{"id":6065,"date":"2022-03-17T11:03:57","date_gmt":"2022-03-17T15:03:57","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=6065"},"modified":"2022-03-17T11:06:28","modified_gmt":"2022-03-17T15:06:28","slug":"une-grande-victorie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2022\/03\/une-grande-victorie\/","title":{"rendered":"Une Grande Victorie"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VF2-15.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6082 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VF2-15.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"895\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VF2-15.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VF2-15-268x300.jpg 268w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VF2-15-768x859.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Les troupes canadiennes revenant victorieuses du front \u00e0 Vimy, leurs c\u00e9l\u00e9brations temp\u00e9r\u00e9es par la perte de 3\u2009598 camarades tu\u00e9s et de 7\u2009004 bless\u00e9s. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>William Ivor Castle\/BAC\/3194757\/Colorisation : la Fondation Vimy<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<blockquote>\n<p class=\"p1\"><strong>L\u2019ATTAQUE \u00c0 LA CR\u00caTE DE VIMY, PLANIFI\u00c9E ET MEN\u00c9E AVEC PR\u00c9CISION, <span class=\"s1\">A RED\u00c9FINI LE CORPS CANADIEN<\/span> EN TANT QUE FORMATION D\u2019\u00c9LITE<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>La plupart <\/b>des Canadiens connaissent le chapitre de l\u2019histoire militaire sur la victoire d\u2019avril 1917 \u00e0 la cr\u00eate de Vimy. Certains de nos meilleurs \u00e9crivains, journalistes ou historiens, de Pierre Berton \u00e0 Tim Cook, ont \u00e9crit des livres sur Vimy, et l\u2019\u00e9v\u00e8nement a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 aussi bien dans les manuels scolaires que dans le mat\u00e9riel du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral pour les nouveaux citoyens, sur notre monnaie et au M\u00e9morial national du Canada \u00e0 Vimy, en France. <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les c\u00e9l\u00e9brations des 90<sup>e<\/sup>\u00a0et 100<sup>e<\/sup> anniversaires ont attir\u00e9 \u00e0 Vimy des milliers d\u2019\u00e9l\u00e8ves <\/span>du secondaire qui ont collect\u00e9 des fonds pour leur voyage, et Radio-Canada a consacr\u00e9 des heures de diffusion \u00e0 la retransmission de l\u2019\u00e9v\u00e8nement au Canada. Plus d\u2019un si\u00e8cle plus tard, Vimy reste dans l\u2019esprit des Canadiens.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>La guerre <\/b>avait pris une mauvaise tournure pour les Alli\u00e9s au printemps 1917. Les Russes chancelaient, et il faudrait des mois aux Am\u00e9ricains, r\u00e9cemment entr\u00e9s en guerre, pour entrainer leurs soldats, les \u00e9quiper et les amener au front. Le nombre de morts et de bless\u00e9s \u00e0 Verdun et \u00e0 la Somme grimpait sans cesse, et la France, la Grande-Bretagne, de m\u00eame que le Canada, \u00e9taient au bord de la ruine \u00e0 cause des couts financiers de la guerre totale qui allaient croissant.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">L\u2019ennemi souffrait aussi des p\u00e9nuries de nourriture et de mat\u00e9riel entrain\u00e9es par le blocus maritime britannique, et les pertes allemandes \u00e9taient \u00e9normes. Toutefois, si la guerre avait pris fin le 1<sup>er <\/sup>avril 1917, les Allemands, qui occupaient la Belgique, une grande partie du nord de la France et de vastes \u00e9tendues du territoire russe, auraient certainement \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme vainqueurs.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6066\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/1.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"632\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/1.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/1-300x237.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/1-768x607.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Le lieutenant g\u00e9n\u00e9ral Julian Byng inspecte l&#8217;un des canons allemands pris pendant la bataille. