{"id":292,"date":"2009-12-31T11:24:30","date_gmt":"2009-12-31T15:24:30","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=292"},"modified":"2009-12-15T12:05:53","modified_gmt":"2009-12-15T16:05:53","slug":"les-petites-corvettes-combatives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2009\/12\/les-petites-corvettes-combatives\/","title":{"rendered":"Les petites corvettes combatives"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:630px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"top\" title=\"Corvettes leave Halifax, April 1941. [PHOTO: LIBRARY AND ARCHIVES CANADA\u2014PA105334]\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/12\/CorvettesIntro.jpg\" alt=\"Des corvettes quittant Halifax en avril 1941. [PHOTO : BIBLIOTH\u00c8QUE ET ARCHIVES CANADA \u2014 PA105334]\" width=\"630\" height=\"236\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Des corvettes quittant Halifax en avril 1941. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO: LIBRARY AND ARCHIVES CANADA\u2014PA105334<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Partir \u00e0 l\u2019aventure et servir ton pays, c\u2019est la baraka assur\u00e9e, hein?\u00a0\u00bb dit mon \u00e9pouse en examinant la photo d\u2019un marin de 17 ans avant de la placer sur le num\u00e9riseur. \u00ab\u00a0Ouah!\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une remarquable histoire de la Seconde Guerre mondiale. La Marine royale du Canada n\u2019avait que 13 navires en 1939, quand la guerre a \u00e9clat\u00e9, et le nombre a augment\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 332, devenant ainsi la troisi\u00e8me marine alli\u00e9e de la guerre. Morley Barnes, de Georgetown (Ont.), \u00e9tait comme la plupart des jeunes gens qui se sont engag\u00e9s volontairement et qui ont accru le nombre de marins \u00e0 temps plein de 1\u00a0800 \u00e0 100\u00a0000. La plupart ont pris la mer et ils ont presque tous \u00e9t\u00e9 employ\u00e9s \u00e0 bord des corvettes.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res, profil\u00e9es d\u2019apr\u00e8s les baleiniers pour servir de garde-c\u00f4tes dans la Marine royale, avaient \u00e9t\u00e9 choisies par la MRC parce qu\u2019elles \u00e9taient simples et qu\u2019on pouvait les construire \u00e0 bon prix dans les chantiers navals canadiens qui n\u2019avaient aucune exp\u00e9rience de la construction navale. Cependant, les premi\u00e8res corvettes ont vite \u00e9t\u00e9 r\u00e9quisitionn\u00e9es pour servir d\u2019escorteurs\u00a0: un r\u00f4le d\u2019importance capitale qui \u00e9tait de prot\u00e9ger des convois marchands transportant approvisionnements militaires et nourriture au Royaume-Uni. C\u2019\u00e9tait le temps o\u00f9 l\u2019Allemagne occupait l\u2019Europe de l\u2019Ouest et se servait de petites flottes de sous-marins pour garrotter le Royaume-Uni.<\/p>\n<p>Le Canada a mouill\u00e9 123 corvettes pendant la Seconde Guerre mondiale, 111 de la classe d\u2019origine, la Flower con\u00e7ue au Royaume-Uni, et 12 plus grandes, de la classe Castle. Les chantiers navals canadiens des Grands Lacs, du Saint-Laurent et des c\u00f4tes est et ouest en ont construit 107 en tout. Les am\u00e9liorations conceptuelles et les progr\u00e8s technologiques ont \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9s peu \u00e0 peu. Les 16 autres corvettes ont \u00e9t\u00e9 construites au Royaume-Uni.<\/p>\n<p>La plus grande partie des Flower d\u00e9pla\u00e7aient 950 tonnes et mesuraient 205 pieds de longueur et 33 pieds de largeur. Les versions suivantes d\u00e9pla\u00e7aient 970 ou 1\u00a0015 tonnes et mesuraient 208 pieds de longueur. Les Castle d\u00e9pla\u00e7aient 1\u00a0060 tonnes et mesuraient 252 pieds de longueur et 37 pieds de largeur. Malheureusement, leur vitesse ne d\u00e9passait pas les 16 n\u0153uds. Les grenades sous-marines en \u00e9taient l\u2019arme principale, mais \u00e0 part cela elles n\u2019\u00e9taient que l\u00e9g\u00e8rement arm\u00e9es.