{"id":6505,"date":"2024-04-22T12:05:40","date_gmt":"2024-04-22T16:05:40","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/?p=6505"},"modified":"2024-04-22T13:37:21","modified_gmt":"2024-04-22T17:37:21","slug":"le-caporal-frederick-percival-bousfield","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2024\/04\/le-caporal-frederick-percival-bousfield\/","title":{"rendered":"Le caporal Frederick Percival Bousfield"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/e010857278.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-6507\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/e010857278.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"607\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/e010857278.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/e010857278-300x228.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/e010857278-768x583.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le capitaine Scott McDowell <\/b><\/span><b> <\/b>\u00e9tait tr\u00e8s jeune, huit ou dix ans \u00e0 peine, quand il a entendu le nom de Percy Bousfield pour la premi\u00e8re fois. Ainsi se nommait l\u2019un de ses arri\u00e8re-grands-oncles qui avait pris la mer et bourlingu\u00e9 d\u00e8s 14 ans avant de s\u2019enr\u00f4ler dans l\u2019arm\u00e9e et d\u2019\u00eatre tu\u00e9 au front occidental en 1916.<\/p>\n<p class=\"p2\">La d\u00e9pouille du caporal Bousfield, signaleur de 20 ans incorpor\u00e9 dans le 43<sup>e<\/sup> Bataillon (Cameron Highlanders of Canada), \u00e9tait introuvable, et sa derni\u00e8re demeure inconnue. Mais, la l\u00e9gende perdurait dans sa famille.<\/p>\n<p class=\"p2\">La grand-m\u00e8re maternelle de McDowell \u00e9tait une Bousfield, et c\u2019\u00e9tait un parent dont il entendit souvent parler en grandissant, m\u00eame s\u2019il ignorait que des recher-<br \/>\nches \u00e9taient en cours. Il ne savait pas non plus que le nom du soldat inconnu \u00e9tait inscrit au M\u00e9morial de la Porte de Menin, \u00e0 Ypres, en Belgique, parmi ceux de plus de 54\u2009000 combattants de l\u2019Empire britannique.<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-6.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-6509 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-6.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"1041\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-6.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-6-231x300.jpg 231w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-6-787x1024.jpg 787w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-6-768x999.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>(page 6-7-8-9) Le souvenir de Frederick Bousfield s\u2019est perp\u00e9tu\u00e9 dans la l\u00e9gende familiale. Il existe foule de photos, cartes postales, lettres et souvenirs de l\u2019ancien matelot. Bousfield naviguait de par le monde lorsque sa famille a immigr\u00e9 d\u2019Angleterre au Canada et s\u2019est \u00e9tablie \u00e0\u00a0Winnipeg en 1912.<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span><\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\">En aout 2022, McDowell, officier de carri\u00e8re dans le renseignement, fut mut\u00e9 \u00e0 la Direction de\u00a0l\u2019histoire et du patrimoine des\u00a0Forces canadiennes \u00e0 Ottawa en tant qu\u2019officier responsable des journaux de guerre. Il travaillait dans l\u2019un de ces banals \u00e9difices en briques quand, trois mois plus tard, ses coll\u00e8gues et lui ont \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s \u00e0 une grande r\u00e9union. C\u2019est alors qu\u2019un haut grad\u00e9 a annonc\u00e9 qu\u2019une \u00e9quipe d\u2019enqu\u00eate avait identifi\u00e9 la tombe du caporal Frederick Percival Bousfield.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab La Terre s\u2019est arr\u00eat\u00e9e de tourner pendant un instant, nous a confi\u00e9 McDowell. Je me suis dit\u00a0: \u201cmon Dieu, c\u2019est Percy.\u201d J\u2019\u00e9tais sid\u00e9r\u00e9. La probabilit\u00e9 \u00e9tait quasiment nulle. C\u2019est compl\u00e8tement fou. Je n\u2019ai pas entendu un traitre mot du reste de la r\u00e9union. \u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-2.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-6508 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-2.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"902\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-2.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-2-266x300.jpg 266w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-2-768x866.