{"id":35,"date":"2007-09-01T21:29:05","date_gmt":"2007-09-02T02:29:05","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/?p=35"},"modified":"2008-01-27T22:29:11","modified_gmt":"2008-01-28T03:29:11","slug":"clinique-de-la-gestion-de-la-douleur-amenagee-a-lhopital-ste-anne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2007\/09\/clinique-de-la-gestion-de-la-douleur-amenagee-a-lhopital-ste-anne\/","title":{"rendered":"Clinique de la gestion de la douleur am\u00e9nag\u00e9e \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital Ste-Anne"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<p>Les anciens combattants doivent souvent lutter avec des douleurs                   mentales ainsi que physiques, mais jusqu&#8217;\u00e0 ces derniers temps,                   les deux sortes de blessures \u00e9taient trait\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment. La                   nouvelle clinique de la gestion de la douleur, dirig\u00e9e par                   Anciens combattants Canada \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital Ste-Anne de Ste-Anne-de-Bellevue                   (Qc), aide les anciens combattants \u00e0 s&#8217;occuper des deux.<\/p>\n<p>La clinique, inaugur\u00e9e officiellement par le ministre d&#8217;Anciens                   combattants Canada Greg Thompson a connu au mois de mars, un                   bon d\u00e9part en novembre 2005 gr\u00e2ce \u00e0 un important don d&#8217;Andr\u00e9 Chagnon,                   le fondateur de la soci\u00e9t\u00e9 de multim\u00e9dia Vid\u00e9otron.<\/p>\n<p>&#8220;Pour autant que nous sachions, c&#8217;est la premi\u00e8re clinique                   (au Canada) qui soigne les blessures de stress op\u00e9rationnel                   (BSO) et la douleur en tant que morbidit\u00e9s conjointes&#8221;, dit                   le Dr Serge Gingras qui est directeur des services professionnels \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital                   Ste-Anne. Ce centre de soins de longue dur\u00e9e, o\u00f9 quelque 430                   anciens combattants sont log\u00e9s, est le dernier h\u00f4pital f\u00e9d\u00e9ral                   qu&#8217;ACC administre. &#8220;Aux autres cliniques de la gestion de la                   douleur, on vous dit que vous souffrez d&#8217;une maladie psychologique                   et on vous envoie chez un psychologue&#8221;, dit Gingras, qui ajoute                   que peu de cliniques offrent un plan de soins int\u00e9gr\u00e9s comme                   le fait la sienne. &#8220;Quand vous souffrez (d&#8217;une BSO et d&#8217;une                   douleur chronique), il faut soigner les deux en m\u00eame temps,                   parce qu&#8217;elles sont li\u00e9es \u00e9troitement. La douleur peut aggraver                   la BSO et inversement.&#8221;<\/p>\n<p>Les BSO sont des blessures psychologiques tenaces qui r\u00e9sultent                   du service lors d&#8217;op\u00e9rations militaires et comprennent des                   maladies comme la d\u00e9pression, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et le stress post-traumatique.                   Il arrive que ces maladies se manifestent au bout de plusieurs                   ann\u00e9es. La douleur chronique, quant \u00e0 elle, est une douleur                   qui dure plus de six mois et qui est reli\u00e9e \u00e0 des maladies                   difficiles \u00e0 soigner.<\/p>\n<p>Un grand pourcentage de la client\u00e8le souffre d&#8217;une combinaison                   de BSO et de douleur chronique. Pour l&#8217;instant, la clinique                   a aid\u00e9 plus de 150 v\u00e9t\u00e9rans de celui de conflits remontant                   jusqu&#8217;\u00e0 la Seconde Guerre mondiale et aussi r\u00e9cents que l&#8217;Afghanistan. &#8220;La                   plupart des anciens combattants que nous avons sont des v\u00e9t\u00e9rans                   d&#8217;Ha\u00efti, de Bosnie (ou) de Croatie&#8221;, dit Monique Allard, la                   coordonnatrice des infirmi\u00e8res de la clinique de gestion de                   la douleur.<\/p>\n<p>Le programme s&#8217;est beaucoup \u00e9tendu. &#8220;Elle \u00e9tait vraiment petite                   quand nous l&#8217;avons inaugur\u00e9e&#8221;, dit Allard, et elle remarque                   que la clinique servait surtout aux r\u00e9sidents de Ste-Anne.                   