{"id":230,"date":"2009-01-01T00:01:32","date_gmt":"2009-01-01T04:01:32","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/index.php\/2009\/01\/visite-aux-anciens-combattants\/"},"modified":"2008-12-17T14:31:30","modified_gmt":"2008-12-17T18:31:30","slug":"visite-aux-anciens-combattants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2009\/01\/visite-aux-anciens-combattants\/","title":{"rendered":"Visite aux anciens combattants"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:630px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/visitslead.jpg\" alt=\"Visite aux anciens combattants. [ILLUSTRATION : STEPHEN SNIDER]\" class=\"top\" height=\"236\" width=\"630\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Visite aux anciens combattants. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>ILLUSTRATION : STEPHEN SNIDER<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Francis Christian, membre d\u00e9vou\u00e9 de la filiale Vimy d\u2019Halifax (N.-\u00c9.), s\u2019est rendu \u00e0 l\u2019\u00c9difice comm\u00e9moratif des anciens combattants Camp Hill, tous les jours, pendant deux ans, visiter un des r\u00e9sidants. Il y allait pour s\u2019assurer qu\u2019un de ses anciens coll\u00e8gues de la GRC, qui ne pouvait plus se nourrir tout seul, ait au moins un bon repas par jour.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je le connaissais depuis 50 ans\u00a0\u00bb, dit Christian, qui a maintenant 85 ans et leur relation s\u2019est \u00e9panouie durant les derniers jours de son ami. Il y a deux ans, on l\u2019a appel\u00e9 pour une veill\u00e9e de famille le soir du d\u00e9c\u00e8s de son ami. \u00ab\u00a0\u00c7a a \u00e9t\u00e9 dur de lui dire adieu; comme si nous \u00e9tions de la m\u00eame famille.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais un c\u0153ur meurtri n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 Christian de poursuivre le travail qu\u2019il aime\u00a0: il fait encore partie des meubles \u00e0 Camp Hill; il y va trois ou quatre fois par semaine. \u00ab\u00a0Il est si convivial\u00a0\u00bb, dit Mary Glanville, une ancienne infirmi\u00e8re de l\u2019arm\u00e9e qui va avoir 88 ans en avril. Elle est toujours heureuse de la visite de Christian et des autres l\u00e9gionnaires, \u00e0 l\u2019\u00e9difice o\u00f9 elle r\u00e9side depuis sept ans et des bavardages sur les sports et sur les nouvelles du jour.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est tr\u00e8s important pour les gens qui ne peuvent pas sortir\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-elle. Les visiteurs de la L\u00e9gion sont \u00ab\u00a0toujours pleins d\u2019entrain et pr\u00e9venants\u00a0\u00bb. Les r\u00e9sidants appr\u00e9cient leur soutien et leur aide quand, \u00e0 l\u2019occasion, il leur faut aller faire des courses, ou se faire accompagner lors d\u2019une sortie.\u00a0 \u00ab\u00a0Il y a vraiment beaucoup de gens, ici, qui n\u2019ont pas de famille aux alentours\u00a0\u00bb, dit-elle. Sans les visiteurs de la L\u00e9gion, \u00ab\u00a0beaucoup seraient coinc\u00e9s ici\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Des milliers de b\u00e9n\u00e9voles de la L\u00e9gion royale canadienne prennent le temps de visiter, honorer et r\u00e9conforter les anciens combattants dans les centaines de petits et grands h\u00f4pitaux et institutions de soins de sant\u00e9 du pays. Les services qu\u2019ils rendent sont tr\u00e8s en demande car il y a 3\u00a0300 anciens combattants dans les 171 institutions o\u00f9 Anciens combattants Canada r\u00e9serve des places. Le minist\u00e8re assiste aussi 7\u00a0300 autres anciens combattants dans les institutions de soins de longue dur\u00e9e communautaires.