<\/p>\n<p>Les corvettes \u00e9taient les navires cardinaux du Canada de bien des fa\u00e7ons\u00a0: leur nombre \u00e9tait le plus \u00e9lev\u00e9, ainsi que l\u2019\u00e9taient le nombre de membres d\u2019\u00e9quipage et celui des relations avec les collectivit\u00e9s, et 113 d\u2019entre elles avaient \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9es en l\u2019honneur d\u2019agglom\u00e9rations des neuf provinces. Les 10 autres, qui avaient \u00e9t\u00e9 construi\u00adtes pour la MR et int\u00e9gr\u00e9es par la suite dans la MRC, ont gard\u00e9 leur nom de fleur originaire.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" style=\"vertical-align: middle;\" title=\"\"Les embruns oc\u00e9aniques glac\u00e9s s'accrochent au NCSM Wetaskiwin, en d\u00e9cembre 1942. [PHOTO: J.D. MAHONEY, LIBRARY AND ARCHIVES CANADA\u2014PA116836]\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/12\/CorvettesInset.jpg\" alt=\"Les embruns oc\u00e9aniques glac\u00e9s s\u2019accrochent au NCSM Wetaskiwin, en d\u00e9cembre 1942. [PHOTO : J.D. MAHONEY, BIBLIOTH\u00c8QUE ET ARCHIVES CANADA \u2014 PA116836]\" width=\"515\" height=\"411\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les embruns oc\u00e9aniques glac\u00e9s s\u2019accrochent au NCSM Wetaskiwin, en d\u00e9cembre 1942. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO: J.D. MAHONEY, LIBRARY AND ARCHIVES CANADA\u2014PA116836<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>L\u2019Atlantique Nord \u00e9tait le th\u00e9\u00e2tre principal des activit\u00e9s navales cana-diennes, bien entendu, et la navette \u00ab\u00a0Newfie-Derry\u00a0\u00bb entre St. John\u2019s (T.-N.) et Londonderry (Irlande du Nord), la principale ligne des convois. Les pertes en b\u00e2timents marchands \u00e9taient nombreuses en Atlantique Nord, surtout au d\u00e9but de la guerre, quand les marins \u00e9taient novices et mal form\u00e9s, et quand les escortes \u00e9taient assembl\u00e9es en groupes sans avoir dispos\u00e9 d\u2019une formation ad\u00e9quate. Les corvettes ont aussi servi dans bien d\u2019autres th\u00e9\u00e2tres, dont ceux de la Manche, du golfe du Saint-Laurent, de la M\u00e9diterran\u00e9e, des Cara\u00efbes et de la c\u00f4te Ouest.<\/p>\n<p>Elles prot\u00e9geaient les convois et chassaient les U-boots quand elles en avaient l\u2019occasion. En fait, 17 des 33 U-boot d\u00e9truits par la MRC ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9s \u00e0 l\u2019actif de 20 d\u2019entre elles. Par contre, sur les 24 navires de combat canadiens qui ont \u00e9t\u00e9 coul\u00e9s, 10 \u00e9taient des corvettes: sept furent torpill\u00e9es et un avion, une collision et une mine firent sombrer les trois autres. Les pertes selon les th\u00e9\u00e2tres, furent les suivantes\u00a0: Atlantique, 3 \u2014 Levis, Windflower et Spikenard; Manche, 3 \u2014 Regina, Alberni et Trentonian; golfe du Saint-Laurent, 2 \u2014 Charlottetown et Shawinigan; M\u00e9diterran\u00e9e, 2 \u2014 Louisburg et Weyburn.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipage est l\u2019\u00e2me de tout navire. \u00ab\u00a0Les matelots des \u00e9quipages \u00e9taient surtout de jeunes r\u00e9servistes; quelques postes cl\u00e9s seulement \u00e9tant occup\u00e9s par le personnel r\u00e9gulier ou rappel\u00e9\u00a0\u00bb, dit Arnold Trask de Digby (N.-\u00c9.), qui a servi \u00e0 bord des corvettes Prescott et Brantford. \u00ab\u00a0Le service en mer \u00e9tait mo\u00adno\u00adtone et d\u00e9bilitant, soit parce qu\u2019il fallait constamment maintenir sa vigilance devant les dangers que sont la mer et l\u2019ennemi, soit \u00e0 cause du froid en Atlantique Nord. Quand il fallait combattre, l\u2019action pouvait \u00eatre longue et brutale, et se terminer par l\u2019engloutissement de cargos ou de navires de combat.