{"id":3850,"date":"2016-05-27T11:36:42","date_gmt":"2016-05-27T15:36:42","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=3850"},"modified":"2016-05-27T11:36:42","modified_gmt":"2016-05-27T15:36:42","slug":"lenvoi-par-le-fond-du-bismarck","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2016\/05\/lenvoi-par-le-fond-du-bismarck\/","title":{"rendered":"L&#8217;envoi par le fond du Bismarck"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-3851\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-1.jpg\" alt=\"Bis 1\" width=\"566\" height=\"666\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-1.jpg 2974w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-1-255x300.jpg 255w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-1-768x904.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-1-870x1024.jpg 870w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le 21 mai 1941<\/b>, le navire de guerre le plus puissant d\u2019Europe disparut de sa zone de mouillage \u00e0 Bergen, en Norv\u00e8ge. Les Britanniques, qui se tenaient anxieusement aux aguets, devin\u00e8rent que le <i>Bismarck<\/i>, tout nouveau cuirass\u00e9 de 50 000 tonnes, se dirigeait vers les vastes \u00e9tendues oc\u00e9aniques de l\u2019Atlantique Nord, c\u2019est-\u00e0-dire vers les voies d\u2019approvisionnement dont d\u00e9pendait la Grande-Bretagne. Pendant sept jours se d\u00e9roula l\u2019un des \u00e9pisodes les plus marquants de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, qui prit fin lorsque le <i>Bismarck<\/i> fut coul\u00e9, le 27 mai.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Aucun navire de guerre canadien ne joua de r\u00f4le dans cette op\u00e9ration. \u00c0 ce stade-l\u00e0 de la guerre, la Marine royale canadienne n\u2019avait pas les contretorpilleurs de la classe Fleet ni les croiseurs n\u00e9cessaires \u00e0 un travail si dangereux. En m\u00eame temps que le <i>Bismarck<\/i> s\u2019\u00e9vanouissait dans l\u2019Atlantique Nord, une flottille de nouvelles corvettes de la MRC arrivait \u00e0 St. John\u2019s pour \u00e9tablir la force d\u2019escorte de Terre-Neuve et se lancer dans une mission fort diff\u00e9rente. Des Canadiens prirent cependant part \u00e0 presque toutes les facettes de la destruction du <i>Bismarck<\/i> : renseignement, frappes a\u00e9riennes, canonnades\u2026 Plusieurs d\u2019entre eux p\u00e9rirent au combat.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3852\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-2.jpg\" width=\"566\" height=\"291\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-2.jpg 4822w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-2-300x154.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-2-768x395.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-2-1024x527.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>L\u2019engloutissement: Le Bismarck qui sombre prend feu apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9\u00a0attaqu\u00e9 par des\u00a0avions et des\u00a0navires le 27 mai 1941. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>Mary Evans\/Collection Malcolm Greensmith<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Comme pr\u00e9vu, le <i>Bismarck<\/i> et le croiseur lourd <i>Prinz Eugen<\/i> \u00e9taient en route pour le d\u00e9troit de Danemark, un passage entre l\u2019Islande et le Groenland encombr\u00e9 par les glaces et envahi par le brouillard. La force d\u2019arr\u00eat de la flotte territoriale britannique (qui patrouillait dans les eaux territoriales de la Grande-Bretagne) bas\u00e9e \u00e0 Scapa Flow, mouill\u00e9e aux iles Orkney d\u2019\u00c9cosse, comprenait des croiseurs \u00e9quip\u00e9s de radar, l\u2019\u00e9l\u00e9gant, mais vieillissant croiseur de bataille HMS <i>Hood<\/i> et les nouveaux cuirass\u00e9s <i>Prince of Wales<\/i> et <i>King George V<\/i>, \u00e0 bord desquels se trouvaient des aspirants de la MRC. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les aspirants de marine \u00e9taient des \u00e9l\u00e8ves officiers \u2013 habituellement \u00e0 la fin de leur adolescence \u2013, qui s\u2019\u00e9taient enr\u00f4l\u00e9s dans la MRC professionnelle et suivaient une formation initiale dans les armureries de la flotte. Ils \u00e9taient des \u00ab gentilshommes \u00bb, mais pas encore des officiers, et ils apprenaient sur le tas. On leur confiait une multitude de t\u00e2ches afin qu\u2019ils se familiarisent avec les divers aspects du fonctionnement des navires et avec les sous-officiers et l\u2019\u00e9quipage. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Il y avait trois aspirants \u00e0 bord du <i>Hood<\/i> : T.N.K. Beard, F.F.L. Jones et S.J.B. Norman. Le soir pr\u00e9c\u00e9dant leur d\u00e9part en direction du d\u00e9troit de Danemark, ils embarqu\u00e8rent tous trois \u00e0 bord d\u2019une vedette \u00e0 vapeur \u2013 la derni\u00e8re en existence dans la Marine royale (MR), joliment peinte et aux garnitures relui-santes en laiton \u2013, chercher le seul\u00a0aspirant canadien dans la soute \u00e0 poudre du <i>Prince of Wales<\/i>. Apr\u00e8s le souper et une soir\u00e9e de chahut amical, la vedette ramena Leir au <i>Prince of Wales<\/i>. \u00ab\u00a0Je passerai vous chercher quand on sera de retour\u00a0\u00bb, cria Leir \u00e0 ses camarades.