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/PA-001308<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le mar\u00e9chal commandant le corps exp\u00e9ditionnaire britannique (CEB) compos\u00e9 des quatre divisions du Corps canadien, Douglas Haig, pr\u00e9parait une attaque de grande envergure dans le secteur d\u2019Arras au mois d\u2019avril. Les Canadiens, sous les <\/span><span class=\"s2\">ordres du lieutenant<\/span><span class=\"s1\">-g\u00e9n\u00e9ral britannique Julian Byng, devaient prendre la cr\u00eate de Vimy, secteur g\u00e9ographique fortifi\u00e9 par les Allemands pour prot\u00e9ger une grande partie des exploitations et des industries extractives de la France occup\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La t\u00e2che serait ardue\u00a0: les assauts pr\u00e9c\u00e9dents des Alli\u00e9s avaient \u00e9chou\u00e9 avec d\u2019importantes pertes, et les Allemands semblaient de taille \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 toute attaque.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Toutefois, les ordres \u00e9taient les ordres, et Byng et son \u00e9tat-major se mirent \u00e0 dresser leurs plans. En janvier, Byng inclut le major-g\u00e9n\u00e9ral Arthur Currie, commandant de la 1<sup>re<\/sup> Division canadienne, dans la d\u00e9l\u00e9gation britannique qui rendait visite aux arm\u00e9es fran\u00e7aises pour se renseigner sur les combats livr\u00e9s \u00e0 Verdun.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Dans son rapport, Currie souligna l\u2019importance de la pr\u00e9paration des contrebatteries servant \u00e0 \u00e9liminer les canons de l\u2019ennemi, et il remarqua que les Fran\u00e7ais avaient perfectionn\u00e9 le barrage rampant qui avan\u00e7ait avec efficacit\u00e9 juste devant les combattants. Il apprit qu\u2019ils avaient mis en place des pelotons pouvant \u00e9voluer ind\u00e9pendamment avec des sections de mitrailleurs, de grenadiers \u00e0 fusil, de bombardiers et de fusiliers. Contrairement aux Canadiens, les Fran\u00e7ais n\u2019attaquaient plus par vagues\u00a0: les pelotons pouvaient appuyer leur propre avance en se d\u00e9pla\u00e7ant de mani\u00e8re \u00e0 contourner les centres de r\u00e9sistance ennemis.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Currie avait aussi \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s impressionn\u00e9 par les missions de reconnaissance et les r\u00e9p\u00e9titions que les Fran\u00e7ais effectuaient avant de passer \u00e0 l\u2019attaque, au point o\u00f9 les soldats \u00e9taient \u00ab familiaris\u00e9s autant que possible avec le terrain sur lequel ils allaient se battre \u00bb. Il fit remarquer que les Fran\u00e7ais affectaient des hommes de la ligne aux forces d\u2019assaut et leur faisaient suivre un entrainement sp\u00e9cial, et qu\u2019ils veillaient \u00e0 ce qu\u2019ils re\u00e7oivent \u00ab\u00a0un nouvel \u00e9quipement, de nouveaux v\u00eatements et que des divertissements leur soient offerts, et que donc, ils \u00e9taient suffisamment repos\u00e9s et bien entrain\u00e9s \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Currie admirait aussi la pratique fran\u00e7aise de distribuer des cartes et des photographies en grand nombre, pas seulement aux officiers sup\u00e9rieurs comme le faisait le CEB. Les soldats devaient savoir o\u00f9 et pourquoi ils attaquaient, et ce qu\u2019on attendait d\u2019eux. \u00c0 son retour, Currie recommanda que les Canadiens imitent les Fran\u00e7ais, et Byng accepta, modifiant ainsi l\u2019entrainement et l\u2019organisation des pelotons de fantassins, r\u00e9duisant le nombre de leurs soldats \u00e0 entre 35 et 40, le maximum qu\u2019un officier subalterne puisse mener.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">L\u2019assaut \u00e0 Vimy, en partie gr\u00e2ce au rapport de Currie, fut pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un entrainement in\u00e9dit de tirs et d\u00e9placements appuy\u00e9 par les r\u00f4les de sp\u00e9cialistes et, comme l\u2019a not\u00e9 l\u2019historien G.W.L. Nicholson, \u00ab une copie grandeur nature du terrain de la bataille fut imagin\u00e9e [&#8230;] aux arri\u00e8res\u00a0\u00bb, o\u00f9 les unit\u00e9s, du peloton \u00e0\u00a0la division, \u00ab r\u00e9p\u00e9taient \u00e0 plusieurs reprises \u00bb, si souvent que quelques soldats se plaignaient de devoir se plier aux \u00ab jeux stupides de leurs officiers \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Quarante mille cartes furent distribu\u00e9es et un nouveau plan d\u2019artillerie fut lanc\u00e9 : les canons commenc\u00e8rent leur pr\u00e9paration du champ de bataille deux semaines avant l\u2019attaque, l\u2019artillerie lourde se concentrant sur les batteries ennemies. Les Allemands savaient tr\u00e8s probablement qu\u2019une attaque se pr\u00e9parait, mais ils ignoraient quand elle serait lanc\u00e9e. En outre, d\u00e9placer les troupes \u00e0 tra-vers les tunnels perc\u00e9s dans le terrain calcaire tr\u00e8s pr\u00e8s des tranch\u00e9es du front en maintenant le rythme des bombardements jusqu\u2019au dernier moment avant l\u2019assaut allait produire un effet de surprise tactique.