{"id":436,"date":"2010-05-01T00:01:32","date_gmt":"2010-05-01T04:01:32","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=436"},"modified":"2010-04-19T11:42:34","modified_gmt":"2010-04-19T15:42:34","slug":"une-ere-touche-a-sa-fin-quand-s-eteint-le-dernier-veteran-de-la-premiere-guerre-mondiale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2010\/05\/une-ere-touche-a-sa-fin-quand-s-eteint-le-dernier-veteran-de-la-premiere-guerre-mondiale\/","title":{"rendered":"Une \u00e8re touche \u00e0 sa fin quand s\u2019\u00e9teint le dernier v\u00e9t\u00e9ran de la Premi\u00e8re Guerre mondiale"},"content":{"rendered":"<p>Les Canadiens de partout ont pris le temps d\u2019envoyer des messages par Internet et de signer des Recueils de pens\u00e9es en l\u2019honneur de la derni\u00e8re connexion vivante \u00e0 la Grande Guerre, qui a rendu l\u2019\u00e2me. John Babcock, \u00e2g\u00e9 de 109 ans, le dernier v\u00e9t\u00e9ran canadien de cette guerre, est mort paisiblement le 18 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La Premi\u00e8re Guerre mondiale repr\u00e9sente une partie importante du Canada d\u2019aujourd\u2019hui et il faut en pr\u00e9server l\u2019h\u00e9ritage pour les g\u00e9n\u00e9rations futures, dit le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn. [\u2026] nous n\u2019arr\u00eaterons pas pour autant d\u2019encourager les jeunes du pays \u00e0 se souvenir \u00bb.<\/p>\n<p>Blackburn a annonc\u00e9 les \u00e9v\u00e8nements qui auraient lieu, le 9 avril, en l\u2019honneur de tous ceux qui ont servi \u00e0 la Grande Guerre. Les c\u00e9r\u00e9monies se sont d\u00e9roul\u00e9es au Monument comm\u00e9moratif de guerre du Canada \u00e0 Ottawa, au Monument comm\u00e9moratif du Canada \u00e0 Vimy, en France et au M\u00e9morial du Canada \u00e0 Londres. Des Recueils de pens\u00e9es ont aussi \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s au Mus\u00e9e de la guerre, \u00e0 Rideau Hall et dans les capitales des provinces. Anciens Combattants Canada a \u00e9tabli une connexion Internet \u00e0 www.vac-acc.gc.ca\/souvenir pour qu\u2019on pr\u00e9sente ses condol\u00e9ances.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 23 juillet 1900, Babcock \u00e9tait le huiti\u00e8me de 10 enfants dans une ferme pr\u00e8s de Sydenham (Ont.). Un de ses fr\u00e8res ain\u00e9s et lui se sont fait recruter en 1915. Bien qu\u2019il ait indiqu\u00e9 sa vraie date de naissance quand il a sign\u00e9 les documents d\u2019enr\u00f4lement, le 4 f\u00e9vrier 1916, son \u00ab\u00a0\u00e2ge apparent\u00a0\u00bb y est indiqu\u00e9 comme \u00e9tant celui de 18 ans. Il avait les cheveux blonds et mesurait cinq pieds, quatre pouces et demi. Il fut affect\u00e9 au 146e Bataillon d\u2019outre-mer et envoy\u00e9 \u00e0 Halifax en train.<\/p>\n<p>\u00c0 Halifax, il devint d\u00e9bardeur jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on demande 50 hommes pour le Royal Canadian Regiment. Il se porta volontaire, disant qu\u2019il avait 18 ans, et fut stationn\u00e9 \u00e0 Sussex, o\u00f9 son \u00e2ge r\u00e9el fut d\u00e9couvert \u00e0 nouveau. Il s\u2019entraina au combat aux c\u00f4t\u00e9s des autres soldats canadiens trop jeunes jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019arrive la nouvelle de l\u2019armistice.<\/p>\n<p>De retour au Canada, il eut de la difficult\u00e9 \u00e0 trouver un emploi r\u00e9gulier et, peu apr\u00e8s, s\u2019en alla aux \u00c9tats-Unis. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il a rencontr\u00e9 Elsie, qui fut sa premi\u00e8re \u00e9pouse. Le couple d\u00e9m\u00e9nagea \u00e0 Spokane en 1932 et y eut un gar\u00e7on et une fille.<\/p>\n<p>Il avait obtenu la citoyennet\u00e9 am\u00e9ricaine en 1946. Cependant, son pays d\u2019origine lui a manqu\u00e9 vers la fin de sa vie. On lui a port\u00e9 de plus en plus d\u2019attention au fur et \u00e0 mesure que le nombre de v\u00e9t\u00e9rans de la Premi\u00e8re Guerre mondiale diminuait. Le ministre des Anciens Combattants d\u2019alors, Greg Thompson, est all\u00e9 \u00e0 Spokane lui remettre la Mention \u00e9logieuse du ministre des Anciens Combattants le 19 avril 2008.