{"id":2892,"date":"2014-09-03T00:01:50","date_gmt":"2014-09-03T04:01:50","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=2892"},"modified":"2014-08-15T12:00:30","modified_gmt":"2014-08-15T16:00:30","slug":"le-jour-j-70-le-retour-des-liberateurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2014\/09\/le-jour-j-70-le-retour-des-liberateurs\/","title":{"rendered":"LE JOUR J + 70 : Le retour des Lib\u00e9rateurs"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2897\" alt=\"Les coquelicots poussent au bord d\u2019un champ de bl\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du cimeti\u00e8re de guerre canadien de B\u00e9ny-sur-Mer. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy1.jpg\" width=\"515\" height=\"308\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy1.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy1-300x179.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les coquelicots poussent au bord d\u2019un champ de bl\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du cimeti\u00e8re de guerre canadien de B\u00e9ny-sur-Mer. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #99cc00;\"><strong>Des enfants encerclent Bud Hannam \u00e0 plusieurs reprises pendant les c\u00e9l\u00e9brations du 70<sup>e<\/sup> anniversaire du jour J et de la bataille de Normandie. Lors des c\u00e9r\u00e9monies, les femmes poussent leurs fils ou leurs filles timides du coude pour qu\u2019ils aillent parler au v\u00e9t\u00e9ran de la guerre canadien, et il les prend dans ses bras et dans son c\u0153ur.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #99cc00;\"><strong>Une fille timide d\u2019environ huit ans l\u2019\u00e9tonne. \u00ab Puis-je vous toucher?\u00a0\u00bb, lui demande-t-elle, et quand il l\u2019embrasse, elle annonce de mani\u00e8re triomphale qu\u2019elle a \u00ab touch\u00e9 un Lib\u00e9rateur! \u00bb.<\/strong><\/span><\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2896\" alt=\"Le v\u00e9t\u00e9ran du d\u00e9barquement Bud Hannam est entour\u00e9 d\u2019enfants fran\u00e7ais avant une c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 Basly (France). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy2.jpg\" width=\"515\" height=\"426\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy2.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy2-300x248.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Le v\u00e9t\u00e9ran du d\u00e9barquement Bud Hannam est entour\u00e9 d\u2019enfants fran\u00e7ais avant une c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 Basly (France). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Ces v\u00e9t\u00e9rans de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, traits d\u2019union entre le pr\u00e9sent et le pass\u00e9, disparaissent \u00e0 mesure qu\u2019ils passent l\u2019arme \u00e0 gauche; la plupart ont plus de 90 ans, ce qui donne un caract\u00e8re \u00e9mouvant aux c\u00e9r\u00e9monies r\u00e9gl\u00e9es en leur honneur. Rares sont ceux qui pourront y retourner \u00e0 l\u2019occasion du 75<sup>e<\/sup> anniversaire. Il y a urgence aussi pour les t\u00e9moins qui, semble-t-il, sont nombreux \u00e0 mener une qu\u00eate afin de saisir les souvenirs des anciens combattants : impressions qui pourront \u00eatre transmises aux g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir.<\/p>\n<p>\u00ab Comment maintenir la paix [\u2026] et son libre arbitre? \u00bb, demande l\u2019ancien combattant de 100 ans Ernest C\u00f4t\u00e9 lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie au cimeti\u00e8re canadien de la guerre de Bretteville-sur-Laize. \u00ab L\u00e0 est le d\u00e9fi \u00e0 relever en temps de paix. \u00bb<\/p>\n<p>Christophe Collet, professeur d\u2019un lyc\u00e9e de Caen qui s\u2019est occup\u00e9 de l\u2019organisation de l\u2019h\u00e9bergement des anciens combattants canadiens venus au 70<sup>e<\/sup> anniversaire, a relev\u00e9 ce d\u00e9fi en 2006. Il a fond\u00e9 l\u2019Association Westlake Brothers Souvenir, nomm\u00e9e en l\u2019honneur de trois fr\u00e8res de Toronto morts au combat en juin 1944 : George, Tommy et Albert. L\u2019association promeut le souvenir, particuli\u00e8rement chez les jeunes. Ce printemps, Collet a d\u00e9couvert que des extr\u00e9mistes ciblaient les jeunes sur Internet au moyen d\u2019une propagande qui falsifie l\u2019histoire, d\u00e9nigre les forces alli\u00e9es et nie l\u2019Holocauste.<\/p>\n<p>L\u2019association a d\u00e9pos\u00e9 une plainte contre un auteur pour le d\u00e9ni de crimes contre l\u2019humanit\u00e9 (le <i>n\u00e9gation-nisme<\/i> est une infraction en vertu du droit fran\u00e7ais) et une autre plainte pour utilisation ill\u00e9gale de ses images. Six autres plaignants se sont joints \u00e0 lui, y compris une municipalit\u00e9 o\u00f9 se sont battues des troupes canadiennes. S\u2019ils gagnent leur affaire, l\u2019auteur pourrait encourir une peine d\u2019emprisonnement.<\/p>\n<p>L\u2019attaque pourrait \u00eatre rejet\u00e9e comme n\u2019\u00e9tant qu\u2019un incident isol\u00e9 caus\u00e9 par un cingl\u00e9, mais \u00ab c\u2019est une question de principe \u00bb, a expliqu\u00e9 Collet. \u00ab Nous pourrions continuer [&#8230;] comme si de rien n\u2019\u00e9tait. Mais alors notre combat pour le souvenir ne signifie rien. Nous disons \u00e0 nos jeunes que la paix, la libert\u00e9 et la d\u00e9mocratie ne sont jamais gratuites. Cette attaque nous rappelle qu\u2019il faut accepter la lutte [&#8230;] 70 ans apr\u00e8s que nous avons pens\u00e9 que le nazisme \u00e9tait vaincu, il y a une autre bataille. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019incident souligne pourquoi, m\u00eame apr\u00e8s 70 ans, il est toujours important d\u2019entendre les paroles de ceux qui ont v\u00e9cu l\u2019histoire, dit Collet. \u00ab N\u2019ayez pas peur d\u2019enseigner aux enfants ce qui s\u2019est pass\u00e9, pourquoi nous sommes all\u00e9s en guerre \u00bb, rench\u00e9rit Hannam, qui ajoute que l\u2019histoire est la seule d\u00e9fense contre ceux qui travestissent la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Les Alli\u00e9s ont lib\u00e9r\u00e9 les peuples d\u2019Europe apr\u00e8s quatre ans de servitude, dit C\u00f4t\u00e9. \u00ab Les gens [&#8230;] savaient ce que c\u2019\u00e9tait que d\u2019\u00eatre incarc\u00e9r\u00e9. \u00bb Et ils manifestent toujours leur gratitude avec g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Les anciens combattants canadiens ont \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9s dans les villages et les petites villes de Normandie. Et nombre d\u2019entre eux ont \u00e9t\u00e9 h\u00e9berg\u00e9s par des familles de l\u2019endroit et trait\u00e9s aux petits ognons.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2898\" alt=\"Une petite fille donne un coquelicot \u00e0 Roy Eddy au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy3.jpg\" width=\"515\" height=\"485\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy3.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy3-300x282.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Une petite fille donne un coquelicot \u00e0 Roy Eddy au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Hannam a \u00e9t\u00e9 l\u2019invit\u00e9 d\u2019honneur lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 Basly, \u00e0 environ huit kilom\u00e8tres de la plage Juno. Infirmier de la 23<sup>e<\/sup> Ambulance de campagne, Hannam est arriv\u00e9, le jour J, lorsque le R\u00e9giment de la Chaudi\u00e8re lib\u00e9rait la ville. Il a travaill\u00e9 au poste d\u2019\u00e9vacuation sanitaire alors que les troupes canadiennes s\u2019avan\u00e7aient vers l\u2019int\u00e9rieur des terres en combattant. \u00c0 l\u2019occasion, Hannam s\u2019est retrouv\u00e9 en train de soigner des civils; les civils n\u2019ont jamais oubli\u00e9 cela.