{"id":4120,"date":"2017-03-20T09:26:14","date_gmt":"2017-03-20T13:26:14","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=4120"},"modified":"2017-03-20T09:26:14","modified_gmt":"2017-03-20T13:26:14","slug":"le-22e-bataillon-et-la-grande-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2017\/03\/le-22e-bataillon-et-la-grande-guerre\/","title":{"rendered":"Le 22e Bataillon et la Grande Guerre"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img\">\r\n        <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4121\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Stephs-photo.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"380\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Stephs-photo.jpg 2500w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Stephs-photo-300x190.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Stephs-photo-768x487.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Stephs-photo-1024x649.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Des officiers canadiens fran\u00e7ais du premier bataillon canadien francophone \u00e0 \u00eatre form\u00e9 sous la conscription. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>BAC\/PA-022751<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le 22<sup>e<\/sup> Bataillon (canadien-<\/b><\/span><b>fran\u00e7ais) <\/b>fut autoris\u00e9 le <span class=\"s1\">7 novembre 1914 gr\u00e2ce \u00e0 un don de 50 000 $ du Dr Arthur Mignault. C\u2019\u00e9tait le premier bataillon francophone du <\/span>Corps exp\u00e9ditionnaire canadien. Le bataillon, comptant 36 officiers et 1 097 hommes de troupe, partit pour l\u2019Angleterre \u00e0 bord du RMT <i>Saxonia<\/i> en mai 1915. Apr\u00e8s avoir <span class=\"s1\">pass\u00e9 plusieurs mois \u00e0 s\u2019entrainer en Angleterre, il partit pour la France, en septembre 1915, o\u00f9 commen\u00e7a son long p\u00e9riple dans les tranch\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">La premi\u00e8re grande offensive \u00e0 laquelle le 22<sup>e<\/sup> Bataillon participa fut celle de Courcelette. \u00c0 6 h 20 le 15 septembre 1916, l\u2019assaut de deux arm\u00e9es qui devait \u00eatre men\u00e9 sur 16 kilom\u00e8tres fut lanc\u00e9 par sir Douglas Haig. La deuxi\u00e8me vague d\u2019attaques \u00e9tait pr\u00e9vue pour 18 h. Command\u00e9s par le Lieutenant-<span class=\"s1\">Colonel Thomas-Louis Tremblay, les Van Doos (comme les appelaient affectueusement les anglophones <\/span>selon leur prononciation de 22) re\u00e7urent la consigne vers 15 h 30 d\u2019\u00eatre pr\u00eats au combat \u00e0 18 h. Le <span class=\"s1\">bataillon rencontra tout de suite une forte opposition des Allemands. Il r\u00e9ussit quand m\u00eame \u00e0 atteindre son objectif assez rapidement, mais \u00e0 cause des soldats allemands cach\u00e9s dans le village, le nettoyage de ce dernier prit plusieurs jours. Au cours des trois jours et des nuits qui suivirent, le bataillon dut repousser 14 contrattaques, dont sept au cours de la premi\u00e8re nuit. L\u2019horrible bataille <\/span>se termina le 18 septembre 1916 et, bien qu\u2019elle se soit sold\u00e9e par une victoire, le bataillon avait subi de terribles pertes : 207 victimes, dont la majorit\u00e9 de ses 22 officiers. Tremblay lui-m\u00eame fut couvert de <span class=\"s1\">d\u00e9bris trois fois, mais par chance il en ressortit indemne. Le bataillon avait fait plus de 300 prisonniers allemands et les 22<sup>e<\/sup>, 25<sup>e<\/sup> et 26<sup>e<\/sup> batail<\/span>lons ensemble en avaient fait plus d\u2019un millier. Gr\u00e2ce \u00e0 son