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>(page 6-7-8-9) Le souvenir de Frederick Bousfield s\u2019est perp\u00e9tu\u00e9 dans la l\u00e9gende familiale. Il existe foule de photos, cartes postales, lettres et souvenirs de l\u2019ancien matelot. Bousfield naviguait de par le monde lorsque sa famille a immigr\u00e9 d\u2019Angleterre au Canada et s\u2019est \u00e9tablie \u00e0\u00a0Winnipeg en 1912.<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span><\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><b>Bousfield fut tu\u00e9<\/b> lors de la bataille du mont Sorrel le 7\u00a0juin 1916 en Belgique. Enlev\u00e9e aux Canadiens, la c\u00f4te du saillant d\u2019Ypres fut reprise au fil de deux semaines d\u2019\u00e2pres combats. Les unit\u00e9s alli\u00e9es perdirent 8\u2009430 hommes en 12 jours.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab Il avait quartier libre \u00e0 ce moment-l\u00e0, mais il n\u2019est pas rest\u00e9 oisif, et malgr\u00e9 l\u2019\u00e9pouvantable d\u00e9luge d\u2019obus, il a fait un superbe travail en portant aide \u00e0 nos bless\u00e9s, \u00e9crivit Horace John Ford, alors capitaine de sa compagnie, \u00e0 la m\u00e8re de Bousfield.<\/p>\n<p class=\"p2\">C\u2019est en soulevant l\u2019un de ses camarades sans d\u00e9fense qu\u2019un obus a \u00e9clat\u00e9 \u00e0 ses pieds, alors vous comprendrez que ce brave gar\u00e7on n\u2019a pas souffert du tout, et bien que sa mort soit une profonde douleur pour ses proches, ils peuvent tout de m\u00eame rendre gr\u00e2ce \u00e0 Dieu et le remercier de la mani\u00e8re dont cela est arriv\u00e9. Il accomplissait une \u0153uvre salutaire pour soulager la\u00a0souffrance, et il l\u2019accomplissait bien et de fa\u00e7on noble, sans peur ni sans songer \u00e0 r\u00e9compense. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">La d\u00e9pouille de Bousfield, anglais de naissance, fut couch\u00e9e dans une tombe temporaire aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019autres, derri\u00e8re un chalet pr\u00e8s de l\u2019\u00e9glise de Zillebeke, non loin du lieu de sa mort. Elle fut marqu\u00e9e d\u2019une simple croix en bois, qui devait \u00eatre remplac\u00e9e par une pierre tombale blanc ou gris p\u00e2le comme celles dont sont parsem\u00e9s les terrains de cimeti\u00e8re militaire apr\u00e8s le transfert des tombes du champ de bataille.<\/p>\n<p class=\"p2\">Des milliers de tombes temporaires semblables furent <span class=\"s2\">cr\u00e9\u00e9es \u00e0 la\u00a0h\u00e2te sur les champs de bataille de la Grande Guerre ou aux alentours. \u00c9tant donn\u00e9 la nature stagnante des combats, ils \u00e9taient souvent pi\u00e9tin\u00e9s \u00e0 maintes reprises, endommag\u00e9s par le feu de l\u2019artillerie et d\u00e9tremp\u00e9s par les pluies. Beaucoup se retrouvaient sous les bottes des soldats, d\u2019abord celles de l\u2019ennemi lorsqu\u2019il avan\u00e7ait, puis sous celles des Alli\u00e9s reprenant l\u2019avance vers l\u2019est. Les terrains \u00e9taient in\u00e9vitable<\/span>ment d\u00e9truits, et les lieux d\u2019un grand nombre de tombes, par ailleurs document\u00e9es, an\u00e9antis.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s2\"><b>Ainsi fut<\/b> le sort que connut la d\u00e9pouille de Bousfield.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Le 14 septembre 1923, une pierre tombale du cimeti\u00e8re de Bedford House, pr\u00e8s d\u2019Ypres, fut port\u00e9e au registre : \u00ab A Corporal of the Great War\u2014Canadian Scottish\u2014Known Unto God \u00bb (Un caporal de la Grande Guerre \u2013 canadien \u00e9cossais, connu de Dieu, NDT). La d\u00e9pouille avait \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e avec d\u2019autres de Zillebeke en f\u00e9vrier. Elle ne fut pas identifi\u00e9e et la date de la mort resta inconnue, bien que l\u2019on confirma que dans les autres tombes \u00e9taient des victimes <\/span>de la bataille du mont Sorrel.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab J\u2019ai le regret de devoir vous informer que bien que le quartier du\u00a0sud-est d\u2019Ypres o\u00f9 le caporal<br \/>\nF. P.\u00a0Bonsfield [sic] aurait \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 ait \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9, et que les d\u00e9pouilles de tous ces soldats enterr\u00e9es dans des tombes \u00e9parpill\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cart aient \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9es \u00e0 nouveau avec respect dans des cimeti\u00e8res afin que les tombes puissent \u00eatre entretenues \u00e0 jamais comme il se doit, la tombe de ce soldat n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e \u00bb, est-il \u00e9crit dans une lettre de l\u2019ancienne Imperial War Graves Commission, devenue la Commission des s\u00e9pultures de guerre du Commonwealth.