Toutefois, il n&#8217;a pas fallu beaucoup de temps avant que les                   patients des quatre lits r\u00e9serv\u00e9s aux anciens combattants plus                   jeunes qui souffrent de BSO fassent des demandes \u00e0 son \u00e9quipe. &#8220;La                   vitesse a augment\u00e9 et (maintenant) nous avons des clients de                   la r\u00e9gion de Qu\u00e9bec&#8230; pr\u00e9sentement il y a une liste d&#8217;attente                   d&#8217;un mois. Nous avons 80 dossiers actifs.&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;attente est extraordinairement courte quand on la compare \u00e0 celle                   des autres cliniques de gestion de la douleur \u00e0 travers le                   Canada. Gingras remarque que les autres cliniques n&#8217;acceptent                   qu&#8217;un petit nombre de patients et qu&#8217;on peut passer jusqu&#8217;\u00e0 deux                   ans et demi sur leur liste d&#8217;attente. Le mod\u00e8le \u00e0 Ste-Anne                   a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour aider le plus d&#8217;anciens combattants possible.                   Pour les non-r\u00e9sidents, dit Gingras, &#8220;la r\u00e9\u00e9ducation se fait                   toujours mieux dans la collectivit\u00e9&#8221;. Plut\u00f4t que de faire venir                   les anciens combattants \u00e0 la clinique toutes les semaines ou                   toutes les deux semaines, &#8220;nous essayons de produire une tr\u00e8s                   bonne \u00e9valuation ou un tr\u00e8s bon plan de soins qui peuvent \u00eatre                   suivis dans la collectivit\u00e9. Nous demeurons en r\u00e9serve, alors                   le m\u00e9decin traitant ou le physioth\u00e9rapeute peuvent nous appeler                   s&#8217;ils veulent.&#8221;<\/p>\n<p>Faire en sorte que les r\u00e9sidents de Ste-Anne soient confortables                   est \u00e9galement prioritaire. &#8220;(Les gens) se font une id\u00e9e fausse                   comme quoi, en vieillissant, la douleur est normale&#8230; Il faut                   infirmer cette id\u00e9e fausse&#8221;, dit-il. &#8220;Il y a beaucoup de travail \u00e0 faire                   dans le cadre des soins de longue dur\u00e9e pour s&#8217;assurer que                   la gestion de la douleur atteigne son \u00e9tat optimal.&#8221; Il dit                   que nombre de r\u00e9sidents ont profit\u00e9 du fait que la clinique                   se trouve si pr\u00e8s de chez eux.<\/p>\n<p>La clinique comprend un petit nombre de bureaux gais nouvellement                   r\u00e9nov\u00e9s dans l&#8217;aile de physioth\u00e9rapie de Ste-Anne. Allard,                   une infirmi\u00e8re autoris\u00e9e, et sa petite \u00e9quipe de physiatres,                   physioth\u00e9rapeutes et psychologues sont toujours occup\u00e9s \u00e0 voir                   des clients ou \u00e0 suivre leurs soins en se servant du t\u00e9l\u00e9phone                   et de questionnaires.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9quipe pr\u00e9f\u00e8re une vari\u00e9t\u00e9 de techniques et th\u00e9rapies, y                   compris des m\u00e9dicaments, la physioth\u00e9rapie, les exercices de                   r\u00e9duction du stress, la th\u00e9rapie par chaleur et froid, et la                   psycho\u00e9ducation. &#8220;On pourrait dire que c&#8217;est un abord holistique&#8221;,                   dit Gingras. L&#8217;objectif principal, dit-il, est de rendre les                   patients fonctionnels, &#8220;pas n\u00e9cessairement de leur donner assez                   de m\u00e9dicaments pour les rendre compl\u00e8tement engourdis&#8221;.<\/p>\n<p>Il fait remarquer que la clinique prend aussi une autre voie                   o\u00f9, plut\u00f4t que d&#8217;avoir un anesth\u00e9siste en tant que sp\u00e9cialiste                   principal, comme c&#8217;est le cas d&#8217;habitude, Ste-Anne emploie                   aussi des physiatres. Ces m\u00e9decins se sp\u00e9cialisent en m\u00e9decine                   physique et en r\u00e9\u00e9ducation. &#8220;Les clients les plus jeunes, et                   les clients que nous avons aux soins de longue dur\u00e9e aussi,                   souffrent de maladies squeletto-musculaires. Il semble que                   ce sont des physiatres qu&#8217;il faut avoir.&#8221;<\/p>\n<p>Quand un ancien combattant arrive, il passe par un processus                   complet d&#8217;interview et d&#8217;\u00e9valuation. &#8220;Nous avons remarqu\u00e9 [&#8230;]                   que la plupart d&#8217;entre eux n&#8217;ont pas fait l&#8217;objet de suivi                   m\u00e9dical&#8221;, dit Allard. L&#8217;\u00e9quipe sanitaire s&#8217;occupe de tous les                   aspects de la vie journali\u00e8re de la personne; tout se discute,                   des difficult\u00e9s \u00e0 dormir jusqu&#8217;aux questions de relations. &#8220;Nous                   ne nous concentrons pas seulement sur la douleur ou l&#8217;\u00e9tat                   m\u00e9dical&#8221;, dit-elle. Apr\u00e8s les interviews, Allard et son \u00e9quipe                   s&#8217;entretiennent des recommandations avec le client.