{"id":31,"date":"2007-09-01T21:24:49","date_gmt":"2007-09-02T02:24:49","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/?p=31"},"modified":"2008-01-27T22:30:13","modified_gmt":"2008-01-28T03:30:13","slug":"contributions-des-da","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2007\/09\/contributions-des-da\/","title":{"rendered":"Contributions des DA"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<p>Quand Jean Boychuk de Castlegar (C.-B.) a d\u00e9cid\u00e9 de ne plus                   aider les autres dames auxiliaires \u00e0 la cuisine de la filiale                   Castlegar-Robson parce qu&#8217;elle \u00e9tait un peu trop vieille, elle                   s&#8217;est mise \u00e0 chercher une autre fa\u00e7on de participer. Boychuk                   voulait surtout faire quelque chose pour les soldats canadiens                   en Afghanistan. Vu qu&#8217;elle croch\u00e8te bien, elle se mit \u00e0 faire                   des couvertures pour les soldats bless\u00e9s, mais il ne s&#8217;agissait                   pas de couvertures ordinaires. Son nom et son num\u00e9ro d&#8217;auxiliaire \u00e9taient                   cousus dedans, de sorte que le soldat qui allait la recevoir                   saurait qu&#8217;elle avait \u00e9t\u00e9 faite en pensant \u00e0 lui.<\/p>\n<p>L&#8217;id\u00e9e a trouv\u00e9 un \u00e9cho chez d&#8217;autres dames et elles se mirent \u00e0 faire                   la m\u00eame chose, ce qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 un programme, appel\u00e9 Blankets                   of Hope (couvertures de l&#8217;espoir), auquel ont souscrit d&#8217;autres                   DA \u00e0 travers la Colombie-Britannique. &#8220;Chaque couverture est                   personnalis\u00e9e. La dame y met son nom et le nom de sa filiale                   et \u00e0 l&#8217;occasion, selon la personnalisation d\u00e9sir\u00e9e, une adresse                   de courriel. Le soldat qui re\u00e7oit la couverture peut r\u00e9pondre                   s&#8217;il le veut&#8221;, dit Lesley Maudsley, la premi\u00e8re vice-pr\u00e9sidente                   de la Division des DA de la Colombie-Britannique\/Yukon.<\/p>\n<p>&#8220;La couverture est envoy\u00e9e en Allemagne et puis elle est remise                   au soldat qui a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 ou qui y est pour des raisons de                   sant\u00e9&#8221;, dit-elle. &#8220;Je pense qu&#8217;en Colombie-Britannique, environ                   300 couvertures ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9es pour l&#8217;instant. Nous venons                   d&#8217;apprendre que la Division de l&#8217;Alberta-Territoires du Nord-Ouest                   vient d&#8217;\u00e9pouser le programme.&#8221;<\/p>\n<p>Bien que Blankets of Hope soit un programme nouveau, et qu&#8217;il                   soit \u00e0 la une ces jours-ci, il est semblable de bien des fa\u00e7ons \u00e0 ce                   que les femmes de la L\u00e9gion font depuis toujours. Elles se                   servent de leurs habilet\u00e9s afin de soutenir les hommes et les                   femmes qui endossent un uniforme pour aller combattre l&#8217;ennemi                   sur son propre terrain.<\/p>\n<p>&#8220;Nous nous sommes toujours concentr\u00e9es sur l&#8217;ancien combattant&#8221;,                   dit la pr\u00e9sidente Judy Stinson des dames auxiliaires de la                   Division de l&#8217;Ontario. &#8220;\u00c7a a toujours \u00e9t\u00e9 comme \u00e7a. Seuls les                   objets ont chang\u00e9. Nous nous occupons des anciens combattants                   de la Seconde Guerre mondiale depuis des ann\u00e9es. Nous nous                   occupons encore d&#8217;eux, mais nous voulons aussi aider les soldats                   qui se battent de nos jours.&#8221;<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 un soci\u00e9tariat qui diminue, et des modes de vie qui                   changent beaucoup, les dames auxiliaires de la L\u00e9gion continuent                   de faire le travail avec lequel elles ont toujours \u00e9t\u00e9 associ\u00e9es.                   