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le sous-lieutenant Stuart E. Paddon, officier de radar de la R\u00e9serve de volontaires de la Marine royale du Canada (RVMRC), \u00e9tait aussi \u00e0 bord du <i>Prince of Wales<\/i>. \u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1940, 40 officiers de radar de la RVMRC \u00e9taient affect\u00e9s \u00e0 des croiseurs et \u00e0 des cuirass\u00e9s de la flotte britannique. En fait, les officiers de radar canadiens \u00e9taient si nombreux dans la MR qu\u2019un capitaine, voyant qu\u2019on lui avait affect\u00e9 un officier de radar britannique, r\u00e9clama \u00e0 l\u2019amiraut\u00e9 un \u00ab vrai \u00bb officier de radar : \u00ab un Canadien! \u00bb On ignore combien d\u2019officiers de radar canadiens \u00e9taient dans la flotte territoriale ou dans la Force H (formation navale britannique bas\u00e9e \u00e0 Gibraltar) au printemps 1941, mais ils y \u00e9taient probablement tr\u00e8s nombreux. En 1941, il y avait aussi quelques pilotes canadiens \u00e0 bord de porte-avions britanniques.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>T\u00f4t le matin<\/b> du 24 mai, le <i>Hood<\/i> et le <i>Prince of Wales<\/i> se trouvaient au sud du D\u00e9troit de Danemark lorsque trois points clignotants \u00e0 24 000 m\u00e8tres apparurent sur le radar de veille principal du <i>Prince of Wales<\/i>. Il s\u2019agissait du <i>Bismarck<\/i> et du <i>Prinz Eugen<\/i>, et d\u2019un ravitailleur qui s\u2019\u00e9clipsa bient\u00f4t. Le sous-lieutenant, enferm\u00e9 dans une pi\u00e8ce blind\u00e9e, suivit les activit\u00e9s sur son appareil. L\u2019aspirant Leir \u00e9tait mieux plac\u00e9, au p\u00e9riscope de la tourelle A du <i>Prince of Wales<\/i>, et il put apercevoir les b\u00e2timents allemands : \u00ab les coupoles de leurs batteries d\u2019abord, puis les belles coques \u00e9lanc\u00e9es des navires allemands, et les\u00a0\u00e9clairs successifs des canons \u00bb apparurent avant que les canons de sa propre coupole ne\u00a0se mettent \u00e0 tirer, \u00e9crivit Leir pas la suite.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Les Allemands ne train\u00e8rent pas le <span class=\"s1\">24 mai, envoyant le <i>Hood<\/i> par le fond \u00e0 leur troisi\u00e8me salve. Le jeune homme comprit que \u00e7a tournait au vinaigre quand sa vue fut voil\u00e9e par \u00ab un reflet orange \u00bb, puis par \u00ab des d\u00e9bris enflamm\u00e9s qui d\u00e9gringolaient et un grand tripode qui tombait \u00bb. Un obus de 15 pouces du <i>Bismarck<\/i> avait p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 le magasin de poupe du <i>Hood<\/i> et provoqu\u00e9 une explosion \u00e9norme qui d\u00e9truisit le navire.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab Faisant tourner le p\u00e9riscope un peu \u00e0 gauche \u00bb, \u00e9crit l\u2019aspirant de marine, \u00ab\u00a0[j\u2019observai] le long et \u00e9l\u00e9gant pont avant se dresser au milieu d\u2019un grand nuage de fum\u00e9e. Le gros navire disparut dans un tourbillon \u00bb, emportant ses amis Beard, Jones et Norman. Le sous-lieutenant canadien Harry Shorten, qui servait \u00e0 bord d\u2019un des contretorpilleurs d\u2019escorte, s\u2019est rappel\u00e9 \u00eatre pass\u00e9 peu apr\u00e8s \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 le <i>Hood<\/i> avait sombr\u00e9, et il ne restait que des morceaux de bois du pont principal. Trois membres seulement de l\u2019\u00e9quipage de 1 418 hommes surv\u00e9curent.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><b>Le HMS <\/b><i>Hood<\/i><b> et le<br \/>\nHMS <\/b><i>Prince of Wales<\/i><b> avaient tous deux des<br \/>\n<\/b><b>aspirants de marine de\u00a0<\/b><b>la MRC \u00e0 leur bord.<\/p>\n<p><\/b><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3853\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-3.jpg\" alt=\"Bis 3\" width=\"566\" height=\"727\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-3.jpg 2480w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-3-234x300.jpg 234w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-3-768x986.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-3-798x1024.jpg 798w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Poursuite: Le HMS Hood, photographi\u00e9 du HMS Prince of Wales, entre en action le 24 mai 1941. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>IWM\/HU50190; WW2talk.com\/forums<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Pendant ce temps, le sous-lieutenant Paddon observait d\u2019autres obus allemands sur son radar Type 281. L\u2019un d\u2019eux frappa la passerelle du <i>Prince of Wales<\/i>. Il n\u2019explosa pas, mais la secousse et les \u00e9clats caus\u00e9s par son passage y tu\u00e8rent tout le monde except\u00e9 le capitaine du navire, y compris des membres de l\u2019\u00e9quipe de radar. Une grande partie de l\u2019\u00e9quipement radar du cuirass\u00e9 fut \u00e9galement d\u00e9truite, et la tourelle arri\u00e8re \u00e0 quatre canons, coinc\u00e9e. Le <i>Hood<\/i> ayant disparu, le <i>Bismarck<\/i> aurait pu se tourner vers le <i>Prince of Wales<\/i> pour le d\u00e9truire, mais il ne le fit pas. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le sous-lieutenant passa au radar Type 284 servant \u00e0 la conduite de tir et continua de surveiller le <i>Bismarck<\/i> alors que la canonnade prenait fin, et que l\u2019\u00e9quipage travaillait f\u00e9brilement pour remet-tre les canons en \u00e9tat, ce qu\u2019il accomplit en fin d\u2019apr\u00e8s-midi. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La d\u00e9faite \u2013 en particulier la perte du <i>Hood<\/i>, joyau de la MR \u2013, fut un coup dur pour les Britanniques. Mais tout ne s\u2019\u00e9tait pas bien pass\u00e9 pour le <i>Bismarck<\/i>. Trois obus de gros calibre du <i>Prince of Wales<\/i> avaient frapp\u00e9 le g\u00e9ant allemand, et l\u2019un d\u2019entre eux avait p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 le gaillard avant, \u00e0 la ligne de flottaison. Cela avait contamin\u00e9 une partie de son carburant et inond\u00e9 plusieurs compartiments, ce qui lui donnait du g\u00eete sur b\u00e2bord, et sa proue s\u2019affaissait un peu. En outre, cela augmentait la pression sur sa structure int\u00e9rieure \u00e0 grande vitesse.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3854\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-4.jpg\" alt=\"Bis 4\" width=\"300\" height=\"445\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-4.jpg 739w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-4-202x300.jpg 202w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-4-690x1024.jpg 690w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Le pilote: Le sergent Gaynor Williams de l\u2019ARC \u00e9tait navigateur dans un Catalina de la RAF \u00e0 la recherche du Bismarck. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>WW2talk.com\/forums<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les Allemands pass\u00e8rent le reste du 24 mai \u00e0 esquiver les attaques. Le <i>Bismarck<\/i> se tourna \u00e0 quelques reprises pour faire feu sur ses poursuivants et vers 16 heures, il \u00e9changea des coups de canon \u00e0 nouveau avec le <i>Prince of Wales<\/i>. Des avions-torpilleurs du HMS <i>Victorious<\/i> l\u2019attaqu\u00e8rent aussi.<br \/>\nRien de tout cela ne l\u2019endommagea, mais la grande vitesse \u00e0 laquelle il \u00e9tait oblig\u00e9 de man\u0153uvrer endommagea les r\u00e9parations de la br\u00e8che dans le gaillard avant et l\u2019eau p\u00e9n\u00e9trait \u00e0 grande force dans la salle des chaudi\u00e8res num\u00e9ro 2, laquelle dut \u00eatre abandonn\u00e9e. Sa vitesse diminua alors \u00e0 20 n\u0153uds.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Les dommages \u00e9taient suf<span class=\"s1\">fisants pour obliger le commandant du <i>Bismarck<\/i>, l\u2019amiral G\u00fcnther L\u00fctjens, \u00e0 abandonner son voyage vers l\u2019Atlantique Nord et mettre cap sur le port de Saint-Nazaire, en France, o\u00f9 se trouvait une grande cale s\u00e8che. Le 25 mai, avant le lever du soleil, les r\u00e9parations termin\u00e9es, du carburant transf\u00e9r\u00e9 aux autres r\u00e9servoirs et sous couvert de la nuit, le <i>Bismarck<\/i> et le <i>Prinz Eugen<\/i> se s\u00e9par\u00e8rent et fauss\u00e8rent compa-gnie aux Britanniques. \u00c0 l\u2019aube, les Allemands \u00e9taient hors de vue.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le <i>Bismarck<\/i> s\u2019\u00e9tant \u00e9chapp\u00e9, l\u2019ARC, qui avait ses bases dans les Maritimes et \u00e0 Terre-Neuve fut mise en \u00e9tat d\u2019alerte rouge. L\u2019escadrille n<sup>o<\/sup> 10, form\u00e9e de bombardiers bimoteurs Douglas Digby, \u00e9tait pr\u00eate \u00e0 passer \u00e0 l\u2019attaque avec des bombes perforantes, tandis que des avions canadiens (et am\u00e9ri-cains, bien que toujours neutres) d\u00e9collaient de Terre-Neuve et poussaient des reconnaissances loin en Atlantique Nord \u00e0 la recherche des b\u00e2timents allemands, mais en vain.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Pendant ce temps, les b\u00e2timents de la flotte territoriale et de la Force H, rappel\u00e9e de Gibraltar, qui br\u00fblaient d\u2019engager le combat, \u00e9taient au bord de la panne s\u00e8che. Il ne resterait bient\u00f4t que le HMS <i>Ark Royal<\/i> et le nouveau cuirass\u00e9 HMS <i>King George V<\/i>, fr\u00e8re du <i>Prince of Wales<\/i>. Pour emp\u00eacher le <i>Bismarck<\/i> de retourner en Allemagne, l\u2019amiraut\u00e9 d\u00e9routa un vieux petit cuirass\u00e9 d\u2019escorte, le HMS <i>Ramillies<\/i>, vers l\u2019entr\u00e9e sud du D\u00e9troit de Danemark.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En mai 1941, le <i>Ramillies<\/i> transportait 30 m\u00e9caniciens de la RVMRC en formation. E.