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9ducation est aussi une composante importante. Nombre d&#8217;anciens                   combattants qui ont une douleur chronique &#8220;arr\u00eatent (souvent)                   tout, ce qui n&#8217;est pas bien&#8221;, dit Allard. &#8220;Il y en a d&#8217;autres                   qui continuent de faire ce qu&#8217;ils faisaient quand ils \u00e9taient                   des militaires actifs, et pensent qu&#8217;ils peuvent faire des                   randonn\u00e9es de 50 milles \u00e0 pied et ne pas en souffrir.&#8221; En plus                   de leur donner des outils de relaxation, dit-elle, la clinique                   montre aux patients &#8220;comment r\u00e9gler leur allure et fixer des                   objectifs r\u00e9alistes&#8221;.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 ces derniers temps, la clinique passait toute une                   journ\u00e9e avec chaque client. Toutefois, dit Gingras, si l&#8217;objectif                   est de montrer aux clients comment utiliser les outils pour                   qu&#8217;ils puissent g\u00e9rer la douleur, &#8220;une journ\u00e9e ne suffit pas&#8221;.                   Alors la clinique a lanc\u00e9 un projet pilote dans le cadre duquel                   les anciens combattants suivent un atelier de gestion de la                   douleur de quatre jours.<\/p>\n<p>De dire Allard : &#8220;m\u00eame durant ces quatre jours, il y a beaucoup                   de renseignements parce que (certains clients) ont de la difficult\u00e9 \u00e0 se                   concentrer. Alors on fait beaucoup de poses et on incorpore                   beaucoup de conditionnement physique.&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9quipe fait toujours attention aux besoins sp\u00e9cifiques des                   anciens hommes et femmes des services. &#8220;Normalement (nos clients)                   se sont engag\u00e9s dans les services quand ils \u00e9taient tr\u00e8s jeunes,                   alors c&#8217;est leur seul environnement de socialisation&#8221;, dit                   Allard. &#8220;Quand ils retournent \u00e0 la vie civile, (ils se sentent)                   un petit peu embarrass\u00e9s d&#8217;\u00eatre retourn\u00e9s \u00e0 la vie civile pour                   des raisons m\u00e9dicales. Et en plus de \u00e7a, si c&#8217;est reli\u00e9 \u00e0 une                   sorte de BSO, ils trouvent \u00e7a tr\u00e8s difficile.&#8221; L&#8217;invalidation                   de toutes ces marques est une partie int\u00e9grante du travail                   de la clinique.<\/p>\n<p>Les anciens combattants appr\u00e9cient cet abord. Andr\u00e9 L\u00e9onelli,                   qui a assist\u00e9 au lancement au mois de mars, souffrait de d\u00e9pression                   et de douleur au dos chronique quand il a quitt\u00e9 les Forces                   canadiennes il y a un an. Sa sant\u00e9 mentale s&#8217;est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e                   apr\u00e8s une s\u00e9rie de missions de maintien de la paix \u00e0 Chypre                   et en Afrique, o\u00f9 il se sentait impuissant \u00e0 propos de participer.                   Maintenant, ce v\u00e9t\u00e9ran de 18 ans des FC est un des clients \u00e0 Ste-Anne. &#8220;Ici,                   tout le monde travaille ensemble pour aider&#8221;, dit-il.<\/p>\n<p>Gingras aimerait que des services semblables soient am\u00e9nag\u00e9s \u00e0 travers                   le Canada. &#8220;On est en train de prendre de l&#8217;exp\u00e9rience lentement,                   et on verra o\u00f9 \u00e7a va nous amener.&#8221;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les anciens combattants doivent souvent lutter avec des douleurs mentales ainsi que physiques, mais jusqu&#8217;\u00e0 ces derniers temps, les deux sortes de blessures \u00e9taient trait\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment. La nouvelle clinique de la gestion de la douleur, dirig\u00e9e par Anciens combattants Canada \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital Ste-Anne de Ste-Anne-de-Bellevue (Qc), aide les anciens combattants \u00e0 s&#8217;occuper des deux. 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