{"id":3771,"date":"2016-03-11T16:42:32","date_gmt":"2016-03-11T20:42:32","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=3771"},"modified":"2016-03-11T16:52:34","modified_gmt":"2016-03-11T20:52:34","slug":"nettoyeurs-de-tranchees-au-destin-funeste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2016\/03\/nettoyeurs-de-tranchees-au-destin-funeste\/","title":{"rendered":"Nettoyeurs de tranch\u00e9es au destin funeste"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img\">\r\n        <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3773\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-2.jpg\" alt=\"Raiders 2\" width=\"566\" height=\"464\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-2.jpg 1781w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-2-300x246.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-2-768x630.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-2-1024x839.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Le r\u00e9giment s\u2019est entrain\u00e9 en \u00c9cosse avec l\u2019arm\u00e9e britannique pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 de 1915. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>The Rooms\/VA 37-17.2<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<h3 class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\"><br \/>\nIl y a un si\u00e8cle, au d\u00e9but de la bataille de la Somme,<br \/>\nen France, le Newfoundland Regiment a subi des<br \/>\npertes \u00e9normes \u00e0 Beaumont-Hamel.<\/span><\/h3>\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><b>Le Royal Newfoundland <\/b>Regiment a fait l\u2019objet de nombreuses histoires, mais la plus captivante et tragique, c\u2019est celle de son avanc\u00e9e \u00e0 la bataille de la Somme, le 1<sup>er<\/sup> juillet 1916. Le 1st Newfoundland Regiment (auquel le statut \u00ab royal \u00bb a \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9 en 1917) arriva pr\u00e8s de la ligne de tir de la Somme en avril 1916. Il allait y passer deux mois et demi.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le r\u00e9giment avait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 au service actif \u00e0 la Grande Guerre quand il avait rejoint la 29<sup>e<\/sup> Division britannique dans les landes arides entourant la baie de Suvla de la p\u00e9ninsule de Gallipoli, dans l\u2019Empire ottoman (la Turquie d\u2019aujourd\u2019hui). Exception faite d\u2019une petite escarmouche sur un lopin de terre pierreux, le temps que le r\u00e9giment avait pass\u00e9 \u00e0 Gallipoli \u00e9tait surtout notable pour les mouches, la soif et les maladies qui r\u00e9duisaient des coloniaux, jusque-l\u00e0 robustes, \u00e0 l\u2019\u00e9tat de fant\u00f4mes livides.<\/p>\n<p class=\"p1\">Ils esp\u00e9raient que la Somme leur ferait oublier les privations qu\u2019ils avaient endur\u00e9es dans les tranch\u00e9es de la baie de Suvla, et, pendant les deux premiers mois, la routine y \u00e9tait en effet bien plus agr\u00e9able.<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>Comme premi\u00e8res op\u00e9rations<\/b>, ils eurent deux raids de tranch\u00e9es \u00e0 mener avant l\u2019attaque \u00e0 grande \u00e9chelle pr\u00e9vue le 1<sup>er<\/sup> juillet. Ces raids \u00e9taient des op\u00e9rations \u00e9clair bien planifi\u00e9es et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es servant \u00e0 obtenir des renseignements sur la capacit\u00e9 de l\u2019ennemi \u00e0 r\u00e9agir. Cinquante-sept hommes tri\u00e9s sur le volet furent form\u00e9s pendant quelques semaines au combat rapproch\u00e9 en utilisant diverses armes artisanales d\u2019aspect m\u00e9di\u00e9val : couteaux, coups-de-poing am\u00e9ricains, masses d\u2019armes, massues. Les d\u00e9fenseurs r\u00e9pliquaient \u00e0 ces armes r\u00e9trogrades en faisant porter des cottes de mailles et autres pi\u00e8ces d\u2019armure \u00e0 leurs sentinelles. La mission des Terre-Neuviens avait pour but d\u2019\u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 de la d\u00e9fense allemande au ravin en Y (une d\u00e9pression naturelle dans le paysage) et de ramener un prisonnier si possible.<\/p>\n<p class=\"p2\">Au d\u00e9but, il ne devait y avoir qu\u2019un seul raid, la nuit du 26 au 27 juin, mais il \u00e9choua parce que les positions des attaquants avaient \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es lorsqu\u2019ils s\u2019approchaient des lignes allemandes devant le ravin en Y. Le commandant du raid, le capitaine Bert Butler, leur commanda de se replier. Il re\u00e7ut l\u2019ordre de faire une nouvelle tentative la nuit suivante.<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3774\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-3.jpg\" alt=\"Raiders 3\" width=\"566\" height=\"532\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-3.jpg 1856w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-3-300x282.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-3-768x722.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-3-1024x963.