\u00a0Phipps-Walker, m\u00e9canicien qui se trouvait alors \u00e0 bord, comprit \u00e0 quel point la situa-tion \u00e9tait grave quand son b\u00e2timent tira soudainement une bord\u00e9e, ce qu\u2019il n\u2019avait pas fait depuis des dizaines d\u2019ann\u00e9es. Le vieux cuirass\u00e9 s\u2019en trouva propuls\u00e9 sur le c\u00f4t\u00e9, et la peinture accumul\u00e9e sur l\u2019amiante isolant ses tuyaux vola en \u00e9clats. \u00ab Des gens ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s par les \u00e9clats de peinture \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Phipps-Walker par la suite. Plus inqui\u00e9tant pour le <i>Bismarck<\/i>, l\u2019amiraut\u00e9 avait aussi d\u00e9rout\u00e9 le cuirass\u00e9 moderne HMS <i>Rodney<\/i>, arm\u00e9 de neuf canons de 16 pouces, qui devait se rendre aux \u00c9tats-Unis y \u00eatre remis en \u00e9tat.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Ce n\u2019\u00e9tait pas beaucoup. L\u2019Atlantique est vaste, et pendant un certain temps, tout indiquait que le <i>Bismarck<\/i> atteindrait la France. En effet, il aurait bien pu s\u2019\u00e9chapper, sauf qu\u2019il transmit un long message, le 25 mai, dans lequel il expliquait les dommages qu\u2019il avait subis et les changements \u00e0 ses projets. Les stations radiogoniom\u00e9triques autour de l\u2019Atlantique transmettaient les azimuts des transmissions du <i>Bismarck<\/i> pendant que les casseurs de code s\u2019effor\u00e7aient de les d\u00e9crypter. Ils suivaient aussi les traces des U-boots qui se rassemblaient pour le prot\u00e9ger.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Un des azimuts les plus importants fut celui de la station de la MRC \u00e0 Hartlen Point, aux confins du port d\u2019Halifax. Cette station \u00e9tait renomm\u00e9e pour son efficacit\u00e9 : l\u2019amiraut\u00e9 envoya un t\u00e9l\u00e9gramme \u00e0 la MRC apr\u00e8s coup disant que les coordonn\u00e9es qu\u2019elle avait transmises, ainsi que celles qu\u2019avait communiqu\u00e9es la Guyane britannique, avaient \u00ab aid\u00e9 consid\u00e9rablement \u00e0 rep\u00e9rer le <i>Bismarck<\/i> \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les coordonn\u00e9es transmises par la station de Halifax ont ind\u00e9niablement servi \u00e0 guider les recherches a\u00e9riennes. Le 26 mai avant l\u2019aube, deux Catalina de l\u2019AR d\u00e9coll\u00e8rent de Lough Erne, en Irlande du Nord, pour inspecter une zone o\u00f9 passerait probablement le <i>Bismarck<\/i>. Le sergent Gaynor Williams, \u00e2g\u00e9 de 19 ans et navigateur de l\u2019ARC (qui par la suite a publi\u00e9 \u00e0 compte d\u2019auteur un livre sur ses exp\u00e9riences intitul\u00e9 <i>The Wartime Journals of a Prairie Kid<\/i> [Les journaux de guerre d\u2019un gars des Prairies, NDT]), \u00e9tait \u00e0 bord de l\u2019un d\u2019eux.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le 26 mai \u00e0 10 h 30, l\u2019un des Catalina aper\u00e7ut le <i>Bismarck<\/i> \u00e0 1 280 kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de Brest (France). Le croiseur HMS <i>Sheffield<\/i> trouva le cuirass\u00e9 peu apr\u00e8s et la filature reprit. La route et la vitesse du <i>Bismarck<\/i> lui auraient permis de se mettre sous le bouclier des U-boots et de la Luftwaffe en \u00e0 peu pr\u00e8s 24 heures. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Trois escadrilles de la Fleet Air Arm port\u00e9es par l\u2019<i>Ark Royal<\/i> \u00e9taient alors les seules forces britanniques \u00e0 distance de frappe, ce qui \u00e9tait peu. L\u2019avion-lance-torpille de la Grande-Bretagne \u00e9tait le biplan lourd Fairey Swordfish, dont la vitesse maximale \u00e9tait de 224 kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019heure. Les 15 premiers Swordfish d\u00e9coll\u00e8rent \u00e0 14 h 50 malgr\u00e9 le pont d\u2019envol glissant et les violentes bourrasques du Nord-Ouest. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La premi\u00e8re attaque d\u2019un Swordfish de l\u2019<i>Ark Royal<\/i>, au moyen d\u2019une torpille munie du nouveau d\u00e9tonateur magn\u00e9tique, prit le <i>Sheffield<\/i> pour cible accidentellement, qui s\u2019en tira heureusement indemne. Ce n\u2019\u00e9tait pas un bon pr\u00e9sage. \u00c0 20 h 30, la deuxi\u00e8me attaque r\u00e9ussit \u2013 au moyen de torpilles \u00e0 d\u00e9tonateur ayant fait ses preuves \u2013, mais d\u2019une mani\u00e8re purement fortuite. Deux torpilles frapp\u00e8rent le <i>Bismarck<\/i>. L\u2019une l\u2019atteignit au milieu, causant des d\u00e9g\u00e2ts mineurs et lui faisant prendre l\u2019eau. L\u2019autre explosa pr\u00e8s du gouvernail du c\u00f4t\u00e9 b\u00e2bord pendant que le <i>Bismarck<\/i> man\u0153uvrait, et toutes les tentatives pour lib\u00e9rer le gouvernail coinc\u00e9 \u00e0 12 degr\u00e9s \u00e9chou\u00e8rent.