{"id":4501,"date":"2018-04-05T16:14:35","date_gmt":"2018-04-05T20:14:35","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=4501"},"modified":"2018-04-05T16:14:35","modified_gmt":"2018-04-05T20:14:35","slug":"joseph-kaeble-le-heros-de-neuville-vitasse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2018\/04\/joseph-kaeble-le-heros-de-neuville-vitasse\/","title":{"rendered":"Joseph Kaeble :  le h\u00e9ros de Neuville-Vitasse"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img\">\r\n        <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4502\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/June8-9_Joseph-Kaeble.jpg\" alt=\"\" width=\"566\" height=\"687\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/June8-9_Joseph-Kaeble.jpg 1351w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/June8-9_Joseph-Kaeble-247x300.jpg 247w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/June8-9_Joseph-Kaeble-768x932.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/June8-9_Joseph-Kaeble-844x1024.jpg 844w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span><\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>Illustration de Sharif Tarabay<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Joseph Kaeble,<\/b> premier militaire canadien de langue fran\u00e7aise d\u00e9cor\u00e9 de la Croix de Victoria, nait le 5\u00a0mai 1893 \u00e0 Saint-Mo\u00efse, Qu\u00e9bec. Sa famille d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Sayabec, au Qu\u00e9bec, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re quand Joseph, a\u00een\u00e9 de quatre enfants, est gar\u00e7on, et il y trouve du travail comme m\u00e9canicien dans une scierie locale.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Apr\u00e8s l\u2019annonce de l\u2019autorisa-tion de former le 189<sup>e<\/sup> Bataillon command\u00e9 par le lieutenant-colonel Philippe-Auguste Piuze, Kaeble et une dizaine d\u2019hommes de Sayabec s\u2019enr\u00f4lent le 20\u00a0mars\u00a01916. Ils passent six mois au camp d\u2019entrainement de Valcartier et partent pour le front le 23\u00a0septembre. Une fois sur place, Kaeble est affect\u00e9 au 69<sup>e<\/sup>\u00a0Bataillon puis, le 12 novembre, il est transf\u00e9r\u00e9 au 22<sup>e<\/sup> Bataillon qui, apr\u00e8s avoir combattu et subi de lourdes pertes \u00e0 Saint-\u00c9loi et au mont Sorrel, en Belgique, ainsi qu\u2019\u00e0 Courcelette et \u00e0 la tranch\u00e9e Regina, en France, a grand besoin de renforts.<\/p>\n<p class=\"p2\">Les renforts, dont Kaeble fait partie, sont rapidement jet\u00e9s dans la bataille, notamment celle de la cr\u00eate de\u00a0Vimy, en France, en avril\u00a01917. Kaeble y est atteint d\u2019une\u00a0balle \u00e0 l\u2019\u00e9paule droite le 30 avril. Le 25\u00a0mai, au bout de presque un mois de convalescence dans un h\u00f4pital de Boulogne, en France, il retourne au front. Il\u00a0passe le reste de l\u2019ann\u00e9e 1917 en Belgique, notamment \u00e0 la c\u00f4te 70 et \u00e0 Passendale. En 1918, le 22<sup>e<\/sup> Bataillon retourne en France, o\u00f9 Kaeble est promu caporal le 23 avril.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En juin, le bataillon se\u00a0trouve dans le secteur de\u00a0Neuville-Vitasse,\u00a0pr\u00e8s d\u2019Arras. Pendant la nuit du 8\u00a0au 9 juin, les Allemands lancent une attaque contre le secteur d\u00e9fendu par le bataillon. Lorsque le tir de l\u2019ennemi cesse, Kaeble est le seul soldat indemne de\u00a0sa section. Voyant une\u00a0cinquantaine d\u2019Allemands s\u2019avancer vers sa position, il\u00a0saute par-dessus le parapet de sa tranch\u00e9e, arm\u00e9 d\u2019un fusil-mitrailleur Lewis et, bien que\u00a0bless\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises par\u00a0des fragments d\u2019obus et de bombes, il tire sur l\u2019ennemi jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il s\u2019arr\u00eate. Bless\u00e9 \u00e0 mort, Kaeble retombe dans la tranch\u00e9e, mais il continue de tirer sur l\u2019ennemi en retraite en criant \u00ab\u00a0Tenez bon, les gars! Ne les laissez pas passer! Il faut les arr\u00eater! \u00bb Il meurt le lendemain de blessures par balle au cou, \u00e0 la main et aux bras, ainsi que de blessures aux jambes. La m\u00e8re de Kaeble recevra par la suite la Croix de Victoria des mains du gouverneur g\u00e9n\u00e9ral, le duc de Devonshire. Selon les archives, Kaeble a fait l\u2019objet d\u2019une recommandation pour que lui soit\u00a0d\u00e9cern\u00e9e la M\u00e9daille militaire pour ses actes au cours de cette p\u00e9riode. Il repose au cimeti\u00e8re communal de Wanquetin, \u00e0 12\u00a0kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest d\u2019Arras.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La Croix de Victoria a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 deux Canadiens fran\u00e7ais seulement pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. La seconde a \u00e9t\u00e9 remise \u00e0 titre posthume au lieutenant Jean Brillant pour ses actes de bravoure les 8 et 9 aout 1918.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Kaeble est comm\u00e9mor\u00e9 partout au Canada. Une montagne, une rue et le mess des soldats et des caporaux \u00e0 la base des Forces canadiennes Valcartier portent son\u00a0nom, qui figure aussi sur le monument comm\u00e9moratif de l\u2019\u00e9glise paroissiale de Sayabec. En\u00a02012, la garde c\u00f4ti\u00e8re canadienne a annonc\u00e9 qu\u2019un\u00a0navire de patrouille de la classe H\u00e9ros serait nomm\u00e9 en son honneur, et son buste fait partie du Monument aux valeureux \u00e0 Ottawa, un agencement de neuf bustes et de cinq statues de personnes qui ont v\u00e9cu pendant des conflits d\u00e9terminants dans l\u2019histoire du Canada.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les m\u00e9dailles de Kaeble sont expos\u00e9es au Mus\u00e9e du Royal 22<sup>e<\/sup>\u00a0R\u00e9giment, situ\u00e9 dans la Citadelle de Qu\u00e9bec, et\u00a0de\u00a0la terre de sa s\u00e9pulture a \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9e aux\u00a0murs de la chapelle. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Joseph Kaeble, premier militaire canadien de langue fran\u00e7aise d\u00e9cor\u00e9 de la Croix de Victoria, nait le 5\u00a0mai 1893 \u00e0 Saint-Mo\u00efse, Qu\u00e9bec. Sa famille d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Sayabec, au Qu\u00e9bec, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re quand Joseph, a\u00een\u00e9 de quatre enfants, est gar\u00e7on, et il y trouve du travail comme m\u00e9canicien dans une scierie locale. Apr\u00e8s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":45,"featured_media":4502,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-4501","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4501","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/45"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4501"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4501\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4502"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4501"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4501"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4501"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}