<\/p>\n<p>Hannam a particip\u00e9 \u00e0 des comm\u00e9morations officielles lors de cette derni\u00e8re tourn\u00e9e en Normandie et il s\u2019est m\u00eame entretenu avec le prince de Galles lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie importante au Centre de la plage Juno. Mais au village de Basly, c\u2019est devenu tr\u00e8s personnel quand Hannam a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Alfred Leboucher et \u00e0 Yvonne Bazin. Leboucher se souvient que Hannam l\u2019a aid\u00e9 lorsqu\u2019il a perdu une jambe, et Bazin se rappelle que sa petite s\u0153ur, Emilienne, est morte dans les bras de Hannam apr\u00e8s qu\u2019elles eurent \u00e9t\u00e9 mitraill\u00e9es par un avion allemand.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, il y a une biblioth\u00e8que pour enfants au lieu o\u00f9 se trouvait le poste de secours, et elle porte le nom de Hannam : un honneur qu\u2019il a accept\u00e9 au nom de tous les soldats qui sont venus ici. \u00ab Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de plus que les autres. Il nous faut quelque chose de r\u00e9el pour rappeler le prix de la libert\u00e9 aux enfants. \u00bb<\/p>\n<p>Du champagne est servi \u00e0 une r\u00e9ception apr\u00e8s la c\u00e9r\u00e9monie, et Hannam n\u2019est pas le seul ancien combattant \u00e0 raconter des souvenirs sur la bataille de Normandie.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2899\" alt=\"Mervin Jones a saut\u00e9 en parachute derri\u00e8re les lignes ennemies le jour J. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy4.jpg\" width=\"515\" height=\"597\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy4.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy4-258x300.jpg 258w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Mervin Jones a saut\u00e9 en parachute derri\u00e8re les lignes ennemies le jour J. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Les anciens combattants John Ross de Lethbridge (Alb.) et Mervin Jones d\u2019Ottawa \u00e9taient membres du 1<sup>er<\/sup> Bataillon canadien de parachutistes. Ils faisaient partie des 543 Canadiens envoy\u00e9s, en parachute ou en planeur, derri\u00e8re les lignes ennemies aux premi\u00e8res heures du jour\u00a0J. \u00ab Nous \u00e9tions tr\u00e8s dispers\u00e9s, dit Ross. La premi\u00e8re t\u00e2che \u00e9tait de d\u00e9barrasser tout ennemi de la zone de chute \u00bb, un travail rendu difficile parce que leur pr\u00e9sence avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e par le bombardement. \u00ab On s\u2019est battus toute la nuit. \u00bb Apr\u00e8s avoir nettoy\u00e9 un point d\u2019appui allemand \u00e0 Varaville et fait marcher des prisonniers jusqu\u2019au carrefour du Mesnil, Ross et d\u2019autres parachutistes ont eu pour mission pendant environ deux mois et demi d\u2019emp\u00eacher l\u2019ennemi de reprendre la cr\u00eate.\u00a0\u00ab Si les Allemands l\u2019avaient prise, ils auraient pu tirer d\u2019en haut sur les troupes qui arrivaient. \u00bb<\/p>\n<p>Jones a souvent confi\u00e9 les pens\u00e9es qu\u2019il avait \u00e0 l\u2019atterrissage. \u00ab Je me disais, \u201cMervin, je ne pense pas que tu vas vivre jusqu\u2019\u00e0 ton 22<sup>e<\/sup> anniversaire\u201d. \u00bb Mais 70 ans apr\u00e8s, Ross et lui ont regard\u00e9 50 paras de l\u2019arm\u00e9e canadienne, partie d\u2019un contingent international de la France, du Royaume-Uni et des \u00c9tats-Unis, faire un saut en hommage au 1<sup>er<\/sup> Bataillon canadien de parachutistes qui, le jour\u00a0J, a souffert d\u2019un taux de pertes de plus de 20\u00a0%.