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3856\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-6.jpg\" alt=\"Bis 6\" width=\"566\" height=\"677\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-6.jpg 2604w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-6-251x300.jpg 251w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-6-768x918.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-6-857x1024.jpg 857w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Survivants: Des survivants du\u00a0Bismarck pris \u00e0 bord du HMS Dorsetshire. Plus de 2 100 membres de son \u00e9quipage avaient trouv\u00e9 la mort. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>IWM\/ZZZ3130C<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Moins d\u2019une demi-heure apr\u00e8s le d\u00e9part du Swordfish, le <i>Bismarck<\/i> annon\u00e7a par radio qu\u2019il ne pouvait plus man\u0153uvrer. Il\u00a0avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 au talon, comme Achille, et\u00a0son sort en \u00e9tait jet\u00e9. D\u2019aucuns ont pens\u00e9 que la torpille fatidique avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e par un pilote canadien, mais nous savons aujourd\u2019hui que l\u2019honneur en revient au lieutenant de la MR John Moffat. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Pendant que le <i>Bismarck<\/i> faisait de grands cercles dans les eaux agit\u00e9es de l\u2019Atlantique Nord, les Britanniques envoy\u00e8rent la grosse artillerie : le <i>Rodney<\/i> et le <i>King George V<\/i>. Le\u00a027 mai \u00e0 8 h 47, le <i>Rodney<\/i> fit tonner ses canons de 16 pouces \u00e0 une distance de 23 kilom\u00e8tres \u00e0 peu pr\u00e8s, suivis quelques minutes apr\u00e8s par les canons de 14 pouces du <i>King George V<\/i>. La riposte du <i>Bismarck<\/i> \u00e9tait affect\u00e9e d\u00e9favorablement par son incapacit\u00e9 \u00e0 man\u0153uvrer, mais cela n\u2019eut bient\u00f4t plus d\u2019importance. Peu apr\u00e8s 9 h, un obus du <i>Rodney<\/i> frappa la superstructure de poupe du <i>Bismarck<\/i>, causant la mort de centaines hommes, dont le personnel de commandement, d\u00e9truisant la passerelle et mettant ses canons de poupe hors de combat.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00c0 10 h, le <i>Bismarck<\/i> n\u2019\u00e9tait plus qu\u2019une \u00e9pave flottante, son armement principal \u00e9tait inutilisable et il \u00e9tait la proie des flammes de la poupe \u00e0 la proue. Son armement secondaire continuait pourtant de faire feu, alors le <i>Rodney<\/i> s\u2019en rapprocha \u00e0 2 700 m\u00e8tres, assez pr\u00e8s pour pouvoir lui lancer des torpilles. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00c0 10 h 20, le <i>Rodney<\/i> re\u00e7ut l\u2019ordre de suspendre son attaque et le croiseur HMS <i>Dorsetshire<\/i> s\u2019approcha du <i>Bismarck<\/i> pour l\u2019achever \u00e0 coups de torpille. \u00c0 ce moment-l\u00e0, sabord\u00e9 par son propre \u00e9quipage, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en\u00a0train de couler. Plus de 2 100 membres de son \u00e9quipage p\u00e9rirent; seuls 114 d\u2019entre eux surv\u00e9curent. Les survivants d\u00e9clar\u00e8rent par la suite que le <i>Bismarck<\/i> s\u2019\u00e9tait sabord\u00e9, mais quelle importance? \u00c0 10\u00a0h\u00a040, la carri\u00e8re spectaculaire, mais courte du <i>Bismarck<\/i> avait pris fin, et une poign\u00e9e de Canadiens avaient jou\u00e9 un r\u00f4le modeste dans sa d\u00e9faite.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\"><b>Un obus du <\/b><i>Rodney<\/i><b> frappa la superstructure de poupe<br \/>\ndu <\/b><i>Bismarck<\/i><b>,\u00a0<\/b><\/span><span class=\"s1\"><b>causant la mort de centaines hommes,<br \/>\ndont le personnel de commandement, d\u00e9truisant<br \/>\nla passerelle et mettant ses canons<br \/>\nde poupe hors de combat.<\/p>\n<p><\/b><\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3855\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-5.jpg\" alt=\"Bis 5\" width=\"566\" height=\"421\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-5.jpg 2752w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-5-300x223.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-5-768x572.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-5-1024x762.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Marques de bataille: Des membres de l\u2019\u00e9quipage du HMS Sheffield montrent des trous d\u2019\u00e9clat subis pendant son\u00a0affrontement avec le Bismarck. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>Lieut. (M) S.J. Beadell\/IWM\/Admiralty Official Collection\/A4091;<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La destruction du <i>Bismarck<\/i> \u00e9tait un signe annonciateur de victoire pour les Britanniques. Au cours de l\u2019hiver pr\u00e9c\u00e9dent, les cuirass\u00e9s rapides <i>Gniesenau<\/i> et <i>Scharnhorst<\/i>, le croiseur lourd <i>Hipper<\/i> et le cuirass\u00e9 de poche <i>Scheer<\/i> avaient parcouru l\u2019oc\u00e9an impun\u00e9ment. Dissimul\u00e9s dans l\u2019obscurit\u00e9 de l\u2019hiver et les intemp\u00e9ries, ils avaient d\u00e9jou\u00e9 toute tentative de les acculer au combat : ils avaient tir\u00e9 la queue du lion et s\u2019en \u00e9taient bien tir\u00e9s. Le <i>Bismarck<\/i> n\u2019avait pas eu autant de chance. Les cuirass\u00e9s rapides et le <i>Hipper<\/i> se trouvaient encore dans les ports de France, mais la perte du <i>Bismarck<\/i> fit h\u00e9siter les Allemands \u00e0 faire risquer le m\u00eame sort au <i>Tirpitz<\/i>. Les historiens d\u00e9signent sa destruction comme \u00e9tant un tournant d\u00e9cisif de la guerre dans l\u2019Atlantique.