{"id":275,"date":"2009-11-01T00:05:54","date_gmt":"2009-11-01T04:05:54","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/index.php\/2009\/11\/pelerins-a-lombre-de-la-guerre\/"},"modified":"2009-10-29T15:37:04","modified_gmt":"2009-10-29T19:37:04","slug":"pelerins-a-lombre-de-la-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2009\/11\/pelerins-a-lombre-de-la-guerre\/","title":{"rendered":"P\u00e8lerins \u00e0 l&#8217;ombre de la guerre"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:630px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsintro.jpg\" alt=\"P\u00e8lerins et autres voyageurs visitent le Monument comm\u00e9moratif du Canada \u00e0 Vimy. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" class=\"top\" height=\"236\" width=\"630\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>P\u00e8lerins et autres voyageurs visitent le Monument comm\u00e9moratif du Canada \u00e0 Vimy. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>\u00c0 5 h 20, le 16 juillet 2009, sur une plage rocailleuse de France, un groupe de 30 Canadiens l\u00e8vent leur verre solennellement, lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie improvis\u00e9e, en l\u2019honneur d\u2019un sacrifice fait par leurs concitoyens il y a 67 ans. Le raid du 19 aout 1942 \u00e0 Dieppe a \u00e9t\u00e9 le jour le plus couteux pour les Canadiens \u00e0 la Seconde guerre mondiale : presque 5 000 membres de la 2e Division d\u2019infanterie canadienne y ont d\u00e9barqu\u00e9, dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration Jubilee. Plus de 3 300 d\u2019entre eux en ont \u00e9t\u00e9 victimes, dont 913 qui ont perdu la vie. Mille-neuf-cent-quarante-six autres ont \u00e9t\u00e9 faits prisonniers.<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Nous nous souviendrons d\u2019eux \u00bb, promettent les membres du P\u00e8lerinage de 2009 des leaders de la jeunesse de la L\u00e9gion royale canadienne. Aucun d\u2019entre eux ne se souvient des \u00e9v\u00e8nements horribles de ce jour-l\u00e0; bient\u00f4t, personne, nulle part, ne pourra t\u00e9moigner du courage et des sacrifices pendant les heures effroyables pass\u00e9es sur cette plage abandonn\u00e9e par Dieu. Mais nous \u2014 NOUS \u2014 nous souviendrons d\u2019eux, affirme le groupe lors d\u2019une promesse r\u00e9p\u00e9t\u00e9e dans les cimeti\u00e8res mi-litaires et devant les m\u00e9moriaux d\u00e9di\u00e9s aux morts canadiens de la guerre. Cet engagement envers le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l\u2019avenir est renforc\u00e9 quand ils marchent le long des plages, \u00e0 travers les vergers et les bois, et le long des champs, dans les sillons desquels les Canadiens ont vers\u00e9 leur sang \u00e0 la Seconde Guerre mondiale et \u00e0 la Grande Guerre. En marchant de par les terres, ils ont l\u2019occasion de voir l\u2019histoire dans la bonne perspective et de comprendre les couts humains de la guerre. Ils pensent aux gens qui sont connus ici-bas, et \u00e0 ceux que Dieu seul connait, et ils pleurent. Et ils font d\u2019\u00e9tonnantes d\u00e9couvertes.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:516px\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset1.jpg\" alt=\"Ed Fewer de GrandFalls\/Windsor (T.-N.) en visite au M\u00e9morial terre-neuvien de Beaumont-Hamel (France). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"616\" width=\"516\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Ed Fewer de GrandFalls\/Windsor (T.-N.) en visite au M\u00e9morial terre-neuvien de Beaumont-Hamel (France). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Au Bois des cuisiniers, au nord d\u2019Ypres (Belgique), les p\u00e8lerins sont surpris de trouver un cr\u00e2ne et des morceaux d\u2019os d\u2019un bras. Dans cette m\u00eame r\u00e9gion \u2014 \u00e0 la cr\u00eate de Gravenstafel \u2014 ils trouvent une c\u00f4te et une hanche. Ces d\u00e9couvertes, \u00e0 ce qu\u2019on appelait le saillant d\u2019Ypres, sont soigneusement marqu\u00e9es et puis rapport\u00e9es \u00e0 la Commission des s\u00e9pultures de guerre du Commonwealth, qui les recueille et essaie d\u2019identifier les individus pour leur faire des obs\u00e8ques convenables. Personne n\u2019est encore s\u00fbr quand nous allons sous presse, mais il est probable que les restes sont ceux d\u2019un Canadien. C\u2019est dans ce secteur que les Allemands ont utilis\u00e9 le gaz toxique pour la premi\u00e8re fois, le 22 avril 1915. Les nuages de chlore ont d\u00e9cim\u00e9 les forces fran\u00e7aises et cr\u00e9\u00e9 une br\u00e8che. De plus, ces derniers ont lanc\u00e9 une contre-attaque pour forcer l\u2019ennemi \u00e0 s\u2019enfuir du Bois des cuisiniers. Le 24 avril a eu lieu une attaque de l\u2019ennemi, qui comprenait un bombardement sauvage, suivi par une attaque au gaz visant la ligne canadienne. Les Canadiens, frapp\u00e9s encore et encore par les \u00e9clats d\u2019obus et le feu des mitrailleuses \u2014 et haletant \u00e0 travers leurs mouchoirs \u2014 ont r\u00e9sist\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des renforts.<\/p>\n<p>\u00c0 un autre moment pendant le p\u00e8lerinage, le l\u00e9gionnaire, leader et guide John Goheen a march\u00e9 accidentellement sur ce qui s\u2019est av\u00e9r\u00e9 un obus non explos\u00e9. C\u2019\u00e9tait sur une piste qui serpente jusqu\u2019\u00e0 un cimeti\u00e8re, dans un champ de bataille qui a chang\u00e9 de mains \u00e0 plusieurs repri\u00adses pendant la guerre. \u00ab Plus de 90 ans, et l\u2019ombre de la guerre nous envahit \u00bb, dit Goheen, un directeur d\u2019\u00e9cole de Port Coquitlam (C.-B.) qui a guid\u00e9 sept p\u00e8lerinages de la L\u00e9gion.<\/p>\n<p>Les participants sont d\u2019accord. Ils di\u00adsent que d\u00e9couvrir de tels objets va les aider \u00e0 comprendre les cons\u00e9quences de la guerre. Cela les aidera aussi \u00e0 passer le flambeau du souvenir \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e personnellement par les vieilles guerres. Les p\u00e8lerins peuvent recueillir des faits en lisant, en regardant des films et en prenant des cours, dit Goheen, mais c\u2019est quand on se trouve sur place qu\u2019on assimile vraiment les connaissances et qu\u2019on les grave, avec les \u00e9motions, dans ce qu\u2019il appelle \u00ab la m\u00e9moire inform\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset2.jpg\" alt=\"Le guide John Goheen fait remarquer un obus inexplos\u00e9 de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"364\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Le guide John Goheen fait remarquer un obus inexplos\u00e9 de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience \u00e9mouvante des p\u00e8lerinages accroit notre respect envers les anciens combattants, dit la participante Ena Newman de Trenton (Ont.). \u00ab J\u2019aimerais amener mes enfants (\u00e0 un p\u00e8lerinage comme celui-ci). Pour que les jeunes puissent faire une telle exp\u00e9rience [&#8230;]. \u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est un outil pr\u00e9cieux pour la L\u00e9gion en ce qui concerne la perp\u00e9tuation du souvenir \u2014 dans un monde affect\u00e9 par les inserts sonores, les jeux vid\u00e9os, le gazouillage et des champs de l\u2019attention qui se mesurent en nanosecondes. \u00ab Gr\u00e2ce \u00e0 votre propre perspective sur ce que vous allez voir et apprendre [\u2026] rares sont les gens qui r\u00e9ussiront comme vous \u00e0 promouvoir le souvenir \u00bb, dit aux p\u00e8lerins le vice-pr\u00e9sident de la Direction nationale Gordon Moore.