<\/p>\n<p>Bill Opitz de St. Albert (Alb.) a aussi racont\u00e9 ses souvenirs \u00e0 l\u2019occasion de cet anniversaire. Il \u00e9tait \u00e0 bord du Navire canadien de Sa Majest\u00e9 <i>Bayfield<\/i>, un des dragueurs de mines d\u00e9gageant les voies maritimes pour les forces d\u2019invasion. Le navire se faisait silencieux et, au lieu de faire exploser les mines, il coupait leurs c\u00e2bles. Ils ne se sont pas fait remarquer malgr\u00e9 le fait qu\u2019ils s\u2019approchaient \u00e0 un kilom\u00e8tre du rivage. Kenneth Bough, \u00e2g\u00e9 de 18 ans, \u00e9tait \u00e0 bord du NCSM <i>Haida<\/i> qui prot\u00e9geait les transports de troupe contre les sous-marins.<\/p>\n<p>Mais il y avait encore beaucoup de dangers pour les 14 500 Canadiens qui ont d\u00e9barqu\u00e9 le jour J. Denis Hubber de Penticton (C.-B.) \u00e9tait dans la Royal Navy, \u00e0 bord d\u2019une p\u00e9niche de d\u00e9barquement chanceuse. \u00ab Quand la mar\u00e9e a baiss\u00e9, il y avait des traverses de chemin de fer des deux c\u00f4t\u00e9s de notre grande p\u00e9niche de d\u00e9barquement, avec des mines dessus. On pouvait les toucher si on se penchait. \u00bb Il y en a qui l\u2019ont fait, et qui ont d\u00e9clench\u00e9 des explosions.<\/p>\n<p>Et puis il y avait les mitrailleuses. Roy Eddy, qui a servi \u00e0 bord de la fr\u00e9gate NCSM <i>Outremont<\/i>, a \u00e9t\u00e9 membre de l\u2019\u00e9quipage d\u2019une p\u00e9niche de d\u00e9barquement au jour J, de laquelle neuf hommes seulement sur 35 ont atteint la terre ferme en vie. \u00ab Il y avait du sang jusqu\u2019\u00e0 300 m\u00e8tres au large des c\u00f4tes, dit-il. Je ne m\u2019en suis jamais remis. \u00bb<\/p>\n<p>Jack Hadley \u00e9tait dans la vague d\u2019assaut du Queen\u2019s Own Rifles \u00e0 Berni\u00e8res-sur-Mer alors que les chars d\u2019assaut qui devaient leur procurer un feu de protection n\u2019\u00e9taient pas encore arriv\u00e9s. \u00ab Un navire tirait des fus\u00e9es au-dessus de nos t\u00eates [\u2026]. Ce n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s efficace. \u00bb Beaucoup d\u2019entre eux ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s ou bless\u00e9s pendant les premi\u00e8res minutes. \u00ab On n\u2019\u00e9tait pas bien nombreux dans la compagnie Baker apr\u00e8s la premi\u00e8re heure. On n\u2019\u00e9tait que 19 \u00e0 l\u2019appel suivant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Edgar Bedard de Sault Ste. Marie (Ont.) \u00e9tait dans le Cameron Highlanders d\u2019Ottawa. \u00ab On a atterri apr\u00e8s le\u00a0Queen\u2019s Own Rifles. Il y avait tant de corps par terre qu\u2019on devait s\u2019arr\u00eater jusqu\u2019\u00e0 ce que certains d\u2019entre eux soient ramass\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p>Elsley Foulds de Coquitlam (C.-B.) \u00e9tait dans la 22<sup>e <\/sup>Ambulance de campagne canadienne, sur les talons des troupes d\u2019assaut. \u00ab On allait de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre et on leur mettait des pansements, on les mettait sur des civi\u00e8res. Ce sont de tristes souvenirs qui me reviennent. Maintenant, je regarde la plage, et je me demande : o\u00f9 sont tous ces jeunes gar\u00e7ons? Ils ne sont plus. \u00bb Son unit\u00e9 \u00e9tait un h\u00f4pital mobile. \u00ab On suivait le front, sept ou huit cent m\u00e8tres derri\u00e8re. On a fait \u00e7a pendant toute la guerre. \u00bb<\/p>\n<p>Le lieutenant d\u2019aviation Richard Rohmer, qui n\u2019avait alors que 20 ans, a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de l\u2019assaut dans les airs. Il a parl\u00e9, lors des c\u00e9r\u00e9monies officielles, du voile des combats et du tir d\u2019artillerie incessant, d\u2019une prodigieuse colonne de navires, large d\u2019un kilom\u00e8tre et demi, qui s\u2019\u00e9tendait jusqu\u2019\u00e0 l\u2019horizon, et de la terrible image des soldats qui se faisaient faucher apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9vers\u00e9s par les p\u00e9niches\u00a0de d\u00e9barquement.