{"id":3449,"date":"2015-06-04T15:37:58","date_gmt":"2015-06-04T19:37:58","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=3449"},"modified":"2015-06-04T15:41:35","modified_gmt":"2015-06-04T19:41:35","slug":"le-plus-doux-des-printemps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2015\/06\/le-plus-doux-des-printemps\/","title":{"rendered":"Le plus doux des printemps"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019arm\u00e9e canadienne a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la lib\u00e9ration des Pays-Bas. Le Canada et la Hollande sont d\u2019excellents amis depuis lors.<\/strong><\/p>\n<p><em><\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-3453 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/netherlands-1_pa-171747.jpg\" alt=\"Une multitude de citoyens hollandais accueillent la 49e Division britannique lors de la lib\u00e9ration d Utrecht, le 7 mai 1945. Cette division servait alors avec la Premi\u00e8re Arm\u00e9e canadienne. [J. ERNEST DEGUIRE\/MDN\/BAC\/PA-171747]\" width=\"515\" height=\"382\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/netherlands-1_pa-171747.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/netherlands-1_pa-171747-300x223.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Une multitude de citoyens hollandais accueillent la 49e Division britannique lors de la lib\u00e9ration d Utrecht, le 7 mai 1945. Cette division servait alors avec la Premi\u00e8re Arm\u00e9e canadienne. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>J. ERNEST DEGUIRE\/MDN\/BAC\/PA-171747<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><\/em><\/p>\n<p><strong>La Seconde Guerre mondiale<\/strong> en Europe a pris fin officiellement le 7 mai 1945, jour de la reddition inconditionnelle des forces allemandes. Pour la Premi\u00e8re Arm\u00e9e canadienne, cependant, elle s\u2019\u00e9tait termin\u00e9e deux jours avant. Le 5 mai, la Vingt-cinqui\u00e8me Arm\u00e9e allemande, compos\u00e9e de 120\u00a0000 hommes et command\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral Johannes Blaskowitz avait d\u00e9pos\u00e9 les armes \u00e0 Wageningen, aux Pays-Bas, aux pieds du lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral Charles Foulkes, commandant du 1er Corps canadien. Presque en m\u00eame temps, \u00e0 la ville de vill\u00e9giature allemande de Bad Zwischenahn, le lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral Guy Simonds du 2e Corps canadien acceptait la reddition du g\u00e9n\u00e9ral Erich von Straube, commandant de quelque 93 000 soldats au nord-ouest de l\u2019Allemagne.<\/p>\n<p>Cette derni\u00e8re reddition s\u2019est pass\u00e9e en sourdine, mais aux Pays-Bas, l\u2019av\u00e8nement de la paix a suscit\u00e9 une \u00e9ruption de r\u00e9jouissances publiques que ni les N\u00e9erlandais ni les soldats canadiens n\u2019oublieraient. En nul endroit les c\u00e9l\u00e9brations spontan\u00e9es n\u2019ont-elles \u00e9t\u00e9 plus joyeuses que dans les grandes villes comme Amsterdam, Rotterdam, Utrecht et La Haye. Le 5 mai, la plus grande partie des Pays-Bas avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e, l\u2019exception \u00e9tant la partie Ouest o\u00f9 sont situ\u00e9es ces villes. Les troupes canadiennes sont arriv\u00e9es dans cette r\u00e9gion apr\u00e8s la capitulation.<\/p>\n<p>Quand le Seaforth Highlanders of Canada est entr\u00e9 \u00e0 Amsterdam, il a \u00e9t\u00e9 accueilli par \u00ab\u00a0des milliers et des milliers \u00bb de N\u00e9erlandais longeant les rues, comme l\u2019a griffonn\u00e9 dans son journal Roy Durnford, aum\u00f4nier du Seaforth.