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-1-002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6510 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-1-002.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"1629\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-1-002.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-1-002-147x300.jpg 147w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-1-002-503x1024.jpg 503w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-1-002-768x1564.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-1-002-754x1536.jpg 754w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Une carte postale que le matelot de 14 ans Bousfield \u00e9crivit \u00e0 ses parents en 1910.<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span><\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-6511\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-3.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"618\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-3.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-3-300x232.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/bousfield-3-768x593.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Bref, Percy Bousfield \u00e9tait perdu, mais pas oubli\u00e9. Pour un homme de\u00a0l\u2019\u00e9poque de 20 ans, il avait eu une\u00a0vie incroyablement riche et bien document\u00e9e, et presque un si\u00e8cle plus tard<\/span>, des photos, des lettres <span class=\"s1\">et des histoires de ses aventures et <\/span>de sa mort pour une noble cause s\u2019\u00e9changeaient dans sa famille.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Puis, en octobre 2019, la Direction de l\u2019histoire et du patrimoine re\u00e7ut un rapport de la commission qui d\u00e9taillait une possible identification de la tombe 68, rang\u00e9e C, lot 11 dans la <\/span>division n<sup>o<\/sup> 4 \u00e0 Bedford House.<\/p>\n<p class=\"p1\">La commission, qui g\u00e8re plus de 1,1 million de tombes militaires dans plus de 23\u2009000 lieux et dans 150 pays et territoires, avait re\u00e7u trois \u00ab rapports tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9s \u00bb de chercheurs ind\u00e9pendants indiquant que la tombe \u00e9tait celle du caporal Frederick Percival Bousfield.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/PercyMontevideopostcardwriting.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-6512\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/PercyMontevideopostcardwriting.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"524\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/PercyMontevideopostcardwriting.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/PercyMontevideopostcardwriting-300x197.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/PercyMontevideopostcardwriting-768x503.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab La Terre s\u2019est arr\u00eat\u00e9e de tourner pendant un instant. <\/span><span class=\"s2\">La probabilit\u00e9 <\/span><span class=\"s3\">\u00e9tait quasiment nulle<\/span><span class=\"s1\">. C\u2019est compl\u00e8tement fou. \u00bb<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p3\"><b>La Direction<\/b> lan\u00e7a sa propre enqu\u00eate avec l\u2019aide du Programme d\u2019identification des pertes militaires des Forces canadiennes, de la Forensic Odontology Response Team et du\u00a0Mus\u00e9e canadien de l\u2019histoire.<\/p>\n<p class=\"p1\">Des journaux de guerre, des \u00e9tats de service, des registres de victimes et des rapports d\u2019exhumation et de transfert furent \u00e9pluch\u00e9s. La Direction conclut que la tombe ne pouvait \u00eatre que celle du caporal Bousfield. Les d\u00e9tails de l\u2019identification partielle ne correspondaient \u00e0 aucune autre personne.<\/p>\n<p class=\"p1\">Ren\u00e9e Davis est historienne civile \u00e0 la Direction de l\u2019histoire et du patrimoine et charg\u00e9e de recherches principale au Programme d\u2019identification des pertes militaires. Avec une petite \u00e9quipe d\u2019historiens et d\u2019\u00e9tudiants en enseignement coop\u00e9ratif, elle m\u00e8ne des recherches et analyse des dossiers portant sur des tombes, ce qui diff\u00e8re consid\u00e9rablement de l\u2019identification de d\u00e9pouilles retrouv\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab Habituellement, on est face \u00e0 une pierre tombale sous laquelle repose un inconnu, mais pour une raison quelconque, un identifiant d\u2019unit\u00e9, une date de d\u00e9c\u00e8s, ou quelque chose de ce genre qui suscite l\u2019int\u00e9r\u00eat [d\u2019un chercheur ind\u00e9pendant], nous a-t-elle expliqu\u00e9.