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>\u0007Apr\u00e8s les combats \u0007\u0007Les soldats alli\u00e9s dans les ruines du village de Beaumont-Hamel apr\u00e8s sa capture, en novembre 1916. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>The Rooms\/VA 36-38.2<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\">Cette fois-l\u00e0, ils atteignirent le parapet allemand apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert une br\u00e8che de 14 m\u00e8tres dans les barbel\u00e9s.<\/p>\n<p>Une fus\u00e9e-parachute \u00e9claira le groupe principal au moment o\u00f9 il s\u2019approchait de la ligne allemande. L\u2019ennemi fit feu et une grande partie de l\u2019escouade fut bless\u00e9e. Quelques-uns r\u00e9ussirent \u00e0 descendre dans la tranch\u00e9e o\u00f9 suivit une m\u00eal\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le soldat George Phillips entra dans une sape et, \u00e0 en croire les cris et les g\u00e9missements, il y abattit bon nombre d\u2019Allemands. Le capi-taine donna l\u2019ordre \u00e0 ses hommes de se replier \u00e0 nouveau parce qu\u2019il y avait trop de risques, et il les rassembla pr\u00e8s de ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui l\u2019Arbre du danger, puis il envoya des \u00e9quipes de secours chercher les bless\u00e9s. Toutefois, Phillips ne r\u00e9ussit pas \u00e0 se replier, alors il descendit dans un crat\u00e8re d\u2019obus d\u2019o\u00f9 il tira des coups de fusil toute la nuit. Il rejoignit le r\u00e9giment le lendemain matin, uniforme en lambeaux et couvert de sang.<\/p>\n<p class=\"p2\">Bien qu\u2019elle n\u2019eut pas r\u00e9ussi \u00e0 faire de prisonnier, la formation du raid rapporta que le bombardement des lignes allemandes qui avait dur\u00e9 une semaine dans le secteur n\u2019avait pas eu grand effet sur les effectifs des Allemands ni sur leur capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9agir. \u00c0 ce moment-l\u00e0, l\u2019immense machine de guerre britannique battait son plein, et dans l\u2019arrogance caract\u00e9risant la charge du 1<sup>er<\/sup> juillet, il n\u2019\u00e9tait venu \u00e0 l\u2019esprit de personne de pr\u00e9voir un moyen d\u2019abandonner l\u2019attaque.<\/p>\n<h3 class=\"p1\" style=\"text-align: center;\">Pratiquement aucune des familles<br \/>\ndu dominion nord-atlantique<br \/>\nsauvage n\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9e par<br \/>\nla trag\u00e9die ce jour-l\u00e0.<\/h3>\n<p class=\"p1\"><b><br \/>\nCe matin-l\u00e0<\/b>, les officiers du Newfoundland Regiment se trouvaient au quartier g\u00e9n\u00e9ral de la 88<sup>e<\/sup> Brigade quand l\u2019attaque fut lanc\u00e9e, \u00e0 7 h 30. Ils furent t\u00e9moins du carnage du d\u00e9but, quand les soldats qui venaient de sortir des tranch\u00e9es y retombaient en nombre incalculable. Le r\u00e9giment, cette journ\u00e9e-l\u00e0, avait le village de Beaumont-Hamel pour objectif, mais au bout d\u2019une heure quarante-cinq minutes, la situation \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre claire et de nouveaux objectifs lui furent fix\u00e9s. Ces derniers ne signifiaient pas grand-chose pour les hommes qui donnaient l\u2019assaut, et ils se concentr\u00e8rent sur le ravin en Y.<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3775\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-4.jpg\" alt=\"Raiders 4\" width=\"566\" height=\"212\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-4.jpg 2936w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-4-300x112.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-4-768x288.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-4-1024x384.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>\u0007Les premiers 500 Les volontaires portant des bandes molleti\u00e8res bleues et des casquettes civiles \u00e0 l\u2019exercice \u00e0 la ba\u00efonnette (sans ba\u00efonnette) au bord du lac Quidi Vidi, \u00e0 St. John\u2019s, en 1914. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>VA 37-15.2; The Rooms<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\">\u00c0 8 h 45, le lieutenant-colonel Arthur Hadow re\u00e7ut l\u2019ordre de se lancer \u00e0 l\u2019attaque des Allemands. Il avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu que le Newfoundland Regiment et le 1<sup>er<\/sup> Bataillon de l\u2019Essex Regiment attaqueraient en m\u00eame temps, mais \u00e0 la suite de l\u2019ordre du brigadier-g\u00e9n\u00e9ral D.E. Cahley de la 88<sup>e <\/sup>Brigade d\u2019attaquer ind\u00e9pendamment, Hadow d\u00e9cida d\u2019envoyer ses hommes \u00e0 l\u2019assaut \u00e0 partir de 200 m\u00e8tres derri\u00e8re les premi\u00e8res lignes.