{"id":3,"date":"2008-01-08T10:57:48","date_gmt":"2008-01-08T18:57:48","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/index.php\/2008\/01\/08\/faconnes-par-le-sacrifice\/"},"modified":"2008-01-27T22:32:17","modified_gmt":"2008-01-28T03:32:17","slug":"faconnes-par-le-sacrifice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2008\/01\/faconnes-par-le-sacrifice\/","title":{"rendered":"Fa\u00e7onn\u00e9s par le sacrifice"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/2008\/01\/remdayintro1.jpg\" alt=\"remdayintro1.jpg\" class=\"top\" height=\"235\" width=\"630\" \/><\/p>\n<p>Il fait beau, clair et frisquet quand les premi\u00e8res personnes                   arrivent au Monument comm\u00e9moratif de guerre du Canada, plus                   de deux heures d&#8217;avance et souvent avec des couvertures et                   des coussins, pour s&#8217;assurer d&#8217;une place \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie du                   jour du Souvenir. En fin de compte, c&#8217;est une des foules les                   plus nombreuses qu&#8217;il y ait jamais eu, quelque 30 000 personnes,                   autour du monument et sur les flancs de la colline du Parlement.<\/p>\n<p>Certains sont venus comm\u00e9morer les gens qui sont morts ou                   qui ont servi aux guerres pass\u00e9es; d&#8217;autres, pour honorer les                   membres des Forces canadiennes en service; et d&#8217;autres encore,                   pour transmettre le flambeau aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes. \u00ab Ma                   grand-m\u00e8re avait sept ans quand la guerre a commenc\u00e9 \u00bb, dit                   la fillette de six ans Gianna Cox. Ses parents, Matthew et                   Cathie, ont amen\u00e9 Gianna et son fr\u00e8re de quatre ans, Barton,                   aux c\u00e9r\u00e9monies pour renforcer les le\u00e7ons sur l&#8217;importance du                   souvenir qu&#8217;on leur a donn\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9cole et chez eux. \u00ab Leurs                   grands-parents ont surv\u00e9cu \u00e0 la Seconde Guerre mondiale \u00bb dit                   Cathie. \u00ab Ils ont entendu parler du jour du Souvenir \u00e0 l&#8217;\u00e9cole                   et nous nous sommes dit que ce serait une bonne id\u00e9e qu&#8217;ils                   viennent voir de leurs propres yeux. \u00bb<\/p>\n<p>Honorer ceux qui se battent aujourd&#8217;hui \u00ab est tout aussi important                   que de se souvenir des hommes et des femmes qui ont donn\u00e9 leur                   vie autrefois \u00bb, dit Tootie Gripich de Cranbrook (C.-B.), qui                   pour venir voir sa fille a choisi une date lui donnant aussi                   l&#8217;occasion d&#8217;assister \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie nationale du jour du Souvenir. \u00ab Je                   suis all\u00e9e \u00e0 des m\u00e9moriaux partout dans le monde et j&#8217;ai visit\u00e9 la                   tombe de mon grand-p\u00e8re en Belgique. Je me suis dit que ce                   serait bien de venir ici aujourd&#8217;hui. \u00bb<\/p>\n<p>Ben Wright a parcouru 1 900 kilom\u00e8tres, depuis Atlanta (G\u00e9orgie),                   o\u00f9 il travaille pour les Thrashers d&#8217;Atlanta, une \u00e9quipe de                   hockey de la LNH, afin de voir son fr\u00e8re, l&#8217;agent de la GRC                   Matthew Wright, qui \u00e9tait sentinelle durant les c\u00e9r\u00e9monies. \u00ab Mon                   fr\u00e8re a servi dans les Forces canadiennes pendant 12 ans; c&#8217;\u00e9tait                   un des Casques bleus de l&#8217;OTAN en Bosnie. Je suis venu lui                   pr\u00e9senter mes respects pour son travail. \u00bb<\/p>\n<p>L&#8217;agent de police Wright de Wolfville (N.-\u00c9.), \u00e2g\u00e9 de 35 ans,                   a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 \u00e0 Chilliwack (C.