<\/p>\n<p>C\u2019est durant cette visite que Babcock a dit vouloir recouvrer sa citoyennet\u00e9 canadienne. Thompson lui sugg\u00e9ra d\u2019\u00e9crire au premier ministre. Babcock prit une feuille de papier et \u00e9crivit sur le coup\u00a0: \u00ab\u00a0Cher PM, pourrais-je ravoir ma citoyennet\u00e9 canadienne? Je vous serais reconnaissant de votre aide. Merci, John Babcock.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Thompson a remis le message au premier ministre Harper \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une r\u00e9union du Cabinet et Harper s\u2019y est employ\u00e9 tout de suite. \u00ab\u00a0Je pense que tout le monde s\u2019est concentr\u00e9 sur le fait qu\u2019il y avait une certaine urgence, \u00e9tant donn\u00e9 son \u00e2ge, et voulait le faire le plus vite possible\u00a0\u00bb, dit Thompson au Canwest News Service.<\/p>\n<p>La L\u00e9gion royale canadienne l\u2019a honor\u00e9 d\u2019une carte \u00e0 vie. En octobre 2008, le pr\u00e9sident national, Wilf Edmond, et l\u2019agent d\u2019administration de la Direction nationale, Danny Martin, sont all\u00e9s \u00e0 Spokane la lui remettre. Profitant de l\u2019occasion, ils ont film\u00e9 Babcock passant un flambeau.<\/p>\n<p>La vid\u00e9o a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9e \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie du jour du Souvenir tenue au Monument comm\u00e9moratif de guerre du Canada le 11 novembre de la m\u00eame ann\u00e9e. Babcock y disait : \u00ab\u00a0Il ne faut jamais oublier nos camarades disparus au champ d\u2019honneur. Je passe ce flambeau du souvenir \u00e0 mes camarades. Tenez-le bien haut.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 la base du monument se trouvaient quatre hommes\u00a0: un repr\u00e9sentant des v\u00e9t\u00e9rans de la Seconde Guerre mondiale, un de la guerre de Cor\u00e9e, un des d\u00e9ploiements au plateau du Golan et au d\u00e9sert du Sina\u00ef et un des op\u00e9rations actuelles du Canada en Afghanistan.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai particip\u00e9 \u00e0 aucun maudit combat. Je me suis enr\u00f4l\u00e9 et je serais all\u00e9 en France si j\u2019avais pu, mais on m\u2019a mis dans un bataillon de jeunes soldats o\u00f9 on nous a entrain\u00e9s sans arr\u00eat. On s\u2019est fait entrainer huit heures par jour; du vrai entrainement\u00a0\u00bb, a-t-il dit \u00e0 Edmond.<\/p>\n<p>Il s\u2019exprimait clairement et a conserv\u00e9 la sant\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019automne dernier, quand il a contract\u00e9 une pneumonie et que son canal chol\u00e9doque s\u2019est bloqu\u00e9. Il a pass\u00e9 quelques semaines dans un h\u00f4pital pour anciens combattants et il est ensuite rentr\u00e9 chez lui o\u00f9 Dorothy, sa seconde \u00e9pouse, a pris soin de lui.<\/p>\n<p>Babcock a refus\u00e9 une offre du gouvernement canadien pour des fun\u00e9railles d\u2019\u00c9tat, disant qu\u2019il ne pensait pas les m\u00e9riter car il n\u2019avait pas combattu. Les fun\u00e9railles priv\u00e9es ont eu lieu \u00e0 Spokane le 27 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>Blackburn a remis \u00e0 Dorothy le drapeau unifoli\u00e9 qui flottait au-dessus de la Tour de la Paix le jour de sa mort.<\/p>\n<p>Elle dit que ses cendres seraient dispers\u00e9es dans les montagnes du Pacific Northwest.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Canadiens de partout ont pris le temps d\u2019envoyer des messages par Internet et de signer des Recueils de pens\u00e9es en l\u2019honneur de la derni\u00e8re connexion vivante \u00e0 la Grande Guerre, qui a rendu l\u2019\u00e2me. John Babcock, \u00e2g\u00e9 de 109 ans, le dernier v\u00e9t\u00e9ran canadien de cette guerre, est mort paisiblement le 18 f\u00e9vrier. \u00ab\u00a0La [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-436","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/436","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=436"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/436\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=436"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=436"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=436"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}