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6068\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19750215-030a_HR.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"688\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19750215-030a_HR.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19750215-030a_HR-300x258.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19750215-030a_HR-768x660.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Une carte de l\u2019\u00e9poque montre les limites, les objectifs et les points d\u2019appui auxquels se heurtaient les Canadiens entre le 9 avril et le 3 mai 1917. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>MCG\/19750215-030a<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le plan de<\/b> Byng fut arr\u00eat\u00e9 le 5 mars. Ses quatre divisions qui allaient combattre ensemble pour la premi\u00e8re fois seraient dispos\u00e9es en ordre : la 1<sup>re<\/sup> \u00e0 droite et la 4<sup>e<\/sup>\u00a0\u00e0 gauche. Il y avait quatre objectifs avec chacun sa propre couleur sur la carte : la cr\u00eate dans son ensemble et la deuxi\u00e8me ligne de l\u2019ennemi devaient \u00eatre saisies en un peu moins de cinq heures. Il y avait 863 canons en appui, et leurs servants utilisaient l\u2019obus qui pouvait trancher les barbel\u00e9s de l\u2019ennemi gr\u00e2ce \u00e0 la nouvelle amorce n\u00b0 106. Le barrage rampant devait s\u2019avancer par \u00e9tapes de 50 verges. Les munitions pour les canons furent apport\u00e9es en grand nombre (plus d\u2019un million d\u2019obus allaient \u00eatre tir\u00e9s entre le 20 mars et la capture de la cr\u00eate), en grande partie transport\u00e9es sur des voies de passage nouvellement trac\u00e9es. L\u2019eau pour les hommes et les chevaux arrivait au front par des aqueducs; les signaleurs enterraient les lignes t\u00e9l\u00e9phoniques pour r\u00e9sister aux bombardements; et les sapeurs creusaient de vastes chambres souterraines pour les quartiers g\u00e9n\u00e9raux de bataillon ou de brigade. Chaque soldat savait ce qu\u2019il devait faire.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19930003-359.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6069 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19930003-359.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19930003-359.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19930003-359-300x236.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/19930003-359-768x603.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Des membres du 8e Bataillon (90th Winnipeg Rifles) s\u2019entrainent \u00e0 la ba\u00efonnette avec des sacs de paille \u00e0 la plaine de Salisbury. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/MCG\/19930003-359<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab Je suis grenadier \u00e0 fusil, \u00e9crivit le soldat Ronald MacKinnon du Princess Patricia\u2019s Canadian Light Infantry dans une lettre envoy\u00e9e chez lui. Je vais me battre avec un bon nombre de gars et un bon appui de l\u2019artillerie, donc nous allons atteindre notre objectif.\u00a0\u00bb Il fut tu\u00e9 au combat.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001083-17th-Battery-C.F.A.-firing-a-German-4.2-on-the-retreating-Boche-April-1917.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6071 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001083-17th-Battery-C.F.A.-firing-a-German-4.2-on-the-retreating-Boche-April-1917.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"629\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001083-17th-Battery-C.F.A.-firing-a-German-4.2-on-the-retreating-Boche-April-1917.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001083-17th-Battery-C.F.A.-firing-a-German-4.2-on-the-retreating-Boche-April-1917-300x236.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001083-17th-Battery-C.F.A.-firing-a-German-4.2-on-the-retreating-Boche-April-1917-768x604.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Des artilleurs canadiens manient un canon allemand confisqu\u00e9 de 4,2\u00a0po et font feu sur l\u2019ennemi qui bat en retraite durant la bataille.