<\/span><\/p>\n<h1 class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">\u00c0 l\u2019assaut <\/span>du<b> <\/b><i>Tirpitz<\/i><\/h1>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Il y avait plusieurs<\/b> marines ind\u00e9pendantes dans le Commonwealth britannique en 1939, mais elles fonctionnaient un peu comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une flotte imp\u00e9riale. Les officiers obtenaient une partie de leur formation dans la MR, ils \u00e9taient tous inscrits sur la liste navale de l\u2019amiraut\u00e9 britannique, l\u2019anciennet\u00e9 \u00e9tait reconnue d\u2019une marine \u00e0 l\u2019autre, et m\u00eame les noms de navire \u00e9taient coordonn\u00e9s pour \u00e9viter toute confusion. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Il n\u2019y avait donc rien de surprenant \u00e0 ce que des aspirants de marine membres de la Marine royale canadienne se trouvent \u00e0 bord des gros navires de guerre britanniques, surtout au d\u00e9but de la guerre. La MRC envoyait aussi des r\u00e9servistes volontaires servir dans la MR, et des Canadiens \u00e9taient membres d\u2019\u00e9quipage de gros navires britanniques vers la fin de la guerre, lorsque la MRC se pr\u00e9parait \u00e0 armer des croiseurs et des porte-avions.<\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3857\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-7.jpg\" alt=\"Bis 7\" width=\"566\" height=\"396\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-7.jpg 1920w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-7-300x210.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-7-768x537.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-7-1024x716.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Navire fr\u00e8re: Le Tirpitz mena\u00e7ant \u00e0 Altafjord, en Norv\u00e8ge. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>World War Photo; Lieut. (N) F.A. Hudson<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><b><br \/>\n\u00ab [J\u2019observai] le long et \u00e9l\u00e9gant pont avant se<br \/>\ndresser au milieu d\u2019un grand\u00a0<\/b><b>nuage de fum\u00e9e.<br \/>\nLe gros navire\u00a0<\/b><b>disparut dans un tourbillon. \u00bb<\/p>\n<p><\/b><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Au d\u00e9but de 1940, la MR avait besoin d\u2019officiers inf\u00e9rieurs pour sa flotte grandissante. Avant que la MRC planifie sa propre expansion massive, il lui semblait bon d\u2019envoyer les navigateurs qui r\u00e9clamaient des postes dans la marine outremer pour satisfaire aux besoins de la Grande-Bretagne. Un premier contingent de ces \u00ab marins du dimanche \u00bb fut envoy\u00e9 au d\u00e9but de 1940 au centre de formation de la Royal Naval Reserve, au HMS <i>King Alfred<\/i>, \u00e9tablissement terrestre \u00e0 Hove, dans le Sussex. C\u2019\u00e9tait juste \u00e0 temps pour l\u2019\u00e9vacuation de Dunkerque. Les Britanniques avaient aussi besoin pour ses radars d\u2019officiers ayant une formation en \u00e9lectronique. Les universit\u00e9s canadiennes aidaient la MRC \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ce besoin. D\u2019abord, la MRC recruta des hommes ayant suivi des cours de troisi\u00e8me cycle en g\u00e9nie pendant quelques ann\u00e9es, puis quelques universit\u00e9s cr\u00e9\u00e8rent des cours sp\u00e9ciaux en g\u00e9nie \u00e9lectrique pour les officiers de radar destin\u00e9s \u00e0 la MR. La MRC envoyait aussi du personnel \u00e0 plusieurs contretorpilleurs lou\u00e9s aux Britanniques et qui patrouillaient dans les eaux canadiennes. \u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Au milieu de la guerre, la MRC commen\u00e7a \u00e0 fournir du personnel aux plus gros b\u00e2timents de la MR en pr\u00e9vision de sa propre acquisition de croiseurs et de porte-avions. Cela comprenait les 80 membres de la MRC \u00e0 bord du HMS <i>Belfast<\/i> \u00e0 la bataille de North Cape, en d\u00e9cembre 1943 \u2013 lorsque le cuirass\u00e9 allemand <i>Scharnhorst<\/i> fut coul\u00e9 par le cuirass\u00e9 HMS <i>Duke of York<\/i> et plusieurs croiseurs et contretorpilleurs.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le porte-avions auxiliaire HMS <i>Nabob<\/i> fut l\u2019un des premiers gros navires britanniques \u00e0 avoir un \u00e9quipage enti\u00e8rement pourvu par la MRC. Construit aux \u00c9tats-Unis, il transportait des bombardiers-torpilleurs Grumman Avenger et des chasseurs Wildcat de l\u2019escadron 825 de l\u2019a\u00e9ronavale de la Fleet Air Arm de la MR, que pilotaient des N\u00e9oz\u00e9landais.