{"id":3091,"date":"2014-11-08T00:01:26","date_gmt":"2014-11-08T04:01:26","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=3091"},"modified":"2014-10-21T09:22:48","modified_gmt":"2014-10-21T13:22:48","slug":"explosion-accidentelle-dune-grenade-rememore-40-ans-apres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2014\/11\/explosion-accidentelle-dune-grenade-rememore-40-ans-apres\/","title":{"rendered":"Explosion accidentelle d\u2019une grenade rem\u00e9mor\u00e9 40 ans apr\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lorsque Paul Wheeler et Gerry Fostaty se sont r\u00e9unis en juillet<\/strong>, ils ont pleur\u00e9 dans les bras l\u2019un de l\u2019autre. Wheeler, cadet instructeur \u00e2g\u00e9 de 17 ans, et Fostaty, sergent de peloton de 18 ans, s\u2019\u00e9taient vus pour la derni\u00e8re fois en juillet 1974, l\u2019\u00e9t\u00e9 qu\u2019une grenade a explos\u00e9 dans une salle pleine de cadets lors d\u2019une d\u00e9monstration de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 la Base des Forces canadiennes Valcartier.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-3105\" alt=\"Des couronnes sont d\u00e9pos\u00e9es pr\u00e8s d\u2019une roche comm\u00e9morative\u00a0sur laquelle\u00a0une plaque porte les noms des cadets morts lors de l\u2019explosion de 1974. [PHOTO : Sharon Adams]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/grenade1.jpg\" width=\"515\" height=\"343\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/grenade1.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/grenade1-300x199.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Des couronnes sont d\u00e9pos\u00e9es pr\u00e8s d\u2019une roche comm\u00e9morative\u00a0sur laquelle\u00a0une plaque porte les noms des cadets morts lors de l\u2019explosion de 1974. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : Sharon Adams<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Leurs larmes \u00e9taient vers\u00e9es pour leurs compagnons morts ou bless\u00e9s; pour la douleur des survivants support\u00e9e, essentiellement seul, au cours des d\u00e9cennies; et pour leur jeunesse pass\u00e9e.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait un jour de pluie, alors l\u2019expos\u00e9 sur la s\u00e9curit\u00e9 des munitions s\u2019est fait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Des munitions inertes, peintes en bleu pour les distinguer des vraies munitions de couleur verte, avaient \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9es parmi quelque 140 cadets \u00e2g\u00e9s de 14 ou 15 ans.<\/p>\n<p>Il y avait une grenade verte dans la boite, mais tout le monde pr\u00e9sumait qu\u2019il n\u2019y avait pas de danger. Personne ne savait que les grenades bleues de d\u00e9monstration avaient \u00e9t\u00e9 transport\u00e9es avec quelques grenades actives, qu\u2019une grenade active avait \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e dans la boite pour l\u2019expos\u00e9.<\/p>\n<p>Elle a fini entre les mains d\u2019Eric Lloyd, \u00e2g\u00e9 de 14 ans, qui a tir\u00e9 la goupille. Cinq autres cadets et lui ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s, et plus de 50 autres, bless\u00e9s.<\/p>\n<p>En quelques secondes, c\u2019\u00e9tait le pand\u00e9monium. Wheeler et Mark Slater \u00e9taient assis sur des lits superpos\u00e9s au fond. Des dizaines de gar\u00e7ons gri\u00e8vement bless\u00e9s \u00e9taient \u00e9tendus par terre. \u00ab Des gens se pr\u00e9cipitaient dehors en plongeant par les fen\u00eatres et \u00e0 travers les vitres. \u00c0 part nous deux, dans la pi\u00e8ce, il ne restait plus que les bless\u00e9s et les morts. \u00bb<\/p>\n<p>Fostaty et le sergent Charles Gutta sont vite accourus pour donner un coup de main. \u00ab C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s dur, dit Gutta. Il y avait de la chair partout sur les murs, des cadets par terre. \u00bb Les ambulances sont arriv\u00e9es \u00e0 tour de r\u00f4le pour emporter les civi\u00e8res aux h\u00f4pitaux de proximit\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir donn\u00e9 les premiers soins, Fostaty et Wheeler ont d\u00fb identifier les corps. \u00ab On a vraiment pris un coup de vieux ce jour-l\u00e0 \u00bb, dit Fostaty.