<\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/PA-001083<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>L\u2019attaque<\/b> fut lanc\u00e9e le 9\u00a0avril \u00e0 5 h 30, un lundi de\u00a0P\u00e2ques, alors que le vent envoyait de la neige et du gr\u00e9sil sur les Allemands. Avec ce que le lieutenant Stuart Kirkland d\u00e9crivit comme \u00e9tant \u00ab le plus merveilleux barrage d\u2019artillerie de l\u2019histoire du monde \u00bb qui prenait pour cible les canons et les tranch\u00e9es de l\u2019ennemi \u00e0 l\u2019aide d\u2019explosifs puissants et de gaz, plus de 80 % des canons allemands furent d\u00e9truits, et leur infanterie dut se terrer dans des abris. \u00ab Les canons firent tous feu en m\u00eame temps dans un grondement de tonnerre, \u00e9crivit le m\u00e9decin militaire du 31<sup>e<\/sup> Bataillon (Alberta), et un beau feu d\u2019artifice \u00e9clata tout le long des tranch\u00e9es allemandes [&#8230;]. \u00bb<\/span><\/p>\n<blockquote><p>Les munitions pour les canons furent apport\u00e9es en grand nombre.<\/p><\/blockquote>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les 15\u2009000 fantassins s\u2019avanc\u00e8rent d\u2019un pas ferme derri\u00e8re le barrage rampant, leur poign\u00e9e de chars ne pouvant malheureusement pas les accompagner \u00e0 cause des crat\u00e8res d\u2019obus et de la boue. Quand la 1<sup>re<\/sup> Division atteignit les premi\u00e8res lignes allemandes, tenues par les Bavarois, la plupart des d\u00e9fenseurs \u00e9taient encore dans leurs abris. Les troupes charg\u00e9es du nettoyage arriv\u00e8rent peu apr\u00e8s, et les soldats de Currie gagn\u00e8rent la ligne rouge, leur deuxi\u00e8me objectif, \u00e0 7 h, m\u00eame si les tireurs d\u2019\u00e9lite et les mitrailleurs ennemis commen\u00e7aient \u00e0 faire bien des victimes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">La 2<sup>e<\/sup> Division traversa rapi-<\/span><span class=\"s1\"><br \/>\ndement son premier objectif, la ligne noire, et ne re\u00e7ut un feu nourri qu\u2019en arrivant \u00e0 son deuxi\u00e8me objectif dont elle s\u2019empara \u00e0 8 h. \u00c0 9 h 30, les brigades de r\u00e9serve des deux divisions s\u2019avanc\u00e8rent vers le troisi\u00e8me objectif, celui de la ligne bleue.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab Nos troupes se d\u00e9pla\u00e7aient d\u2019un pas assur\u00e9 comme elles l\u2019avaient r\u00e9p\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, dit McGill, mais en r\u00e9alit\u00e9, il fallait souvent beaucoup de courage pour atteindre les objectifs. Le sergent Ellis Wellwood Sifton du 18<sup>e<\/sup> Bataillon (Western Ontario) fon\u00e7a sur une mitrailleuse qui tirait sur ses hommes, planta sa ba\u00efonnette dans ses servants et repoussa les fusiliers venant vers lui dans la tranch\u00e9e en maniant son propre fusil comme un gourdin. La Croix de Victoria lui fut d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 titre posthume.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Tout se passa relativement bien pour la 3<sup>e<\/sup> Division qui occupa ses deux objectifs rapidement. Billy Bishop, <\/span><span class=\"s2\">jeune pilote du Royal Flying <\/span>Corps qui n\u2019avait pas <span class=\"s1\">encore connu ses victoires, regardait ce qui lui semblait \u00eatre des hommes traverser avec d\u00e9sinvolture le terrain neutre. Des obus faisaient des victimes, mais les autres continuaient d\u2019avancer.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le terrain avait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s abim\u00e9 par les bombardements des deux derni\u00e8res semaines, et beaucoup de points de rep\u00e8re qui devaient aider les attaquants \u00e0 se situer avaient \u00e9t\u00e9 <\/span>d\u00e9truits. Certaines unit\u00e9s avan\u00e7aient trop vite et se heurtaient au barrage des Canadiens. Beaucoup hommes fr\u00f4l\u00e8rent la mort.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab [Nous] avons r\u00e9ussi \u00e0 extirper nos hommes sans devenir victimes, \u00e9crivit le major Percy Menzies du 4<sup>e<\/sup>\u00a0Bataillon de la 3<sup>e<\/sup> Division canadienne des fusiliers \u00e0 cheval. Pendant tout ce temps-l\u00e0, nous \u00e9tions g\u00ean\u00e9s par nos propres obus qui \u00e9clataient trop pr\u00e8s de nous, mais je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 touch\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">La 4<sup>e<\/sup> Division \u00e9tait celle qui \u00e9tait vraiment en difficult\u00e9. Son objectif principal \u00e9tait la c\u00f4te 145 fermement d\u00e9fendue par quatre lignes et de profondes casemates en contrepente. Les 11<sup>e<\/sup> et 12<sup>e<\/sup> brigades, qui avaient chacune un bataillon suppl\u00e9mentaire, s\u2019empar\u00e8rent de la premi\u00e8re ligne, mais les Allemands de la seconde ligne les repouss\u00e8rent lors de multiples contrattaques.