{"id":4149,"date":"2017-03-20T10:49:42","date_gmt":"2017-03-20T14:49:42","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=4149"},"modified":"2017-03-20T10:49:42","modified_gmt":"2017-03-20T14:49:42","slug":"appui-aerien-pour-le-corps-canadien-a-vimy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2017\/03\/appui-aerien-pour-le-corps-canadien-a-vimy\/","title":{"rendered":"Appui a\u00e9rien pour le Corps canadien \u00e0 Vimy"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img\">\r\n        <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4132 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Vimy-6.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"517\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Vimy-6.jpg 600w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Vimy-6-300x259.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Les soldats c\u00e9l\u00e8brent leur victoire en quittant le champ de bataille de Vimy. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/e010696454<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le Corps canadien, dans<\/b><\/span><b> <\/b><span class=\"s3\"><b>ses pr\u00e9parations <\/b><\/span>\u00e0 l\u2019attaque de la cr\u00eate de Vimy, \u00e9tait appuy\u00e9 par la I Brigade du Royal Flying Corps. Les avions de quatre escadrilles du Corps aidaient \u00e0 dresser les cartes des d\u00e9fenses allemandes et \u00e0 localiser les batteries de l\u2019ennemi. Le 9 avril 1917, 180 des 212 batteries avaient \u00e9t\u00e9 localis\u00e9es pr\u00e9cis\u00e9ment et leurs coor-donn\u00e9es, indiqu\u00e9es sur les cartes. La I Brigade avait aussi quatre escadrilles de chasseurs pour d\u00e9fendre les avions du Corps et d\u00e9courager la reconnaissance de l\u2019ennemi au front. C\u2019\u00e9tait une t\u00e2che sombre, car l\u2019aviation allemande comprenait des chasseurs Albatross sup\u00e9rieurs arm\u00e9s de mitrailleuses qui \u00e9taient sup\u00e9rieurs \u00e0 la plupart de leurs homologues du RFC. Les escadrilles du Corps se composaient d\u2019avions de reconnaissance biplaces BE-2; m\u00eame les mod\u00e8les les plus nouveaux frisaient l\u2019obsolescence.<\/p>\n<p class=\"p2\">L\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 16 avait re\u00e7u l\u2019ordre d\u2019appuyer directement le Corps canadien. L\u2019unit\u00e9 prit part \u00e0 la reconnaissance pr\u00e9liminaire des syst\u00e8mes de tranch\u00e9es de l\u2019ennemi et dirigea le feu de l\u2019artillerie, mais elle d\u00fbt aussi se sp\u00e9cialiser en patrouilles de contact lorsque l\u2019attaque commen\u00e7a. L\u2019am\u00e8re exp\u00e9rience avait montr\u00e9 que lorsque les troupes avaient quitt\u00e9 leurs tranch\u00e9es pour passer \u00e0 l\u2019attaque, les commandants n\u2019avaient gu\u00e8re de renseignements pour savoir jusqu\u2019o\u00f9 elles s\u2019\u00e9taient avanc\u00e9es. Les fils de t\u00e9l\u00e9phone \u00e9taient facilement coup\u00e9s, les pigeons \u00e9taient trop lents et il n\u2019existait pas de radio \u00e0 laquelle on puisse se fier. Alors les avions alli\u00e9s descendaient \u00e0 travers la fum\u00e9e et les obus pour surveiller le progr\u00e8s de l\u2019infanterie et faire \u00e9tat des positions ennemies. La communication entre l\u2019infanterie et les \u00e9quipes d\u2019aviateurs s\u2019effectuait au moyen de lampes de signalisation, de klaxons, de fus\u00e9es \u00e9clairantes et de messages largu\u00e9s. Jusqu\u2019au 7 avril, l\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 16 inscrivait \u00e0 ses registres des \u00ab patrouilles d\u2019exercices de contact \u00bb avec les brigades canadiennes qui duraient 90 minutes en moyenne.<\/p>\n<h3 class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><i>Fait surprenant, rares furent les <\/i><i>appareils de l\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 16 qui furent attaqu\u00e9s par les avions ennemis juste avant ou pendant l\u2019action \u00e0 Vimy, probablement parce que les \u00e9claireurs du RFC tenaient<br \/>\nles chasseurs Albatross occup\u00e9s.<\/i><\/h3>\n<p class=\"p2\">\n\u00c0 partir du printemps de 1917, une douzaine de ses pilotes et de ses observateurs \u00e9taient Canadiens, ainsi qu\u2019au moins un m\u00e9canicien (Harry Towson de Vancouver). Le lieutenant Cecil George Durham, sur-nomm\u00e9 \u00ab Bull \u00bb, \u00e9tait l\u2019un des observateurs. N\u00e9 en Angleterre, il habitait \u00e0 Drumheller, en Alberta, lorsqu\u2019\u00e9clata la guerre, et il s\u2019enr\u00f4la dans le 19th Alberta Dragoons, puis fut transf\u00e9r\u00e9 au Lord Strathcona\u2019s Horse. Il fut bless\u00e9 en 1916, re\u00e7ut la M\u00e9daille militaire et fut mut\u00e9 au Royal Flying Corps. Ses coll\u00e8gues disaient de lui que c\u2019\u00e9tait un \u00ab personnage \u00bb qui roulait ses cigarettes avec du tabac Bull Durham (d\u2019o\u00f9 son surnom). Il lui arrivait souvent de r\u00e9citer <i>The<\/i> <i>Shooting of Dan McGrew<\/i>. Il \u00e9tait observateur dans l\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 10, puis dans la N<sup>o<\/sup> 16, et la Croix de guerre lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e par la France.