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Burnie Forbes de Smiths Falls (Ont.) s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 18 ans. C\u2019est en d\u00e9cembre 1941 qu\u2019il a vu une corvette pour la premi\u00e8re fois, pendant qu\u2019il servait \u00e0 bord du destroyer Saguenay en direction de l\u2019Islande\u00a0: \u00ab\u00a0La mer \u00e9tait plus agit\u00e9e que je ne l\u2019avais jamais vue, au point o\u00f9 le convoi s\u2019en \u00e9tait dispers\u00e9. Dans les ponts inf\u00e9rieurs, on barbotait dans deux pieds d\u2019eau. \u00c0 bord du destroyer, nous avions peur que les petites corvettes n\u2019arrivent pas au port. On a \u00e9t\u00e9 abasourdis en arrivant au port de St. John\u2019s, quand on les a vues toutes bien amarr\u00e9es le long de la jet\u00e9e, et elles \u00e9taient l\u00e0 depuis trois jours.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pendant l\u2019hiver, on passait beaucoup de temps \u00e0 casser la glace et \u00e0 la jeter par-dessus bord, se souvient le chauffeur de Kincardine, Barnes. \u00ab\u00a0On \u00e9tait oblig\u00e9 de faire \u00e7a. [\u2026] Les vagues \u00e9taient si hautes qu\u2019on n\u2019en voyait pas la cr\u00eate quand on \u00e9tait dans le creux. La corvette grimpait la vague, puis, quand on passait la cr\u00eate, l\u2019\u00e9trave d\u00e9gringolait de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. \u00c7a faisait trembler tout le bateau. On le sentait \u00e0 travers nos bottes. Un destroyer, c\u2019est pratiquement une ligne droite. Il passe \u00e0 travers les vagues, il ne monte pas par-dessus.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a rien comme le roulis et le tangage d\u2019une grosse mer pour donner une sensation d\u2019apesanteur; se faire soulever et puis retomber, pour finir par flotter\u00a0\u00bb, dit Doug May, un t\u00e9l\u00e9graphiste de Kincardine membre de la filiale Chilliwack (C.-B.) depuis 64 ans.<\/p>\n<p>Le chauffeur William Anderson de Niagara Falls (Ont.), qui a servi \u00e0 Collingwood et \u00e0 Orangeville, r\u00e9sume son exp\u00e9rience ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0Les corvettes \u00e9taient les meilleurs de tous les b\u00e2timents des mers. On disait qu\u2019elles rouleraient sur l\u2019herbe mouill\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Trask remarque que le manque de longueur et le faible tirant d\u2019eau de la corvette en faisaient un bateau inconfortable, m\u00eame apr\u00e8s les modifications. \u00ab\u00a0On \u00e9tait \u00e9puis\u00e9s au bout d\u2019une quinzaine pass\u00e9e \u00e0 tanguer et \u00e0 rouler sur l\u2019Atlantique Nord en escortant un convoi. On dormait entass\u00e9s, dans une atmosph\u00e8re renferm\u00e9e et souvent tout mouill\u00e9s. Le pont de postes d\u2019\u00e9quipage \u00e9tait aussi tout enfum\u00e9, car presque tout le monde \u00e9tait fumeur, alors le seul air frais qu\u2019on avait, c\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019air libre, quand on \u00e9tait de quart.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait pas le confort quand on allait aux latrines en mer, se rappelle Forbes. Quand le bateau roulait, on risquait de se faire tremper par une r\u00e9action ind\u00e9sirable que les clapets ne pouvaient pas arr\u00eater. C\u2019est peut-\u00eatre pour \u00e7a que ma corvette, la Wetaskiwin, a \u00e9t\u00e9 surnomm\u00e9e Wet Ass Queen (reine au cul mouill\u00e9).\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Barnes ne m\u00e2che pas ses mots\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 bord d\u2019une corvette, tout ce qui \u00e9tait cassable \u00e9tait cass\u00e9 au bout de trois jours. \u00c0 bord d\u2019une corvette, travailler, se d\u00e9lasser, dormir\u2026 tout \u00e9tait p\u00e9nible, bruyant et sale. L\u2019odeur du bateau, et celle des hommes aussi, \u00e9taient vraiment d\u00e9goutantes. Il n\u2019y avait pas moyen de laver ses v\u00eatements ni de se doucher. Il n\u2019y avait vraiment pas beaucoup d\u2019eau fraiche. Les hamacs \u00e9taient arrim\u00e9s (fix\u00e9s solidement) pendant la journ\u00e9e. Et puis, la nuit, on les d\u00e9liait et, j\u2019en jurerais, il y avait comme un nuage bleu qui s\u2019en exhalait. Les chauffeurs n\u2019enlevaient pas leurs v\u00eatements pour dormir; ils n\u2019enlevaient que leurs bottes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ernie