014-dec-bcatp-pl-3582.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"566\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/icnp2014-dec-bcatp-pl-3582.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/icnp2014-dec-bcatp-pl-3582-300x212.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/icnp2014-dec-bcatp-pl-3582-768x543.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Beaucoup effectuaient leur premier vol dans un Tiger Moth, comme celui-ci qui a d\u00e9coll\u00e9 \u00e0 la base de Malton, en Ontario.<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>MDN\/PL3682<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\"><b>Les dipl\u00f4m\u00e9s <\/b>du programme \u00ab\u2009apprendre \u00e0 voler\u2009\u00bb enchainaient avec 16 semaines dans une \u00e9cole de pilotage militaire, o\u00f9 ils passaient huit semaines dans une escadrille d\u2019entrainement interm\u00e9diaire, six semaines dans une escadrille d\u2019entrainement avanc\u00e9 et deux semaines dans l\u2019une des 30 \u00e9coles de bombardement et de tir, le tout admi-nistr\u00e9 par l\u2019ARC ou par la Royal Air Force.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les espoirs du pilotage de chasse \u00e9taient form\u00e9s \u00e0 l\u2019aide d\u2019avions nord-am\u00e9ricains Harvard et Yale. Les pilotes de bombardiers, les pilotes c\u00f4tiers et les pilotes de transport stagiaires fr\u00e9quentaient d\u2019autres \u00e9coles o\u00f9 ils apprenaient \u00e0 piloter des avions multimoteurs Airspeed Oxford, Avro Anson et Cessna Crane.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Les apprentis navigateurs passaient huit semaines dans l\u2019une des 10 \u00e9coles d\u2019observation a\u00e9rienne, un mois \u00e0 l\u2019\u00e9cole de bombardement et d\u2019artillerie (il y en avait 11) et un mois \u00e0 l\u2019\u00e9cole de navigation (il en existait six). Les \u00e9coles d\u2019observation a\u00e9rienne \u00e9taient dirig\u00e9es par des civils sous contrat avec l\u2019ARC; la CP Airlines, par exemple, dirigeait les n<sup>os<\/sup> 7, 8 et 9, bien que les instructeurs fussent membres de l\u2019ARC.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La navigation \u00e0 l\u2019estime et le pilotage visuel \u00e9taient les techniques de base enseign\u00e9es tout au long des ann\u00e9es de guerre. Form\u00e9s dans des Avro Anson, les navigateurs en herbe utilisaient des cartes a\u00e9ronautiques, des boussoles magn\u00e9tiques, des montres, des journaux de voyage, des crayons, des rapporteurs d\u2019angle Douglas et le calculateur de navigation \u00e0 l\u2019estime Dalton, un appareil manuel rond sans rien de semblable aux calculateurs modernes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Deux \u00e9coles de formation au sol de mitrailleurs de bord furent cr\u00e9\u00e9es \u00e0 Trenton (Ont.) et \u00e0 Qu\u00e9bec pour combler le manque inqui\u00e9tant de mitrailleurs de bord \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. On y dispensait un cours pr\u00e9paratoire de six semaines sur l\u2019utilisation et l\u2019entretien des mitrailleuses lourdes, ainsi que des exercices d\u2019entrainement physique et un entrainement aux armes l\u00e9g\u00e8res.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les radiot\u00e9l\u00e9graphistes mitrailleurs passaient 24 semaines \u00e0 l\u2019\u00e9cole de radionavigants o\u00f9 ils apprenaient la th\u00e9orie et la pratique de la communication sans fil, notamment la signalisation \u00e0 l\u2019aide de lumi\u00e8re et de drapeaux en plus de la radio. Ils finissaient par quatre semaines dans une \u00e9cole de bombardement et de tir.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les \u00e9coles de reconnaissance g\u00e9n\u00e9rale formaient des pilotes et des observateurs a\u00e9riens en patrouille oc\u00e9anique. Les pilotes passaient les 8 \u00e0 14 derni\u00e8res semaines dans des unit\u00e9s d\u2019entrainement op\u00e9rationnel o\u00f9 ils apprenaient \u00e0 piloter des avions de chasse, comme le Hawker Hurricane ou le Fairey Swordfish. Ils y \u00e9taient form\u00e9s par de vrais pilotes d\u2019avion de chasse qui avaient \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s aux unit\u00e9s d\u2019entrainement op\u00e9rationnel apr\u00e8s des op\u00e9rations. Ils n\u2019\u00e9taient pas tous ravis de se retrouver l\u00e0.