Dans la plupart des filiales, la cuisine est le domaine des                   dames, mais on les trouve aussi lors de l&#8217;organisation de tombolas,                   du tirage au sort de viandes et de ventes-d\u00e9barras, et aussi                   en train de trouver de nouvelles fa\u00e7ons de ramasser des fonds                   pour les bonnes oeuvres.<\/p>\n<p>C&#8217;est ce qu&#8217;elles font depuis 1926, quand la L\u00e9gion a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<p>Les DA de la C.-B.\/Yukon ont c\u00e9l\u00e9br\u00e9 leur 80e anniversaire                   en d\u00e9clarant que 2007 serait l&#8217;ann\u00e9e des dames auxiliaires.                   Dans le livre Service, une histoire de la L\u00e9gion royale canadienne                   qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 1960, il est \u00e9crit qu&#8217;il y avait 60 000                   dames auxiliaires. Mais, en ce temps-l\u00e0, c&#8217;\u00e9tait tout aussi                   difficile de savoir exactement combien il y avait de DA au                   Canada que ce l&#8217;est aujourd&#8217;hui. Il n&#8217;y a pas d&#8217;organisation                   au plan national qui soutienne les dames auxiliaires reli\u00e9es                   aux filiales de toutes les grandeurs. Il est simplement \u00e9nonc\u00e9 dans                   les Arr\u00eat\u00e9s de la L\u00e9gion que &#8220;les Directions provinciales et                   les filiales peuvent constituer et maintenir des groupes d&#8217;auxiliaires                   f\u00e9minins et la Direction nationale peut accorder des chartes                   aux dits groupes&#8221;.<\/p>\n<p>Les dames auxiliaires sont organis\u00e9es en structure divisionnaire                   en Colombie-Britannique\/Yukon, Alberta-Territoires du Nord-Ouest,                   Manitoba-Nord-Ouest de l&#8217;Ontario, Ontario, Nouveau-Brunswick, \u00cele-du-Prince-\u00c9douard                   et Terre-Neuve-et-Labrador. Leur importance diff\u00e8re, des 304                   groupes auxiliaires aux 16 000 membres en Ontario jusqu&#8217;aux                   103 organisations comptant 3 270 membres en Colombie-Britannique\/Yukon,                   en passant par les 115 groupes de l&#8217;Alberta-Territoires du                   Nord-Ouest (dont trois se trouvent aux Territoires du Nord-Ouest)                   comptant 6 700 membres, par les 22 groupes de Terre-Neuve-et-Labrador                   et par les 14 groupes de l&#8217;\u00cele-du-Prince-\u00c9douard.<\/p>\n<p>Les membres des groupes de dames auxiliaires paient des frais                   d&#8217;adh\u00e9sion nominaux qui sont partag\u00e9s entre la filiale et la                   division. Ce n&#8217;est pas une adh\u00e9sion \u00e0 la L\u00e9gion.<\/p>\n<p>Les uniformes varient d&#8217;une province \u00e0 l&#8217;autre. Bien qu&#8217;ils                   soient tous bas\u00e9 sur l&#8217;uniforme bleu et gris des membres de                   la L\u00e9gion, l&#8217;uniforme de la plupart des DA comporte une cravate                   ou un noeud papillon bordeaux pour se distinguer. Celles de                   l&#8217;Ontario et de la Nouvelle-\u00c9cosse s&#8217;en tiennent \u00e0 la cravate                   bleue et or comme celle des hommes. Au Nouveau-Brunswick, elles                   se distinguent par le blazer bleu clair plut\u00f4t que bleu marine.                   En Alberta et certaines autres divisions, elles ont choisi                   une jupe blanche.