Pain de Cornwall (Ont.), un homme de 87 ans qui a servi \u00e0 bord du Louisburg autrefois, donne son assentiment\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 bord d\u2019une corvette, c\u2019est pas \u00e0 bord d\u2019un paquebot de croisi\u00e8re. Les hamacs sont pendus dans tous les coins du pont de postes d\u2019\u00e9quipage. Les couvertures d\u00e9passent. Les pieds et les jambes pendent au-dessus de la table o\u00f9 l\u2019on mange. C\u2019\u00e9tait pratiquement impossible de se laver en mer parce que l\u2019eau potable devait \u00eatre faite \u00e0 partir d\u2019eau de mer, et qu\u2019elle ne coulait qu\u2019une demi-heure par jour.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En fait, les hamacs \u00e9taient pris\u00e9s. \u00ab\u00a0\u00c0 bord d\u2019un petit navire, on ne peut dormir que dans un hamac, dit Art Chinery qui a servi \u00e0 Orangeville. C\u2019est comme dans une coquille.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La nourriture; l\u00e0 est l\u2019anicroche. Howard Trusdale, de St. Thomas (Ont.), nous raconte\u00a0: \u00ab\u00a0Les cuisiniers avaient un boulot difficile, dans un endroit restreint, sur une plateforme pas tout \u00e0 fait stable, avec des marmites qui ne restaient pas toujours sur place et des membres d\u2019\u00e9quipage qu\u2019ils ne pouvaient jamais contenter tous en m\u00eame temps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La nourriture n\u2019\u00e9tait pas un probl\u00e8me d\u2019apr\u00e8s moi, sauf si le ragout \u00e9tait ruin\u00e9 en y mettant trop de cari. Le cuisinier essayait peut-\u00eatre de cacher quelque chose, dit May, qui s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 18 ans. \u00ab\u00a0Le pain \u00e9tait pas comme les autres, surtout le pain irlandais. Il \u00e9tait lourd et tr\u00e8s humide. Au bout de deux jours, il \u00e9tait vraiment moisi. Mais on tartinait les parties moisies avec de la confiture et \u00e7a passait. Il parait que la p\u00e9nicilline provient de moisissures, alors c\u2019est peut-\u00eatre pour \u00e7a que je suis en si bonne sant\u00e9 aujourd\u2019hui!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Vic Martin de Sarnia (Ont.), matelot de 1re classe de Regina est taciturne\u00a0: \u00ab\u00a0Les cuisiniers faisaient un bon boulot, surtout quand on pense aux conditions dans lesquelles ils travaillaient.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La MRC a abattu beaucoup de travail sur la Manche. Il y a eu 19 corvettes parmi les navires de combat qui y ont escort\u00e9 des convois le long de la c\u00f4te anglaise et m\u00eame jusqu\u2019en France. Trois d\u2019entre elles y ont \u00e9t\u00e9 coul\u00e9es par des U-boots.<\/p>\n<p>Une, l\u2019Alberni, avait tout un score avant. \u00ab\u00a0L\u2019apr\u00e8s-midi du 26 juillet, se souvient Leo McVarish, l\u2019alerte a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e\u00a0: \u201cDeux Junker 88 disposent des mines dans votre secteur.\u201d Le branle-bas de combat a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diat. Les obus des canons antia\u00e9riens volaient au-dessus de nos t\u00eates pendant que je pr\u00e9parais le chargeur du canon de quatre pouces, et la troupe les a atteints plusieurs fois. [&#8230;] L\u2019avion a vir\u00e9 vers la droite et puis il est tomb\u00e9 dans l\u2019eau [\u2026]. Bien entendu, il y a eu un hurlement, mais quand on y pense\u00a0: on venait de tuer quatre hommes. C\u2019\u00e9tait soit eux soit nous.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des corvettes quittant Halifax en avril 1941. PHOTO: LIBRARY AND ARCHIVES CANADA\u2014PA105334 \u00ab\u00a0Partir \u00e0 l\u2019aventure et servir ton pays, c\u2019est la baraka assur\u00e9e, hein?\u00a0\u00bb dit mon \u00e9pouse en examinant la photo d\u2019un marin de 17 ans avant de la placer sur le num\u00e9riseur. \u00ab\u00a0Ouah!\u00a0\u00bb Il s\u2019agit d\u2019une remarquable histoire de la Seconde Guerre mondiale. 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