<\/p>\n<p class=\"p1\">Alors cette personne entame des recherches et r\u00e9dige un rapport pour la Commission des s\u00e9pultures de guerre du Commonwealth. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\">La commission effectue ensuite une analyse pr\u00e9liminaire du bien-fond\u00e9 de chaque dossier, puis <span class=\"s1\">remet au pays concern\u00e9 un rapport avec ses conclusions et celles des chercheurs ind\u00e9pendants, ainsi que ses recommandations.<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Bref, <\/span><span class=\"s2\">Percy Bousfield<\/span><span class=\"s3\"> \u00e9tait perdu, mais pas oubli\u00e9<\/span><span class=\"s1\">. Presque un si\u00e8cle plus tard, des photos, des lettres et\u00a0des histoires de <\/span><span class=\"s4\">ses\u00a0aventures et de sa mort pour une noble cause s\u2019\u00e9changeaient<\/span><span class=\"s1\"> dans sa famille. \u00bb<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">C\u2019est \u00e0 cette \u00e9tape que l\u2019\u00e9quipe de Davis intervient. Elle enqu\u00eate et r\u00e9dige des rapports accompagn\u00e9s de recommandations au Comit\u00e9 d\u2019examen du Programme d\u2019identification des pertes militaires sur l\u2019identification cat\u00e9gorique de pierres tombales. Elle n\u2019effectue pas d\u2019exhumation.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Davis explique que son \u00e9quipe peut identifier de fa\u00e7on sure deux pierres tombales sur dix dans les\u00a0dossiers qu\u2019on lui confie. Onze des 46 identifications qu\u2019elle a r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 ce jour ont \u00e9t\u00e9 accomplies \u00e0 partir de st\u00e8les, les autres, \u00e0 partir de d\u00e9pouilles. La grande majorit\u00e9 sont\u00a0de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, o\u00f9 la proportion de disparus au combat fut bien plus grande que lors de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 nous r\u00e9digeons cet article, le Programme d\u2019identification des pertes militaires se concentre sur 40 enqu\u00eates concernant des d\u00e9pouilles et sur\u00a038 concernant des tombes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab On se sent tr\u00e8s proche de ces personnes. C\u2019est du concret, note Davis. Des fois, les dossiers <\/span>comme celui-ci peuvent \u00eatre boucl\u00e9s, et c\u2019est merveilleux.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab Mais, assez souvent, il n\u2019y a pas suffisamment de preuves pour affirmer avec certitude de qui il s\u2019agit, ce qui est parfois un peu d\u00e9chirant. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p3\"><b>Aucun autre profil <\/b>ne cor-respondait aux rares d\u00e9tails sur\u00a0Bousfield.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab La famille est chanceuse que Percy \u00e9tait caporal, car sa tombe l\u2019identifiait en tant que tel et en tant que Canadien, et les \u00e9crits indiquent qu\u2019il \u00e9tait membre du r\u00e9giment Highland, souligne <span class=\"s1\">Marjorie Bousfield, historienne de la famille et cousine au deuxi\u00e8me degr\u00e9 Marjorie Bousfield. Alors cela limitait vraiment les possibilit\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab Si seul \u201csoldat inconnu\u201d avait \u00e9t\u00e9 inscrit, il n\u2019y aurait eu aucun espoir, tant ils sont. Dans le cimeti\u00e8re de Percy \u00e0 Bedford House, il y a [5\u2009139] tombes [du\u00a0Commonwealth], dont [3\u2009011] ne sont pas identifi\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab C\u2019est vertigineux. C\u2019est vraiment vertigineux. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Marjorie Bousfield avait retrac\u00e9 les ann\u00e9es de marin de son grand-oncle en parlant avec ses fr\u00e8res et s\u0153urs. Elle avait retrouv\u00e9 les noms de bateau o\u00f9 il avait travaill\u00e9 et les nombreux endroits qu\u2019il avait visit\u00e9s. Elle avait aussi d\u00e9couvert des croquis de sa main (il \u00e9tait dessinateur) et des lettres et cartes postales qu\u2019il avait \u00e9crites.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La famille, dit-elle, \u00ab ignorait compl\u00e8tement qu\u2019il \u00e9tait l\u00e0-bas \u00bb, au cimeti\u00e8re de Bedford House, avant que McDowell ne s\u2019assoie \u00e0 la r\u00e9union de la Direction de l\u2019histoire et du patrimoine.