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-3454 size-full\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/netherlands-2_e010865632.jpg\" alt=\"Ces patients avaient \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s dans la rue pour prendre part aux c\u00e9l\u00e9brations \u00e0 Utrecht. [BAC\/MIKAN-4476772]\" width=\"515\" height=\"485\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/netherlands-2_e010865632.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/netherlands-2_e010865632-300x283.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Ces patients avaient \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s dans la rue pour prendre part aux c\u00e9l\u00e9brations \u00e0 Utrecht. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>BAC\/MIKAN-4476772<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>\u00ab Des fleurs \u2014 des roses, des tulipes, et d&#8217;autres fleurs de toutes sortes. Les foules chargent tous les v\u00e9hicules [&#8230;] Accueil formidable. Ils nous disent dans un mauvais anglais, avec des larmes de joie d\u00e9brid\u00e9e, \u00e0 quel point ils nous sont reconnaissants. Les enfants sont adorables. Terrible p\u00e9nurie de nourriture, \u00bd miche de pain, une poign\u00e9e de pommes de terre par semaine. Pas de gras, pas de th\u00e9, sucre, cacao, bois de chauffage. Des milliers de personnes \u00e2g\u00e9es meurent. Nous campons au parc [&#8230;] Je me r\u00e9jouis aujourd\u2019hui avec les gens libres. \u00bb<\/p>\n<p>Pour tenir la foule \u00e0 distance, les Canadiens ont camp\u00e9 dans le grand Vondelspark du centre de la ville. Malgr\u00e9 les barricades autour de leurs tentes et de leurs v\u00e9hicules, il \u00e9tait facile de s\u2019y infiltrer. La jeune Margriet Blaisse s\u2019y est gliss\u00e9e en sortant simplement de son arri\u00e8re-cour par le portail. Elle est all\u00e9e directement vers un officier de grande taille et l\u2019a invit\u00e9 chez elle rencontrer ses parents. Le lieute-nant Wilf Gildersleeve y a emmen\u00e9 19 de ses amis.<\/p>\n<p>\u00ab Mes parents ne pouvaient pas y croire, a \u00e9crit Blaisse par la suite. Ils \u00e9taient tous assis au balcon \u00e0 rire, \u00e0 pleurer et \u00e0 parler [&#8230;]. Ensuite, ils sont partis. Dans la soir\u00e9e [&#8230;] nous avons entendu frapper \u00e0 la porte d\u2019entr\u00e9e [&#8230;]. Je suis descendue et Wilf \u00e9tait l\u00e0 avec un ami. Wilf \u00e9tait v\u00eatu d\u2019un kilt et il avait les bras pleins de pain, de beurre, de fromage et de jambon [&#8230;]. Oh, mon doux, nous avons tellement mang\u00e9 ce soir-l\u00e0. \u00bb<\/p>\n<p>Le p\u00e8re de Blaisse l\u2019a mise en garde, \u00ab quoi que tu fas-ses, ne tombe pas amoureuse de l\u2019un d\u2019eux. Ils vont tous retourner au Canada et tu vas rester ici, \u00e0 Amsterdam!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Bien que les N\u00e9erlandais<\/strong> se souviennent du prin-temps de 1945 comme \u00e9tant le plus \u00ab\u00a0doux\u00a0\u00bb, pour les soldats canadiens cette douceur \u00e9tait accompagn\u00e9e d\u2019un peu d\u2019aigreur. Au total, plus de 7 600 aviateurs, marins et soldats canadiens ont donn\u00e9 leur vie pour la libert\u00e9 des N\u00e9erlandais, et leurs restes ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9s sur le territoire n\u00e9erlandais. 1\u00a0191 soldats ont trouv\u00e9 la mort rien qu\u2019en avril 1945. 114 autres sont tomb\u00e9s pendant les premiers jours du mois de mai.<\/p>\n<p>Les provinces m\u00e9ridionales des Pays-Bas avaient \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9es au cours de l\u2019op\u00e9ration Market Garden, qui par ailleurs avait \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec, en septembre 1944 et lors de la campagne de l\u2019estuaire de l\u2019Escaut men\u00e9e de la fin de septembre au d\u00e9but de novembre. Toutefois, l\u2019effort principal, celui de l\u2019op\u00e9ration Plunder, n\u2019a eu lieu que le 23 mars 1945.