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2900\" alt=\"Les anciens combattants Pierre Bruneau (\u00e0 g.) et Beno\u00eet Gauthier (troisi\u00e8me \u00e0 g.) assistent \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy6.jpg\" width=\"515\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy6.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy6-300x168.jpg 300w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy6-480x270.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les anciens combattants Pierre Bruneau (\u00e0 g.) et Beno\u00eet Gauthier (troisi\u00e8me \u00e0 g.) assistent \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Finalement, les casemates et les canons ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duits au silence. \u00ab J\u2019ai eu de la chance \u00bb, nous a expliqu\u00e9 Jack Hadley. Les rescap\u00e9s du peloton ont travers\u00e9 la plage et sont pass\u00e9s par une br\u00e8che dans la digue. \u00ab J\u2019ai install\u00e9 une mitrailleuse Bren et fourni un tir de couverture. \u00bb \u00c0 un moment donn\u00e9, \u00ab j\u2019ai vu une tranch\u00e9e \u00e0 environ 100 m\u00e8tres de moi, d\u2019o\u00f9 des Allemands sortaient la t\u00eate. J\u2019ai tir\u00e9 dedans quelques fois et l\u2019\u00e9quipe [\u2026] au grand complet est sortie les mains en l\u2019air. \u00bb<\/p>\n<p>Les renforts et les approvisionnements sont arriv\u00e9s apr\u00e8s que la t\u00eate de pont a \u00e9t\u00e9 mise en place. Parmi eux se trouvait Alan Canavan, maintenant \u00e2g\u00e9 de 93 ans. Il \u00e9tait dans le 17th Duke of York\u2019s Royal Canadian Hussars (7<sup>e<\/sup> r\u00e9giment de reconnaissance). \u00ab Ils pensaient que 85 pour cent d\u2019entre nous seraient supprim\u00e9s. Heureusement qu\u2019ils ont eu tort. \u00bb Son unit\u00e9 d\u00e9voilait les activit\u00e9s de l\u2019ennemi, et leurs renseignements ont servi pendant que les alli\u00e9s combattaient en Normandie et au-del\u00e0. Canavan et Eddy sont deux des huit Canadiens \u00e0 qui la L\u00e9gion d\u2019honneur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e par la France, cette ann\u00e9e, lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie qui s\u2019est tenue \u00e0 Caen.<\/p>\n<p>Les pertes du Queen\u2019s Own Rifles, le jour J, se sont \u00e9le-v\u00e9es \u00e0 143 morts et bless\u00e9s. \u00ab J\u2019ai perdu beaucoup d\u2019amis ce jour-l\u00e0 \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Hadley. Il en a perdu d\u2019autres par la suite, au Mesnil-Patry, o\u00f9 de fanatiques soldats SS ont oppos\u00e9 une r\u00e9sistance au Rifles, et encore d\u2019autres \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Carpiquet, o\u00f9 Hadley lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 par des \u00e9clats d\u2019obus. Il a d\u00fb se rendre, en courant d\u2019une tranch\u00e9e \u00e0 l\u2019autre, \u00e0 un poste de secours. \u00ab J\u2019avais l\u2019impression que ces bougres tiraient [uniquement] sur moi. \u00bb<\/p>\n<p>Bedard aussi l\u2019a \u00e9chapp\u00e9 belle lorsqu\u2019il s\u2019abritait dans une tranch\u00e9e au cours des bombardements nocturnes \u00e0 Carpiquet. Le lendemain matin, il y avait une mine antipersonnel au bord de sa tranch\u00e9e. \u00ab\u00a0Si je l\u2019avais touch\u00e9e par accident pendant la nuit, elle aurait saut\u00e9. Je n\u2019avais m\u00eame pas 20 ans [&#8230;]. J\u2019avais peur. Je n\u2019\u00e9tais pas brave. Qu\u2019est-ce que j\u2019ai ressenti! \u00bb Un ing\u00e9nieur a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 pour s\u2019occuper de l\u2019engin mortel.<\/p>\n<p>Avant d\u2019\u00eatre bless\u00e9, Hadley avait regard\u00e9 les bombardements de Caen. \u00ab Des centaines d\u2019avions. \u00c7a faisait tout un vacarme. Caen brulait. \u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2901\" alt=\"Le Conseil r\u00e9gional de Basse-Normandie et Normandie M\u00e9moire remettent des m\u00e9dailles aux anciens combattants en comm\u00e9moration du 70e anniversaire du d\u00e9barquement. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy7.jpg\" width=\"515\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy7.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/normandy7-300x238.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Le Conseil r\u00e9gional de Basse-Normandie et Normandie M\u00e9moire remettent des m\u00e9dailles aux anciens combattants en comm\u00e9moration du 70e anniversaire du d\u00e9barquement. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Il s\u2019agissait de la premi\u00e8re mission pour le mitrailleur Fraser Muir de Wasaga Beach (Ont.), membre d\u2019un \u00e9quipage de jeunes recrues charg\u00e9 de larguer des petits morceaux de papier d\u2019aluminium pour confondre le radar ennemi pendant le bombardement de Caen. Il a effectu\u00e9 35 missions de bombardement avant la fin de la guerre.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons d\u00fb passer par Caen le lendemain matin, et ce n\u2019\u00e9tait pas agr\u00e9able, a d\u00e9clar\u00e9 Art Boon de Stratford (Ont.) qui \u00e9tait dans le 19<sup>e<\/sup> R\u00e9giment de campagne de l\u2019arm\u00e9e. Il y avait plein de d\u00e9bris dans les rues; des b\u00e2timents s\u2019\u00e9taient \u00e9croul\u00e9s. L\u2019ennemi aurait pu se cacher n\u2019importe o\u00f9. \u00bb L\u2019artilleur John Commerford d\u2019Ottawa ajoute : \u00ab On pouvait \u00e0 peine avancer \u00e0 travers les d\u00e9combres \u00bb.<\/p>\n<p>Les forces allemandes ont commenc\u00e9 \u00e0 fuir vers l\u2019est le 10 aout 1944, mais les Alli\u00e9s avaient l\u2019intention de les arr\u00eater. \u00ab On leur lan\u00e7ait tout ce qu\u2019on pouvait dans la poche de Falaise, alors on \u00e9tait constamment en train d\u2019en transporter \u00bb, s\u2019est rappel\u00e9 Jim Warford de Burlington (Ont.), qui livrait des munitions, du carburant et des provisions au front. \u00ab \u00c0 un moment donn\u00e9 on n\u2019a pas dormi pendant bien plus de 24 heures. \u00bb Chaque fois que le convoi de ravitaillement s\u2019arr\u00eatait, \u00ab on frappait sur les portes des camions parce que les hommes s\u2019endormaient au volant \u00bb.<\/p>\n<p>Boon se souvient de son \u00e9puisement qui n\u2019en finissait plus. \u00ab Je n\u2019avais que 18 ans et j\u2019\u00e9tais en forme [&#8230;] mais j\u2019\u00e9tais vraiment fatigu\u00e9. On a eu deux jours de repos sur 56 avant de s\u2019arr\u00eater. On manquait de personnel tout<br \/>\nle temps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Falaise, \u00ab c\u2019\u00e9tait un dur combat \u00bb sur le terrain et dans les airs, dit Boon. \u00ab On appuyait les Polonais qui ont pris une racl\u00e9e terrible. On se trouvait en haut d\u2019une colline pr\u00e8s de Trun. Dans la vall\u00e9e, les Allemands \u00e9taient des cibles faciles. On les an\u00e9antissait. \u00bb Ses souvenirs sont pleins de \u00ab cadavres, d\u2019animaux morts; l\u2019odeur \u00e9tait horrible \u00bb. Falaise \u00e9tait \u00e0 la fin de la bataille de Normandie, une campagne de 10 semaines qui a fait plus de 18 000 victimes canadiennes, dont plus de 5 000 morts.<\/p>\n<p>Hannam \u00e9tait \u00e0 Falaise \u00e0 la mi-aout, coinc\u00e9 sous des tirs nourris. \u00ab J\u2019\u00e9tais \u00e0 quatre pattes et j\u2019ai dit : \u00ab Mon Dieu, faites que je m\u2019en sorte, et je serai un homme meilleur. \u00bb Il s\u2019est fait assommer et n\u2019a repris connaissance qu\u2019environ quatre jours apr\u00e8s : il avait perdu une grande partie de son ou\u00efe et il avait une blessure au bras. \u00ab Mais Il m\u2019a sorti de l\u00e0.