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La c\u00f4te 145 resta entre les\u00a0mains des Allemands jusqu\u2019\u00e0 ce que le 85<sup>e<\/sup> Bataillon (Nova Scotia Highlanders) arriv\u00e9 r\u00e9cemment la leur prenne cette nuit-l\u00e0. Le lendemain, les 44<sup>e<\/sup> et 50<sup>e<\/sup>\u00a0bataillons suivirent le barrage lors d\u2019un affrontement sans merci en descendant le versant oriental, et la 4<sup>e<\/sup>\u00a0Division prit la ligne rouge.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001020.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6074 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001020.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001020.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001020-300x216.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001020-768x553.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Le 29e Bataillon (Vancouver) traverse le\u00a0terrain neutre malgr\u00e9 les\u00a0barbel\u00e9s et le\u00a0feu nourri des Allemands \u00e0 Vimy. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>William Ivor Castle\/BAC\/3192389<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Il ne restait <\/b>plus que le Pimple (bouton, NDT) \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 nord de la cr\u00eate.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">T\u00f4t le matin du 12 avril, la 10<sup>e<\/sup> Brigade lan\u00e7a une attaque-surprise contre les Allemands qui tenaient la c\u00f4te. La brigade s\u2019empara du Pimple \u00e0 6 h, lors d\u2019un combat au corps \u00e0 corps.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>Vimy<\/span> A \u00c9T\u00c9 \u00ab LA CHOSE LA PLUS FANTASTIQUE \u00c0 LAQUELLE LES CANADIENS ONT PRIS PART \u00bb.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Du haut de la cr\u00eate, les Canadiens avaient vue sur les banlieues de la ville mini\u00e8re de Lens, \u00e0 l\u2019est, et leur artillerie peina dans la boue \u00e9paisse jusqu\u2019\u00e0 de nouvelles positions du c\u00f4t\u00e9 oriental. La position allemande pr\u00e9tendue imprenable avait \u00e9t\u00e9 prise, et le succ\u00e8s du Corps canadien fut acclam\u00e9 \u00e0 Paris, \u00e0 Londres et au pays.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Byng fut le premier \u00e0 \u00eatre f\u00e9licit\u00e9 de la victoire. Il fut promu g\u00e9n\u00e9ral et le commandement de la British Third Army lui fut confi\u00e9. Son successeur, Currie, eut une promotion, la chevalerie, et le commandement du Corps canadien au mois de juin, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019\u00e0 la fin de la guerre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La bataille avait \u00e9t\u00e9 couteuse, et le succ\u00e8s, mitig\u00e9. La cr\u00eate avait \u00e9t\u00e9 prise, mais les Allemands n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 mis en d\u00e9route. Il n\u2019y avait pas eu de perc\u00e9e, pas de cavalerie mise \u00e0 la disposition de Byng pour exploiter la r\u00e9ussite.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En cinq jours de combats, les Canadiens d\u00e9plor\u00e8rent 10\u2009602 victimes, dont 3\u2009598 morts, un nombre tel que le premier ministre Robert Borden, qui se trouvait alors \u00e0 Londres, commen\u00e7a \u00e0 prendre conscience que la conscription serait n\u00e9cessaire. Beaucoup de soldats \u00e9taient fiers de la victoire.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Vimy a \u00e9t\u00e9 \u00ab la chose la plus fantastique \u00e0 laquelle les Canadiens ont pris part, ils ont \u00e9t\u00e9 merveilleux, dit le capitaine William Fingold du YMCA. Bien entendu, il y a eu des pertes importantes, mais c\u2019\u00e9tait une grande victoire. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">D\u2019autres \u00e9taient simplement heureux d\u2019avoir sur-v\u00e9cu : \u00ab C\u2019\u00e9tait l\u2019enfer sur terre, \u00e9crivit un autre soldat, et je suis tr\u00e8s chanceux d\u2019\u00eatre encore de ce monde. \u00bb<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6077\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001941.