{"id":39,"date":"2007-09-01T21:32:58","date_gmt":"2007-09-02T02:32:58","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/?p=39"},"modified":"2008-01-27T22:29:22","modified_gmt":"2008-01-28T03:29:22","slug":"les-gardiens-du-souvenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2007\/09\/les-gardiens-du-souvenir\/","title":{"rendered":"Les gardiens du souvenir"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<p>Pendant plus de 80 ans, la L\u00e9gion royale canadienne s&#8217;est                   d\u00e9vou\u00e9e au devoir qu&#8217;est le souvenir. Dans les petites villes                   et dans les grandes, les l\u00e9gionnaires se voient en tant que                   gardiens du souvenir, unis par un engagement solennel de maintenir                   le souvenir des 117 000 hommes et femmes canadiens qui ont                   fait le sacrifice ultime au service de la patrie durant les                   deux guerres mondiales, la guerre de Cor\u00e9e et les op\u00e9rations                   suivantes, y compris la derni\u00e8re, en Afghanistan.<\/p>\n<p>L&#8217;engagement de la L\u00e9gion envers cette obligation sacr\u00e9e se                   manifeste de plusieurs mani\u00e8res, qui toutes sont \u00e9videntes                   dans les activit\u00e9s journali\u00e8res et les diff\u00e9rents programmes                   qui sont organis\u00e9s et appuy\u00e9s \u00e0 travers l&#8217;organisation, allant                   des soins offerts aux anciens combattants et aux personnes \u00e0 leur                   charge jusqu&#8217;au parrainage des concours litt\u00e9raires et d&#8217;affiches                   annuels. La fondation qui sert de base \u00e0 tous ces efforts des                   niveaux de la filiale, de la division ou de la nation, est                   la campagne du coquelicot annuelle qui donne l&#8217;occasion aux                   gens de se souvenir en portant le symbole du souvenir le plus                   puissant et en participant aux services du jour du Souvenir.<\/p>\n<p>Le coquelicot a toujours \u00e9t\u00e9 accept\u00e9 par les Canadiens qui                   reconnaissent son importance symbolique ainsi que l&#8217;occasion                   de bienveillance qu&#8217;il repr\u00e9sente durant la campagne de deux                   semaines. En 2005 (l&#8217;ann\u00e9e de statistiques la plus courante),                   plus de 19 millions de coquelicots ont \u00e9t\u00e9 \u00e9pingl\u00e9s \u00e0 des revers,                   une indication \u00e9clatante de respect pour les tomb\u00e9s et pour                   les gens qui ont servi ou qui servent encore.<\/p>\n<p>La campagne de cette ann\u00e9e, qui commence le 26 octobre et                   dure jusqu&#8217;au 11 novembre, devrait \u00e9galer ou m\u00eame d\u00e9passer                   le succ\u00e8s des campagnes pr\u00e9c\u00e9dentes, en comptant sur la multitude                   de b\u00e9n\u00e9voles d&#8217;un oc\u00e9an \u00e0 l&#8217;autre qui, quel que soit le temps,                   se rendent avec leurs plateaux \u00e0 collection aux centres commerciaux                   et autres endroits publics. On va aussi compter sur la pr\u00e9venance                   et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des Canadiens \u00e0 travers le pays et outre-mer                   qui contribuent beaucoup \u00e0 la campagne une ann\u00e9e apr\u00e8s l&#8217;autre,                   bien entendu. En 2005, par exemple, la campagne a servi \u00e0 ramasser                   environ 8 millions de dollars. Cet engagement du public sert \u00e0 soigner                   et \u00e0 traiter avec le respect qu&#8217;on leur doit les anciens combattants                   et les personnes \u00e0 leur charge.<\/p>\n<p>La campagne de 2007 va comprendre, pour la premi\u00e8re fois,                   un coquelicot autocollant en plus du coquelicot \u00e0 \u00e9pingle habituel.                   L&#8217;autocollant, sur lequel on va voir un coquelicot rouge stylis\u00e9 avec                   un centre noir et un contour trac\u00e9 en noir, n&#8217;est pas un remplacement                   du coquelicot pour revers. Il vise plut\u00f4t un autre segment                   de la population, c&#8217;est-\u00e0-dire les gens qui ne peuvent pas                   porter un coquelicot en \u00e9pinglette. Ces gens comprennent les                   enfants tr\u00e8s jeunes, les travailleurs des services culinaires                   et les gens infirmes, mais qu&#8217;il soit port\u00e9 en \u00e9pinglette ou                   en autocollant, le coquelicot et la campagne du coquelicot                   doivent \u00e0 jamais \u00eatre le symbole sacr\u00e9 de ce devoir solennel                   qu&#8217;est la perp\u00e9tuation de la tradition de comm\u00e9moration.