<\/p>\n<p>La compagnie n\u2019est pas le seul service que les hommes et les femmes leur rendent\u00a0: il en d\u00e9coule une vie en meilleure sant\u00e9 et plus longue, pour les anciens combattants et pour eux-m\u00eames.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/visitsinset1.jpg\" alt=\"Mary Glanville et Francis Christian profitent au maximum d'une visite \u00e0 l'\u00e9difice comm\u00e9moratif des anciens combattants Camp Hill, \u00e0 Halifax. [PHOTO : TOM WATERS]\" align=\"middle\" height=\"545\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Mary Glanville et Francis Christian profitent au maximum d<\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : TOM WATERS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Les gens \u00e2g\u00e9s qui se sentent en communaut\u00e9 ont une tension moins \u00e9lev\u00e9e et une meilleure r\u00e9ponse immunitaire que les autres et ils peuvent mieux faire face \u00e0 l\u2019inconstance de la vie que ceux qui se sentent isol\u00e9s ou seuls, dit la docteure Louise Hawkley, neuroscientifique sociale de l\u2019Universit\u00e9 de Chicago et chercheuse en sant\u00e9 des solitaires.<\/p>\n<p>Le stress a beaucoup de r\u00e9percussions sur la sant\u00e9, qui empire \u00e0 cause de la solitude et de l\u2019isolement. L\u2019hormone de stress cortisol, caus\u00e9e par le stress, sert \u00e0 provoquer la r\u00e9action d\u2019\u00e9vasion ou de lutte pour \u00e9viter le danger. Cependant, sous un stress chronique, comme celui de quelqu\u2019un qui souffre, qui a peur ou qui s\u2019ennuie, l\u2019hormone cause des ravages pour ce qui est de la r\u00e9ponse immunitaire et de la tension art\u00e9rielle. \u00ab\u00a0Les relations s\u00e9rieuses permet\u00adtent de mieux tol\u00e9rer tout ce que la vie vous r\u00e9serve\u00a0\u00bb, dit Hawkley.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On sait tr\u00e8s bien que les gens ont besoin de contacts sociaux\u00a0\u00bb pour \u00eatre en sant\u00e9, ajoute Elsie Rolls, directrice des services aux anciens combattants \u00e0 Camp Hill. \u00ab\u00a0Sans ce genre de choses, les r\u00e9sidants s\u2019ennuient et puis ils tombent malades.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il y a des r\u00e9sidants, dit-elle, qui ne voudraient m\u00eame pas descendre du lit. Ils se demanderaient \u00ab\u00a0\u00e0 quoi \u00e7a sert? De toute fa\u00e7on, personne ne va me voir.\u00a0\u00bb Mais la possibilit\u00e9 que quelqu\u2019un pourrait passer les voir est une raison de se lever, de se faire les cheveux ou de se raser.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les programmes de visite de la L\u00e9gion importent beaucoup aux anciens combattants, dit Norah Keating, membre du Conseil consultatif de g\u00e9ronto\u00adlogie d\u2019Anciens combattants Canada et chercheuse en vieillissement de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Alberta. \u00ab\u00a0La relation la plus importante des personnes \u00e2g\u00e9es, c\u2019est celle qu\u2019ils ont avec des gens de leur \u00e2ge, de la m\u00eame histoire, ou d\u2019exp\u00e9rien\u00adces semblables.