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Cela m\u2019attriste qu\u2019il n\u2019ait pas pu vivre toute sa vie, explique-t-elle. Et c\u2019est encore plus triste quand on\u00a0multiplie \u00e7a par le grand nombre de jeunes hommes qui ont fait la Premi\u00e8re Guerre mondiale; un nombre astronomique. Et on pense aux r\u00e9percussions sur ses proches au pays, car c\u2019\u00e9tait un fr\u00e8re que l\u2019on ch\u00e9rissait vraiment.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Mais moi, je me sens heureuse. Ce n\u2019est pas comme quand les familles re\u00e7oivent des avis de l\u2019arm\u00e9e, ce qui est toujours triste. Nous savions d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il \u00e9tait mort, donc il n\u2019y a pas cet impact imm\u00e9diat de tristesse et de trag\u00e9die. Nous pouvons donc nous r\u00e9jouir de savoir o\u00f9 il est. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Contrairement aux noms de disparu inscrits sur le M\u00e9morial <\/span>national du Canada \u00e0 Vimy, en France, qui restent m\u00eame lorsqu\u2019un disparu est identifi\u00e9, le nom de Bousfield sera enlev\u00e9 de la Porte de Menin.<\/p>\n<h2 class=\"p1\">Le soldat Harry Atherton<\/h2>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Harry Atherton<\/b> n\u2019avait que 19 ans quand il quitta les usines, fonderies et houill\u00e8res de Tyldesley, sa ville industrielle du nord de l\u2019Angleterre, <\/span>et qu\u2019il arriva au Canada pour commencer une nouvelle vie.<\/p>\n<p class=\"p2\">Il n\u2019aurait pas pu trouver plus loin ou plus diff\u00e9rent de chez lui quand il s\u2019est install\u00e9 \u00e0 McBride, en Colombie-Britannique, un village des Rocheuses dont la population, m\u00eame en 2021, n\u2019\u00e9tait que de 588 \u00e2mes.<\/p>\n<p class=\"p2\">Mais, pour un charpentier comme Atherton, un endroit comme McBride \u00e9tait une <span class=\"s1\">promesse de prosp\u00e9rit\u00e9 en 1913.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Loin de la route romaine <span class=\"s1\">qui traversait sa ville natale o\u00f9 l\u2019urbanisation et l\u2019industrialisation avaient pris racine au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, McBride \u00e9tait un nouveau village <\/span>situ\u00e9 au mille 90 de la Grand Trunk Pacific Railway. Une gare \u00e9tait en construction sur ce qui allait devenir la rue Main. Les lieux se d\u00e9veloppaient gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019agriculture, l\u2019exploitation foresti\u00e8re et la voie ferr\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"p2\">Cependant, Atherton ne verrait pas beaucoup plus d\u2019am\u00e9nagement que le petit \u00e9difice avec la plateforme <span class=\"s1\">et la pancarte \u00ab McBride\u00a0\u00bb. Un an apr\u00e8s son arriv\u00e9e, une guerre mondiale \u00e9clatait en Europe, <\/span>guerre d\u2019o\u00f9 il ne reviendrait pas.<\/p>\n<p class=\"p2\">En mars 1916, Atherton, qui \u00e9tait alors un artisan de 23 ans, prit le train vers Edmonton, \u00e0 l\u2019est, o\u00f9 il s\u2019enr\u00f4la dans le Corps exp\u00e9ditionnaire canadien.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En juillet, il \u00e9tait en France, au combat sur le front occidental en tant que membre du 10<sup>e<\/sup> Bataillon d\u2019infanterie canadienne.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>En aout<\/b>, Atherton prit le chemin d\u2019une des batailles les plus sanglantes de la guerre, celle de la Somme.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Il re\u00e7ut une balle \u00e0 la cuisse gauche le 26 septembre 1916, lors de l\u2019assaut des fortifications allemandes de Thiepval. Ce fut l\u2019une des 241 victimes du 10<sup>e<\/sup>\u00a0Bataillon. Comme c\u2019\u00e9tait souvent le cas avec la boue et la salet\u00e9 du temps de la guerre en France, la plaie s\u2019infecta. Atherton resta hospitalis\u00e9 72 jours et on lui permit de retourner au front en mars 1917.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Il semble qu\u2019il ne participa pas aux combats \u00e0 la cr\u00eate de Vimy, mais il avait rejoint le 10<sup>e<\/sup> \u00e0 la mi-mai et il prit part \u00e0 ceux de la\u00a0c\u00f4te 70 au mois d\u2019aout. C\u2019est l\u00e0, en p\u00e9riph\u00e9rie de la ville mini\u00e8re de\u00a0Lens, que les quatre divisions du\u00a0Corps canadien command\u00e9 par le lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral Arthur Currie se mesur\u00e8rent \u00e0 cinq divisions de la 6<sup>e<\/sup> arm\u00e9e allemande. Il fallut 10\u00a0jours pour arracher la c\u00f4te au sol crayeux des mains des Allemands.