<\/p>\n<p>Comme il est not\u00e9 dans le Manuel du coquelicot, la puissance                   et la motivation de la campagne sont simples, et les fameux                   vers de John McCrae ne peuvent pas \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9s trop souvent                   : &#8220;\u00c0 vous de porter l&#8217;oriflamme et de garder au fond de l&#8217;\u00e2me                   le go\u00fbt de vivre en libert\u00e9. Acceptez le d\u00e9fi, sinon les coquelicots                   se faneront au champ d&#8217;honneur&#8221;.<\/p>\n<h1>F\u00e9licitations aux dames auxiliaires<\/h1>\n<p>Ce sont souvent celles qui sont timides, les personnes \u00e0 qui                   il faut demander de sortir de la cuisine lors des banquets                   officiels afin que les invit\u00e9s leur t\u00e9moignent leur reconnaissance                   pour un bon repas. Bien qu&#8217;aux manifestations ce soient les                   conf\u00e9renciers invit\u00e9s et les c\u00e9r\u00e9monies auxquels on fait le                   plus attention, le travail des dames auxiliaires, en arri\u00e8re-sc\u00e8ne,                   sert \u00e0 assurer le bon d\u00e9roulement de tout souper, r\u00e9union et \u00e9v\u00e9nement                   sp\u00e9cial tenu \u00e0 la L\u00e9gion royale canadienne.<\/p>\n<p>Nous d\u00e9sirons que ce num\u00e9ro de la revue L\u00e9gion soit une occasion                   pour les dames d&#8217;enlever leur tablier un instant et d&#8217;accepter                   d&#8217;\u00eatre remerci\u00e9es. Nous offrons un coup d&#8217;oeil aux dames auxiliaires                   de partout au Canada (Contributions des DA, page 1) et une                   s\u00e9rie d&#8217;illustrations haut en couleur des femmes au travail                   (Hommage en couleurs, page 6). Nous voulions aussi entendre                   les dames elles-m\u00eames, alors cet hommage comprend une collection                   de leurs commentaires (Histoires d&#8217;auxiliaires, page 10). D&#8217;autres                   souvenirs des dames auxiliaires s&#8217;ajoutent au site de la toile                   de la revue : www.legionmagazine.com.<\/p>\n<p>Les DA existent depuis aussi longtemps que la L\u00e9gion elle-m\u00eame.                   Certaines ont commenc\u00e9 en tant qu&#8217;auxiliaire du pr\u00e9curseur                   de la L\u00e9gion, la Great War Veterans Association. D&#8217;autres ont                   commenc\u00e9 toutes seules, comme c&#8217;est le cas des cercles de femmes                   patriotiques qui ont \u00e9t\u00e9 fond\u00e9s durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale,                   quand elles envoyaient les premiers colis d&#8217;articles de soins                   personnels aux soldats en service outre-mer.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, le travail des DA se poursuit s\u00e9rieusement et                   leurs membres ramassent de petits cadeaux pour soulager un                   peu les militaires affect\u00e9s en Afghanistan de la solitude.                   Les DA se chiffrent dans les dizaines de milliers \u00e0 travers                   le pays, et on peut les voir au travail quand elles vont aux                   h\u00f4pitaux et aux r\u00e9sidences pour a\u00een\u00e9s afin d&#8217;offrir leur compagnie                   et des divertissements \u00e0 nos anciens combattants les plus \u00e2g\u00e9s.                   On peut aussi les voir en visite chez les anciens combattants                   bless\u00e9s plus jeunes o\u00f9 elles leur offrent aide et r\u00e9confort.<\/p>\n<p>Les dames, dont beaucoup font partie de la L\u00e9gion, ramassent                   des fonds pour les filiales en acceptant des commandes de traiteur,                   en organisant des ventes de p\u00e2tisseries et d&#8217;objets d&#8217;artisanat,                   et en organisant des bingos hebdomadaires. Leurs oeuvres communautaires                   s&#8217;\u00e9tendent aux a\u00een\u00e9s, gr\u00e2ce \u00e0 des programmes comme celui de                   la popote roulante, et aux jeunes, quand elles aident d&#8217;innombrables \u00e9l\u00e8ves                   lors de leur \u00e9ducation postsecondaire gr\u00e2ce \u00e0 des bourses.<\/p>\n<p>Comme la L\u00e9gion, les DA essaient de maintenir leur soci\u00e9tariat                   en ces temps affair\u00e9s. Souvent, les deux adultes d&#8217;une famille                   travaillent et les enfants participent \u00e0 des sports et d&#8217;autres                   activit\u00e9s qui n\u00e9cessitent du temps. Les membres les plus jeunes                   r\u00e9ussissent quand m\u00eame \u00e0 assister aux r\u00e9unions mensuelles et \u00e0 participer \u00e0 n&#8217;importe                   quel projet que les DA aient assum\u00e9.<\/p>\n<p>Tous seront d&#8217;accord qu&#8217;il y a de quoi \u00eatre impressionn\u00e9 par                   la camaraderie et la bonne humeur avec lesquelles les dames                   font leur travail. Bravo!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant plus de 80 ans, la L\u00e9gion royale canadienne s&#8217;est d\u00e9vou\u00e9e au devoir qu&#8217;est le souvenir. 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