{"id":3501,"date":"2015-07-03T00:01:06","date_gmt":"2015-07-03T04:01:06","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=3501"},"modified":"2015-06-16T11:21:20","modified_gmt":"2015-06-16T15:21:20","slug":"les-heros-de-montreal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2015\/07\/les-heros-de-montreal\/","title":{"rendered":"Les h\u00e9ros de Montr\u00e9al"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019\u00e9t\u00e9 1940<\/strong> a \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode sombre en Europe. Les forces hitl\u00e9riennes avaient travers\u00e9 la plus grande partie de l\u2019Europe de l\u2019Est, occupaient la France et envisageaient d\u2019envahir la Grande-Bretagne. Toutefois, avant de lancer une invasion de grande envergure contre la Grande-Bretagne, Hitler devait en contr\u00f4ler l\u2019espace a\u00e9rien. La premi\u00e8re vague d\u2019attaques pour ce faire a d\u00e9but\u00e9 le 10 juillet 1940 et vu que la Grande-Bretagne refusait toute n\u00e9gociation avec l\u2019Allemagne, Hitler a officiellement lanc\u00e9 l\u2019op\u00e9ration <em>Sea Lion<\/em> le 16 juillet 1940.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 la bataille d\u2019Angleterre que l\u2019Aviation royale canadienne (ARC) a combattu pour la premi\u00e8re fois de la Seconde Guerre mondiale, m\u00eame s\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une contribution de grande envergure. Le nombre de pilotes canadiens qui ont pris part \u00e0 cette bataille varie selon les historiens : entre 83 et 112. Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que 28 pilotes de l\u2019ARC ont servi dans le 1 Squadron (Canadian). Au moins quatre d\u2019entre eux \u00e9taient Montr\u00e9alais : le capt Gordon McGregor, le lt Hartland de Montarville Molson, le lt Arthur Deane Nesbitt, et le lt Paul Brooke Pitcher.<\/p>\n<p><strong>Hartland de Montarville Molson<\/strong> est n\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al, en mai 1907, dans une des familles les plus vieilles et les plus \u00e9minentes du Canada. Il a fr\u00e9quent\u00e9 l\u2019\u00e9cole Selwyn House de Montr\u00e9al, puis le coll\u00e8ge Bishop de Lennoxville, au Qu\u00e9bec, et enfin le Coll\u00e8ge militaire royal de Kingston, en Ontario. Il a v\u00e9cu \u00e0 Paris pendant un certain temps, puis il est revenu au Canada, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 en tant que pilote. C\u2019\u00e9tait un condisciple de Billy Bishop, VC, lorsqu\u2019il apprenait le pilotage des appareils modernes de l\u2019\u00e9poque. Il s\u2019est enr\u00f4l\u00e9 dans l\u2019ARC au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale, et il a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 en Angleterre en tant que membre du 1 Squadron (Canadian). Il a pris part \u00e0 62 missions au cours de la bataille d\u2019Angleterre, pendant lesquelles il a endommag\u00e9 un Dornier et deux Messerschmitt 110, et d\u00e9truit un Heinkel 111. Ayant \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 au combat le 5 octobre 1940, il est revenu au Canada, o\u00f9 il a occup\u00e9 plusieurs postes de commandement. Il s\u2019est retir\u00e9 de l\u2019ARC en 1946, et il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9 Officier de l\u2019Ordre de l\u2019Empire Britannique.<\/p>\n<p><strong>Paul Pitcher<\/strong> est n\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al en aout 1913. Il a obtenu un dipl\u00f4me en droit \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 McGill en 1938, puis il est entr\u00e9 dans un cabinet d\u2019avocats. Il s\u2019\u00e9tait joint \u00e0 l\u2019ARC comme auxiliaire en d\u00e9cembre 1935 et servait dans la 115e Escadrille (F), \u00e0 Montr\u00e9al. Il a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 en Grande-Bretagne le 20 juin 1940, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 au 1 Squadron (Canadian). L\u2019endommagement d\u2019un Heinkel 111, d\u2019un Dornier 17 et d\u2019un Messerschmitt 110, et la destruction d\u2019un Messerschmitt 109 ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9s \u00e0 son cr\u00e9dit au cours de la bataille d\u2019Angleterre. En d\u00e9cembre 1940, Pitcher a pris le commandement du 1 Squadron (Canadian) qui a \u00e9t\u00e9 rebaptis\u00e9 le No. 401 Squadron en 1941. Il a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre du jour en 1942. Il a command\u00e9 plusieurs autres escadrons par la suite, y compris les 411e et 417e de l\u2019ARC, et quand il s\u2019est retir\u00e9, le 28 novembre 1944, il avait le grade de commandant d\u2019escadre.