<\/p>\n<p>Tout cela a \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9 cet \u00e9t\u00e9 quand les cadets se sont revus lors d\u2019une r\u00e9union \u00e0 la base, \u00e0 25 kilom\u00e8tres au nord de Qu\u00e9bec. C\u2019\u00e9tait le 40<sup>e<\/sup> anniversaire, un anniversaire d\u2019importance maintenant que l\u2019ombudsman de la D\u00e9fense nationale et des Forces canadiennes, Gary Walbourne, se penche sur l\u2019incident presque oubli\u00e9.<\/p>\n<p>Mais le traumatisme ne touchait pas encore \u00e0 sa fin. Les cadets qui dormaient au camp ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9s et on les a avertis de ne pas parler \u00e0 qui que ce soit de l\u2019incident, m\u00eame pas \u00e0 leurs parents. Ils ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s un \u00e0 un dans une salle souterraine o\u00f9 les officiers de la force r\u00e9guli\u00e8re qui menaient une enqu\u00eate les ont interrog\u00e9s. Un st\u00e9nographe judiciaire dont le nez et la bouche \u00e9taient couverts par un masque \u00e0 gaz, aurait-on dit, a enregistr\u00e9 les r\u00e9unions. \u00ab C\u2019\u00e9tait intimidant. Ils nous posaient des questions chacun notre tour. Ils esp\u00e9raient vraiment pouvoir bl\u00e2mer les cadets de ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 \u00bb, dit Wheeler. Les gar\u00e7ons n\u2019avaient personne qui puisse les guider ou les renseigner.<\/p>\n<p>\u00ab Ils ont bl\u00e2m\u00e9 les cadets, dit Fostaty. Ils m\u2019ont bl\u00e2m\u00e9. C\u2019\u00e9tait plut\u00f4t un interrogatoire. \u00bb Gutta s\u2019est mis \u00e0 d\u00e9fendre les cadets, \u00e0 d\u00e9crire le contr\u00f4le des fourniments, des fouilles \u00e0 la recherche de contrebande. \u00ab Ils essayaient de bl\u00e2mer les cadets qu\u2019ils accusaient d\u2019avoir apport\u00e9 la grenade au camp de cadets \u00e0 la base \u00bb.<\/p>\n<p>Un d\u00e9fil\u00e9 comm\u00e9moratif a eu lieu une dizaine de jours apr\u00e8s l\u2019explosion, au cours duquel les cadets ont appris le nom des morts : Yves Langlois et Mario Provencher, \u00e2g\u00e9s de 15 ans; Pierre Leroux, Eric Lloyd, Othon Mangos et Michael Voisard, \u00e2g\u00e9s de 14 ans. Quelques jours plus tard, le camp d\u2019\u00e9t\u00e9 a pris fin et les gar\u00e7ons ont \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9s chez eux, dans des villes diff\u00e9rentes, \u00e0 des unit\u00e9s diff\u00e9rentes et \u00e0 des parents \u00e0 qui il leur \u00e9tait interdit de le dire.<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate d\u2019un coroner en 1974 a servi \u00e0 bl\u00e2mer les forces d\u2019un \u00ab climat de n\u00e9gligence et d\u2019imprudence \u00bb. Il a dit que des accusations devraient \u00eatre port\u00e9es contre le capitaine Jean-Claude Giroux, qui \u00e9tait responsable des explosifs \u00e0 la BFC Valcartier, qui a fait l\u2019expos\u00e9 aux cadets et qui lui-m\u00eame fut bless\u00e9. Giroux a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 non coupable par un tribunal civil lors d\u2019un proc\u00e8s en 1977.<\/p>\n<p>Une poign\u00e9e d\u2019instructeurs et d\u2019officiers de cadets qui \u00e9taient r\u00e9servistes \u00e0 l\u2019\u00e9poque ont re\u00e7u une indemnisation et des avantages pour leurs blessures. Mais la grande majorit\u00e9 de ces gar\u00e7ons n\u2019ont m\u00eame pas re\u00e7u des excuses.