\u00a0\u00bb Bien que les relations familiales soient aussi extr\u00eamement importantes, dit Keating, les visites concernent surtout la qualit\u00e9 des soins plut\u00f4t que le plaisir. Les ain\u00e9s, dans les institutions, ne savent pas si leur famille vient les voir par plaisir ou par devoir. Dans les relations volontaires, le doute n\u2019existe pas. \u00ab\u00a0L\u2019avantage des programmes de b\u00e9n\u00e9voles de la L\u00e9gion pour les anciens combattants, c\u2019est qu\u2019ils ont vraiment une histoire comparable.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est \u00e9vident d\u2019o\u00f9 viennent les visiteurs de la L\u00e9gion et ces gens s\u2019en rendent bien compte, m\u00eame ceux qui souffrent de d\u00e9mence avanc\u00e9e\u00a0\u00bb, dit Kelly Sprackett, coordonnatrice des services b\u00e9n\u00e9voles de la Broadmead Care Society \u00e0 Victoria. Cette soci\u00e9t\u00e9 administre la Lodge, \u00e0 Broadmead, o\u00f9 \u00e0 peu pr\u00e8s 60 p. cent des 225 r\u00e9sidants sont des anciens combattants, ainsi qu\u2019un programme de soins de jour. \u00ab\u00a0Ils l\u2019appr\u00e9cient vraiment parce que \u00e7a ravive leurs souvenirs et leur sentiment d\u2019all\u00e9geance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans une institution de soins de sant\u00e9, il y a peu de gens qui savent que ce ne sont pas seulement des vieilles personnes fr\u00eales avec de graves probl\u00e8mes de sant\u00e9 et de cognition\u00a0\u00bb, dit Keating. \u00ab\u00a0Ce qu\u2019il y a de bien quand vous avez une connexion avec quelqu\u2019un, comme un visiteur de la L\u00e9gion, c\u2019est que \u00e7a aide votre propre identit\u00e9 \u00e0 refaire surface. On pense \u201cvoici quelqu\u2019un qui sait qui je suis, o\u00f9 je suis all\u00e9\u201d. Ils ne se connaissent peut-\u00eatre pas personnellement, mais ils savent que, gr\u00e2ce \u00e0 cette exp\u00e9rience partag\u00e9e, il va y avoir une connexion.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est un sentiment que reconnaissent beaucoup de visiteurs. \u00ab\u00a0Un sentiment de camaraderie a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 durant la guerre\u00a0\u00bb, dit Barbara Bolli, coordonnatrice du programme de visites aux malades de Broadmead de la L\u00e9gion et membre de la filiale Victoria Ex-Servicewomen\u2019s. \u00ab\u00a0Il fait \u00e9cho chez les anciens combattants.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/visitsinset2.jpg\" alt=\"Jo-Ann et Bob MacEachern visitent des anciens combattants de la part de la filiale Grand Bend (Ont.). [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"549\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Jo-Ann et Bob MacEachern visitent des anciens combattants de la part de la filiale Grand Bend (Ont.). <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 cette connexion et \u00e0 l\u2019affiliation, les visites de la L\u00e9gion ont un effet cumulatif, m\u00eame si elles n\u2019ont pas lieu tous les jours. Hawkley le compare au r\u00e9confort d\u2019un bon mariage o\u00f9 l\u2019un des conjoints voyage souvent. M\u00eame quand un des \u00e9poux est en voyage, \u00ab\u00a0le sentiment de s\u00e9curit\u00e9 dans le mariage n\u2019est pas boulevers\u00e9\u00a0\u00bb. Voir les uniformes de la L\u00e9gion, savoir qu\u2019un l\u00e9gionnaire est toujours disponible durant les soir\u00e9es de bingo, ou pour bavarder un jeudi soir, procure un sentiment du m\u00eame genre aux anciens combattants. C\u2019est important que les filiales petites ou \u00e9loign\u00e9es le sachent; quelques visites r\u00e9guli\u00e8res durant l\u2019ann\u00e9e, m\u00eame si elles sont peu nombreuses, ne sont pas insignifiantes.