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Raconter ses souvenirs lui sert \u00e0 remplir sa part du contrat. \u00ab J\u2019ai appris \u00e0 raconter la v\u00e9rit\u00e9, m\u00eame quand \u00e7a fait mal. Les gens doivent savoir ce qui se passe \u00e0 la guerre. On voit ce qu\u2019il reste du corps humain quand des explosifs \u00e0 grande puissance sautent. Les hommes se font d\u00e9sint\u00e9grer, ni plus ni moins, et ils sont dans la liste des disparus, ou bien ils perdent leurs bras ou leurs jambes [&#8230;] ou leur esprit. C\u2019est terrible. \u00bb<\/p>\n<p>Leur derni\u00e8re nuit en France, Hannam, Eddy, Muir et Alex Polowin d\u2019Ottawa, qui a servi \u00e0 bord du NCSM <i>Huron<\/i>, sont invit\u00e9s \u00e0 un barbecue chez Fran\u00e7ois Fremout. C\u2019est une soir\u00e9e avec de la bonne nourriture, du vin, de la musique et des histoires racont\u00e9es par une trentaine de personnes.<\/p>\n<p>Collet prend la parole au nom du groupe. \u00ab Nous remercions les Lib\u00e9rateurs \u00bb, dit-il, de ce qu\u2019ils ont fait en 1944 et d\u2019\u00eatre revenus 70 ans apr\u00e8s. \u00ab On souhaite se rencontrer et se connaitre. Le message, c\u2019est : on est une famille. \u00bb<\/p>\n<h2><span style=\"color: #33cccc;\"><b>RELI\u00c9S PAR LA GRATITUDE<\/b><\/span><\/h2>\n<p><span style=\"color: #99cc00;\"><strong>Vu les grandes comm\u00e9morations des deux guerres mondiales en cours, les lieux reli\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire militaire du Nord-Ouest de l\u2019Europe, en particulier les plages de Normandie, sont des attraits touristiques. \u00c0 la <i>Revue L\u00e9gion<\/i>, nous sommes reconnaissants de l\u2019aide d\u2019Atout France\u00a0<a href=\"http:\/\/www.rendezvousenfrance.com\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #99cc00;\">www.rendezvousenfrance.com<\/span><\/a>, du Comit\u00e9 R\u00e9gional de Tourisme de Normandie <a href=\"http:\/\/www.normandie-tourisme.fr\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #99cc00;\">www.normandie-tourisme.fr<\/span><\/a>,\u00a0de Rail Europe\u00a0<a href=\"http:\/\/www.raileurope.ca\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #99cc00;\">www.raileurope.ca<\/span><\/a> et d\u2019Air France\u00a0<a href=\"http:\/\/www.airfrance.ca\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #99cc00;\">www.airfrance.ca<\/span><\/a>.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #99cc00;\"><strong>Nous encourageons nos lecteurs \u00e0 consulter ces autres liens importants pour en savoir plus sur la contribution militaire du Canada durant les deux guerres mondiales : <a href=\"http:\/\/www.cwgc.org\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #99cc00;\">www.cwgc.org<\/span><\/a> pour la Commission des s\u00e9pultures de\u00a0guerre du Commonwealth; <a href=\"http:\/\/www.junobeach.org\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #99cc00;\">www.junobeach.org<\/span><\/a> pour\u00a0le Centre de la plage Juno; <a href=\"http:\/\/www.veterans.gc.ca\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #99cc00;\">www.veterans.gc.ca<\/span><\/a> pour Anciens Combattants Canada.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les coquelicots poussent au bord d\u2019un champ de bl\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du cimeti\u00e8re de guerre canadien de B\u00e9ny-sur-Mer. PHOTO : SHARON ADAMS Des enfants encerclent Bud Hannam \u00e0 plusieurs reprises pendant les c\u00e9l\u00e9brations du 70e anniversaire du jour J et de la bataille de Normandie. Lors des c\u00e9r\u00e9monies, les femmes poussent leurs fils ou leurs [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2892","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2892","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2892"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2892\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2892"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2892"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2892"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}