-B.). Ben voulait aussi honorer                   les gars qu&#8217;il a connus quand il \u00e9tait conseiller de camp en                   Ile-du-Prince-\u00c9douard : des jeunes hommes qui ces jours-ci                   reviennent de l&#8217;Afghanistan o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 en service. \u00ab Le                   Canada a une r\u00e9putation mondiale de leader \u00e0 propos de la diplomatie,                   du maintien de la paix et de la bienveillance \u00bb, dit-il. \u00ab Et                   lorsque ces choses-l\u00e0 ne fonctionnent pas, il faut faire tout                   ce qu&#8217;on peut pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes afin que nos mainteneurs                   de la paix et nos diplomates puissent reprendre leur travail.                   Malheureusement, il y a des fois o\u00f9 il faut utiliser la force                   pour apporter la paix. \u00bb<\/p>\n<p>Le maitre de c\u00e9r\u00e9monie et directeur du Bureau d&#8217;entraide de                   la L\u00e9gion royale canadienne Pierre Allard remarquait, \u00e0 l&#8217;occasion                   de son discours d&#8217;accueil, que des Canadiens de tous les coins                   du pays se sont assembl\u00e9s aux c\u00e9notaphes et m\u00e9moriaux pour                   pr\u00e9senter leurs respects aux braves hommes et femmes qui ont                   donn\u00e9 leur vie \u00e0 la guerre et lors d&#8217;op\u00e9rations militaires. \u00ab Nous                   nous souvenons solennellement de ceux qui, depuis les tout                   premiers jours de notre histoire jusqu&#8217;au service actuel de                   nos troupes en Afghanistan et ailleurs dans le monde, ont fait                   le sacrifice ultime pour notre pays. \u00bb<\/p>\n<p>Et le prix a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9; plus de 118 000 soldats, aviateurs                   et marins militaires et marchands ont donn\u00e9 leur vie pour le                   Canada en temps de guerre et en temps de paix.<\/p>\n<p>Ces th\u00e8mes, le service et le sacrifice, ont \u00e9t\u00e9 repris par                   la suite lors d&#8217;une pri\u00e8re du brigadier-g\u00e9n\u00e9ral et aum\u00f4nier                   g\u00e9n\u00e9ral des Forces canadiennes Stanley Johnstone. Il remarquait                   que le Canada a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 par les sacrifices qui ont eu lieu                   aux batailles comme celles de la cr\u00eate de Vimy, de Dieppe et                   de la Normandie. \u00ab Que le souvenir de ceux qui nous ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 ne                   s&#8217;estompe jamais \u00bb, dit-il. Il dit aussi que des sacrifices                   sont encore n\u00e9cessaires pour pr\u00e9server la paix et prot\u00e9ger                   notre mode de vie. \u00ab Nous payons notre propre dette pour l&#8217;avenir                   de nos enfants gr\u00e2ce \u00e0 la bravoure et \u00e0 la d\u00e9termination qui                   conviennent \u00e0 ce devoir. Mais jamais avec exaltation. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Nous aimons et v\u00e9n\u00e9rons nos anciens combattants \u00bb et nous \u00ab languissons                   apr\u00e8s nos troupes. Nous aimons nos troupes \u00bb, dit le rabbin                   Reuven Bulka qui est aum\u00f4nier honoraire de la Direction nationale                   de la L\u00e9gion royale canadienne. \u00ab Disons le ensemble : nous                   aimons nos troupes. \u00bb L&#8217;invitation fut accept\u00e9e par les milliers                   de gens et les applaudissements parcouraient la foule pendant                   que le rabbin continuait de parler. \u00ab Nous aimons nos troupes                   pour leur d\u00e9sint\u00e9ressement; nous aimons nos troupes pour leur                   bravoure; nous aimons nos troupes pour leur dignit\u00e9 au combat. \u00bb Il                   en va de notre responsabilit\u00e9, en tant que membres d&#8217;un \u00ab partenariat                   sacr\u00e9 \u00bb, de donner un sens \u00e0 la libert\u00e9 que nos anciens combattants                   ont remport\u00e9 pour nous et que nos troupes maintiennent pour                   nous, en cr\u00e9ant une soci\u00e9t\u00e9 inclusive imbue de respect. \u00ab C&#8217;est                   comme \u00e7a qu&#8217;on fait au Canada \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>La c\u00e9r\u00e9monie \u00e9tait sombre et digne, bien que le soleil apport\u00e2t                   une atmosph\u00e8re plus p\u00e9tillante que celle qu&#8217;il y a eu ces derni\u00e8res                   ann\u00e9es, quand les gens devaient braver la pluie, la neige et                   les temp\u00e9ratures glaciales. Les cornemuses et tambours ont                   annonc\u00e9 l&#8217;arriv\u00e9e de vagues d&#8217;anciens combattants, de membres                   des Forces canadiennes, de cadets et d&#8217;agents de la GRC&#8211;des                   centaines d&#8217;hommes et de femmes, jeunes et vieux, de gens robustes                   et de gens en fauteuil roulant ou s&#8217;appuyant sur une canne :                   un hommage aux Canadiens qui sont morts au service de la patrie                   et \u00e0 ceux qui, aujourd&#8217;hui, s&#8217;engagent \u00e0 risquer leur vie pour                   prot\u00e9ger les id\u00e9aux canadiens.<\/p>\n<p>La foule se fit muette \u00e0 la vue des cinq sentinelles de c\u00e9r\u00e9monie                   d\u00e9filant devant le Monument comm\u00e9moratif de guerre du Canada                   o\u00f9 elles commenc\u00e8rent leur vigile, les mains sur l&#8217;arme renvers\u00e9e                   et la t\u00eate baiss\u00e9e, une position r\u00e9v\u00e9rencieuse qu&#8217;elles ont                   maintenu durant toute la c\u00e9r\u00e9monie. Le silence se poursuivit \u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e                   de la gouverneure g\u00e9n\u00e9rale Micha\u00eblle Jean, de son \u00e9poux Jean-Daniel                   Lafond et de leur fille Marie-\u00c9den, et il continua aussi pendant                   qu&#8217;on pr\u00e9sentait le reste du groupe vice-royal. Le Premier                   ministre Stephen Harper, son \u00e9pouse Laureen et leurs enfants                   Ben et Rachel, ainsi que la m\u00e8re de la Croix d&#8217;argent de 2007,                   Wilhelmina Beerenfenger-Koehler d&#8217;Embrun (Ont.), dont le fils,                   le caporal Robbie Beerenfenger a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 en Afghanistan en                   2003, accompagnaient la Gouverneure g\u00e9n\u00e9rale. Le g\u00e9n\u00e9ral et                   chef d&#8217;\u00e9tat-major de la d\u00e9fense Rick Hillier, le pr\u00e9sident                   de la Chambre Peter Milliken et le ministre d&#8217;Anciens combattants                   Greg Thompson \u00e9taient \u00e9galement pr\u00e9sents.<\/p>\n<p>Sur le tapis rouge se trouvaient aussi les repr\u00e9sentants de                   la jeunesse canadienne, les gagnants s\u00e9niors des concours litt\u00e9raires                   et d&#8217;affiches de la L\u00e9gion, Hee Ra Kim, 17 ans, de Surrey (C.-B.),                   Corley Farough, 17 ans, de Taber (Alb.), James Welke, 18 ans,                   de Pincher Creek (Alb.), Natalie Lloyd, 16 ans, de Guelph (Ont.),                   et les trois meilleurs cadets du pays, la premi\u00e8re maitresse                   de 1re classe de la marine Courtney Davies, 18 ans de Regina,                   adjudant-chef de l&#8217;arm\u00e9e Katie McKenna, 18 ans, de Charlottetown                   et l&#8217;adjudante de 1re classe de l&#8217;aviation Lisa Davidson, 18                   ans, d&#8217;Ancaster (Ont.), qui ont remis des couronnes au groupe                   vice-royal.<\/p>\n<p>L&#8217;Ottawa Children&#8217;s Choir, en costume rouge vif qui ressortait                   clairement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des anciens combattants et des soldats, a                   chant\u00e9 l&#8217;O Canada. L&#8217;hymne national fut suivi par la derni\u00e8re                   sonnerie et, lorsque les derni\u00e8res notes se dissipaient, les                   membres du 30e R\u00e9giment d&#8217;artillerie de campagne faisaient                   d\u00e9tonner leur premier canon, d\u00e9butant ainsi les deux minutes                   de silence. L&#8217;horloge de la Tour de la Paix sonna 11 fois,                   en l&#8217;honneur des sacrifices faits par les Canadiens de toutes                   les agglom\u00e9rations des 10 provinces et territoires.