<\/p>\n<p>Dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration Plunder, la Premi\u00e8re Arm\u00e9e canadienne avait re\u00e7u l\u2019ordre de p\u00e9n\u00e9trer en Allemagne en traversant le Rhin et de faire un crochet vers la gauche en direction des Pays-Bas, ce qui la situerait derri\u00e8re les principales d\u00e9fenses de l\u2019ennemi. Bien qu&#8217;ils eussent essuy\u00e9 de lourdes pertes en faisant irruption aux Pays-Bas, les Canadiens y ont entrepris une double avanc\u00e9e. Le 2e Corps canadien a pouss\u00e9 vers le Nord par le centre du pays et le 1er Corps canadien, venu d\u2019Italie prendre part \u00e0 cette op\u00e9ration, a pris la direction des grandes villes de l\u2019Ouest.<\/p>\n<p>Le grand \u00e9tat-major canadien savait que les soldats allant vers ces villes faisaient une course contre la montre. Les Allemands avaient cr\u00e9\u00e9 une grande disette dans les villes et m\u00eame dans une grande partie des campagnes. Ils les avaient d\u00e9pouill\u00e9es de tout objet de valeur et ils avaient d\u00e9truit les r\u00e9seaux de transport, de carburant et d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 du pays. L\u2019hiver 1944-1945 en Europe avait \u00e9t\u00e9 celui des pires intemp\u00e9ries depuis au moins 50 ans. Il n\u2019y avait pas de carburant pour le chauffage ni pour la cuisson. Les N\u00e9erlandais l\u2019avaient baptis\u00e9 Hongerwinter (hiver de la faim). Quelque 20 000 N\u00e9erlandais \u00e9taient morts de faim au cours des mois pr\u00e9c\u00e9dant la lib\u00e9ration. Beaucoup d\u2019entre eux avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9duits \u00e0 manger des bulbes de tulipe pour survivre.<\/p>\n<p>Craignant qu\u2019une pouss\u00e9e directe en Hollande occidentale n\u2019incite les d\u00e9fenseurs allemands de plus en plus d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, car on leur avait enlev\u00e9 toute possibilit\u00e9 de retraite vers leur pays, \u00e0 inonder la r\u00e9gion en per\u00e7ant les digues, l\u2019avanc\u00e9e canadienne a \u00e9t\u00e9 provisoirement arr\u00eat\u00e9e le 25 avril le long d\u2019une ligne qui passait par Amersfoort. Les analystes du renseignement des Alli\u00e9s craignaient aussi que des batailles dans les rues de ces villes ne causent de tr\u00e8s nombreuses pertes civiles en plus d\u2019un grand nombre de pertes militaires.<\/p>\n<p><strong>On t\u00e2ta le terrain secr\u00e8tement<\/strong>, laissant le soin \u00e0 la r\u00e9sistance n\u00e9erlandaise de communiquer avec le commandement allemand. Cela a donn\u00e9 lieu, le 27 avril, \u00e0 l\u2019ouverture de n\u00e9gociations en vue d\u2019un cessez-le-feu officiel dans la r\u00e9gion. L\u2019op\u00e9ration Manna a commenc\u00e9 le lendemain matin, dans le cadre de laquelle des bombardiers de l\u2019Aviation royale canadienne et de la Royal Air Force larguaient des paquets de rations militaires pour les Hollandais. L\u2019approvisionnement par voie a\u00e9rienne ne pouvait cependant \u00eatre qu\u2019insuffisant. Il fallait des convois de camions et l\u2019arriv\u00e9e de cargos dans les ports de la r\u00e9gion, pour le transport de nourriture en quantit\u00e9 raisonnable. Le 30 avril, les Allemands ont accept\u00e9 de donner des saufconduits aux convois \u00e0 partir du 2 mai. Trois cargos par jour seraient \u00e9galement autoris\u00e9s dans le port de Rotterdam \u00e0 partir du 4 mai. Entretemps, l\u2019op\u00e9ration Manna se poursuivait.