<\/p>\n<p>Aux divisions du Qu\u00e9bec et de la Nouvelle-\u00c9cosse\/Nunavut,                   les dames auxiliaires existent mais elles n&#8217;ont pas de structure                   divisionnaire. La Saskatchewan avait une structure divisionnaire,                   laquelle avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en 1930, mais elle a \u00e9t\u00e9 abolie                   en 2000 parce que l&#8217;\u00e2ge et les d\u00e9c\u00e8s avaient caus\u00e9 une importante                   diminution du nombre de ses membres. Elle \u00e9tait tomb\u00e9e sous                   administration fiduciaire, ce qui causait un fardeau financier \u00e0 la                   division. Pourtant, on s&#8217;est aper\u00e7u de sa capacit\u00e9 \u00e0 lever                   des fonds quand il fut d\u00e9cid\u00e9 de l&#8217;abolir. Elle avait plus                   de 100 000 $ en fonds de bienfaisance, lesquels furent divis\u00e9s                   entre le Wascana Rehabilitation Centre de Regina, le Sherbrooke                   Community Centre de Saskatoon et le Fonds du Souvenir. &#8220;Nous                   sommes parties avec gr\u00e2ce&#8221;, nous disait alors la derni\u00e8re pr\u00e9sidente                   Sybil Clayton des DA de la Division de la Saskatchewan.<\/p>\n<p>Bien que des nouvelles concernant les dons des DA aux filiales                   paraissent dans notre revue, c&#8217;est difficile de vraiment bien                   comprendre l&#8217;\u00e9tendue de leurs dons \u00e0 travers le pays. Les DA                   de la Division de l&#8217;Ontario rapportent qu&#8217;entre juin 2005 et                   le 31 mai 2006, elles ont fait des dons aux filiales et \u00e0 d&#8217;autres oeuvres                   s&#8217;\u00e9levant \u00e0 6 980 719,59 $.<\/p>\n<p>&#8220;Nous organisons des bingos, des casinos, des tombolas, des                   ventes de p\u00e2tisseries, les choses que font les dames&#8221;, dit                   Muriel Heselwood, la pr\u00e9sidente des DA de la Division de l&#8217;Alberta- Territoires                   du Nord-Ouest qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9lue derni\u00e8rement. Elle \u00e9value \u00e0 35                   000 $ par ann\u00e9e ce que les DA donnent aux h\u00f4pitaux et \u00e0 40                   000 $ le montant des bourses, et elles d\u00e9pensent aussi 3 500                   $ pour l&#8217;\u00e9quipe de leur division aux Championnats nationaux                   d&#8217;athl\u00e9tisme de la L\u00e9gion. &#8220;Et les groupes auxiliaires individuels                   donnent en moyenne 15 000 $ par ann\u00e9e \u00e0 leur filiale&#8221;, dit-elle.<\/p>\n<p>La Division du Manitoba-Nord-Ouest de l&#8217;Ontario donne aussi                   beaucoup d&#8217;argent en bourses pour les \u00e9tudiants en ergoth\u00e9rapie                   et en physioth\u00e9rapie. &#8220;On se base sur les notes pour les choisir.                   C&#8217;est vraiment tr\u00e8s difficile de choisir parmi tant d&#8217;\u00e9tudiants                   qui ont de si bonnes notes ces jours-ci&#8221;, dit Valerie Johnson,                   une ancienne pr\u00e9sidente des DA de la Division du Manitoba-Nord-Ouest                   de l&#8217;Ontario.<\/p>\n<p>Les DA de Terre-Neuve-et-Labrador ont un programme nomm\u00e9 Save-a-Family                   dans le cadre duquel des familles \u00e0 revenu faible peuvent obtenir                   jusqu&#8217;\u00e0 180 $ par mois. &#8220;C&#8217;est simplement pour les aider \u00e0 joindre                   les deux bouts&#8221;, dit Sally Snow, la pr\u00e9sidente sortante des                   DA de la Division.<\/p>\n<p>C&#8217;est le soutien des anciens combattants qui est toujours                   le plus important dans toutes les divisions. &#8220;Nous conservons                   une liste de d\u00e9sirs pour les h\u00f4pitaux. Nous essayons de trouver                   des choses que les anciens combattants des (foyers pour anciens                   combattants) d\u00e9sirent&#8221;, dit Judy Stinson de l&#8217;Ontario. &#8220;Nous                   avons plusieurs programmes populaires, dont le parrainage de                   cartes de cr\u00e8me glac\u00e9e. L&#8217;ancien combattant ach\u00e8te une carte \u00e0 un                   prix nominal et elle sert pendant quatre mois durant lesquels                   il peut aller prendre un cornet de cr\u00e8me glac\u00e9e \u00e0 la cantine.