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"505\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001941.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001941-300x189.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001941-768x485.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Des soldats canadiens assistent \u00e0 un service comm\u00e9moratif en septembre 1917 en l&#8217;honneur des hommes du 87e Bataillon (Canadian Grenadiers Guards) tomb\u00e9s \u00e0 Vimy <span class=\"s1\">tomb\u00e9s \u00e0 Vimy. Au cours de la guerre, des cimeti\u00e8res<span class=\"Apple-converted-space\"> \u00a0<\/span><\/span><span class=\"s1\">impromptus ont \u00e9t\u00e9 construits le long du front occidental. Les <\/span><span class=\"s1\">r\u00e9enterrements et les monuments plus d\u00e9taill\u00e9s viendraient par la suite.<\/span><\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/3213526<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<h2 class=\"p1\">LA BATAILLE DE LA <span class=\"s1\">CR\u00caTE DE VIMY<\/span> A-T-ELLE COMPT\u00c9?<\/h2>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <a href=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001284.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6079 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001284.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"1120\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001284.jpg 800w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001284-214x300.jpg 214w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001284-731x1024.jpg 731w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/PA-001284-768x1075.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>major-g\u00e9n\u00e9ral Arthur Currie <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/3213526<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><b>La bataille <\/b>de la cr\u00eate de Vimy est parfois d\u00e9crite dans l\u2019histoire populaire du Canada comme une victoire gr\u00e2ce \u00e0 laquelle la guerre a \u00e9t\u00e9 remport\u00e9e. Les Canadiens du major-g\u00e9n\u00e9ral Arthur Currie ont r\u00e9alis\u00e9 quelque chose dont les Alli\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 incapables\u00a0: grimper sur les hauteurs de la cr\u00eate et battre les Allemands.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Mais, les r\u00e9alistes savent que c\u2019est Julian Byng, g\u00e9n\u00e9ral britannique qui commandait le Corps canadien en avril 1917, et non Currie. Nous savons que la plus grande partie de la cr\u00eate o\u00f9 a eu lieu l\u2019attaque des Canadiens \u00e9tait une pente douce et que l\u2019\u00e0-pic se situait derri\u00e8re les tranch\u00e9es de l\u2019ennemi, sur l\u2019autre versant. Nous savons qu\u2019il n\u2019y a pas eu de perc\u00e9e ni de cavalerie balayant les arri\u00e8res de l\u2019ennemi, et que les Allemands n\u2019ont recul\u00e9 que de quelques kilom\u00e8tres vers l\u2019est, jusqu\u2019\u00e0 leur prochaine ligne. Nous nous souvenons aussi que les Canadiens ont d\u00e9plor\u00e9 10\u2009602 morts et bless\u00e9s \u00e0 Vimy, les pires pertes de notre histoire, et que l\u2019h\u00e9catombe a continu\u00e9 pendant un an et demi de plus. Les mythes d\u00e9passent de loin la r\u00e9alit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Toutefois<\/b>, Vimy a quand m\u00eame compt\u00e9. Les Canadiens \u00e9taient loin d\u2019\u00eatre des professionnels de la guerre au d\u00e9but, mais ils avaient appris \u00e0 se battre \u00e0 Ypres, \u00e0 Saint-\u00c9loi et \u00e0 la Somme.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Apr\u00e8s Vimy, les soldats ont compris qu\u2019ils avaient accompli quelque chose de tr\u00e8s important, que leurs bataillons, leurs brigades et leurs divisions avaient gagn\u00e9 en maturit\u00e9, et que le Corps \u00e9tait devenu une formation d\u2019\u00e9lite. La guerre allait continuer. La confiance et la d\u00e9termination acquises \u00e0 Vimy avaient fait des Canadiens des soldats parmi les meilleurs des Alli\u00e9s de la Grande Guerre.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ATTAQUE \u00c0 LA CR\u00caTE DE VIMY, PLANIFI\u00c9E ET MEN\u00c9E AVEC PR\u00c9CISION, A RED\u00c9FINI LE CORPS CANADIEN EN TANT QUE FORMATION D\u2019\u00c9LITE La plupart des Canadiens connaissent le chapitre de l\u2019histoire militaire sur la victoire d\u2019avril 1917 \u00e0 la cr\u00eate de Vimy. 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