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3859\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-9.jpg\" alt=\"Bis 9\" width=\"566\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-9.jpg 3266w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-9-300x228.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-9-768x583.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-9-1024x778.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Succ\u00e8s: Ces aviateurs ont le sourire aux l\u00e8vres apr\u00e8s l\u2019attaque couronn\u00e9e de succ\u00e8s qu\u2019ils ont men\u00e9e contre le Tirpitz. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>IWM\/Admiralty Official Collection\/A22666<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La carri\u00e8re op\u00e9rationnelle du <i>Nabob<\/i> ne fit pas long feu. Le 1<sup>er<\/sup> aout 1944, il rejoignit la flotte territoriale et fut envoy\u00e9 en patrouille au nord de la Norv\u00e8ge, escort\u00e9 entre autres par les nouveaux contretorpilleurs NCSM <i>Algonquin<\/i> et NCSM <i>Sioux<\/i>. Sa premi\u00e8re t\u00e2che \u00e9tait de miner les eaux c\u00f4ti\u00e8res afin d\u2019obliger les convois allemands \u00e0 voguer en haute mer, o\u00f9 ils seraient des proies plus faciles.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Sa deuxi\u00e8me t\u00e2che, apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 Scapa Flow le 18 aout,\u00a0\u00e9tait d\u2019appuyer une attaque contre le b\u00e2timent fr\u00e8re du <i>Bismarck<\/i>, le <i>Tirpitz<\/i>, qui mouillait \u00e0 Altafjord, en Norv\u00e8ge. Pendant que les avions d\u2019assaut des trois porte-avions britanniques attaquaient le <i>Tirpitz<\/i>, les Avenger du <i>Nabob<\/i> et d\u2019autres du HMS <i>Trumpeter<\/i> minaient Altafjord pour le coincer.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les op\u00e9rations durent cesser le 21 aout \u00e0 cause du mauvais temps, et elles furent presque enti\u00e8rement interrompues de nouveau le lendemain. Les avions du <i>Nabob<\/i> ne pouvaient pas d\u00e9coller et sa force op\u00e9rationnelle se replia pendant quelques jours avant de reprendre l\u2019assaut. \u00c0 ce moment-l\u00e0, une torpille \u00e0 t\u00eate chercheuse acoustique du U-354 frappa le <i>Nabob<\/i> \u00e0 la poupe. Les dommages furent graves, et le navire semblait perdu. La r\u00e9paration des d\u00e9g\u00e2ts et le professionna-lisme de l\u2019\u00e9quipage suffirent heureusement \u00e0 ramener le <i>Nabob<\/i> \u00e0 Scapa Flow, o\u00f9 l\u2019on d\u00e9cida que la r\u00e9paration n\u2019en valait pas la peine.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Un autre porte-avions \u00e0 \u00e9quipage canadien, le HMS <i>Puncher<\/i>, se joignit \u00e0 la flotte territoriale au d\u00e9but de 1945, transportant les seules escadrilles de torpilleurs restantes. Il passa les derni\u00e8res semaines de la guerre \u00e0 surveiller l\u2019Atlantique, au cas o\u00f9 les gros navires qui restaient \u00e0 l\u2019Allemagne s\u2019y aventureraient.<\/span><\/p>\n<h1 class=\"p1\" style=\"text-align: center;\">La bataille <i>de<b>\u00a0<\/b><\/i><span class=\"s1\">North Cape<\/p>\n<p><\/span><\/h1>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3858\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-8.jpg\" alt=\"Bis 8\" width=\"566\" height=\"535\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-8.jpg 1808w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-8-300x283.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-8-768x726.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/Bis-8-1024x967.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Poursuite: La superstructure du HMS Belfast est recouverte de glace. Il y avait 80 Canadiens \u00e0 son bord \u00e0 No\u00ebl 1943. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>Cmdr. Welby Everard\/IWM\/HU8795<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\"><b><br \/>\nIl finit par succomber aux torpilles<br \/>\nlanc\u00e9es par les contretorpilleurs et<br \/>\nles croiseurs, dont le <\/b><i>Belfast<\/i><b>.<\/p>\n<p><\/b><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>La Marine royale canadienne<\/b> s\u2019\u00e9tait toujours imagin\u00e9e affrontant ses ennemis dans de grandes batailles. Cette vision motivait son projet d\u2019acqu\u00e9rir une flotte de puissants contretorpilleurs de la classe Tribal en 1939 et, en 1942, de croiseurs. Les Tribal \u00e9taient pratiquement des croiseurs l\u00e9gers : presque 2 000 tonnes, six canons de 4,7 pouces, quatre lance-torpilles de 21 pouces et une vitesse atteignant les 36 n\u0153uds.