<\/p>\n<p>Comme ils n\u2019\u00e9taient pas membres des Forces arm\u00e9es canadiennes en service actif ni membres de la fonction publique \u00e0 l\u2019\u00e9poque, les cadets n\u2019\u00e9taient pas couverts par les programmes m\u00e9dicaux, de pension ni d\u2019avantages des Forces arm\u00e9es canadiennes ou des anciens combattants. Les parents avaient plusieurs ann\u00e9es pour demander des indemnit\u00e9s en vertu des r\u00e8glements de l\u2019\u00e9poque, mais il est peu probable qu\u2019ils le savaient, ou qu\u2019ils aient fait le lien entre l\u2019aggravation des difficult\u00e9s de leurs fils et le TSPT qui n\u2019a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre diagnostiqu\u00e9 par l\u2019arm\u00e9e elle-m\u00eame que dans les ann\u00e9es 1980.<\/p>\n<p>\u00ab Chacun supposait simplement que quelqu\u2019un d\u2019autre s\u2019en occuperait, dit Fostaty. Mais il n\u2019y avait personne d\u2019autre. Il n\u2019y a pas eu de counseling, pas de compte rendu. Tout le monde a laiss\u00e9 tomber. \u00bb Apr\u00e8s l\u2019enqu\u00eate du coroner et le proc\u00e8s civil, \u00ab tout le monde a \u00e9t\u00e9 disculp\u00e9, et \u00e7a a juste disparu. \u00bb<\/p>\n<p>Le monde est pass\u00e9 \u00e0 autre chose. On a fait davantage attention \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des cadets. Le cours de s\u00e9curit\u00e9 des explosifs a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 du programme des cadets en 1975. Beaucoup de personnes qui ont entendu parler de l\u2019incident par la suite l\u2019ont r\u00e9pudi\u00e9 comme \u00e9tant un mythe.<\/p>\n<p>Toutefois, c\u2019est la triste r\u00e9alit\u00e9 pour Wheeler et Fostaty dont les r\u00eaves d\u2019une carri\u00e8re militaire n\u2019\u00e9taient plus. \u00ab De bon \u00e9l\u00e8ve que j\u2019\u00e9tais dans tous les sujets, je me suis mis \u00e0 \u00e9chouer mes cours, dit Wheeler. J\u2019ai d\u00e9croch\u00e9. Je ne pouvais pas dormir, je faisais des cauchemars tout le temps \u00e0 cause de ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9, et je me suis \u00e9loign\u00e9 de ma famille. J\u2019ai juste pens\u00e9 que j\u2019\u00e9tais devenu un perdant. \u00bb Wheeler est pass\u00e9 d\u2019une chose \u00e0 l\u2019autre et a fini par devenir instructeur d\u2019arts culinaires en Saskatchewan. Fostaty a renonc\u00e9 \u00e0 son ambition militaire et a commenc\u00e9 une carri\u00e8re de com\u00e9dien. Ils ont tous les deux v\u00e9cu pendant des d\u00e9cennies avec un TSPT non diagnostiqu\u00e9.<\/p>\n<p>Un jour, Fostaty a affich\u00e9 un commentaire au sujet de l\u2019incident sur un site Web, et quelqu\u2019un l\u2019a rapport\u00e9 \u00e0 Gutta. \u00ab L\u2019article \u00e9tait atroce \u00bb, dit Gutta. Il s\u2019est mis \u00e0 la recherche des cadets. \u00ab C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai vraiment eu vent de la trag\u00e9die globale, de sa port\u00e9e, de l\u2019importance qu\u2019elle avait eue. Ces cadets n\u2019ont pas eu d\u2019aide. Aucune aide du tout. \u00bb<\/p>\n<p>En 2008, Gutta avait trouv\u00e9 assez de cadets pour commencer \u00e0 tenir des comm\u00e9morations annuelles au Camp d\u2019\u00e9t\u00e9 de cadets de Valcartier. Il correspond maintenant r\u00e9guli\u00e8rement avec 87 des cadets, dont la plupart, estime-t-il, sont envahis par un TSPT. Il a lui-m\u00eame lutt\u00e9 avec des sympt\u00f4mes pendant des ann\u00e9es avant de recevoir un diagnostic et obtenir de l\u2019aide. Il a exhort\u00e9 plusieurs de ses anciens \u00e9l\u00e8ves \u00e0 se faire examiner relativement \u00e0 un TSPT. Quand les anciens cadets ont commenc\u00e9 \u00e0 communiquer entre eux, certains se sont mis \u00e0 parler d\u2019une enqu\u00eate, d\u2019indemnit\u00e9s pour frais m\u00e9dicaux et d\u2019excuses. Il y en a qui ont commenc\u00e9 \u00e0 parler d\u2019un recours collectif.<\/p>\n<p>Des politiciens de l\u2019opposition sont intervenus en 2013. Le Nouveau Parti D\u00e9mocratique a commenc\u00e9 par presser le ministre de la D\u00e9fense nationale, Rob Nicholson, d\u2019autoriser l\u2019ombudsman militaire \u00e0 mener une enqu\u00eate, et il a lanc\u00e9 une p\u00e9tition \u00e0 l\u2019appui.