{"id":4098,"date":"2017-02-01T11:41:18","date_gmt":"2017-02-01T15:41:18","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=4098"},"modified":"2017-02-01T11:41:18","modified_gmt":"2017-02-01T15:41:18","slug":"lieutenant-jean-brillant-vc-mc-le-soldat-qui-nabandonna-jamais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2017\/02\/lieutenant-jean-brillant-vc-mc-le-soldat-qui-nabandonna-jamais\/","title":{"rendered":"Lieutenant Jean Brillant VC, MC \u2013 le soldat qui n\u2019abandonna jamais"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Jean-Baptiste Arthur Brillant<\/b> est n\u00e9 \u00e0 Assemetquaghan, Qu\u00e9bec, le 15 mars 1890. Son p\u00e8re \u00e9tait Joseph Brillant, employ\u00e9 \u00e0 l\u2019entretien de chemins de fer, et sa m\u00e8re \u00e9tait Rose-de-Lima Raiche. Il a \u00e9tudi\u00e9 au Coll\u00e8ge de Saint-Joseph \u00e0 Memramcook, Nouveau-Brunswick, et a ensuite \u00e9tudi\u00e9 au S\u00e9minaire de Rimouski en 1904-1905. Apr\u00e8s ses \u00e9tudes, il a \u00e9t\u00e9 op\u00e9rateur de t\u00e9l\u00e9graphe pour une soci\u00e9t\u00e9 de chemins de fer. Il s\u2019est \u00e9galement engag\u00e9 comme volontaire dans le 89<sup>e<\/sup> R\u00e9giment (Temiscouata et Rimouski).<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Au cours de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, \u00e0 la suite des lourdes pertes subies par le 22<sup>e<\/sup> Bataillon, seule unit\u00e9 d\u2019infanterie canadienne-fran\u00e7aise \u00e0 servir au champ de bataille, le 189<sup>e<\/sup> Bataillon d\u2019infanterie a \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 pour le renforcer. Le major Philippe-Auguste Piuze, qui a organis\u00e9 le 189<sup>e<\/sup> Bataillon, a fait appel au 89<sup>e<\/sup> Bataillon et Brillant a d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019accompagner.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En mars 1916, M. Brillant a quitt\u00e9 son poste d\u2019op\u00e9rateur de t\u00e9l\u00e9graphe, d\u00e9sireux de se joindre au Corps exp\u00e9ditionnaire canadien, et on<br \/>\ndit qu\u2019il aurait d\u00e9clar\u00e9 avoir 13 ans de service \u00e0 son actif. Il a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 au 69<sup>e<\/sup> Bataillon d\u2019infanterie \u00e0 son arriv\u00e9e \u00e0 Liverpool, au d\u00e9but du mois d\u2019octobre, puis il a \u00e9t\u00e9 mut\u00e9 au 22<sup>e<\/sup> Bataillon \u00e0 la fin du mois, quand il est arriv\u00e9 en France.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4099 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/FrJeanBrillantFinal.jpg\" alt=\"FrJeanBrillantFinal\" width=\"665\" height=\"807\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/FrJeanBrillantFinal.jpg 665w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/FrJeanBrillantFinal-247x300.jpg 247w\" sizes=\"(max-width: 665px) 100vw, 665px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Jean Brillant VC, MC <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>Illustration de Sharif Tarabay<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Bien que le temps qu\u2019il a pass\u00e9 au front ait \u00e9t\u00e9 relativement calme pour lui au d\u00e9but, il a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019attaque de la cr\u00eate de Vimy du 9 au 12 avril 1917. Il a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 peu de temps apr\u00e8s, ayant contract\u00e9 la fi\u00e8vre des tranch\u00e9es. Ensuite, en juillet, il a de nouveau \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9, cette fois jusqu\u2019en septembre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En mai, il a \u00e9crit \u00e0 un oncle que les choses s\u2019activaient. Pendant la nuit du 27 au 28 mai, il a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 \u00e0 prendre un avant-poste d\u00e9fendu par deux mitrailleuses et environ 50 hommes. Il est parti aux trousses de cinq hommes qui s\u2019enfuyaient, en a mis quatre hors de combat et a captur\u00e9 le cinqui\u00e8me qui a fourni au bataillon de pr\u00e9cieux renseignements. Il a poursuivi le combat malgr\u00e9 des blessures subies pendant l\u2019attaque. Ses actions lui ont valu la Croix militaire, laquelle lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e le 16 septembre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le matin du 8 aout, au d\u00e9but de la bataille d\u2019Amiens, son bataillon se trouvait pr\u00e8s de M\u00e9haricourt, en France. Il s\u2019est pr\u00e9cipit\u00e9 sur un poste de mitrailleuses ennemi et l\u2019a captur\u00e9, tuant deux des d\u00e9fenseurs de ses propres mains. Malgr\u00e9 la blessure qu\u2019il avait subie pendant l\u2019attaque, il a refus\u00e9 de se replier et a continu\u00e9 de se battre le lendemain, lors de l\u2019attaque de Vr\u00e9ly. Le lieutenant Brillant et deux de ses hommes ont captur\u00e9 15 mitrailleuses et fait 150 prisonniers, et il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 encore une fois. Refusant encore de quitter le front, il a men\u00e9 une charge de plus, courant 600 m\u00e8tres vers les canons allemands qui tiraient sur son bataillon. Il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 une troisi\u00e8me fois mais a continu\u00e9 sur 200 m\u00e8tres avant de s\u2019effondrer.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Il est mort le lendemain, le 10 aout, et sa d\u00e9pouille a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e en terre au cimeti\u00e8re militaire de Villers-Bretonneux. Il avait 28 ans. La Croix de Victoria lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 titre posthume le 27 septembre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 son p\u00e8re, \u00e0 Rimouski, le 16 d\u00e9cembre 1918, par le duc de Devonshire, gouverneur g\u00e9n\u00e9ral du Canada. Aujourd\u2019hui, cette m\u00e9daille est expos\u00e9e avec sa Croix militaire et ses autres m\u00e9dailles au mus\u00e9e du Royal 22<sup>e<\/sup> R\u00e9giment, \u00e0 la Citadelle de Qu\u00e9bec. De la terre de sa tombe est \u00e9galement enfouie dans les murs de la Citadelle, avec de la terre de celle de Joseph Kaeble, le seul autre membre du Royal 22<sup>e<\/sup> R\u00e9giment \u00e0 qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e la Croix de Victoria pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Aujourd\u2019hui, on honore la <\/span>m\u00e9moire du lieutenant Brillant partout dans la province de <span class=\"s1\">Qu\u00e9bec. \u00c0 Montr\u00e9al, on trouve le parc Jean-Brillant, o\u00f9 un monument lui est d\u00e9di\u00e9 ainsi qu\u2019une filiale de la L\u00e9gion royale canadienne qui porte son nom. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Baptiste Arthur Brillant est n\u00e9 \u00e0 Assemetquaghan, Qu\u00e9bec, le 15 mars 1890. Son p\u00e8re \u00e9tait Joseph Brillant, employ\u00e9 \u00e0 l\u2019entretien de chemins de fer, et sa m\u00e8re \u00e9tait Rose-de-Lima Raiche. 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