<\/p>\n<p>Moore et son \u00e9pouse Kathryn, d\u2019Elmira (Ont.), sont \u00e0 la t\u00eate du groupe, lequel comprend des p\u00e8lerins, de toutes les directions divisionnaires, qui ont \u00e9t\u00e9 parrain\u00e9s. Il y a des enseignants, des leaders de cadets\u2026 Il y en a aussi 16 autres, qui se sont joints \u00e0 eux afin de faire cette exp\u00e9-rience. Stephen Lemarec de la Colombie-Britannique\/Yukon, Stephanie Farrer de l\u2019Alberta\u2013Territoires du Nord-Ouest, Brenda Fredrickson de la Saskatchewan, Myles Penny du Manitoba\u2013Nord-Ouest de l\u2019Ontario, Mary Van Ruyven de l\u2019Ontario, Daniel Demers du Qu\u00e9bec, Brian Vessey du Nouveau-Brunswick, David Andrews de la Nouvelle-\u00c9cosse\/Nunavut et Jeffrey Noye de l\u2019\u00cele-du-Prince-\u00c9douard ont \u00e9t\u00e9 choisis par leurs divisions, mais ils sont parrain\u00e9s par la Direction nationale. Le repr\u00e9sentant de Terre-Neuve-et-Labrador, Leslie Forward, a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de se retirer.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re partie du voyage, lequel a eu lieu du 11 au 25 juillet, \u00e9tait concentr\u00e9e sur la Seconde Guerre mondiale, et c\u2019est alors que Dieppe s\u2019est polaris\u00e9.<\/p>\n<p>Le chagrin s\u2019abat sur le groupe comme une vague, qui le noie dans l\u2019\u00e9motion. Richard Thomas, un aviateur \u00e0 la retraite \u00e2g\u00e9 de 78 ans, pleure en marchant sur la plage o\u00f9 le meilleur ami de son p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 captur\u00e9, et qui est mort par la suite dans un camp. \u00ab Une partie de mon c\u0153ur reste \u00e0 Dieppe et les esprits de Dieppe vont me suivre \u00e0 tout jamais \u00bb, dit Fredrickson d\u2019Elrose (Sask.). Comme les autres p\u00e8lerins, l\u2019ancien enseignant a lu, consult\u00e9 des cartes et a \u00e9cout\u00e9 des conf\u00e9rences expliquant les plans de l\u2019attaque. Ils savaient que les choses avaient mal tourn\u00e9, que le secret et la couverture de la noirceur s\u2019\u00e9taient \u00e9clips\u00e9s, que la puissance de feu de renfort avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite; et les chances de r\u00e9ussir aussi.<\/p>\n<p>\u00c0 un abri fortifi\u00e9 allemand perch\u00e9 sur les falaises qui surplombent la vieille commune, les p\u00e8lerins finissent par comprendre combien visibles \u2014 combien vuln\u00e9rables \u2014 \u00e9taient les alli\u00e9s, m\u00eame avant d\u2019atteindre la plage. Ils tr\u00e9buchent sous les falaises, \u00e0 Puys, o\u00f9 le Royal Regiment of Canada a perdu 96 p. 100 de ses membres et ils comprennent combien il a d\u00fb \u00eatre difficile de se mettre \u00e0 couvert ou de s\u2019avancer apr\u00e8s le d\u00e9barquement, en portant un sac et un fusil lourds, sous le feu provenant des falaises. Les membres du voyage voient bien que les pierres sont devenues mortelles quand elles \u00e9taient frapp\u00e9es par les obus. En regardant les vagues d\u00e9ferler, ils comprennent que les hommes bless\u00e9s se noyaient dans la fureur d\u2019une telle mar\u00e9e.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset3.jpg\" alt=\"Jacob Durocher se recueille \u00e0 la tombe d\u2019un parent au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize (Normandie). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"773\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Jacob Durocher se recueille \u00e0 la tombe d\u2019un parent au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize (Normandie). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>\u00ab Mon oncle dit que les cadavres \u00e9taient empil\u00e9s comme du bois de corde\u201d, dit Van Ruyven, un enseignant de Port Colborne (Ont.), en se rappelant les mots du survivant John Whitehead, qui a servi dans la Royal Hamilton Light Infantry. \u00ab L\u2019eau \u00e9tait rouge de sang \u00bb, et l\u2019\u00e9cume \u00e9tait rose.<\/p>\n<p>Les visites aux tombes de leurs proches sont parmi les choses les plus importantes du programme pour nombre de participants, comme l\u2019aviateur \u00e0 la retraite Gary Newman et son \u00e9pouse Ena, membre actuel de la Marine, et comme l\u2019ami de la famille Perry Holland, tous trois de Trenton (Ont.). C\u2019est important \u00e9galement pour Jacob Durocher, \u00e2g\u00e9 de 16 ans, pour son grand-p\u00e8re Robert Peters, tous deux de Salaberry de Valleyfield (Qc), et pour son grand-oncle Stuart Peters de Morrisburg (Ont.). Le groupe agrandi comprend Annetta Lozo de Medicine Hat (Alb.), Ed Fewer de Grand Falls\/Windsor (T.