&#8221;<\/p>\n<p>Les dames de l&#8217;Ontario ont achet\u00e9 des tee-shirts rouges o\u00f9 \u00e9tait \u00e9crit                   Support Our Troops pour tous les anciens combattants du Tony                   Stacey Centre for Veterans Care \u00e0 Toronto. &#8220;Les petits d\u00e9tails                   importent. Les anciens combattants risquent de nous quitter                   bient\u00f4t&#8221;, dit Stinson. &#8220;\u00c0 l&#8217;H\u00f4pital Parkwood (\u00e0 London, en                   Ontario), nous passons des vid\u00e9os de la No\u00ebl d&#8217;antan. Ce sont                   de vieux films que les gens aiment regarder \u00e0 la No\u00ebl parce                   que \u00e7a leur rappelle les No\u00ebls d&#8217;autrefois.&#8221;<\/p>\n<p>Tout cela, ce sont des divertissements de groupes, mais les                   dames s&#8217;occupent aussi de particuliers. &#8220;Nous essayons de combler                   les d\u00e9sirs individuels \u00e9galement. Des fois, il peut s&#8217;agir                   d&#8217;une chose aussi simple que d&#8217;emmener l&#8217;ancien combattant                   souper avec des proches&#8221;, dit Stinson.<\/p>\n<p>Heselwood fait la liste des objectifs des DA par ordre d&#8217;importance. &#8220;D&#8217;abord,                   nous nous occupons des anciens combattants et de leur confort.                   Ensuite, nous aidons nos filiales sur les plans mon\u00e9taire ou                   autre, et puis nous donnons \u00e0 notre collectivit\u00e9.<\/p>\n<p>&#8220;Nous allons au Colonel Belcher Health Care Centre de Calgary                   et au Kipnes Health Care Centre for Veterans d&#8217;Edmonton presque                   tous les jours. Nous organisons les divertissements. Il peut                   s&#8217;agir de d\u00eeners, de bingos ou de danses&#8221;, dit-elle. \u00c0 sa filiale, \u00e0 St.                   Albert, les DA organisent des sacs de cadeaux pour la No\u00ebl                   et l&#8217;Action de gr\u00e2ce. Il y a des biscuits, des puddings, des                   peignes et du dentifrice dans tous les sacs.<\/p>\n<p>Les DA du Nouveau-Brunswick ont un programme adopt-a-vet (adopter                   un ancien combattant). &#8220;Ma filiale, Oromocto, a six anciens                   combattants. Nous nous occupons d&#8217;eux \u00e0 la No\u00ebl&#8221;, dit la pr\u00e9sidente                   Helen Ladouceur des DA de la Division du Nouveau-Brunswick.<\/p>\n<p>Les raisons pour lesquelles ces femmes ont d\u00e9cid\u00e9 de s&#8217;engager                   sont aussi individuelles que chacune d&#8217;entre elles. Pour Linda                   Richard, pr\u00e9sidente des dames auxiliaires de la Division de                   l&#8217;\u00cele-du-Prince-\u00c9douard, c&#8217;\u00e9tait un engagement pris envers                   feu son p\u00e8re. &#8220;Mon p\u00e8re \u00e9tait ancien combattant. Il \u00e9tait toujours                   engag\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de la L\u00e9gion. Je voulais y adh\u00e9rer depuis                   longtemps, mais je retardais toujours. Et puis un jour une                   compagne de travail me dit qu&#8217;elle allait entrer dans les dames                   auxiliaires alors j&#8217;ai d\u00e9cid\u00e9 de l&#8217;accompagner. Mon p\u00e8re est                   mort depuis mais, maintenant, quand je participe \u00e0 une c\u00e9r\u00e9monie                   du souvenir, je pense que je continue sa m\u00e9moire. Je me sens                   fi\u00e8re de lui.&#8221;<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Judy Stinson de St. Thomas (Ont.), c&#8217;est sa grand-m\u00e8re                   qui l&#8217;a inspir\u00e9e pour qu&#8217;elle adh\u00e8re. &#8220;Ma grand-m\u00e8re m&#8217;a \u00e9lev\u00e9e                   depuis l&#8217;\u00e2ge de sept ans. Je voulais faire quelque chose pour                   les anciens combattants mais j&#8217;\u00e9tais timide&#8221;, dit-elle. &#8220;Elles \u00e9taient \u00e0 la                   recherche d&#8217;une secr\u00e9taire et il y avait une dame qui pensait                   que je pouvais faire l&#8217;affaire. \u00c7a m&#8217;a fait sortir de ma coquille.