{"id":3598,"date":"2015-09-03T08:35:30","date_gmt":"2015-09-03T12:35:30","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=3598"},"modified":"2015-10-29T11:33:47","modified_gmt":"2015-10-29T15:33:47","slug":"le-regiment-royal-de-montreal-une-unite-qui-nabandonne-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2015\/09\/le-regiment-royal-de-montreal-une-unite-qui-nabandonne-pas\/","title":{"rendered":"Le R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al : une unit\u00e9 qui n\u2019abandonne pas"},"content":{"rendered":"<p>Les origines du R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al remontent au d\u00e9but de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Trois r\u00e9giments de miliciens de Montr\u00e9al servent \u00e0 la formation du 14<sup>e<\/sup> Bataillon, CEC, autoris\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> septembre 1914 pour prendre part \u00e0 l\u2019effort de guerre. Ils sont 983 hommes et 32 officiers qui quittent Montr\u00e9al pour se rendre au camp d\u2019entra\u00eenement de Valcartier, puis pour la Grande\u2011Bretagne les 27 et 29 septembre de la m\u00eame ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Le R\u00e9giment arrive en Grande\u2011Bretagne en octobre, et il re\u00e7oit son premier honneur de bataille peu apr\u00e8s, <em>Ypres<\/em>, pour sa r\u00e9sistance lors de la premi\u00e8re utilisation du gaz moutarde par l\u2019arm\u00e9e allemande. Ypres n\u2019est que le premier des honneurs de guerre que le r\u00e9giment re\u00e7oit pendant la guerre. Il fait partie int\u00e9grante des unit\u00e9s qui combattent en France et en Flandres, guerroyant \u00e0 travers les tranch\u00e9es sanglantes et horribles qui marquent la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Six-mille soldats du R\u00e9giment sont envoy\u00e9s au combat, et parmi eux, 75\u00a0% sont bless\u00e9s et 1\u00a0192, tu\u00e9s.<\/p>\n<p>Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, la Croix de Victoria, honneur militaire le plus insigne, est d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 deux soldats du R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>Le 25 avril 1915, le capitaine Francis Scrimger dirige l\u2019\u00e9vacuation de bless\u00e9s \u00e0 Ypres, et il s\u2019occupe lui-m\u00eame de celui d\u2019un officier gri\u00e8vement bless\u00e9. Quand il est oblig\u00e9 de s\u2019arr\u00eater, il reste aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019officier, malgr\u00e9 les coups de feu, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on arrive \u00e0 son aide. Pour sa vaillance, Scrimger est d\u00e9cor\u00e9 de la Croix de Victoria.<\/p>\n<p>Le lieutenant George McKean re\u00e7oit la Croix de Victoria pour les actions auxquelles il s\u2019engage les 27-28 avril 1918 pr\u00e8s de la commune fran\u00e7aise de Gavrelle. Il est \u00e0 la t\u00eate d\u2019un d\u00e9tachement de surveillance quand il tombe sur une tranch\u00e9e d\u00e9fendue par des soldats allemands. Il court vers eux et se jette dans la tranch\u00e9e o\u00f9 il tue deux soldats ennemis, puis il poursuit sur sa lanc\u00e9e, capturant une deuxi\u00e8me tranch\u00e9e, tuant deux autres Allemands et en capturant quatre autres ainsi que deux postes de mitrailleuse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019armistice, le R\u00e9giment est le premier des r\u00e9giments de l\u2019Empire britannique \u00e0 recevoir des drapeaux consacr\u00e9s en territoire conquis apr\u00e8s une campagne r\u00e9ussie. Il est l\u2019une des deux unit\u00e9s canadiennes ainsi honor\u00e9es. Le bataillon est dissout le 15 septembre 1920.