<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><b>\u00c0 21 ans<\/b>, Fred Ashbaugh \u00e9tait relative-<br \/>\nment vieux pour une recrue.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il a racont\u00e9 que la nourriture et les con-ditions de vie dans les \u00e9coles \u00e9l\u00e9mentaires de pilotage \u00e9taient \u00ab\u2009plut\u00f4t rudes\u2009\u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab\u2009C\u2019\u00e9tait horrible, dit-il. Mais, les forma-tions au pilotage et au sol \u00e9taient tr\u00e8s bonnes.\u2009\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Son premier vol fut sur un Fleet Finch, en novembre 1941, avec un instructeur du nom de Moon qui fit faire une boucle et une vrille \u00e0 l\u2019avion \u2013 \u00ab\u2009Je pense qu\u2019il voulait savoir si j\u2019allais vomir ou pas; mais non [\u2026]. J\u2019ai ador\u00e9 \u00e7a.\u2009\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il prit seul les commandes dans un Fleet\u00a0Finch apr\u00e8s 11 heures de formation de\u00a0pilotage.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009C\u2019\u00e9tait assez effrayant. \u00c0 ce moment-l\u00e0, on est l\u00e0-haut tout seul, avec 10 \u00e0 12 heures de vol, et il faut atterrir sans abimer l\u2019appareil. Alors, une fois qu\u2019on est sur le plancher des vaches, on pousse un grand soupir de soulagement.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s excitant, et c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s\u00a0gratifiant.\u2009\u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\">Fred Ashbaugh partit le 4 janvier 1941 \u00e0\u00a0Summerside, sur l\u2019\u00cele-du-Prince-\u00c9douard, pour suivre une formation de pilotage militaire.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Nous \u00e9tions la toute premi\u00e8re classe \u00e0\u00a0Summerside, confia-t-il \u00e0 Reginald H. Roy. Quand nous sommes arriv\u00e9s, il n\u2019y avait pas d\u2019instructeur, pas d\u2019avion, il n\u2019y avait rien.\u2009\u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\">L\u2019\u00e9tablissement \u00e9tait command\u00e9 par un\u00a0lieutenant d\u2019aviation qui, n\u2019ayant pas de personnel pour former ses troupes, leur accorda des laissez-passer de 48 heures. \u00ab\u2009Nous lui avons dit : \u201cD\u00e9sol\u00e9, nous n\u2019avons pas d\u2019argent\u201d. Il y avait eu un probl\u00e8me avec notre solde, nous n\u2019avions pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Alors, il s\u2019est arrang\u00e9 avec une banque pour nous donner chacun un ch\u00e8que de 5\u00a0$. Imaginez un peu : 5 $ pour un laissez-passer de 48 heures. Il a dit [au directeur de la banque] : \u201cJe sais que je n\u2019ai pas assez en banque, pourriez-vous m\u2019avancer \u00e7a?\u201d<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Et le directeur de la banque lui a r\u00e9pondu oui, bien s\u00fbr. Parce que nous \u00e9tions les \u00e9lus de Dieu : les premiers aviateurs avec nos petits titres d\u2019\u00e9paule blancs.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Nous sommes tous all\u00e9s au village et\u00a0avons encaiss\u00e9 nos ch\u00e8ques de 5 $. Et\u00a0la\u00a0plupart d\u2019entre nous avons pass\u00e9 toute la fin de semaine \u00e0 Summerside, et nous avions encore de l\u2019argent en poche quand nous sommes retourn\u00e9s au poste parce que les gens nous avaient bien accueillis. Ils avaient \u00e9t\u00e9 merveilleux. L\u2019h\u00f4tel nous facturait 25 ou 50 cents par chambre.\u2009\u00bb<\/p>\n<p class=\"p3\"><b>Les avions<\/b>, des Harvad, ne sont arriv\u00e9s que deux semaines apr\u00e8s. \u00ab\u2009C\u2019\u00e9tait comme passer d\u2019une Austin \u00e0 une Mercedes, a\u00a0d\u00e9clar\u00e9 Fred Ashbaugh. L\u00e0, on a plein d\u2019instruments devant soi, alors que dans un Fleet Finch il y a une aiguille, une bille et un indicateur de vitesse.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Et, bien s\u00fbr, c\u2019\u00e9tait un avion assez puissant et tout \u00e0 fait acrobatique. Oh,\u00a0c\u2019\u00e9tait un bel appareil qu\u2019on pilotait; un peu compliqu\u00e9, mais beau.\u2009\u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e011433273.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6666 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e011433273.