&#8221;<\/p>\n<p>Stinson dit que son travail actuel pour la L\u00e9gion a une autre                   signification sp\u00e9ciale parce qu&#8217;elle a un fils qui est capitaine                   dans l&#8217;aviation.<\/p>\n<p>Rose Green, la secr\u00e9taire-tr\u00e9sori\u00e8re des DA de la Division                   de l&#8217;Ontario dit que c&#8217;est sa m\u00e8re qui l&#8217;a persuad\u00e9e d&#8217;y adh\u00e9rer. &#8220;Mon                   p\u00e8re \u00e9tait all\u00e9 \u00e0 la Seconde Guerre mondiale. On m&#8217;a souvent                   dit que ma soeur a\u00een\u00e9e est n\u00e9e parce qu&#8217;il est all\u00e9 \u00e0 la guerre                   et que je suis n\u00e9e parce qu&#8217;il en est revenu. Ma m\u00e8re disait                   que je devrais adh\u00e9rer \u00e0 la L\u00e9gion parce que mon p\u00e8re avait                   servi.&#8221;<\/p>\n<p>Sandra Thomas, la pr\u00e9sidente sortante des DA du Nouveau-Brunswick                   se souvient que &#8220;\u00e0 St. Stephen, il n&#8217;y avait pas grand-chose \u00e0 faire.                   Il y avait des danses \u00e0 la L\u00e9gion, mais on ne pouvait y aller                   que si on en \u00e9tait membre. Alors nous avons adh\u00e9r\u00e9 aux DA.                   Peu de temps apr\u00e8s je me trouvais dans la cuisine o\u00f9 je me                   suis amus\u00e9e \u00e9norm\u00e9ment. On s&#8217;amuse toujours beaucoup \u00e0 la cuisine.&#8221;<\/p>\n<p>Thomas est membre des DA depuis 35 ans et elle est devenue                   membre associ\u00e9e \u00e0 la filiale quand elle y a eu droit. &#8220;Mon                   grand-p\u00e8re et mon p\u00e8re \u00e9taient dans la L\u00e9gion, et maintenant                   j&#8217;en suis membre aussi. Mon mari est membre et mon fils est                   membre ordinaire.&#8221;<\/p>\n<p>Valerie Johnson du Manitoba-Nord-Ouest de l&#8217;Ontario a adh\u00e9r\u00e9 aux                   dames auxiliaires \u00e0 la filiale Ukrainian Canadian Veterans                   de Winnipeg. &#8220;Mon oncle, Henry Leben, est all\u00e9 \u00e0 la guerre                   et il y a \u00e9t\u00e9 fait prisonnier. Je pense que ses exp\u00e9riences                   l&#8217;ont affect\u00e9 mais il refusait toujours d&#8217;en parler. Toutefois,                   il \u00e9tait engag\u00e9 \u00e0 l&#8217;endroit de la L\u00e9gion. C&#8217;\u00e9tait un bon joueur                   de base-ball dans l&#8217;\u00e9quipe de la L\u00e9gion.<\/p>\n<p>&#8220;On cherchait des femmes pour donner un coup de main \u00e0 la                   filiale, alors il m&#8217;a demand\u00e9 d&#8217;y adh\u00e9rer. C&#8217;est ce que j&#8217;ai                   fait et j&#8217;en fais partie depuis&#8221;, dit-elle.<\/p>\n<p>Non seulement Johnson vient-elle de terminer un mandat en                   tant que pr\u00e9sidente des DA de la Division, elle vient aussi                   d&#8217;\u00eatre \u00e9lue pr\u00e9sidente de la filiale. &#8220;J&#8217;ai du travail \u00e0 faire \u00e0 la                   filiale maintenant, mais j&#8217;aime toujours travailler avec les                   dames. Et les dames m&#8217;aident \u00e0 la filiale, c&#8217;est s\u00fbr.&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;association de Lesley Maudsley avec la L\u00e9gion dure depuis                   son enfance, en Angleterre. &#8220;Mon p\u00e8re \u00e9tait un v\u00e9t\u00e9ran des                   alli\u00e9s de la Seconde Guerre mondiale. Ma m\u00e8re \u00e9tait une \u00e9pouse                   de guerre. Nous \u00e9tions toujours oblig\u00e9s d&#8217;aller au service                   du jour du Souvenir. \u00c7a a continu\u00e9 quand nous avons d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Regina.                   J&#8217;ai adh\u00e9r\u00e9 aux dames auxiliaires l\u00e0-bas, en 1973.<\/p>\n<p>J&#8217;ai continu\u00e9 quand nous avons d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Bramalea (Ont.),                   et aussi quand nous avons d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 en Colombie-Britannique.