-N.), Richard Thomas de London (Ont.) et son fils James de Lucan, Ken Plourde d\u2019Athabasca (Alb.), Sam Newman de London, le tr\u00e9sorier de la Division de la Nouvelle-\u00c9cosse\/Nunavut Jack Hatcher et son \u00e9pouse Cornelia de Lower Sackville (N.-\u00c9.), ainsi que des membres des familles de p\u00e8lerins parrain\u00e9s, comme les conjoints de Mary et de Daniel, Josef Van Ruyven et Marie-Christine Monty, et Donnalee Noye, la m\u00e8re de Jeffrey.<\/p>\n<p>Les voyageurs quittent Dieppe et passent par d\u2019autres champs de bataille et cimeti\u00e8res de la Seconde Guerre mondiale, ils retracent la g\u00e9ographie des grandes batailles de la Premi\u00e8re Guerre mondiale \u2014 Ypres, la Somme et la cr\u00eate de Vimy \u2014 et puis ils font une course aux endroits de la lib\u00e9ration de la Belgique et des Pays-Bas. En chemin, ils passent par les autoroutes, les routes d\u00e9tourn\u00e9es et les sentiers boueux \u00e0 travers les champs de fermes, pour participer \u00e0 15 c\u00e9r\u00e9monies et visiter des cimeti\u00e8res et des champs de bataille. Ils d\u00e9posent des centaines de drapeaux canadiens : un simple geste qui leur met souvent les larmes aux yeux.<\/p>\n<p>Personne n\u2019est pr\u00eat pour l\u2019impact de ces exp\u00e9riences qui s\u2019accumulent. Andrews de Stewiacke (N.-\u00c9.) est saisi d\u2019une profonde \u00e9motion \u00e0 la plage Juno. Son grand-oncle, le caporal Kenneth G. Andrews des North Nova Scotia Highlanders a atterri le 6 juin 1944 et il est mort trois jours apr\u00e8s, lors des violents combats pour la lib\u00e9ration de l\u2019a\u00e9roport de Carpiquet et de ses environs. \u00ab J\u2019\u00e9tais \u00e0 la plage Juno quand John (Goheen) m\u2019a dit : \u201cC\u2019est ici que ton oncle a d\u00e9barqu\u00e9\u201d. J\u2019\u00e9tais \u00e0 Hell\u2019s Corner et John m\u2019a dit \u201cC\u2019est ici que ton oncle est mort\u201d. J\u2019\u00e9tais au cimeti\u00e8re et je lui ai dit : \u201cC\u2019est ici que mon oncle repose.\u201d \u00bb<\/p>\n<p>Au cimeti\u00e8re de Beny-sur-Mer, Andrews d\u00e9pose une couronne au mo\u00adnument, et un drapeau et une photo de sa famille sur la tombe de son grand-oncle. L\u00e0, et \u00e0 d\u2019autres cimeti\u00e8res militaires, il d\u00e9pose des drapeaux canadiens sur les tombes de ceux dont le nom est \u00e9crit sur le c\u00e9notaphe de Stewiacke.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset4.jpg\" alt=\"Le sergent d\u2019armes Brian Vessey au salut, au cimeti\u00e8re canadien de la guerre de Holten, (Pays-Bas). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"567\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Le sergent d\u2019armes Brian Vessey au salut, au cimeti\u00e8re canadien de la guerre de Holten, (Pays-Bas). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>L\u2019ing\u00e9nieur de l\u2019arm\u00e9e \u00e0 la retraite Vessey s\u2019est charg\u00e9 d\u2019apprendre les histoires de ceux dont les noms se trouvent au c\u00e9notaphe d\u2019Oromocto. \u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par une \u00e9pitaphe qui disait \u201cJe n\u2019ai pas peur de mourir, j\u2019ai peur que vous ne m\u2019oubliiez\u201d. Il a fait huit estampages de pierres tombales, dont il se servira quand il parlera aux \u00e9l\u00e8ves et aux cadets, et pour en donner aux membres des familles. Cela, en plus des pierres de Dieppe, va animer ses pr\u00e9sentations. \u00ab Une petite partie de l\u2019histoire d\u2019une vie rend cela r\u00e9el (pour les jeunes gens). Cela le rend personnel [\u2026] cela va les toucher, leur ouvrir les yeux. Ici, les enfants voient les rappels [les champs de bataille, les monuments, les mus\u00e9es] mais nos enfants ne peuvent pas les voir. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai appris il y a longtemps, \u00e0 propos des enfants, dit Goheen, que cela ne sert \u00e0 rien de leur rab\u00e2cher des faits. Il leur faut du contexte. Les enfants n\u2019ont pas le sens du temps, alors les \u00e9v\u00e8nements lointains n\u2019ont pas la signification qu\u2019ils ont pour les plus vieux. Mais ils peuvent certainement sentir les choses. \u00bb Il a appris qu\u2019il peut communiquer ses \u00e9motions en ce qui a trait aux \u00e9v\u00e8nements et aux endroits historiques \u00ab qui me font froid dans le dos et me mettent la larme \u00e0 l\u2019\u0153il \u00bb. Maintenant, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il sait que les p\u00e8lerins pourront se servir de la m\u00eame technique, il lie leurs int\u00e9r\u00eats personnels aux exp\u00e9riences de soldats, de marins ou d\u2019aviateurs particuliers, et il tisse le tout dans ses orientations, aux lieux historiques.<\/p>\n<p>Une de ces histoires va \u00eatre transmise \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Queen\u2019s de Kingston (Ont.) cette ann\u00e9e, o\u00f9 William Van Ruyven, fils de Mary et Josef, a remport\u00e9 le prix comm\u00e9moratif Reg Barker. Barker, qui a jou\u00e9 au football pour l\u2019Universit\u00e9 Queen\u2019s et dans la Ligue canadienne de football, a \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 au combat apr\u00e8s le jour J. Il faisait partie de 40 prisonniers canadiens assassin\u00e9s dans un champ pr\u00e8s de la route de Caen-Fontenay-le-Pesnil. La colonne de prisonniers avait \u00e9t\u00e9 intercept\u00e9e pendant le transfert par un officier SS qui se mit \u00e0 crier des ordres furieusement. Quelques minutes apr\u00e8s, un convoi s\u2019arr\u00eatait et les fusils des gardes furent \u00e9chang\u00e9s contre des armes automatiques.<\/p>\n<p>Comme Barker, le fils de Mary joue au football. \u00ab Je me suis sentie appel\u00e9e ici, [\u2026] Reg Barker, m\u00eame mort, est encore un leader pour les jeunes hommes \u00bb, dit-elle. Elle a communiqu\u00e9 avec la famille de Barker et a parl\u00e9 \u00e0 sa ni\u00e8ce. \u00ab Elle dit que Reg [\u2026] avait dit aux autres que si les Allemands commen\u00e7aient \u00e0 tirer, de s\u2019enfuir \u00e0 toute jambe \u00bb. Il y en a cinq qui ont r\u00e9ussi \u00e0 se lib\u00e9rer; Barker n\u2019\u00e9tait pas du nombre.<\/p>\n<p>Les repas en soir\u00e9e sont un contrepoint aux \u00e9motions sombres ressenties pendant la journ\u00e9e. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s au cours du souper le premier soir \u00e0 Caen, les p\u00e8lerins ont \u00e9cout\u00e9 la premi\u00e8re des histoires divertissantes \u00ab Et maintenant, le reste de l\u2019histoire \u00bb racont\u00e9es par Sam Newman. C\u2019\u00e9taient des petits plaisirs qui allaient des insignifiances jusqu\u2019aux renseignements historiques et aux anecdotes fascinants, souvent sui-vis par des divertissements comme les chansons de groupe orchestr\u00e9es par Fredrickson, avec \u00e0 l\u2019occasion un solo de Noye ou une pr\u00e9sentation comique de Stephen Lemarec. Par la suite, les p\u00e8lerins se sont rassembl\u00e9s dans un parc pour les r\u00e9p\u00e9titions des c\u00e9r\u00e9monies \u00e0 venir. Pendant tout le voyage, des camarades de la L\u00e9gion en uniforme d\u00e9posent tout \u00e0 tour des couronnes, r\u00e9citent l\u2019Acte du souvenir et portent les drapeaux.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset5.jpg\" alt=\"C\u00e9r\u00e9monies au cimeti\u00e8re militaire canadien de Groesbeek (Pays-Bas). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"353\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>C\u00e9r\u00e9monies au cimeti\u00e8re militaire canadien de Groesbeek (Pays-Bas). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Ceux qui d\u00e9posent les couronnes ou qui lisent l\u2019Acte du souvenir ont souvent des raisons personnelles de le faire \u00e0 un endroit en particulier. \u00ab C\u2019est le jour o\u00f9 j\u2019ai ressenti le plus de fiert\u00e9, dit Moore, qui a d\u00e9pos\u00e9 une couronne \u00e0 la Porte de Menin, \u00e0 Ypres, de la part de la L\u00e9gion royale canadienne. \u00c0 la Porte de Menin, un monument aux soldats du Commonwealth sans tombe connue, la circulation s\u2019arr\u00eate \u00e0 20 h tous les jours pour une c\u00e9r\u00e9monie o\u00f9 les pompiers jouent la derni\u00e8re sonnerie et le r\u00e9veil avec leurs clairons. Le jour le plus \u00e9motif du voyage, pour Moore, a lieu par la suite, quand il d\u00e9pose la couronne \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie du cimeti\u00e8re militaire canadien de Bergen-op-Zoom (Pays-Bas). C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il va voir la tombe de son grand-oncle, W.E.C. Stewart de la Royal Hamilton Light Infantry, tu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 29 ans, le 17 octobre 1944. Stewart n\u2019a jamais eu l\u2019occasion de voir son fils Ken, qui est n\u00e9 six mois apr\u00e8s son d\u00e9part pour l\u2019Europe.<\/p>\n<p>Pour Ena Newman et Ed Fewer, c\u2019est la c\u00e9r\u00e9monie au M\u00e9morial terre-neuvien de Beaumont-Hamel qui est la plus \u00e9mouvante. Ils refoulent leurs larmes pendant la c\u00e9r\u00e9monie qui a lieu sous le grand caribou en bronze, devant les plaques o\u00f9 sont inscrits les noms de plus de 800 Terre-Neuviens morts \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale et dont la tombe est inconnue. La tradition militaire est res\u00adpectable \u00e0 Terre-Neuve, et Newman et Fewer viennent tous deux de familles \u00e0 tradition solide. Un oncle de Newman \u00e9tait canonnier \u00e0 bord d\u2019un destroyer, \u00e0 la Seconde Guerre mondiale. Il a \u00e9t\u00e9 gravement bless\u00e9 et a pass\u00e9 18 mois dans une unit\u00e9 de soins aux brul\u00e9s. Plusieurs parents de Fewer sont morts \u00e0 la bataille de la Somme, en 1916. Il a d\u00e9pos\u00e9 une couronne en l\u2019honneur de son grand-oncle, mort le 1er juillet 1916 : le premier jour de la bataille de la Somme.<\/p>\n<p>Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, Terre-Neuve ne faisait pas encore partie du Canada et \u00ab roi et patrie \u00bb voulait tout dire, dit Fewer. C\u2019est la deuxi\u00e8me fois qu\u2019il se rend au m\u00e9morial. La premi\u00e8re fois \u00ab m\u2019a pas mal \u00e9branl\u00e9. Je n\u2019arrivais pas \u00e0 comprendre [\u2026]. Tant de morts.\u00bb Le chagrin nouveau, d\u2019apr\u00e8s lui, est une bonne pr\u00e9vention pour les combats \u00e0 venir. \u00ab Qui peut se passionner pour la guerre de 1812? demande-t-il. Venir ici, voir son propre nom, quelqu\u2019un de sa propre famille [\u2026] \u00e7a c\u2019est \u00e9mouvant. \u00bb C\u2019est pas important combien de temps a pass\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est vrai aussi pour ceux qui ont tir\u00e9 parti des sacrifices des Canadiens. \u00ab Nous avons rencontr\u00e9 beaucoup de gens extra en France, en Belgique et en Hollande qui travaillent dur jour apr\u00e8s jour pour garder les souvenirs de nos morts, dit Moore, et ils s\u2019adressent \u00e0 quiconque accepte de les \u00e9couter. \u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset6.jpg\" alt=\"David Andrews d\u00e9pose un drapeau provincial sur la tombe d\u2019un concitoyen n\u00e9o-\u00e9cossais au cimeti\u00e8re militaire canadien de Beny-sur-mer (Normandie). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"773\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>David Andrews d\u00e9pose un drapeau provincial sur la tombe d\u2019un concitoyen n\u00e9o-\u00e9cossais au cimeti\u00e8re militaire canadien de Beny-sur-mer (Normandie). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Parmi ces passeurs de flambeau se trouve Jean Gosselin, \u00e2g\u00e9 de 86 ans \u2014 qui comm\u00e9more personnellement chaque ann\u00e9e les Canadiens du raid de Dieppe \u2014 un des civils de la localit\u00e9 qui avait re\u00e7u l\u2019ordre de ramasser les Canadiens morts. G\u00e9rard Livry-Level, propri\u00e9taire du ch\u00e2teau d\u2019Audrieu, offre des visites de sa terre, en Normandie, o\u00f9 26 soldats canadiens ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s, et sa s\u0153ur Monique Corblet de Fallerans dit avoir vu les Allemands emmener les Canadiens se faire tuer, en juin 1944. Ces soldats faisaient partie des 156 prisonniers canadiens envoy\u00e9s dans la campagne normande, pendant les semaines qui ont suivi le jour J, par la \u00ab division des assassins \u00bb comme les Fran\u00e7ais appelaient la 12e Division de Panzer (jeunesse hitl\u00e9rienne).<\/p>\n<p>Ben Zonnenberg, la force motrice de la fondation de la filiale de la LRC Liberation of the Netherlands \u00e0 Apeldoorn (Hollande), est infatigable quand il s\u2019agit de promouvoir le souvenir de la lib\u00e9ration.\u00a0 Les p\u00e8lerins l\u2019honorent en chantant quelques chansons apprises \u00e0 la h\u00e2te. Et il y a Iris de Pover, qui s\u2019efforce de graver les souvenirs chez les enfants en les aidant \u00e0 ramasser des feuilles des \u00e9rables du cimeti\u00e8re de Adegem, qu\u2019ils utilisent pour faire des cartes de souhait.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset7.jpg\" alt=\"Sam Newman (\u00e0 g.) et le vice-pr\u00e9sident national Gordon Moore, quelques secondes apr\u00e8s avoir d\u00e9pos\u00e9 une couronne au Monument comm\u00e9moratif de la Porte de Menin \u00e0 Ypres (Belgique). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"712\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Sam Newman (\u00e0 g.) et le vice-pr\u00e9sident national Gordon Moore, quelques secondes apr\u00e8s avoir d\u00e9pos\u00e9 une couronne au Monument comm\u00e9moratif de la Porte de Menin \u00e0 Ypres (Belgique). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Pendant les semaines suivant le voya\u00adge, les p\u00e8lerins s\u2019envoient des courriels pour s\u2019offrir des trucs, pour ajouter des renseignements \u00e0 ce qu\u2019ils ont appris en Europe. Ils demandent aussi des conseils pour la pr\u00e9paration de leurs pr\u00e9sentations, dont la premi\u00e8re devait avoir lieu en septembre. \u00ab Nos jeunes n\u2019apprennent pas cette histoire, car lorsque les soldats revenaient de la guerre, ils ne voulaient pas en parler, dit Josef. Il ne faut pas qu\u2019on fasse la m\u00eame erreur. Nous sommes responsables de la propagation de cette le\u00e7on. \u00bb<\/p>\n<p>La responsabilit\u00e9 est plus facile gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9moire inform\u00e9e.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2009\/10\/pilgrimsinset8.jpg\" alt=\"Gary Newman et Brenda Fredrickson au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"467\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Gary Newman et Brenda Fredrickson au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>P\u00e8lerins et autres voyageurs visitent le Monument comm\u00e9moratif du Canada \u00e0 Vimy. PHOTO : SHARON ADAMS \u00c0 5 h 20, le 16 juillet 2009, sur une plage rocailleuse de France, un groupe de 30 Canadiens l\u00e8vent leur verre solennellement, lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie improvis\u00e9e, en l\u2019honneur d\u2019un sacrifice fait par leurs concitoyens il y a 67 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-275","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/275","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=275"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/275\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=275"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=275"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=275"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}