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"544\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e011433273.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e011433273-300x204.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/e011433273-768x522.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Des planificateurs dessinent les bleus pour les \u00e9coles de formation d&#8217;aviateurs du\u00a0Canada<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>Des planificateurs dessinent les bleus pour les \u00e9coles de formation d&#8217;aviateurs du\u00a0Canada<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\">La classe de stagiaires \u2013 dont la moiti\u00e9 du dominion de Terre-Neuve, engag\u00e9s dans la RAF \u2013 se d\u00e9roula sans heurt : pas\u00a0d\u2019accrochage, pas de rat\u00e9, et pas de<br \/>\nconflit rapport\u00e9 avec les gens du coin.<\/p>\n<p class=\"p1\">Fred Ashbaugh obtint son brevet de pilote le 9 avril 1941.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La province, o\u00f9 l\u2019alcool \u00e9tait interdit (elle n\u2019a abrog\u00e9 l\u2019interdiction qu\u2019en 1948), permit l\u2019attribution d\u2019une demi-bouteille d\u2019alcool par dipl\u00f4m\u00e9. Le maire et le lieutenant-gouverneur organis\u00e8rent une f\u00eate pour les nouveaux pilotes, dont l\u2019un sortait avec la fille du maire.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Le groupe repartit le 25 avril. De fortes chutes de neige g\u00ean\u00e8rent le groupe de stagiaires qui les suivirent\u00a0: plusieurs avions s\u2019\u00e9cras\u00e8rent, et l\u2019un d\u2019entre eux rata compl\u00e8tement l\u2019ile pour atterrir sur le ventre en Gasp\u00e9sie.<\/p>\n<p class=\"p1\">Contrairement \u00e0 la plupart de ses camarades de classe qui gagn\u00e8rent leurs \u00e9paulettes d\u2019officier et rest\u00e8rent au Canada pour devenir instructeurs, Fred Ashbaugh, sergent \u00e0 l\u2019\u00e9poque, partit pour l\u2019Angleterre o\u00f9 il s\u2019attendait \u00e0 \u00eatre pilote de chasse. Les autorit\u00e9s avaient d\u2019autres id\u00e9es en t\u00eate.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Quand nous sommes arriv\u00e9s l\u00e0-bas, ils voulaient des pilotes de bombardier, pas des pilotes de chasse [\u2026]. J\u2019\u00e9tais un peu plus \u00e2g\u00e9, et j\u2019\u00e9tais donc cens\u00e9 \u00eatre plus stable, je suppose, alors [j\u2019ai \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9] sur les bombardiers.\u2009\u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il arriva \u00e0 Liverpool, en Angleterre fin juin 1941 et prit le train de Bournemouth le lende-main matin, puis il d\u00e9m\u00e9nagea au bout d\u2019une semaine pour aller s\u2019entrainer en tant que deuxi\u00e8me pilote sur le bimoteur <\/span>Wellington, pilot\u00e9 par un Australien avec trois membres d\u2019\u00e9quipage britanniques. C\u2019\u00e9tait sa premi\u00e8re exp\u00e9rience avec un \u00e9quipage du Commonwealth.<\/p>\n<p class=\"p1\">Son premier vol dans un Wellington, le 27\u00a0juillet 1941, dura 20 minutes : un\u00a0circuit et un atterrissage. La plupart des vols traversaient le pays, mais le 7\u00a0aout, un moteur s\u2019arr\u00eata et ils finirent dans la mer Celte, \u00e0 200\u00a0kilom\u00e8tres de\u00a0la c\u00f4te sud-ouest de l\u2019Angleterre.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u2009Nous nous en sommes tous tir\u00e9s, \u00e0 l\u2019exception du radiot\u00e9l\u00e9graphiste, car un amerrissage d\u2019urgence, c\u2019est <span class=\"s1\">comme frapper un mur de briques, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. C\u2019est vraiment horrible.\u2009\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\"><b>Leur premi\u00e8re affectation<\/b> \u00e9tait sur des\u00a0quadrimoteurs Stirling, mais l\u2019\u00e9quipage fut d\u00e9mantel\u00e9 et ses membres envoy\u00e9s ici et l\u00e0. Par un coup du sort, leur pilote australien, le sergent de section Clarence Henry Muir, fut transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 une escadrille du Bomber Command en tant que deuxi\u00e8me pilote. Il prit son nouveau poste un\u00a0samedi. Le dimanche, il \u00e9tait mort.