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00c0 la veille de No\u00ebl 1943, quatre Tribal de la MRC escortaient les convois au nord de la Norv\u00e8ge avec la flotte territoriale britannique. L\u2019<i>Athabaskan<\/i> faisait partie de l\u2019escorte de combat (par opposition \u00e0 l\u2019escorte anti-sous-marins) du convoi RA 55A, cap \u00e0 l\u2019Ouest pr\u00e8s de l\u2019ile Bear. Ils \u00e9taient couverts par la Force 1 : trois croiseurs britanniques, dont le HMS <i>Belfast<\/i> \u00e0 bord duquel se trouvaient 80 Canadiens en formation pour les nouveaux croiseurs de la MRC. Plus \u00e0 l\u2019Ouest se trouvaient le croiseur et les quatre contretorpilleurs de la Force 2, couverts par le cuirass\u00e9 HMS <i>Duke of York<\/i>, qui escortaient le convoi JW 55B en direction de Murmansk, et les NCSM <i>Huron<\/i>, <i>Haida<\/i> et <i>Iroquois<\/i> en escorte de combat. Entre les deux convois se trouvait Altafjord, o\u00f9 mouillaient le cuirass\u00e9 rapide <i>Scharnhorst<\/i> et cinq contretorpilleurs de la classe Narvik.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le <i>Scharnhorst<\/i> et les Narvik prirent la mer \u00e0 la fin du jour de No\u00ebl, ce qu\u2019apprit le renseignement britannique. Le RA 55A \u00e9tait la cible la plus proche, alors la Force 1 rassembla les contretorpilleurs de l\u2019escorte de combat et s\u2019en alla intercepter l\u2019escadrille allemande. L\u2019<i>Athabaskan<\/i>, renomm\u00e9 pour son endurance limit\u00e9e, resta avec le convoi.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le <i>Scharnhorst<\/i> \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 plus pr\u00e8s du JW 55B lorsque le <i>Belfast<\/i> le d\u00e9tecta au radar. Les obus \u00e9clairants et le feu des canons de l\u2019action qui suivit \u00e9taient clairement visibles par les Tribal canadiens qui gardaient le convoi. Lorsque le <i>Belfast<\/i>, dont les neuf canons de <\/span>6 pouces avaient une port\u00e9e inf\u00e9ri<span class=\"s1\">eure \u00e0 celle des neuf canons de 11 pouces du <i>Scharnhorst<\/i>, essaya d\u2019engager le combat, ce dernier fon\u00e7a \u00e0 30 n\u0153uds dans les eaux trop agit\u00e9es pour le <i>Belfast<\/i> \u00e0 cette vitesse-l\u00e0.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Ce repli mit les Allemands en contact avec le croiseur HMS <i>Norfolk<\/i> de la Force 2, dont les obus de 8 pouces d\u00e9truisirent le radar de conduite de tir du <i>Scharnhorst<\/i>. Pendant que le combat se d\u00e9roulait au nord du JW 55B, une grande partie de l\u2019escorte de combat fut appel\u00e9e \u00e0 appuyer les b\u00e2timents lourds, de sorte qu\u2019il ne restait plus que le <i>Huron<\/i>, le <i>Haida<\/i>, l\u2019<i>Iroquois <\/i>et un contretorpilleur britannique pour lui offrir une couverture rapproch\u00e9e. Ils se pr\u00e9par\u00e8rent au combat en surface alors que les \u00e9clairs des canons des croiseurs britanniques et du <i>Scharnhorst<\/i> illuminaient le ciel nocturne, mais il ne se concr\u00e9tisa pas. En plus de la menace du cuirass\u00e9 rapide, il y avait danger que les cinq Narvik essa-yant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de retrouver le <i>Scharnhorst<\/i> tombent sur le JW 55B.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les combats se termin\u00e8rent le 26 d\u00e9cembre, quand le <i>Scharnhorst<\/i> fut coinc\u00e9 entre la Force 1 et la Force 2, et que les Britanniques firent venir le <i>Duke of York<\/i> pour lui donner le coup de gr\u00e2ce. Le <i>Belfast<\/i> \u00e9clairait la sc\u00e8ne, et les canons de 14 pouces du cuirass\u00e9 \u2013 dirig\u00e9s superbement par leur radar \u2013, s\u2019av\u00e9r\u00e8rent trop puissants pour le <i>Scharnhorst<\/i>, qui ne fut bient\u00f4t plus qu\u2019une \u00e9pave en flammes. Il finit par succomber aux torpilles lanc\u00e9es par les contretorpilleurs et les croiseurs, dont le <i>Belfast<\/i>. Les Narviks r\u00e9ussirent \u00e0 fuir pour poursuivre ailleurs le combat.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">L\u2019honneur de bataille de North Cape a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 tous les Tribal canadiens. Le <i>Haida<\/i> est expos\u00e9 \u00e0 Hamilton, en Ontario, alors que le <i>Belfast<\/i> \u2013 \u00e0 bord duquel 80 Canadiens avaient pris part au combat \u2013 est expos\u00e9 \u00e0 Londres, en Angleterre. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 21 mai 1941, le navire de guerre le plus puissant d\u2019Europe disparut de sa zone de mouillage \u00e0 Bergen, en Norv\u00e8ge. Les Britanniques, qui se tenaient anxieusement aux aguets, devin\u00e8rent que le Bismarck, tout nouveau cuirass\u00e9 de 50 000 tonnes, se dirigeait vers les vastes \u00e9tendues oc\u00e9aniques de l\u2019Atlantique Nord, c\u2019est-\u00e0-dire vers les voies [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":3851,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3850","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3850","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3850"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3850\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3851"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3850"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3850"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3850"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}