<\/p>\n<p>Bob et Jo-Ann MacEachern fr\u00e9quentent les anciens combattants aux institutions de soins de longue dur\u00e9e, de la part de la filiale Grand Bend (Ont.), depuis \u00e0 peu pr\u00e8s 15 ans. \u00ab\u00a0Quand on a commenc\u00e9, il y avait 17 anciens combattants\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Parkwood de London et aux maisons de repos plus petites dans les petites villes pr\u00e8s de Grand Bend. Beaucoup d\u2019entre eux \u00e9taient de nos amis, des anciens camarades de la fi\u00adliale. \u00ab\u00a0Vu que nous venons d\u2019une petite ville, c\u2019\u00e9tait plus social\u00a0\u00bb, dit Jo-Ann. Mais cela voulait aussi dire que ces services pouvaient \u00eatre attristants, quand les amis et les voisins \u00e9taient soudainement sur le d\u00e9clin.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, il y en a moins \u00e0 aller voir. \u00ab\u00a0Ils sont tous d\u00e9c\u00e9d\u00e9s sauf deux,\u00a0\u00bb dit Bob. M\u00eame s\u2019ils ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de Grand Bend \u00e0 London (Ont.), ils conti\u00adnuent leurs visites, dans le cadre du programme de soins aux anciens combattants de Parkwood, \u00e0 un ancien combattant qui a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0adopt\u00e9\u00a0\u00bb par leur filiale et \u00e0 un ancien membre de Grand Bend r\u00e9sidant dans une petite institution de soins de longue dur\u00e9e d\u2019Exeter. \u00ab\u00a0On leur apporte un petit cadeau (des cartes d\u2019appel interurbain, des fleurs, des cartes de souhaits) et on leur demande s\u2019ils ont besoin de quoi que ce soit.\u00a0\u00bb Par exemple, il y en a un qui a demand\u00e9 des pantalons de surv\u00eatement, plus faciles \u00e0 enfiler le matin quand on ne peut plus se d\u00e9placer qu\u2019en fauteuil roulant. Ils vont voir cet ancien combattant, \u00e0 une petite institution de soins de longue dur\u00e9e, \u00e0 peu pr\u00e8s quatre fois par ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans les couloirs de Camp Hill, toutefois, il semble y avoir toujours un l\u00e9gionnaire.\u00a0 \u00ab\u00a0Nous avons un programme immense\u00a0\u00bb, nous explique Tom Waters, qui y est le repr\u00e9sentant de Camp Hill de la Direction de Nouvelle-\u00c9cosse\/ Nunavut depuis environ 14 ans. \u00ab\u00a0Il s\u2019a-git probablement de 500 \u00e0 600 personnes durant une ann\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les l\u00e9gionnaires visitent les anciens combattants individuellement. Il y en a plusieurs qui participent aux programmes r\u00e9cr\u00e9atifs comme les bingos et les excursions touristiques. Des fois, les visiteurs se joignent \u00e0 un groupe au salon. Ils si\u00e8gent aux r\u00e9unions du conseil des anciens combattants. Les filiales des alentours offrent des divertissements et organisent des manifestations pour les anciens combattants et leur famille dans leurs locaux, le transport se faisant dans des autobus pour fauteuils roulants Callow. Certaines filiales \u00ab\u00a0adoptent\u00a0\u00bb des anciens combattants qui n\u2019ont pas de visiteurs familiaux ou d\u2019affiliation \u00e0 la L\u00e9gion; et les visiteurs emm\u00e8nent ces anciens combattants faire des emplettes n\u00e9cessaires qu\u2019ils ne peuvent pas obtenir \u00e0 Camp Hill\u00a0: v\u00eatements, articles de toilette, lait en boite. Il y en a qui font des courses pour un ancien combattant, quand il faut faire r\u00e9parer une montre ou des souliers. Il peut aussi s\u2019agir de quelque chose de plus s\u00e9rieux, comme quand un ancien combattant demande l\u2019aide de la L\u00e9gion pour s\u2019occuper de questions juridiques ou r\u00e9gler des probl\u00e8mes concernant la famille ou le personnel.