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les canons canadiens et britanniques lanc\u00e8rent presque 800\u2009000 <\/span>obus sur plusieurs jours avant de passer \u00e0 l\u2019attaque. Les fantassins avan\u00e7aient sous le couvert d\u2019un rideau de fum\u00e9e et d\u2019un <span class=\"s1\">barrage rampant, et les balles de mitrailleuse tir\u00e9es des deux c\u00f4t\u00e9s se comptaient par millions.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La bataille finit au combat rapproch\u00e9, au corps \u00e0 corps d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. <\/span>La Croix de Victoria fut d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 six Canadiens pour leurs actes sur la c\u00f4te 70, quatre d\u2019entre elles pour des combats rapproch\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"p2\">Atherton fut bless\u00e9 le premier jour. La nouvelle de sa <span class=\"s1\">mort se r\u00e9pandit peu apr\u00e8s. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le 11 juillet 2017<\/b>, un si\u00e8cle apr\u00e8s <\/span>sa mort, des sapeurs de combat nettoyant de vieilles munitions trouv\u00e8rent des restes humains pr\u00e8s de la rue L\u00e9on Droux de Vendin-le-Vieil, au nord de Lens. Il s\u2019agissait de ceux d\u2019Atherton.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">On ne saura probablement jamais ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 ce soldat de 24\u00a0ans, ni comment il disparut.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Pour \u00eatre franche, je ne fais pas de recherches l\u00e0-dessus \u00bb, a avou\u00e9 <\/span>Sarah Lockyer, l\u2019anthropologue judiciaire et coordonnatrice d\u2019identification des pertes militaires du Canada qui a analys\u00e9 la d\u00e9pouille d\u2019Atherton et r\u00e9dig\u00e9 le rapport d\u2019enqu\u00eate.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab La d\u00e9pouille est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e8s de l\u2019endroit o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte \u00bb, explique-t-elle. Elle dispose de sept \u00e0 14 jours pour ses analyses, alors elle se concentre sur l\u2019identification, et non sur la cause de la mort.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Il s\u2019agit donc de choses comme le profil biologique : \u00e9valuer l\u2019\u00e2ge, \u00e9valuer la taille, s\u2019il y a quelque chose de notable concernant les dents ou s\u2019il y a une fracture mentionn\u00e9e dans <\/span>les dossiers, des choses comme \u00e7a.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab Au final, ils ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s au combat, alors ils sont tous <span class=\"s1\">morts \u00e0\u00a0cause de la guerre. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Plus de 9\u2009000 Canadiens furent tu\u00e9s, bless\u00e9s ou d\u00e9clar\u00e9s disparus au combat sur la c\u00f4te 70. Il y a eu plus de 1\u2009300 port\u00e9s disparus l\u00e0-bas, l\u2019un des plus grands nombres de toutes les batailles de la guerre. Lockyer note que 40 des 41 d\u00e9pouilles que son bureau analysait au moment de\u00a0l\u2019entretien dataient de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, et la plupart <\/span>de la c\u00f4te 70. Les autres dataient de\u00a0la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Il y a beaucoup de construction <\/span>dans cette r\u00e9gion et on retrouve des restes de d\u00e9pouilles un peu partout \u00bb, explique Lockyer.<\/p>\n<p class=\"p3\"><b>Le 10<sup>e<\/sup> Bataillon<\/b> auquel appartenait Atherton perdit 429 hommes sur la c\u00f4te 70, dont 71 <span class=\"s1\">n\u2019ont pas de tombe connue. Parmi <\/span>les morts se trouvait l\u2019un des six\u00a0Canadiens \u00e0 qui fut d\u00e9cern\u00e9e la VC : le soldat Harry Brown qui p\u00e9rit lors d\u2019une contrattaque le lendemain de la mort d\u2019Atherton.<\/p>\n<p class=\"p1\">Les sapeurs qui ont d\u00e9couvert la d\u00e9pouille d\u2019Atherton ont aussi exhum\u00e9 plusieurs art\u00e9facts, dont un disque d\u2019identit\u00e9 et des insignes du 10<sup>e<\/sup> Bataillon, notamment un insigne de casquette portant le blason distinctif \u00e0 castor et couronne du bataillon.