<\/p>\n<p class=\"p2\">Hadow avait envisag\u00e9 d\u2019assurer une coordination avec l\u2019Essex, mais il d\u00e9cida que les tranch\u00e9es de communication pleines de cadavres ralentiraient ses hommes, alors il leur donna l\u2019ordre de s\u2019avancer en surface \u00e0 partir des tranch\u00e9es de r\u00e9serve. Cet ordre est encore mis en question et d\u00e9battu aujourd\u2019hui (voir \u00ab Face \u00e0 face \u00bb, page 14). \u00c0 9 h 15, l\u2019Essex s\u2019avan\u00e7ait encore vers le front quand Hadow leva sa badine de fr\u00eane pour donner le signal de s\u2019avancer. Quelque 780 hommes grimp\u00e8rent hors des tranch\u00e9es et se dirig\u00e8rent lentement vers le front. Hadow trouva son propre passage jusqu\u2019aux premi\u00e8res lignes.<\/p>\n<p class=\"p2\">Quand les Allemands virent les Terre-Neuviens pour la premi\u00e8re fois, leurs silhouettes se d\u00e9coupaient \u00e0 l\u2019horizon; c\u2019\u00e9tait le seul bataillon qui s\u2019avan\u00e7ait dans <span class=\"s1\">le secteur. Au moment o\u00f9 les Terre-Neuviens<\/span> mont\u00e8rent sur la cr\u00eate, les mitrailleuses allemandes les fauch\u00e8rent comme du bois de corde. Beaucoup d\u2019entre eux tomb\u00e8rent <span class=\"s1\">avant d\u2019atteindre leur propre premi\u00e8re ligne.<\/span> La plupart furent mis en pi\u00e8ces par le feu crois\u00e9 des mitrailleuses et les obus de l\u2019artillerie qui brassaient les pentes du terrain neutre. Rares furent les Terre-Neuviens, s\u2019il y en eut, qui tir\u00e8rent un<br \/>\ncoup de feu ou qui r\u00e9ussirent \u00e0 lancer une bombe \u00e0 l\u2019ennemi pendant l\u2019avanc\u00e9e.<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3776\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-6.jpg\" alt=\"Raiders 6\" width=\"566\" height=\"1356\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-6.jpg 773w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-6-125x300.jpg 125w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-6-768x1840.jpg 768w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-6-427x1024.jpg 427w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Le commandant, le lieutenant-colonel Arthur Hadow, prend la d\u00e9cision fatidique d\u2019attaquer \u00e0 partir des tranch\u00e9es de r\u00e9serve derri\u00e8re la premi\u00e8re ligne des Britanniques. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span> Royal Newfoundland Regiment Museum<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n<p class=\"p2\">L\u2019assaut ne dura que quelques minutes. \u00c0 9 h 45, Hadow rapporta \u00e0 Cahley que l\u2019avanc\u00e9e avait \u00e9chou\u00e9. Cahley r\u00e9pondit en lui ordonnant de rassembler ses hommes en terrain neutre pour renforcer le 4<sup>e<\/sup> Bataillon du Worcestershire Regiment et le 1<sup>er<\/sup> Bataillon du Hampshire Regiment<br \/>\nqui devaient attaquer sous peu. Hadow, en quittant le quartier g\u00e9n\u00e9ral, rencontra un officier d\u2019\u00e9tat-major de la 29<sup>e<\/sup> Division et lui fit part de son inqui\u00e9tude concernant l\u2019ordre de Cahley. Cet officier convainquit Cahley de r\u00e9voquer son ordre. Il avait vu les Terre-Neuviens abattus presque jusqu\u2019au dernier.<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>Cent ans apr\u00e8s<\/b>, <span class=\"s1\">l\u2019avanc\u00e9e du Newfoundland Regiment vers Beaumont-Hamel a encore des r\u00e9sonances profondes chez les Terre-Neuviens. Tous les 1<sup>ers<\/sup> juillet, tandis <\/span>que le reste du Canada c\u00e9l\u00e8bre la naissance <span class=\"s1\">d\u2019un pays, les Terre-Neuviens pleurent les pertes qu\u2019ils ont subies \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale et surtout \u00e0 Beaumont-Hamel. L\u2019innocence d\u2019une nation \u00e9tait perdue : pratiquement aucune des familles du dominion nord-atlantique sauvage n\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9e par la trag\u00e9die ce jour-l\u00e0, trag\u00e9die d\u2019autant plus am\u00e8re qu\u2019il semble qu\u2019elle ait pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. Sur les 780 hommes qui prirent part \u00e0 l\u2019attaque, le nombre des victimes s\u2019\u00e9leva \u00e0 710, dont presque 300 morts : des pertes si graves aux yeux des Terre-Neuviens que m\u00eame apr\u00e8s 100 ans, la<\/span> douleur est presque aussi forte qu\u2019alors.<\/p>\n<div class=\"caption_img\">\r\n        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3777 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders.jpg\" alt=\"Raiders\" width=\"566\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders.jpg 566w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Raiders-300x265.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 566px) 100vw, 566px\" \/>\r\n        <div class=\"caption\">\r\n            <span>Pr\u00eats au d\u00e9part Des officiers du Newfoundland Regiment en route pour l\u2019Angleterre \u00e0 bord du SS Florize, en octobre 1914. <\/span>\r\n            \r\n        <div class=\"credit\">\r\n            <span>The Rooms\/VA 36-37.3<\/span>\r\n        <\/div>\r\n\r\n        <\/div>\r\n        \r\n    <\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a un si\u00e8cle, au d\u00e9but de la bataille de la Somme, en France, le Newfoundland Regiment a subi des pertes \u00e9normes \u00e0 Beaumont-Hamel. 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