<\/p>\n<p>Ensuite, la foule s&#8217;est fait rappeler les voies du souvenir                   par le deuxi\u00e8me coup de canon, lequel fit trembler les fen\u00eatres                   autour de la place et le long des rues. Le pr\u00e9sident national                   Jack Frost lut l&#8217;Acte du Souvenir.<\/p>\n<p>Le grand pr\u00e9sident honoraire de la L\u00e9gion Charles Belzile                   lut ensuite l&#8217;acte en fran\u00e7ais : \u00ab Ils ne vieilliront pas comme                   nous, qui leur avons surv\u00e9cu. Ils ne connaitront jamais l&#8217;outrage                   ni le poids des ann\u00e9es. Quand viendra l&#8217;heure du cr\u00e9puscule                   et celle de l&#8217;aurore, nous nous souviendrons d&#8217;eux. \u00bb<\/p>\n<p>Quand la gouverneure g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9posait une couronne de la                   part des gens du Canada \u00e0 la Tombe du Soldat inconnu, la chorale                   se mit \u00e0 chanter Au Champ d&#8217;honneur.<\/p>\n<p>La m\u00e8re de la Croix d&#8217;argent d\u00e9posa une couronne de la part                   de toutes les femmes canadiennes qui ont perdu un fils ou une                   fille en service militaire ou \u00e0 la marine marchande. Des douzaines                   de couronnes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es par des diplomates et par des                   repr\u00e9sentants d&#8217;organisations d&#8217;anciens combattants, militaires                   et de bienveillance, apr\u00e8s que le reste du groupe vice-royal                   eut d\u00e9pos\u00e9 les siennes.<\/p>\n<p>Ensuite, les rangs d&#8217;anciens combattants, de soldats, de cadets                   et d&#8217;autres gens ont d\u00e9fil\u00e9 devant le groupe vice-royal vers                   les rues avoisinantes o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 re\u00e7us \u00e0 grands renforts                   de cris d&#8217;encouragement et d&#8217;applaudissements. Les dignitaires                   ont d\u00e9fil\u00e9 apr\u00e8s eux et puis ensuite, vers midi, le monument \u00e9tait                   laiss\u00e9 au grand public qui s&#8217;avan\u00e7a par milliers pour s&#8217;y faire                   photographier, ou pour d\u00e9poser ses propres couronnes, coquelicots                   ou souvenirs sur la Tombe du Soldat inconnu.<\/p>\n<p>Natalie Lloyd, gagnante s\u00e9nior du concours d&#8217;affiches noir                   et blanc de la L\u00e9gion, dit que ses deux grands-p\u00e8res ont servi \u00e0 la                   Seconde Guerre mondiale. \u00ab Ils ne voulaient jamais nous parler                   des horreurs de la guerre, mais pour ce qui est de l&#8217;importance                   de comm\u00e9morer ce que les soldats ont fait, si. \u00bb \u00c0 l&#8217;arri\u00e8re-plan                   de son affiche, un soldat bless\u00e9 est soutenu par un sergent;                   au premier plan, un ancien combattant a une main sur la pierre                   tombale du sergent quand il raconte son histoire \u00e0 un petit-enfant.                   Il n&#8217;y a pas assez de Canadiens qui ont entendu le message,                   dit-elle. \u00ab Je ne pense pas que beaucoup de gens r\u00e9alisent                   que c&#8217;est une vraie guerre o\u00f9 nous sommes actuellement et qu&#8217;il                   y a des gens en Afghanistan qui meurent pour que nous puissions                   rester libres. \u00bb<\/p>\n<p>Aux yeux de certains jeunes, \u00ab le 11 novembre est une obligation \u00bb,                   dit James Welke dans sa composition. \u00ab \u00c7a semble lointain;                   bien peu d&#8217;entre nous sont affect\u00e9s directement. \u00bb Dans sa                   composition, il \u00e9crivait que \u00ab le droit d&#8217;exprimer nos opinions                   et de promouvoir nos valeurs personnelles a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9 \u00e0 un                   prix tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>Personne