succ\u00e8s \u00e0 Courcelette, le 22<sup>e<\/sup> Bataillon se fit <span class=\"s1\">une r\u00e9putation, et cette bataille resta son plus grand succ\u00e8s de la guerre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les combats avaient marqu\u00e9 les soldats. Tremblay lui-m\u00eame d\u00e9clara <\/span>qu\u2019il ne souhaitait pas de pareille bataille \u00e0 son pire ennemi, la com<span class=\"s1\">parant \u00e0 l\u2019Enfer. Par surcroit, presque <\/span>imm\u00e9diatement apr\u00e8s la bataille, Tremblay prit un cong\u00e9 m\u00e9dical en Angleterre \u00e0 cause d\u2019une affection <span class=\"s1\">pr\u00e9existante. Son absence fut un coup terrible pour le bataillon. Sous le nouveau commandement du major Arthur-\u00c9douard Dubuc, le moral du bataillon souffrait, l\u2019indiscipline et les d\u00e9sertions se multipliaient. Tremblay revint en f\u00e9vrier 1917 et la confiance revint aussit\u00f4t au bataillon.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Il est incontestable que la bataille la plus importante de la guerre pour le Corps exp\u00e9ditionnaire canadien fut celle de Vimy, en France, en avril 1917. Le Corps canadien re\u00e7ut l\u2019ordre de saisir la cr\u00eate de sept kilom\u00e8tres. \u00c0 5 h 30, le 9 avril, l\u2019attaque fut lanc\u00e9e par plus de 15 000 soldats canadiens. Le 22<sup>e<\/sup> Bataillon avait re\u00e7u l\u2019ordre de <\/span>suivre les attaquants pour nettoyer l\u2019ennemi des points de r\u00e9sistance qu\u2019ils auraient d\u00e9pass\u00e9s. Avec le 25<sup>e<\/sup> Bataillon, il fit pr\u00e8s de 400 prison<span class=\"s1\">niers allemands. Le jour de l\u2019assaut, le bataillon subit 66 bless\u00e9s et pendant les cinq jours qui suivirent, il en subit 54 autres. M\u00eame si le r\u00f4le jou\u00e9 par les Van Doos \u00e0 Vimy \u00e9tait beaucoup plus modeste que celui qu\u2019ils avaient jou\u00e9 <\/span>\u00e0 Courcelette, Tremblay \u00e9tait tou<span class=\"s1\">jours tr\u00e8s fier de ses hommes, car ils avaient bien servi leur pays et avaient <\/span>aid\u00e9 le CEC \u00e0 atteindre tous les <span class=\"s1\">objectifs qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Apr\u00e8s Vimy, et jusqu\u2019\u00e0 la fin de la guerre, le 22<sup>e<\/sup> Bataillon continua de se montrer fid\u00e8le \u00e0 la r\u00e9putation qu\u2019il s\u2019\u00e9tait forg\u00e9e \u00e0 Courcelette en prenant part \u00e0 plusieurs batailles, notamment \u00e0 la c\u00f4te 70, \u00e0 Ypres et \u00e0 Passchendaele. Quand la guerre prit fin, les pertes du r\u00e9giment s\u2019\u00e9levaient \u00e0 1 197 morts et 2 893 bless\u00e9s. Le bataillon re\u00e7ut 21 Honneurs de Bataille en tout pendant la guerre. Il fut dissous apr\u00e8s la guerre, mais une nouvelle force permanente fut autoris\u00e9e en 1920. Le titre de Royal fut ajout\u00e9 au nom du r\u00e9giment par le roi George V en 1921. La Croix de la cr\u00eate de Vimy fut remise au Royal 22<sup>e<\/sup> R\u00e9giment en 1923, sise \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la chapelle de la Citadelle de Qu\u00e9bec <\/span>o\u00f9 il est en garnison, afin que sa <span class=\"s1\">contribution \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale ne soit jamais oubli\u00e9e. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 22e Bataillon (canadien-fran\u00e7ais) fut autoris\u00e9 le 7 novembre 1914 gr\u00e2ce \u00e0 un don de 50 000 $ du Dr Arthur Mignault. C\u2019\u00e9tait le premier bataillon francophone du Corps exp\u00e9ditionnaire canadien. 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