<\/p>\n<p>Les visiteurs de la L\u00e9gion \u00ab\u00a0sont pr\u00e9cieux\u00a0\u00bb, dit Rolls. \u00ab\u00a0Ils font tellement pour les anciens combattants; c\u2019est formidable. Il existe aussi un soutien pour le personnel et les membres de la famille. Nous leur sommes vraiment reconnaissants de toute leur aide. Nous serions dans l\u2019embarras sans eux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il y a assez de visiteurs de la L\u00e9gion \u00e0 l\u2019institution, o\u00f9 r\u00e9sident 175 anciens combattants entre 70 ans et 100 ans, pour que \u00ab\u00a0chaque ancien combattant soit visit\u00e9\u00a0\u00bb, dit Waters. Normalement, les visiteurs vont voir des r\u00e9guliers, mais \u00ab\u00a0s\u2019ils entrent dans une pi\u00e8ce o\u00f9 un ancien combattant est l\u00e0 qui ne fait rien, qui regarde les mouches voler, ils se pr\u00e9sentent et se mettent \u00e0 bavarder.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les visiteurs de la L\u00e9gion occupent souvent le salon, dit Glanville. Cela fait sortir les anciens combattants de leur chambre et interagir avec les autres r\u00e9sidants et avec les visiteurs.<\/p>\n<p>\u00c0 Broadmead, on \u00e9value le nombre d\u2019heures que les 200 visiteurs, l\u00e9gionnaires compris, passent \u00e0 la Lodge \u00e0 environ 1 000 par mois. Sept filiales r\u00e9gionales de la L\u00e9gion font les visites mensuelles \u00e0 tour de r\u00f4le, dit Bolli. Le jour des visites de la L\u00e9gion, le jeudi, les l\u00e9gionnaires en uniforme vont voir les r\u00e9sidants et leur distribuent des brosses \u00e0 dents ou des mouchoirs comme cadeaux. \u00ab\u00a0Chaque filiale a un jour pour y aller\u00a0\u00bb, dit Bolli. En outre, les visiteurs de la L\u00e9gion se portent volontaires pour plusieurs activit\u00e9s. \u00ab\u00a0C\u2019est tr\u00e8s important pour nous. M\u00eame si la filiale se dissout, on va continuer\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-elle. La fi-liale est en train de faire le n\u00e9cessaire pour que le cout des petits cadeaux, environ 140 $ par mois, soit couvert pendant plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Les visites font autant de bien aux visiteurs qu\u2019aux r\u00e9sidants.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le dernier v\u00e9t\u00e9ran de la guerre de Cor\u00e9e a quitt\u00e9 notre programme de b\u00e9n\u00e9voles (except\u00e9 ceux qui sont dans les groupes de b\u00e9n\u00e9voles de la L\u00e9gion)\u00a0\u00bb, dit Sprackett. \u00ab\u00a0Cela les a beaucoup chagrin\u00e9s d\u2019abandonner, car ils savaient que \u00e7a leur faisait du bien de venir; ils se sont forc\u00e9s aussi longtemps qu\u2019ils ont pu et il nous a fallu adapter le programme de b\u00e9n\u00e9voles aux gens dont la sant\u00e9 n\u2019est plus aussi pr\u00e9visible qu\u2019avant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Durant nos recherches, nous avons d\u00e9couvert que les ain\u00e9s obtiennent de grands avantages en contribuant \u00e0 leur collectivit\u00e9\u00a0\u00bb, dit Keating, une contribution qui n\u2019est que bien rarement reconnue au Canada. \u00ab\u00a0Je suis ravie que vous \u00e9criviez cet article. C\u2019est bien que les membres de la L\u00e9gion sachent \u00e0 quel point on les appr\u00e9cie. On entend tellement souvent que les ain\u00e9s sont un fardeau et improductifs, qu\u2019ils ne contribuent pas vraiment.