{"id":3655,"date":"2015-11-18T12:38:33","date_gmt":"2015-11-18T16:38:33","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=3655"},"modified":"2015-11-18T12:38:33","modified_gmt":"2015-11-18T16:38:33","slug":"leo-major-le-liberateur-de-zwolle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2015\/11\/leo-major-le-liberateur-de-zwolle\/","title":{"rendered":"L\u00e9o Major : le Lib\u00e9rateur de Zwolle"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">L\u00e9o Major, n\u00e9 \u00e0 New Bedford, au Massachusetts, en 1921 et sa famille ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al, au Qu\u00e9bec, avant son premier anniversaire. En grandissant, il ne s\u2019entendait pas tr\u00e8s bien avec son p\u00e8re. Voulant prouver \u00e0 ce dernier qu\u2019il \u00e9tait quelqu\u2019un de qui on pouvait \u00eatre fier, L\u00e9o s\u2019est enr\u00f4l\u00e9 dans l\u2019arm\u00e9e canadienne \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1940, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 19 ans.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Ayant re\u00e7u une formation d\u2019\u00e9claireur et de tireur d\u2019\u00e9lite dans le R\u00e9giment de la Chaudi\u00e8re, M. Major a accompagn\u00e9 son r\u00e9giment \u00e0 l\u2019\u00e9tranger en 1941. Le Chaudi\u00e8re a d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 la plage Juno le jour J, et M. Major s\u2019est imm\u00e9diatement trouv\u00e9 dans le feu de l\u2019action. Au cours des combats intenses, il a r\u00e9ussi \u00e0 capturer un v\u00e9hicule blind\u00e9 allemand plein de radios et dans lequel le code des Allemands a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9. Cela donnait aux Alli\u00e9s des renseignements pr\u00e9cieux sur les positions allemandes et sur leur technologie. Par malheur, il a perdu la vue de l\u2019\u0153il gauche au cours de la fusillade. Quand on lui a dit d\u2019aller aux arri\u00e8res se faire examiner, il a refus\u00e9, affirmant qu\u2019il n\u2019avait besoin que d\u2019un \u0153il \u00e0 la mire de son fusil. \u00c0 la bataille de l\u2019Escaut, Il a pris part \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e avec un bandeau \u00e0 l\u2019\u0153il gauche. Charg\u00e9 d\u2019une mission de reconnaissance en solo, M. Major a prouv\u00e9 son courage une fois de plus, en capturant 93 soldats allemands.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En avril 1945, M. Major et son meilleur ami, Willy Arsenault, ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s en patrouille de nuit \u00e0 la ville n\u00e9erlandaise de Zwolle, \u00e0 la recherche d\u2019informations sur les positions ennemies. En peu de temps, ils sont tomb\u00e9s sur un avant poste allemand qui a attaqu\u00e9 les deux hommes et tu\u00e9 M. Arsenault. M. Major a d\u00e9cid\u00e9 de poursuivre tout seul. Il marchait \u00e0 travers la ville, tirant sur toute cible qu\u2019il rencontrait, donnant l\u2019impression qu\u2019une grande force canadienne prenait la ville d\u2019assaut. Les Allemands se sont retir\u00e9s de la ville dans la panique. Bien que les citoyens n\u00e9erlandais furent encore effray\u00e9s, M. Major a trouv\u00e9 des membres de la r\u00e9sistance locale qui ont convaincu les citoyens de sortir de leurs maisons. Au matin, le reste de son bataillon se d\u00e9pla\u00e7ait dans Zwolle sans opposition. Pour ces actions, le simple soldat L\u00e9o Major a re\u00e7u la M\u00e9daille de conduite distingu\u00e9e (MCD).<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Apr\u00e8s la guerre, M. Major est retourn\u00e9 au Canada et a rapidement repris son emploi de tuyauteur. Cependant, lorsque le gouvernement canadien a annonc\u00e9 que le Canada cherchait des volontaires pour aller combattre en Cor\u00e9e, il n\u2019a pas tard\u00e9 \u00e0 reprendre du service, cette fois-ci avec le Royal 22<sup>e<\/sup> R\u00e9giment qui \u00e9tait command\u00e9 par Jacques Dextraze. En novembre 1951, des n\u00e9gociations sur l\u2019armistice \u00e9taient en cours, mais les forces chinoises voulaient gagner la colline 355 avant qu\u2019un accord soit conclu. Lors d\u2019une forte attaque sur la colline, les Am\u00e9ricains se sont rapidement repli\u00e9s, et les Chinois ont captur\u00e9 la colline. Ils ont poursuivi leur barrage d\u2019artillerie contre le Royal 22<sup>e<\/sup> R\u00e9giment, mais le r\u00e9giment a r\u00e9sist\u00e9. Selon les ordres de Dextraze, il lui \u00e9tait interdit de battre en retraite : il devait \u00ab faire son devoir \u00e0 la mani\u00e8re typique du vingt-deux \u00bb. M. Major a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de la contrattaque. Il a divis\u00e9 ses hommes, arm\u00e9s de fusils Sten, en petits groupes et ouvert le feu. Les tirs intenses ont dur\u00e9 toute la nuit, mais M. Major a refus\u00e9 d\u2019inter-rompre son attaque. Le r\u00e9giment a \u00e9t\u00e9 en mesure de rester sur ses positions pendant les trois jours qu\u2019il a fallu aux Chinois pour d\u00e9cider de faire marche arri\u00e8re. Pour ces actions, M. Major a obtenu une barre \u00e0 sa MCD, un <\/span>des trois soldats du Commonwealth<span class=\"s1\"> britannique seulement \u00e0 qui la MCD a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 des<br \/>\nguerres diff\u00e9rentes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">M. Major est retourn\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al lorsque le cessez-le-feu a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9, mais il n\u2019a pas parl\u00e9 de ses efforts avant 1970, quand les habitants de Zwolle ont appris qu\u2019il \u00e9tait le lib\u00e9rateur de leur petite ville. C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu\u2019il s\u2019est mis \u00e0 parler de son pass\u00e9, et il a visit\u00e9 la ville \u00e0 plusieurs reprises. Cette derni\u00e8re a honor\u00e9 son lib\u00e9rateur\u00a0en le faisant citoyen honoraire en 2005 et en nommant une de ses rues principales en son honneur. Le R\u00e9giment de la Chaudi\u00e8re a aussi honor\u00e9 M. Major, donnant son nom au prix d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 la compagnie qui obtient les meilleurs r\u00e9sultats en comp\u00e9tition chaque ann\u00e9e. L\u00e9o Major est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 12 octobre 2008, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 87 ans. Il a r\u00e9sum\u00e9 sa carri\u00e8re militaire par ces mots : \u00ab J\u2019ai fait la guerre avec un seul \u0153il, et je ne l\u2019ai pas faite trop mal \u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u00e9o Major, n\u00e9 \u00e0 New Bedford, au Massachusetts, en 1921 et sa famille ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al, au Qu\u00e9bec, avant son premier anniversaire. En grandissant, il ne s\u2019entendait pas tr\u00e8s bien avec son p\u00e8re. 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