ne le sait mieux que Beerenfenger-Koehler qui a appris                   la mort de son unique enfant, le caporal Robbie Beerenfenger, \u00e2g\u00e9 de                   29 ans, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p>Le caporal Beerenfenger et le sergent Robert Short, \u00e2g\u00e9 de                   42 ans, ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s pr\u00e8s de Kaboul, en Afghanistan, le 2 octobre                   2003, quand la jeep dans laquelle ils \u00e9taient a roul\u00e9 sur une                   mine, \u00e0 moins que ce fut un obus, enterr\u00e9 sous la voie. \u00ab On                   me l&#8217;a appris un peu apr\u00e8s 9 h \u00bb, dit la veuve de Beerenfenger,                   Tina. \u00ab Les enfants sont revenus de l&#8217;\u00e9cole \u00e0 9 h 30, et la                   nouvelle a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e avant 10 h \u00bb.<\/p>\n<p>Beerenfenger-Koehler n&#8217;\u00e9tait pas \u00e0 son bureau ce jour-l\u00e0;                   elle assistait \u00e0 un cours. \u00ab J&#8217;ai entendu deux personnes parler,                   qui disaient que deux soldats avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s. Je leur ai                   demand\u00e9 s&#8217;ils savaient qui et ils m&#8217;ont r\u00e9pondu que non. Alors                   j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 inqui\u00e8te toute la matin\u00e9e. \u00bb Le groupe apprit qu&#8217;il                   y aurait une grande conf\u00e9rence de presse \u00e0 propos des morts \u00e0 12                   h 30, alors il a allum\u00e9 un t\u00e9l\u00e9viseur. Sans avertissement,                   elle entendit que son fils \u00e9tait un des deux morts.<\/p>\n<p>Elle pleure quand elle apprend la mort d&#8217;autres soldats. \u00ab Je                   croyais que ce serait fini pour moi, vu que je n&#8217;ai plus besoin                   de m&#8217;inqui\u00e9ter, que je n&#8217;ai plus besoin de ressentir \u00e7a. Mais                   je pleure pour les autres m\u00e8res parce que je sais ce qu&#8217;elles                   ressentent. \u00bb<\/p>\n<p>Pendant longtemps, dit-elle, quand les Canadiens pensaient \u00e0 la                   guerre, ils pensaient \u00e0 \u00ab quelque chose qu&#8217;on \u00e9tudie, pas \u00e0 quelque                   chose qu&#8217;on vit \u00bb. Son fils l&#8217;a v\u00e9cue, lui. \u00ab Il voyait \u00e7a                   comme une aventure et il voulait faire son devoir, dit-elle.                   Il \u00e9tait fier d&#8217;\u00eatre soldat et fier d&#8217;\u00eatre Canadien. \u00bb Quant \u00e0 elle,                   elle dit qu&#8217;elle est \u00ab honor\u00e9e et fi\u00e8re. Je suis fi\u00e8re pour                   les m\u00e8res des autres fils. (Les soldats canadiens) font de                   bonnes choses l\u00e0-bas. \u00bb<\/p>\n<p>Ses deux petits-enfants les plus vieux, Matt, \u00e2g\u00e9 de 14 ans                   et Kristopher, \u00e2g\u00e9 de 10 ans, veulent suivre les traces de                   leur p\u00e8re. C&#8217;est important pour eux et pour leur petite soeur                   Madison, qui \u00e9tait b\u00e9b\u00e9 quand leur p\u00e8re est mort, de savoir                   que Robbie Beerenfenger \u00e9tait \u00ab un homme bon, un bon p\u00e8re,                   un bon ami \u00bb.<\/p>\n<p>Beerenfenger-Koehler a fait preuve des m\u00eames gr\u00e2ce et dignit\u00e9 lors                   du d\u00e9p\u00f4t de couronne le jour du Souvenir que la veille, lors                   des visites aux \u00e9difices du Parlement et au Mus\u00e9e de la guerre                   du Canada, d&#8217;une r\u00e9p\u00e9tition de d\u00e9p\u00f4t de couronnes et d&#8217;un diner                   en l&#8217;honneur de Beerenfenger-Koehler, des gagnants des concours                   litt\u00e9raires et d&#8217;affiches et des cadets exceptionnels organis\u00e9s                   par la L\u00e9gion.<\/p>\n<p>Dans la Chapelle du Souvenir des \u00e9difices du Parlement, Wilhelmina                   et Tina observaient quelqu&#8217;un tourner la page du septi\u00e8me Livre                   du Souvenir o\u00f9 le nom du caporal Beerenfenger a \u00e9t\u00e9 inscrit.                   