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Fred Ashbaugh fut second pilote \u00e0 bord de deux Stirling de l\u2019Escadrille 149 peu de temps apr\u00e8s, mais quelques missions plus tard, il eut son propre avion avec son propre \u00e9quipage. Il avait inscrit 150\u00a0heures de vol dans son journal de bord.<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 son apog\u00e9e, fin\u00a0<\/span>1943, 104\u2009 000 membres du PEACB dirigeaient 107\u00a0\u00e9coles et 184\u00a0unit\u00e9s de soutien dans 231\u00a0lieux<span class=\"s1\"> d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre du Canada. <\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Sa premi\u00e8re mission en tant que pilote commandant de bord eut lieu le 10\u00a0avril 1942, au port fran\u00e7ais du Havre, occup\u00e9 par les Allemands, o\u00f9 il largua seize bombes de 500 livres \u00e0 une altitude de 4\u2009800 m\u00e8tres (16\u2009000 pieds).<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il se familiariserait bient\u00f4t avec de rudes conditions : les projecteurs, le tir de DCA, les chasseurs de nuit et les premi\u00e8res techniques de navigation. \u00ab\u2009Beaucoup de champs de navets ont \u00e9t\u00e9 bombard\u00e9s.\u2009\u00bb Et\u00a0encore plus d\u2019installations ennemies.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Fred Ashbaugh est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 2 janvier 2019. Il avait 99 ans. Son \u00e9pouse Pat et lui \u00e9taient mari\u00e9s depuis 73 ans.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le mur comm\u00e9moratif de 91 m\u00e8tres du British Commonwealth Air Training Plan Museum en forme de profil d\u2019aile, \u00e0 Brandon, au Manitoba, porte les noms de 19\u2009256 membres d\u2019\u00e9quipage du Commonwealth tu\u00e9s au cours de ces ann\u00e9es orageuses de\u00a0conflit, le plus sanglant de l\u2019histoire.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Quelque 856 stagiaires p\u00e9rirent au cours des cinq ann\u00e9es du Plan. En 1944, cependant, le taux d\u2019accidents mortels \u00e9tait tomb\u00e9 \u00e0 un pour 22\u2009388 heures de vol.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le Plan d\u2019entrainement a\u00e9rien du Commonwealth britannique, qui prit fin le 31 mars 1945, est encore l\u2019un des plus importants programmes de formation a\u00e9ronautique de l\u2019histoire. Il servit \u00e0 former pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des membres d\u2019\u00e9quipage qui devaient servir dans les forces a\u00e9riennes du Commonwealth pendant la Seconde Guerre mondiale, 131\u2009533, pour \u00eatre exact, et 72\u2009835 d\u2019entre eux \u00e9taient canadiens.<\/span><\/p>\n<h2 class=\"p1\">Le Plan en chiffres<\/h2>\n<p class=\"p1\"><a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/stats.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-6668\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/stats.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"943\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/stats.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/stats-255x300.jpg 255w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/stats-768x905.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien qu\u2019anim\u00e9 par une passion ind\u00e9fectible pour l\u2019aviation, Fred Ashbaugh se retrouva vite d\u00e9contenanc\u00e9, voire d\u00e9cou-rag\u00e9, lorsqu\u2019il aborda le Plan d\u2019entrainement a\u00e9rien du Commonwealth britannique. Le jeune agriculteur albertain s\u2019\u00e9tait enr\u00f4l\u00e9 en 1940, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 21 ans, parce que \u00ab\u2009c\u2019\u00e9tait la guerre, et [il] n\u2019aimait pas ce que faisaient les Allemands\u2009\u00bb. L\u2019arm\u00e9e de l\u2019air, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6663,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[59],"tags":[],"class_list":["post-6662","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-le-front-interieur"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6662","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6662"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6662\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6663"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6662"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6662"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6662"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}