<\/p>\n<p>Comme c&#8217;est le cas pour la L\u00e9gion, garder les membres et en                   recruter de nouveaux est un d\u00e9fi depuis quelques ann\u00e9es. En                   juin, on a pu voir \u00e0 quel point le nombre de dames auxiliaires                   a diminu\u00e9 \u00e0 Grande Prairie, quand les membres des DA de la                   Division de l&#8217;Alberta-Territoires du Nord-Ouest ont r\u00e9gl\u00e9 leur                   rite bisannuel \u00e0 leur congr\u00e8s. Les lumi\u00e8res de la salle ont \u00e9t\u00e9 tamis\u00e9es                   quand les dames se sont mises \u00e0 chanter un hymne. Des accords                   plaintifs \u00e9taient jou\u00e9s au piano en arri\u00e8re-plan pendant que                   la pr\u00e9sidente d&#8217;alors, Diane Bedford, lisait \u00e0 voix haute le                   nom des groupes auxiliaires de chacun des neuf districts.<\/p>\n<p>Les commanders de district se sont avanc\u00e9s avec une poign\u00e9e                   de coquelicots. Quand chaque nom a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9, les dames                   de ce district se sont lev\u00e9es et ont allum\u00e9 des lampes de poche                   pendant que le commander du district \u00e9pinglait un coquelicot                   sur la croix en Styrofoam en avant de la salle.<\/p>\n<p>Tous les noms ayant \u00e9t\u00e9 lus, les lampes de poche ont \u00e9t\u00e9 \u00e9teintes                   et les dames se sont assises pendant que le groupe du district                   suivant se levait et ses membres allumaient les lampes en l&#8217;honneur                   des noms de leur district. \u00c0 la toute fin, pour terminer le                   service, les dames ont chant\u00e9 un autre hymne.<\/p>\n<p>Une c\u00e9r\u00e9monie semblable est r\u00e9gl\u00e9e aux congr\u00e8s des DA du Nouveau-Brunswick.                   Ladouceur dit qu&#8217;un oeillet est d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 une croix quand on                   lit le nom de chaque membre qui est mort depuis le congr\u00e8s                   pr\u00e9c\u00e9dent. &#8220;On perd des membres chaque ann\u00e9e. Cette ann\u00e9e,                   68 noms ont \u00e9t\u00e9 lus. Il arrive qu&#8217;on n&#8217;apprenne le d\u00e9c\u00e8s de                   quelqu&#8217;un qu&#8217;en entendant son nom au congr\u00e8s. La c\u00e9r\u00e9monie                   peut \u00eatre vraiment \u00e9mouvante.&#8221;<\/p>\n<p>Dans la Division de l&#8217;Ontario, 23 groupes auxiliaires ont                   abandonn\u00e9 leur charte depuis 2004. &#8220;C&#8217;est principalement l&#8217;\u00e2ge                   qui fait qu&#8217;elles l&#8217;abandonnent. Les dames sont fatigu\u00e9es et                   il y en a bien peu de nouvelles qui s&#8217;inscrivent&#8221;, dit Stinson.<\/p>\n<p>Chaque division essaie de recruter des membres chez les dames                   auxiliaires, mais c&#8217;est difficile maintenant que la L\u00e9gion                   elle-m\u00eame souffre d&#8217;un important d\u00e9clin du soci\u00e9tariat.<\/p>\n<p>Linda Richard dit que l&#8217;\u00cele-du-Prince-\u00c9douard a \u00e9t\u00e9 chanceuse                   car quatre nouveaux membres viennent d&#8217;\u00eatre recrut\u00e9s. &#8220;C&#8217;est                   difficile d&#8217;acqu\u00e9rir des jeunes. Nous avons beaucoup de membres,                   mais ils vieillissent et sont de moins en moins actifs. Ils                   assistent \u00e0 toutes les r\u00e9unions, mais ils ne peuvent pas faire                   tout le travail.&#8221;<\/p>\n<p>Johnson observe la m\u00eame tendance au Manitoba. &#8220;Beaucoup de                   nos dames ont dans les 80 ou 90 ans. Elles ne peuvent simplement                   pas faire autant qu&#8217;avant&#8221;, dit-elle. &#8220;Nous ne r\u00e9ussissons                   pas \u00e0 acqu\u00e9rir les plus jeunes. C&#8217;est difficile pour un jeune                   couple quand les deux travaillent. Leurs enfants font du sport.                   Elles ne sont tout simplement pas aussi engag\u00e9es que nous l&#8217;\u00e9tions \u00e0 leur \u00e2ge.