Les deux femmes qui portaient son deuil se sont embrass\u00e9es                   en pleurant et puis, quand elles ont retrouv\u00e9 leur calme, elles                   sont retourn\u00e9es \u00e0 leur devoir officiel.<\/p>\n<p>Quant aux jeunes cadets du groupe, ils se pr\u00e9parent \u00e0 servir                   leur pays. Davidson d\u00e9sire aller au Coll\u00e8ge militaire royal \u00e0 Kingston                   (Ont.) pour y devenir pilote; Davies esp\u00e8re devenir agent de                   la GRC; McKenna aimerait aller au CMR et elle s&#8217;int\u00e9resse aussi \u00e0 une                   carri\u00e8re dans le Cadre des instructeurs de cadets dont les                   membres entrainent pr\u00e8s de 56 000 cadets de la marine, de l&#8217;arm\u00e9e                   et de l&#8217;air aux plus de 1 000 pelotons et escadrons du pays.                   C&#8217;est \u00e0 McKenna qu&#8217;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e la bourse, d&#8217;un montant de                   500 $, de l&#8217;Order of Saint Joachim. Il s&#8217;agit d&#8217;une bourse                   qui est remise \u00e0 un des cadets exceptionnels de l&#8217;ann\u00e9e et                   qui alterne, chaque ann\u00e9e, entre les ligues de cadets de la                   marine, de l&#8217;arm\u00e9e et de l&#8217;air.<\/p>\n<p>Les r\u00e9alisations des sept jeunes gens ont \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9es au                   diner qui avait lieu \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel Fairmont Ch\u00e2teau Laurier, o\u00f9 l&#8217;h\u00f4te,                   le pr\u00e9sident national Jack Frost, a f\u00e9licit\u00e9 les cadets et                   les gagnants des concours litt\u00e9raires et d&#8217;affiches de la L\u00e9gion                   de leurs r\u00e9alisations. \u00ab Quand je vous vois, ce sont les leaders                   de demain que je vois \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Les parents aussi ont \u00e9t\u00e9 f\u00e9licit\u00e9s. Derri\u00e8re chaque jeune                   postulant, il y a quelqu&#8217;un qui guide, et qui des fois pousse,                   dit Frost. \u00ab \u00c0 ces parents [&#8230;] je vous f\u00e9licite parce que vous                   avez fait un travail exceptionnel. \u00bb Le secr\u00e9taire national                   Duane Daly aussi avait des remarques affables \u00e0 faire. \u00ab Ces                   jeunes gens n&#8217;auraient pas pu accomplir ce qu&#8217;ils ont accompli                   sans l&#8217;inspiration de leurs parents \u00bb, dit-il, qui encouragent                   les valeurs telles que l&#8217;honneur, le souvenir et la r\u00e9v\u00e9rence                   concernant le patrimoine.<\/p>\n<p>Lors de son discours du jour du Souvenir, le Premier ministre                   Stephen Harper dit que le 11 novembre est un jour de deuil. \u00ab C&#8217;est                   aussi l&#8217;occasion de c\u00e9l\u00e9brer les fi\u00e8res traditions militaires                   de notre grand pays. Le Canada a toujours r\u00e9pondu aux appels                   lanc\u00e9s pour d\u00e9fendre la libert\u00e9, la d\u00e9mocratie, les droits                   de la personne et la primaut\u00e9 du droit.<\/p>\n<p>\u00ab Je parle certainement au nom de l&#8217;ensemble des Canadiennes                   et des Canadiens en exprimant notre appui sans r\u00e9serve et notre                   profonde gratitude \u00e0 tous nos soldats et \u00e0 leur famille. Nous                   portons l&#8217;oriflamme. Les h\u00e9ros canadiens morts au champ d&#8217;honneur                   dans les Flandres peuvent reposer en paix sous les coquelicots. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il fait beau, clair et frisquet quand les premi\u00e8res personnes arrivent au Monument comm\u00e9moratif de guerre du Canada, plus de deux heures d&#8217;avance et souvent avec des couvertures et des coussins, pour s&#8217;assurer d&#8217;une place \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie du jour du Souvenir. 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