<\/p>\n<p>Le nombre de signatures de la p\u00e9tition du NPD est mont\u00e9 en fl\u00e8che et, en mai, l\u2019ombudsman a re\u00e7u le feu vert pour enqu\u00eater en se concentrant sur la mani\u00e8re dont les cadets et leurs familles ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s et trait\u00e9s par le minist\u00e8re de la D\u00e9fense nationale et les Forces arm\u00e9es canadiennes. Trois enqu\u00eateurs ont pass\u00e9 des heures \u00e0 interviewer les cadets pendant la fin de semaine de l\u2019anniversaire. Le rapport n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 rendu public \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 nous mettons sous presse.<\/p>\n<p>Gutta souhaite une indemnisation pour les cadets bless\u00e9s. \u00ab Certaines de ces personnes, leurs vies ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites par \u00e7a. Ils arrivent \u00e0 l\u2019\u00e2ge de la retraite, et ils n\u2019ont rien. \u00bb Il aimerait qu\u2019une exception soit faite pour qu\u2019Anciens Combattants Canada puisse prendre soin de ceux qui ont des blessures physiques ou mentales.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, les demandes d\u2019indemnisation seraient examin\u00e9es par la section des r\u00e9clamations et des contentieux des affaires civiles en tenant compte d\u2019un examen des politiques actuelles sur les r\u00e9clamations et les paiements volontaires par le Conseil du Tr\u00e9sor f\u00e9d\u00e9ral. \u00c0 moins, bien s\u00fbr, que l\u2019ombudsman recommande une indemnit\u00e9 sp\u00e9ciale et que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral lui donne son accord.<\/p>\n<p>Il y a quatre ans, un trouble de stress posttraumatique a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9 \u00e0 Wheeler \u00e0 cause de l\u2019explosion. Il se bl\u00e2mait pour la mort d\u2019un des cadets. \u00ab Il avait des blessures au visage et \u00e0 la gorge caus\u00e9es par des \u00e9clats d\u2019obus. J\u2019essayais de garder ses voies respiratoires ouvertes, et il a perdu connaissance. Moi, il m\u2019a sembl\u00e9 qu\u2019il avait succomb\u00e9. J\u2019ai pass\u00e9 les 35 ann\u00e9es suivantes \u00e0 penser qu\u2019il \u00e9tait mort parce que je n\u2019avais pas su l\u2019aider. \u00bb<\/p>\n<p>Ce que Wheeler ne savait pas, c\u2019est que le gar\u00e7on a rendu l\u2019\u00e2me \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, pas dans ses bras. Cette information aurait transform\u00e9 sa vie du tout au tout. \u00ab Ce serait bien, dit Wheeler, si quelqu\u2019un du gouvernement avait dit &#8220;Eh bien, nous sommes d\u00e9sol\u00e9s de ce qui est arriv\u00e9&#8221;. Et cela voudrait dire beaucoup. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque Paul Wheeler et Gerry Fostaty se sont r\u00e9unis en juillet, ils ont pleur\u00e9 dans les bras l\u2019un de l\u2019autre. Wheeler, cadet instructeur \u00e2g\u00e9 de 17 ans, et Fostaty, sergent de peloton de 18 ans, s\u2019\u00e9taient vus pour la derni\u00e8re fois en juillet 1974, l\u2019\u00e9t\u00e9 qu\u2019une grenade a explos\u00e9 dans une salle pleine de cadets lors d\u2019une d\u00e9monstration de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 la Base des Forces canadiennes Valcartier.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3091","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3091","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3091"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3091\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3091"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3091"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3091"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}