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">L\u2019\u00e9quipe d\u2019intervention en odontologie m\u00e9dico-l\u00e9gale des Forces canadiennes, le Mus\u00e9e canadien de l\u2019histoire et le Comit\u00e9 d\u2019examen du Programme d\u2019identification des\u00a0pertes militaires se sont mis au travail \u00e0 l\u2019aide d\u2019analyses historiques, g\u00e9n\u00e9alogiques, anthropologiques, arch\u00e9ologiques et d\u2019ADN.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le disque d\u2019identit\u00e9, appel\u00e9 aussi plaque d\u2019identit\u00e9, illisible, fut envoy\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut canadien de\u00a0conservation. <\/span>L\u2019inscription \u00ab 10 BATT \u00bb \u00e9tait clairement visible en bas apr\u00e8s nettoyage. On voyait aussi une partie de num\u00e9ro matricule \u00ab 4 \u2013 \u2013 658 \u00bb et \u00ab ON \u00bb pr\u00e8s du bord sup\u00e9rieur droit du disque. Le num\u00e9ro matricule du soldat dont il est question \u00e9tait le 467658.<\/p>\n<p class=\"p1\">Lockyer souligne la difficult\u00e9 \u00e0 retrouver les proches d\u2019Atherton. Il n\u2019avait qu\u2019une s\u0153ur, et notre <span class=\"s1\">anthropologue ne savait pas si elle avait des enfants. Le donneur d\u2019ADN et le proche parent \u00e9taient en fait deux personnes diff\u00e9rentes, dit-elle.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab Ils \u00e9taient tous deux quatre fois arri\u00e8re-petits-cousins, ou quelque chose comme \u00e7a. Ils \u00e9taient vrai<span class=\"s1\">ment \u00e9loign\u00e9s d\u2019Atherton. \u00c7a arrive <\/span>avec son arbre g\u00e9n\u00e9alogique. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\">Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s, les enqu\u00eateurs ont confirm\u00e9 en octobre 2021 que les restes \u00e9taient r\u00e9ellement ceux d\u2019Atherton. Sa d\u00e9pouille fut enterr\u00e9e avec tous les honneurs <span class=\"s1\">militaires, en France, au mois de juin <\/span>dernier, avec ceux de deux autres personnes, dans le cimeti\u00e8re britannique de Loos, \u00e0 Loos-en-Gohelle.<\/p>\n<p class=\"p1\">Comme c\u2019est l\u2019usage dans le cas de soldats canadiens retrouv\u00e9s en France, le nom d\u2019Atherton restera avec 11\u2009285 autres sur le M\u00e9morial de Vimy.<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-capbadge.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6513 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-capbadge.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"406\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-capbadge.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-capbadge-300x152.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-capbadge-768x390.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>L\u2019insigne de casquette d\u2019Atherton (ci-dessus) portant le blason distinctif \u00e0 castor et couronne du 10e Bataillon, avec des insignes de col C10 et un titre d\u2019\u00e9paule du Canada en laiton trouv\u00e9s avec ses restes. Le disque d\u2019identit\u00e9 partiellement d\u00e9truit (ci-dessus, \u00e0 droite) a permis de confirmer le bataillon et le num\u00e9ro matricule.<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span><\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-id-disc.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-6514\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-id-disc.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"888\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-id-disc.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-id-disc-270x300.jpg 270w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/atherton-id-disc-768x852.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le capitaine Scott McDowell \u00e9tait tr\u00e8s jeune, huit ou dix ans \u00e0 peine, quand il a entendu le nom de Percy Bousfield pour la premi\u00e8re fois. Ainsi se nommait l\u2019un de ses arri\u00e8re-grands-oncles qui avait pris la mer et bourlingu\u00e9 d\u00e8s 14 ans avant de s\u2019enr\u00f4ler dans l\u2019arm\u00e9e et d\u2019\u00eatre tu\u00e9 au front occidental en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6507,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-6505","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6505","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6505"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6505\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6507"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6505"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6505"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6505"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}