{"id":4608,"date":"2018-11-06T12:36:49","date_gmt":"2018-11-06T16:36:49","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=4608"},"modified":"2018-11-06T12:36:49","modified_gmt":"2018-11-06T16:36:49","slug":"la-symetrie-de-mons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2018\/11\/la-symetrie-de-mons\/","title":{"rendered":"La sym\u00e9trie de Mons"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-4612 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/CENTENAIRE.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/CENTENAIRE.jpg 600w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/CENTENAIRE-300x102.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"wp-image-4609 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/thesymmetryofmons-1.jpg\" alt=\"\" width=\"566\" height=\"529\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/thesymmetryofmons-1.jpg 566w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/thesymmetryofmons-1-300x280.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Un poste de secours avanc\u00e9 du Canada (ci-dessous) \u00e0 l&#8217;ancienne ligne allemande \u00e0 l\u2019est d&#8217;Arras, en septembre 1918. Le 42e bataillon d\u00e9filant dans la Grand-Place de Mons, en Belgique (en regard), le matin du 11 novembre 1918. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>MDN\/BAC\/PA-003248<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><strong>LA REPRISE DE LA VILLE O\u00d9 LA GRANDE-BRETAGNE<br \/>\nET L&#8217;ALLEMAGNE S\u2019AFFRONT\u00c8RENT POUR LA PREMI\u00c8RE FOIS<\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le 4 aout 1914, <\/b><\/span><span class=\"s2\">l&#8217;arm\u00e9e allemande mit en \u0153uvre son plan Schlieffen contre la France. Conform\u00e9ment au plan, les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me arm\u00e9es allemandes pass\u00e8rent par la Belgique pour rejoindre la fronti\u00e8re fran\u00e7aise. Le 23 aout, elles entr\u00e8rent en contact avec le corps exp\u00e9ditionnaire britannique (CEB) \u00e0 Mons, en Belgique. Le CEB avait d\u00e9barqu\u00e9 en France six jours auparavant et s\u2019\u00e9tait d\u00e9plac\u00e9 vers l&#8217;est, o\u00f9 il avait pris des positions le long du canal de Mons.<br \/>\n<\/span><span class=\"s2\"><br \/>\nIl r\u00e9sista pendant une journ\u00e9e contre des forces ennemies beaucoup plus nombreuses mais fut contraint d\u2019amorcer une retraite longue et difficile vers Paris. L&#8217;avanc\u00e9e allemande fut stopp\u00e9e \u00e0 la Marne, et le conflit devint une guerre de tranch\u00e9es. Mons allait demeurer aux mains des Allemands jusqu&#8217;\u00e0 la fin de la guerre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Le Corps canadien fut charg\u00e9 de lib\u00e9rer la ville les 10 et 11 novembre 1918. Les soldats du Corps savaient qu&#8217;ils avaient inflig\u00e9 d\u2019importantes d\u00e9faites \u00e0 l&#8217;ennemi lors des grandes batailles qu&#8217;ils avaient men\u00e9es depuis leur avanc\u00e9e du 8 aout \u00e0 Amiens. Ils savaient que les Allemands \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 se rendre, mais rares \u00e9taient ceux qui faisaient confiance \u00e0 un ennemi qui avait men\u00e9 une guerre brutale, utilis\u00e9 du gaz toxique, s\u2019\u00e9tait livr\u00e9 \u00e0 une guerre de sous-marins sans restriction et avait brutalis\u00e9 les civils dans les territoires qu\u2019il avait occup\u00e9s. De plus, les ordres des \u00e9tats-majors \u00e9taient clairs : maintenir la pression jusqu&#8217;\u00e0 ce que l&#8217;ennemi capitule.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s3\">Rien ne semblait indiquer une reddition imminente des Allemands. Ils s\u2019\u00e9taient battus f\u00e9rocement \u00e0 la ligne Drocourt-Qu\u00e9ant et au canal du <\/span><span class=\"s2\">Nord en septembre, et leurs mitrailleurs avaient souvent r\u00e9sist\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 leur dernier souffle en octobre et en novembre. L&#8217;ennemi \u00e9tait en pleine d\u00e9route \u00e0 la premi\u00e8re semaine de novembre, mais il essayait toujours de freiner les Canadiens.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"wp-image-4610 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/thesymmetryofmons-2.jpg\" alt=\"\" width=\"566\" height=\"501\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/thesymmetryofmons-2.jpg 566w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/thesymmetryofmons-2-300x266.