&#8221;<\/p>\n<p>D&#8217;apr\u00e8s Rose Green, le changement \u00e0 la L\u00e9gion a un impact                   direct sur l&#8217;adh\u00e9sion. &#8220;Lorsque la L\u00e9gion a accept\u00e9 les membres                   associ\u00e9s, en 1974, elle en a accapar\u00e9 qui seraient all\u00e9s chez                   les dames&#8221;, dit-elle.<\/p>\n<p>&#8220;Il faut que nous transmettions le message et que nous fassions                   de la publicit\u00e9&#8221;, dit Heselwood de l&#8217;Alberta. &#8220;Certaines des                   dames ont install\u00e9 une table de l&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 la garnison d&#8217;Edmonton.                   Il y a eu quelques nouveaux membres.&#8221;<\/p>\n<p>C&#8217;est quand m\u00eame difficile d&#8217;en attirer de nouveaux. &#8220;On a                   besoin de nouveaux membres. Il n&#8217;y a pas de formule magique.                   J&#8217;aimerais bien qu&#8217;il y en ait une&#8221;, dit Heselwood. &#8220;Il faut                   que nous maintenions le flambeau allum\u00e9.&#8221;<\/p>\n<p>Comme aux filiales de la L\u00e9gion en g\u00e9n\u00e9ral, les sports ont                   un r\u00f4le important lors du recrutement et de la conservation                   de membres des DA. La Division de l&#8217;Ontario a un programme                   sportif complet pour les dames auxiliaires exclusivement. &#8220;Nous                   avons les fl\u00e9chettes et le cribbage \u00e0 la filiale, \u00e0 la zone,                   au district et \u00e0 la division. Il y a des divisions qui ont                   int\u00e9gr\u00e9 les dames auxiliaires dans leurs programmes des sports                   r\u00e9guliers.<\/p>\n<p>Mis \u00e0 part les sports, \u00e0 la filiale Wells du Nord de la Colombie-Britannique                   il y a deux hommes, qui pourraient \u00eatre membres r\u00e9guliers de                   la L\u00e9gion, chez leurs dames auxiliaires. &#8220;Un des deux est pr\u00e9sident                   des dames auxiliaires&#8221;, dit la secr\u00e9taire Linda Sawyer de la                   Division de la Colombie-Britannique\/Yukon. &#8220;Il y a beaucoup                   d&#8217;hommes qui donnent un coup de main aux DA. Les femmes les                   taquinent souvent et elles leur donnent un tablier honoraire.                   Mais \u00e7a, c&#8217;est du s\u00e9rieux. Personne d&#8217;autre ne voulait \u00eatre                   pr\u00e9sident, alors il s&#8217;est port\u00e9 volontaire.&#8221;<\/p>\n<p>Maudsley dit qu&#8217;il y a eu toute une r\u00e9action quand les autres                   DA en ont entendu parler. &#8220;Beaucoup de femmes ont \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9es                   au d\u00e9but. Mais ensuite nous avons pens\u00e9 que la loi ne nous                   permettrait pas de l&#8217;interdire. Nous avons donn\u00e9 notre accord.                   Je pense qu&#8217;il y a beaucoup de femmes qui seraient tr\u00e8s contentes                   qu&#8217;il y ait quelques hommes autour pour soulever les lourdes                   marmites dans la cuisine.&#8221;<\/p>\n<p>Linda Richard, \u00e2g\u00e9e de 55 ans, dit qu&#8217;elle comprend ce que                   beaucoup de jeunes femmes ressentent. &#8220;Je suis un des membres                   les plus jeunes. Je travaille 40 heures par semaine. Je pense                   que c&#8217;est une partie du probl\u00e8me, le fait que tout le monde                   travaille. Il y a beaucoup de jeunes femmes qui ont peur de                   s&#8217;engager.&#8221;<\/p>\n<p>Comme chez les dames de Castlegar, les DA de St. Stephen,                   o\u00f9 Thomas est membre, dirigent leur regard vers les gens qui                   servent dans les zones de guerre aujourd&#8217;hui. \u00c7a a donn\u00e9 lieu \u00e0 ce                   qu&#8217;elles appellent une campagne de bo\u00eete \u00e0 chaussures. &#8220;Nous                   avons d\u00e9cid\u00e9 de garder toutes les bo\u00eetes \u00e0 chaussures que nous                   pouvions trouver pour les remplir avec des choses dont les                   soldats qui servent en Afghanistan pourraient avoir besoin&#8221;,                   dit Thomas. &#8220;Les bo\u00eetes sont remplies avec de l&#8217;Advil, des                   myorelaxants, du dentifrice et des friandises. Toutes sortes                   de choses qu&#8217;on ne peut pas aller chercher chez le d\u00e9panneur                   en Afghanistan.