{"id":4407,"date":"2017-12-19T16:10:27","date_gmt":"2017-12-19T20:10:27","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=4407"},"modified":"2017-12-19T16:10:27","modified_gmt":"2017-12-19T20:10:27","slug":"le-royal-rifles-of-canada-a-la-defense-de-hong-kong","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2017\/12\/le-royal-rifles-of-canada-a-la-defense-de-hong-kong\/","title":{"rendered":"Le Royal Rifles of Canada \u00e0 la d\u00e9fense de Hong Kong"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><b>Le Royal Rifles <\/b>of Canada trouve son origine lors des raids des f\u00e9niens de 1866, au Qu\u00e9bec, \u00e0 l\u2019occasion de la mobilisation du 8<sup>th<\/sup> Volunteer Militia Rifles. Le r\u00e9giment est reconstitu\u00e9 ensuite pour servir \u00e0 la guerre d\u2019Afrique du Sud puis \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale, et il est dissous en 1917.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le Royal Rifles est appel\u00e9 \u00e0 servir lors de la d\u00e9claration de guerre de 1939. Bien que les esprits se tournent surtout vers le th\u00e9\u00e2tre europ\u00e9en, des incertitudes naissent lorsque le Japon r\u00e9v\u00e8le avoir des vues sur le Pacifique. En 1941, la Chine est ravag\u00e9e par de nombreuses attaques japonaises et, pour remonter le moral de sa colo-nie et montrer qu\u2019elle est s\u00e9rieuse au sujet de sa d\u00e9fense en Extr\u00eame-Orient, la Grande-Bretagne d\u00e9cide d\u2019y envoyer des troupes de garnison, pensant prendre facilement le dessus sur le Japon.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le gouvernement de Mackenzie King accepte la demande officielle de Londres d\u2019envoyer en Asie des troupes canadiennes. Le g\u00e9n\u00e9ral et chef d\u2019\u00e9tat-major Harry Crerar est charg\u00e9 de d\u00e9ployer deux bataillons \u00e0 Hong Kong. Jugeant que le danger n\u2019est pas imm\u00e9diat, il s\u00e9lectionne les francophones du Royal Rifles et les Winnipeg Grenadiers, deux bataillons de garnison ayant servi \u00e0 Terre-Neuve et en Jama\u00efque dont les effectifs ne sont pas au complet mais qui pourraient l\u2019\u00eatre au besoin, pense-t-on.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le brigadier John Lawson obtient le commandement de la Force C, et les bataillons se rendent rapidement \u00e0 Hong Kong. Ils y d\u00e9barquent le 16 novembre et r\u00e9alisent peu apr\u00e8s que la situation est bien plus grave que ce que l\u2019on croyait. De plus, les v\u00e9hicules destin\u00e9s aux bataillons, transport\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment, ne parviennent jamais \u00e0 Hong Kong et les soldats de renfort sont mal form\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"p2\">Les Canadiens rejoignent les 14,000 soldats britanniques et indiens sous les ordres du g\u00e9n\u00e9ral C.M. Maltby, commandant g\u00e9n\u00e9ral de Hong Kong, et ils re\u00e7oivent une formation intensive pendant trois semaines pour se pr\u00e9parer \u00e0 la d\u00e9fense de Hong Kong. Les unit\u00e9s canadiennes sont charg\u00e9es de d\u00e9fendre l\u2019\u00eele.<\/p>\n<p class=\"p2\">Quand l\u2019attaque japonaise a lieu, le 8 d\u00e9cembre, les lignes de d\u00e9fense sont en position. Cependant, les alli\u00e9s sont rapidement taill\u00e9s en pi\u00e8ces, et le <span class=\"s1\">11 d\u00e9cembre, les troupes re\u00e7oivent <\/span>la consigne de battre en retraite.<\/p>\n<p class=\"p2\">Sur l\u2019\u00eele, les deux r\u00e9giments canadiens sont divis\u00e9s en deux brigades, le Winnipeg Grenadiers \u00e0 l\u2019ouest et le Royal Rifles \u00e0 l\u2019est. L\u2019artillerie lourde japonaise pilon-ne les brigades pour fragiliser leurs d\u00e9fenses. Le 17 d\u00e9cembre, sans renfort en vue, la situation est d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e et \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, le 18 d\u00e9cembre, les Japonais lancent leur invasion en quatre assauts distincts sur les plages du nord de l\u2019\u00eele. Le Royal Rifles tente de les repousser, mais il subit de nombreuses pertes et est submerg\u00e9 t\u00f4t le 19 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le Royal Rifles, dont les effectifs sont compl\u00e8tement \u00e9puis\u00e9s ou gravement r\u00e9duits, re\u00e7oit l\u2019ordre de se replier. Les Japonais continuent de s\u2019avancer pendant les jours qui suivent. Le 21 d\u00e9cembre, le Royal Rifles r\u00e9ussit \u00e0 attirer les Japonais vers les collines, mais ses munitions diminuent et il ne peut pas rester sur ses positions. Au cours de la soir\u00e9e du 23 d\u00e9cembre, le Royal Rifles est contraint de se replier, puis forc\u00e9 de livrer sa derni\u00e8re bataille, une mission suicide qui a lieu le jour de No\u00ebl et dont le but est de reprendre le terrain perdu. Le bataillon subit \u00e0 nouveau de lourdes pertes, et peu de temps apr\u00e8s, l\u2019\u00eele tombe aux mains des Japonais.<\/p>\n<p class=\"p2\">Les pertes subies par les Cana-diens \u00e0 la bataille de Hong Kong sont \u00e9lev\u00e9es : un taux de pertes de 40 %. Les survivants sont faits prisonniers de guerre par les Japonais qui les brutalisent, carils consid\u00e8rent que ceux qui se rendent sont des l\u00e2ches. En 1943, 1 184 Canadiens sont envoy\u00e9s dans des camps de prisonniers de guerre au Japon, o\u00f9 les mauvais traitements se poursuivent. \u00c0 la fin de la guerre, 1 418 Canadiens seulement rentrent chez eux. Ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 faits prisonniers sont amers et traumatis\u00e9s par les trai-tements punitifs et inhumains subis aux mains des Japonais, qui enveniment la situation en refusant de pr\u00e9senter des excuses aux survivants pour les souffrances inflig\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Royal Rifles of Canada trouve son origine lors des raids des f\u00e9niens de 1866, au Qu\u00e9bec, \u00e0 l\u2019occasion de la mobilisation du 8th Volunteer Militia Rifles. Le r\u00e9giment est reconstitu\u00e9 ensuite pour servir \u00e0 la guerre d\u2019Afrique du Sud puis \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale, et il est dissous en 1917. 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