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Les cornemuses de la paixLe corps de cornemuses du 42e bataillon joue dans les rues de Mons, en Belgique, le 11 novembre, annon\u00e7ant aux citoyens que la guerre \u00e9tait finie. Plus tard ce jour-l\u00e0, le corps mena les soldats \u00e0 leurs casernements, puis il prit part \u00e0 un d\u00e9fil\u00e9. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>MDN\/BAC\/PA-003523<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Le lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral Arthur Currie, commandant canadien, avait re\u00e7u l\u2019ordre de prendre Mons, et il en chargea le Royal Canadian Regiment (RCR) et le 42<sup>e<\/sup> Bataillon (Royal Highlanders of Canada) de la 3<sup>e<\/sup> division le 9 novembre. La ville \u00e9tait entour\u00e9e de canaux et les artilleurs allemands couvraient les endroits o\u00f9 l\u2019on pouvait les traverser. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">\u00ab La garnison ennemie, la nuit du 10 novembre, se composait uniquement de tireurs d\u2019\u00e9lite et de mitrailleurs post\u00e9s aux \u00e9tages des maisons et aux autres endroits o\u00f9 ils avaient vue sur les routes et les approches, \u00e9crivit le lieutenant-colonel C. Beresford Topp du 42<sup>e<\/sup> Bataillon. L&#8217;avanc\u00e9e a commenc\u00e9 en plein jour et les Highlanders ont tout de suite \u00e9t\u00e9 pris en cible, en particulier par les mitrailleuses, et il \u00e9tait \u00e9vident qu&#8217;une tentative d&#8217;entrer dans la ville pendant le jour serait couteuse. Tout d\u00e9placement a \u00e9t\u00e9 remis au soir, et Mons a finalement \u00e9t\u00e9 prise par un peloton de la compagnie D qui a travers\u00e9 la gare ferroviaire \u00e0 pied et qui est entr\u00e9 dans la ville sans tirer un seul coup de feu. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">\u00c0 23 heures, le 10 novembre, des \u00e9l\u00e9ments du 42<sup>e<\/sup> et une compagnie du RCR qui avaient travers\u00e9 le canal se trouvaient dans la ville. Deux compagnies du RCR s\u2019y introduisirent plus tard.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">\u00ab La ville \u00e9tait extr\u00eamementcalme, \u00e9crivit Topp. Rien ne bougeait, rien n\u2019indiquait la pr\u00e9sence de civils, et aucun coup de feu n\u2019a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9. On n\u2019entendait que le cr\u00e9pitement provenant des quelques b\u00e2timents incendi\u00e9s par des explosions d&#8217;obus. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s2\"><b>\u00c0 7 heures<\/b>, le 11 novembre, le corps de cornemuses du 42<sup>e<\/sup> d\u00e9fila \u00e0 travers la ville pour r\u00e9veiller les 60 000 citoyens qui descendirent vite dans la rue en brandissant des drapeaux pour acclamer leurs lib\u00e9rateurs. \u00ab De grandes c\u00e9l\u00e9brations, \u00e9crivit le soldat Harold Davey dans son journal. Tout le monde se r\u00e9jouissait. Fl\u00e2nait [&#8230;]. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">L\u2019\u00e9tat-major du Corps canadien avait appris \u00e0 6 h 30 que les Allemands avaient accept\u00e9 les conditions des Alli\u00e9s et que l&#8217;armistice devait entrer en vigueur \u00e0 11 h. Certaines unit\u00e9s ne furent mises au courant du cessez-le-feu qu&#8217;apr\u00e8s 9 h, alors que les civils et les soldats faisaient d\u00e9j\u00e0 la f\u00eate. Le dernier Canadien tu\u00e9, le soldat George Lawrence Price, mourut d\u2019une balle tir\u00e9e par un tireur d\u2019\u00e9lite quelques instants \u00e0 peine avant 11 h.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Currie avait compris qu&#8217;il y avait une importante sym\u00e9trie dans la lib\u00e9ration de Mons. Quatre ans et trois mois apr\u00e8s que le CEB avait \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 de battre en retraite, les Canadiens, soldats de la colonie \u2013 des hommes dont les efforts avaient forg\u00e9 une nation \u2013 lib\u00e9r\u00e8rent la ville belge. La Grande Guerre avait chang\u00e9 le monde et avait aid\u00e9<\/span><span class=\"s3\"> le Canada \u00e0 se r\u00e9inventer. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LA REPRISE DE LA VILLE O\u00d9 LA GRANDE-BRETAGNE ET L&#8217;ALLEMAGNE S\u2019AFFRONT\u00c8RENT POUR LA PREMI\u00c8RE FOIS Le 4 aout 1914, l&#8217;arm\u00e9e allemande mit en \u0153uvre son plan Schlieffen contre la France. Conform\u00e9ment au plan, les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me arm\u00e9es allemandes pass\u00e8rent par la Belgique pour rejoindre la fronti\u00e8re fran\u00e7aise. 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