<\/p>\n<p>Le capitaine Robert H. Parkinson du Corps royal de l\u2019intendance de l\u2019Arm\u00e9e canadienne \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate des premiers camions qui ont travers\u00e9 les lignes allemandes. \u00ab Nous savions que nous apportions de la nourriture au peuple n\u00e9erlandais, se rappelle-t-il. C\u2019\u00e9tait int\u00e9ressant et un peu effrayant de passer devant des soldats allemands qui avaient encore toutes leurs armes [&#8230;]. Nous avons d\u00e9charg\u00e9 les<br \/>\ncamions au bord de la route et donn\u00e9 la nourriture \u00e0 une autorit\u00e9 n\u00e9erlandaise quelconque [&#8230;]. Elle s&#8217;est charg\u00e9e de la nourriture et nous n\u2019avons eu [&#8230;] aucun contact avec les Allemands. \u00bb L\u2019op\u00e9ration Faust a servi \u00e0 livrer 1 000 tonnes de vivres et de mat\u00e9riel m\u00e9dical par jour. Elle a dur\u00e9 jusqu\u2019au 8 mai.<\/p>\n<p>Pendant la lente reconstruction des Pays-Bas, les Canadiens attendaient l\u2019ordre de rentrer chez eux. Le dernier n\u2019a quitt\u00e9 le pays qu\u2019\u00e0 la fin de 1946. Ils \u00e9taient 1 886 \u00e0 revenir avec une \u00e9pouse n\u00e9erlandaise. Wilf Gildersleeve est revenu seul au pays, mais il est retourn\u00e9 l\u00e0-bas peu apr\u00e8s pour \u00e9pouser Margriet Blaisse et la ramener au Canada.<\/p>\n<p>Le 4 mai est le jour du Souvenir aux Pays-Bas. C\u2019est toujours une occasion solennelle pendant laquelle les Hollandais organisent des c\u00e9r\u00e9monies aux cimeti\u00e8res militaires canadiens de Bergen op Zoom, de Groesbeek et de Holten. \u00c0 Holten, les enfants de la r\u00e9gion d\u00e9posent une tulipe jaune devant chacune des 1 393 pierres tombales. \u00c0 Groesbeek, des milliers de citoyens n\u00e9erlandais d\u00e9filent en silence jusqu\u2019au cimeti\u00e8re, au coucher du soleil, pour rendre hommage aux plus de 2 300 Canadiens qui y sont enterr\u00e9s. Comme la ville de Bergen op Zoom a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e pendant les combats de l\u2019Escaut, le 27 octobre 1944, c\u2019est \u00e0 cette date-l\u00e0 qu\u2019ont lieu les comm\u00e9morations \u00e0 ce cimeti\u00e8re.<\/p>\n<p>Le 5 mai, jour de la lib\u00e9ration n\u00e9erlandaise est beaucoup moins sombre que le pr\u00e9c\u00e9dent, mais il est quand m\u00eame marqu\u00e9 par des c\u00e9r\u00e9monies de comm\u00e9moration. Le d\u00e9fil\u00e9 et le festival de Wageningen sont les temps forts de la journ\u00e9e dans la ville o\u00f9 les Allemands se sont rendus. D\u2019anciens combattants canadiens, des repr\u00e9sentants des chapitres canadien et n\u00e9erlandais de la L\u00e9gion royale canadienne, des colonnes de v\u00e9hicules militaires servant aux reconstitutions historiques, plusieurs orchestres de cornemuses et tambours et des membres des Forces arm\u00e9es canadiennes y ont particip\u00e9 au cours des ann\u00e9es. Des foules de plus de 120 000 personnes y assistent, r\u00e9affirmant le tr\u00e8s bon souvenir des \u00e9v\u00e8nements qui ont uni \u00e0 jamais le Canada et les Pays-Bas.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019arm\u00e9e canadienne a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la lib\u00e9ration des Pays-Bas. Le Canada et la Hollande sont d\u2019excellents amis depuis lors. Une multitude de citoyens hollandais accueillent la 49e Division britannique lors de la lib\u00e9ration d Utrecht, le 7 mai 1945. Cette division servait alors avec la Premi\u00e8re Arm\u00e9e canadienne. J. ERNEST DEGUIRE\/MDN\/BAC\/PA-171747 La [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":3453,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3449","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3449","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3449"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3449\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3453"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3449"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}