<\/p>\n<p class=\"p2\">L\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 16 eut des pertes canadiennes m\u00eame avant la bataille. Le lieutenant Duncan John McRae de Prescott (Ont.), un observateur, fut tu\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1917, quand son BE-2E fut abattu. Un pilote canadien, le lieutenant James William Boyd de Toronto, mourut de ses blessures le 5 f\u00e9vrier 1917. Le Lieutenant Geoffrey Joseph Brichta de North Battleford (Sask.), observateur lui aussi, fut tu\u00e9 le 6 mars 1917; son pilote et lui furent abattus par Manfred von Richthofen. Richard Hilton Lloyd de Wingham (Ont.) fut bless\u00e9 le 28 mars 1917. Le 6 avril, faisant un vol de reconnaissance au-dessus d\u2019un secteur satur\u00e9 d\u2019obus d\u2019artillerie et de balles de mitrailleuses allemandes, un BE-2E abattu par le feu antia\u00e9rien emporta deux Canadiens : le sous-lieutenant Ubalde Hormisdas S\u00e9guin d\u2019Ottawa et le lieutenant Osbert Richmond Knight, CM, qui bien que n\u00e9 en Grande-Bretagne, s\u2019\u00e9tait enr\u00f4l\u00e9 dans le CEC en 1914.<\/p>\n<p class=\"p2\">Fait surprenant, rares ont \u00e9t\u00e9 les appa-<span class=\"s4\">reils de l\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 16 qui furent attaqu\u00e9s<\/span> par les avions ennemis juste avant ou pendant l\u2019action \u00e0 Vimy, probablement parce que les \u00e9claireurs du RFC tenaient les chasseurs Albatross occup\u00e9s. Quoi qu\u2019il en soit, le lieutenant Frederic Lawrence Baker de Vancouver et son observateur britannique furent attaqu\u00e9s par deux chasseurs allemands, le 2 avril, pendant qu\u2019ils dirigeaient le feu d\u2019une batterie de si\u00e8ge. Son r\u00e9servoir avant fut perc\u00e9 et il d\u00fbt rebrousser chemin sans terminer le \u00ab tir \u00bb.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s5\">Le sous-lieutenant Frederick Baguley de Toronto eut une exp\u00e9rience \u00e9prouvante le 7 avril alors qu\u2019il essayait de voir les canons au sol.<\/p>\n<p>Son pilote britannique rapporta : \u00ab pendant qu\u2019on cherchait des bandes au sol, un Nieuport \u00e0 cercles \u00e9tranges est pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un ballon et s\u2019est approch\u00e9 \u00e0 moins de 100 verges de nous. Nous l\u2019avons \u00e9vit\u00e9 en plongeant et lui avons fait signe de la main. En retournant, nous avons vu deux parachutes descendre du ballon et le ballon derri\u00e8re Saint-\u00c9loi s\u2019est enflamm\u00e9. Nous avons vir\u00e9 de bord et suivi l\u2019appareil qui s\u2019\u00e9loignait. Un chargeur-tambour de l\u2019affut du pilote fut tir\u00e9 de loin. L\u2019appareil plongea \u00e0 environ 1 500 pieds en traversant les lignes devant Roclincourt. Des obus antia\u00e9riens ont explos\u00e9 pr\u00e8s de lui. La derni\u00e8re fois qu\u2019on l\u2019a vu, il s\u2019\u00e9loignait vers l\u2019est au sud de Bailleul. \u00bb<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Le \u00ab Nieuport \u00bb \u00e9tait de toute \u00e9vidence un appareil ennemi que ni Baguley, ni son pilote n\u2019avaient reconnu.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s4\">Les vols de reconnaissance se poursuivirent jusqu\u2019au dernier moment. Le 9 avril, <\/span>premier jour de l\u2019attaque, le redoutable <span class=\"s4\">\u00ab Bull \u00bb Durham et son pilote britannique, le lieutenant C.M. Crow, furent envoy\u00e9s examiner les barbel\u00e9s de l\u2019ennemi. Leur rapport \u00e9tait encourageant : beaucoup de barbel\u00e9s d\u00e9truits et quelques tranch\u00e9es an\u00e9anties.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Les op\u00e9rations du 9 avril furent restreintes \u00e0 cause des nuages bas, de la brume, de la neige et m\u00eame de la gr\u00eale. Bien qu\u2019il y e\u00fbt des patrouilles de contact, elles ne furent pas aussi essentielles que pr\u00e9vu, car les transmetteurs du Corps canadien r\u00e9ussirent \u00e0 maintenir le contact t\u00e9l\u00e9phonique et visuel entre le front et l\u2019arri\u00e8re durant l\u2019assaut. Les pertes du RFC furent caus\u00e9es principalement par le feu terrestre. Le 13, la 4<sup>e<\/sup> Division canadienne trouva deux officiers britanniques de l\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 16 bless\u00e9s dans un abri allemand. On leur avait tir\u00e9 dessus le 9 pendant une patrouille de contact.<\/p>\n<p class=\"p2\">Les aviateurs de l\u2019escadrille N<sup>o<\/sup> 16 n\u2019\u00e9taient pas les \u00ab chevaliers de l\u2019air \u00bb tant aim\u00e9s par les auteurs de Hollywood. C\u2019\u00e9taient des pilotes et des observateurs dont la t\u00e2che \u00e9tait de faire des sorties banales jour apr\u00e8s jour, dans des avions modestes, faisant de leur mieux pour les pauvres fantassins.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Corps canadien, dans ses pr\u00e9parations \u00e0 l\u2019attaque de la cr\u00eate de Vimy, \u00e9tait appuy\u00e9 par la I Brigade du Royal Flying Corps. Les avions de quatre escadrilles du Corps aidaient \u00e0 dresser les cartes des d\u00e9fenses allemandes et \u00e0 localiser les batteries de l\u2019ennemi. 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