<\/p>\n<p><strong>Arthur Nesbitt<\/strong>, fils d\u2019un homme d\u2019affaires, est n\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al en novembre 1910. Il a appris \u00e0 voler lorsqu\u2019il \u00e9tudiait \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 McGill et s\u2019est enr\u00f4l\u00e9 dans l\u2019ARC en septembre 1939, obtenant sa formation de pilote de chasse au camp Borden. Il a ensuite \u00e9t\u00e9 mut\u00e9 au 1 Squadron (Canadian) et a vol\u00e9 comme membre de l\u2019unit\u00e9 au cours de la bataille d\u2019Angleterre. On lui a attribu\u00e9 le cr\u00e9dit de la destruction d\u2019un Dornier 215 et de deux Messerschmitt 109. Il a \u00e9galement re\u00e7u la Croix du service distingu\u00e9 dans l\u2019Aviation le 23 septembre 1941. Le commandement de plusieurs escadrons lui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9, et il a \u00e9t\u00e9 promu au grade de commandant d\u2019escadre en 1942, puis \u00e0 celui de colonel en 1945. Il s\u2019est retir\u00e9 de l\u2019ARC en novembre 1947.<\/p>\n<p><strong>Gordon Roy McGregor<\/strong>, le plus vieux pilote canadien qui ait pris part au combat pendant la guerre, est n\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al en septembre 1901. Il avait \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 McGill et obtenu un brevet de pilote dans le priv\u00e9, remportant le troph\u00e9e Webster, que l\u2019on d\u00e9cerne au meilleur pilote amateur du Canada, en 1935, 1936, et 1938. Il s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 dans la r\u00e9serve de l\u2019ARC en 1936, alors qu\u2019il \u00e9tait employ\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 Bell et y avait obtenu son brevet en 1938. En 1940, il a \u00e9t\u00e9 post\u00e9 en Grande-Bretagne, dans le 1 Squadron (Canadian), en tant de commandant d\u2019escadrille. On lui a attribu\u00e9 le cr\u00e9dit de la destruction de cinq avions ennemis et l\u2019endommagement de plusieurs autres au cours de la bataille d\u2019Angleterre. C\u2019est ainsi que lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e la Croix du service distingu\u00e9 dans l\u2019Aviation. Apr\u00e8s la bataille d\u2019Angleterre, il a command\u00e9 l\u2019escadre de l\u2019ARC \u00e0 la campagne des iles Al\u00e9outiennes et il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9 Officier de l\u2019Ordre de l\u2019Empire Britannique. Il est retourn\u00e9 en Europe o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 commandant de la 126e Escadre pendant le reste de la guerre. Il avait le grade de colonel quand il s\u2019est retir\u00e9 de l\u2019ARC, en 1945.<\/p>\n<p>La bataille d\u2019Angleterre est la premi\u00e8re bataille de toute l\u2019histoire qui se soit pass\u00e9e exclusivement dans les airs. Du 10 juillet au 31 octobre 1940, 28 pilotes de chasse de l\u2019ARC en tout ont servi dans le 1 Squadron (Canadian). Peu nombreux par rapport \u00e0 ceux qui ont pris part aux autres offensives canadiennes de la Seconde Guerre mondiale, ces pilotes se sont jet\u00e9s courageusement dans la bataille. Ils ont prouv\u00e9 que, m\u00eame si certains d\u2019entre eux avaient moins d\u2019exp\u00e9rience que les autres, ils se tenaient pr\u00eats \u00e0 combattre et ne reculeraient pas. Ils ont jou\u00e9 un r\u00f4le remarquable dans la lutte contre les puissances de l\u2019Axe en aidant l\u2019ARC \u00e0 remporter une victoire d\u00e9cisive, ce qui a donn\u00e9 le ton pour le reste de la guerre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 1940 a \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode sombre en Europe. Les forces hitl\u00e9riennes avaient travers\u00e9 la plus grande partie de l\u2019Europe de l\u2019Est, occupaient la France et envisageaient d\u2019envahir la Grande-Bretagne. Toutefois, avant de lancer une invasion de grande envergure contre la Grande-Bretagne, Hitler devait en contr\u00f4ler l\u2019espace a\u00e9rien. La premi\u00e8re vague d\u2019attaques pour ce faire a d\u00e9but\u00e9 le 10 juillet 1940 et vu que la Grande-Bretagne refusait toute n\u00e9gociation avec l\u2019Allemagne, Hitler a officiellement lanc\u00e9 l\u2019op\u00e9ration Sea Lion le 16 juillet 1940.<\/p>\n","protected":false},"author":45,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3501","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3501","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/45"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3501"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3501\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3501"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3501"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3501"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}