<\/p>\n<p>Au retour au Canada, le 58<sup>e<\/sup> R\u00e9giment, Westmount Rifles, offre son man\u00e8ge militaire au R\u00e9giment Royale de Montr\u00e9al pour qu\u2019il continue \u00e0 exister. Le man\u00e8ge, situ\u00e9 rue Sainte\u2011Catherine, \u00e0 Westmount, au Qu\u00e9bec, est lou\u00e9 au r\u00e9giment pour 99 ans, au prix de 1 $ par ann\u00e9e. Le r\u00e9giment emm\u00e9nage au man\u00e8ge en d\u00e9cembre 1925 et il demeure encore aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Le R\u00e9giment est mobilis\u00e9 \u00e0 nouveau en 1939, au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale, et 1<sup>er<\/sup> Bataillon part pour la Grande\u2011Bretagne en d\u00e9cembre. On s\u2019aper\u00e7oit vite qu\u2019il en faut un deuxi\u00e8me. Le 2<sup>e<\/sup> Bataillon est form\u00e9 au printemps de 1940. Quatre honneurs de bataille sont d\u00e9cern\u00e9s au R\u00e9giment au cours de la guerre, qui a combattu surtout en France et en Europe du Nord Ouest. Le r\u00e9giment a deux unit\u00e9s sur le terrain, parmi les Troupes de la Premi\u00e8re Arm\u00e9e canadienne en France, jusqu\u2019en \u00e9t\u00e9 1944, et il passe le reste de la guerre en Europe du Nord-Ouest. Les unit\u00e9s sont dissoutes en automne 1945.<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> juin 1945, une autre composante de la force active du R\u00e9giment est mobilis\u00e9e pour le service au Pacifique, comme partie de la 6<sup>e<\/sup> Division d\u2019infanterie canadienne, troupe de reconnaissance (le R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al), CAC, CASF, et il re\u00e7oit une nouvelle d\u00e9signation le 2 aout 1945. Cette troupe est d\u00e9mantel\u00e9e le 1<sup>er<\/sup> novembre 1945.<\/p>\n<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Croix militaire est d\u00e9cern\u00e9e au major Robert Schwob pour ses actions lors de l\u2019assaut du canal L\u00e9opold, le 6 octobre 1944. Apr\u00e8s des heures de combats intenses, durant lesquels p\u00e9rissent presque tous les officiers et sous\u2011officiers de son unit\u00e9, Schwob prend le commandement et tient la t\u00eate de pont malgr\u00e9 les contrattaques incessantes. Il commande le flanc gauche pendant trois jours et deux nuits de combats violents o\u00f9 le nombre de victimes monte en fl\u00e8che. La t\u00eate de pont est tenue pendant ces jours et ces nuits gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9termination du major Schwob, \u00e0 la suite de quoi il est d\u00e9cor\u00e9 de la Croix militaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al a servi dans pratiquement tous les th\u00e9\u00e2tres d\u2019op\u00e9ration auxquels a particip\u00e9 le Canada\u00a0: Cor\u00e9e, Chypre, \u00c9gypte, Bosnie, Soudan. En outre, ses soldats ont servi au Canada, entre autres, au cours de la crise d\u2019octobre, de la crise des missiles de Cuba, et de la crise de verglas de 1998. Le R\u00e9giment a \u00e9galement pris part aux op\u00e9rations en Afghanistan entre 2002 et 2014. Le R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al est \u00e9galement la premi\u00e8re unit\u00e9 \u00e0 \u00eatre officiellement reconnue comme \u00e9tant unit\u00e9 bilingue par le Commandement du Qu\u00e9bec en octobre de 1968.<\/p>\n<p>\u00c0 la suite de ses plus de 100 ans de service, le R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al est partie int\u00e9grante de l\u2019histoire non seulement de Montr\u00e9al, mais du Canada. Ayant particip\u00e9 \u00e0 presque toutes les missions de combat dont le Canada a fait partie, il contribue aux op\u00e9rations encore aujourd\u2019hui \u00e0 travers le monde. Le R\u00e9giment a prouv\u00e9 que l\u2019adversit\u00e9 ne le fera pas reculer et, quelles que soient les circonstances, il ne laissera jamais tomber le Canada.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les origines du R\u00e9giment Royal de Montr\u00e9al remontent au d\u00e9but de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. 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