&#8221;<\/p>\n<p>La campagne de bo\u00eetes \u00e0 chaussures est coordonn\u00e9e avec l&#8217;aide                   de l&#8217;Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes. &#8220;Nous                   avons envoy\u00e9 17 caisses pour l&#8217;instant. Une caisse contient                   25 bo\u00eetes&#8221;, dit Thomas. &#8220;Il y a des femmes qui y mettent une                   petite note disant &#8216;J&#8217;esp\u00e8re que vous passez une bonne journ\u00e9e&#8217; ou                   bien &#8216;Je prie pour vous&#8217;. Le genre de chose qu&#8217;on \u00e9crit \u00e0 quelqu&#8217;un                   avec qui on ne fait que commencer \u00e0 se lier d&#8217;amiti\u00e9.&#8221;<\/p>\n<p>Comme c&#8217;est le cas par rapport \u00e0 toutes les guerres, les dames                   ont des histoires personnelles qui font vraiment comprendre                   la trag\u00e9die. Snow, qui habite \u00e0 Wabush (Labrador), se souvient                   du simple soldat Kevin Vincent Kennedy qui, \u00e0 20 ans, \u00e9tait                   un des six soldats tu\u00e9s durant la fin de semaine de P\u00e2ques                   cette ann\u00e9e. &#8220;C&#8217;\u00e9tait un gentil jeune homme. Il demandait toujours                   de mes nouvelles \u00e0 sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>J&#8217;ai vraiment compris ma douleur&#8221;, dit-elle.<\/p>\n<p>Comme le dit Stinson, &#8220;Il y a toute une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration                   qui a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e par cette guerre (en Afghanistan).&#8221; Au d\u00e9but                   du congr\u00e8s de la Division de l&#8217;Ontario qui a eu lieu \u00e0 London                   au mois de mai, elle s&#8217;est trouv\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Carolyn Wilson                   qui d\u00e9posait une couronne de la part des m\u00e8res de la Croix                   d&#8217;argent. Le fils de Wilson, le soldat Mark Andrew Wilson des                   Royal Canadian Dragoons, a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 en Afghanistan le 7 octobre                   2006, \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 39 ans, par un appareil explosif improvis\u00e9. &#8220;C&#8217;\u00e9tait                   un honneur de me tenir \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Carolyn Wilson&#8221;, dit Stinson. &#8220;Je                   l&#8217;estime \u00e9norm\u00e9ment.&#8221;<\/p>\n<p>Stinson dit que \u00e7a lui a rappel\u00e9 combien les temps, mais pas                   le r\u00f4le des dames auxiliaires, ont chang\u00e9. &#8220;Notre position                   nous permet de voir beaucoup d&#8217;autres jeunes anciens combattants                   qui reviennent au foyer. Il va falloir s&#8217;occuper d&#8217;eux tout                   comme nous nous sommes occup\u00e9s des anciens combattants plus                   vieux.&#8221;<\/p>\n<p>Ainsi, bien que les temps aient chang\u00e9 et que leurs nombres                   aient diminu\u00e9, les dames auxiliaires de la L\u00e9gion restent des                   piliers quand il s&#8217;agit de leur soutien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand Jean Boychuk de Castlegar (C.-B.) a d\u00e9cid\u00e9 de ne plus aider les autres dames auxiliaires \u00e0 la cuisine de la filiale Castlegar-Robson parce qu&#8217;elle \u00e9tait un peu trop vieille, elle s&#8217;est mise \u00e0 chercher une autre fa\u00e7on de participer. Boychuk voulait surtout faire quelque chose pour les soldats canadiens en Afghanistan. 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