\u00a0\u00bb Le b\u00e9n\u00e9volat r\u00e9fute cela et sert \u00e0 perp\u00e9tuer, \u00e0 restaurer le sentiment d\u2019utilit\u00e9 du b\u00e9n\u00e9vole.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c7a fait plaisir, dit Bolli. C\u2019est agr\u00e9able.\u00a0\u00bb Elle fait partie d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration de femmes qui pr\u00e9f\u00e8rent s\u2019\u00e9reinter plut\u00f4t que mourir d\u2019ennui. \u00ab\u00a0J\u2019ai quelque chose \u00e0 faire durant la journ\u00e9e,\u00a0\u00bb dit-elle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est le plaisir qu\u2019on ressent \u00e0 voir leur visage s\u2019\u00e9panouir, surtout quand on porte l\u2019uniforme\u00a0\u00bb, dit Eileen Margaret Smith, une femme de 87 ans de la filiale Victoria Ex-Servicewomen\u2019s qui fait des visites \u00e0 Broadmead depuis neuf ans. \u00ab\u00a0On a h\u00e2te d\u2019y aller. Je ne voudrais pas manquer d\u2019y aller. Je vais continuer tant que je pourrai. Je me sens toujours chanceuse; que c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 Dieu que je ne fais pas partie des visit\u00e9s. Je suis chanceuse d\u2019\u00eatre en bonne sant\u00e9 et de pouvoir les aider.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019en retire autant qu\u2019eux, dit Christian. Il y a beaucoup de gens de mon \u00e2ge qui ne quittent pas leur lit; \u00e7a m\u2019occupe.\u00a0\u00bb Et il ajoute qu\u2019il accompagne un autobus Callow pour une soir\u00e9e \u00e0 la L\u00e9gion au moins une fois par mois. \u00ab\u00a0O\u00f9 est-ce que quelqu\u2019un de mon \u00e2ge pourrait aller danser?\u00a0\u00bb demande-t-il.<\/p>\n<p>En derni\u00e8re analyse, ce genre de b\u00e9n\u00e9volat est peut-\u00eatre agr\u00e9able, mais les l\u00e9gionnaires peuvent aussi \u00eatre fiers des r\u00e9sultats s\u00e9rieux de leurs visites, dit Keating. \u00ab\u00a0Ce que la L\u00e9gion fait est important.\u00a0\u00bb Les r\u00e9sidants et leur famille sont rassur\u00e9s du fait que la L\u00e9gion se concentre sur le bien-\u00eatre des anciens combattants; ils savent que les l\u00e9gionnaires remarquent les d\u00e9fectuosit\u00e9s quand il y en a. Et, vu qu\u2019ils sont \u00e9paul\u00e9s par une organisation nationale, on peut \u00eatre s\u00fbr qu\u2019il y aurait des suites aux cas particuliers et m\u00eame, \u00e0 l\u2019\u00e9chelon national, \u00e0 la politique.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Durant toutes ces ann\u00e9es, dit MacEachern, je n\u2019ai jamais vu quoi que ce soit de mal et aucun ancien combattant ne s\u2019est plaint\u00a0\u00bb, sauf un, \u00e0 propos du service de la nourriture. Si tout va bien lors des visites surprises, dit-il, cela tranquillise les visiteurs et les familles, par rapport \u00e0 la mani\u00e8re dont les anciens combattants sont trait\u00e9s au jour le jour.<\/p>\n<p>Aussi, quand la L\u00e9gion s\u2019assure que les soins aux anciens combattants sont bons, elle rajuste le tir en ce qui concerne ceux des autres ain\u00e9s, dit Keating.<\/p>\n<hr size=\"2\" width=\"100%\" \/>\n<h2>Une paire d&#8217;yeux suppl\u00e9mentaires<\/h2>\n<p>Brenda Montgomery, de la filiale Centennial de Dartmouth (N.-\u00c9.), est une ancienne infirmi\u00e8re terre \u00e0 terre, \u00e9pouse d\u2019un ancien combattant, qui sait \u00e0 quel point son b\u00e9n\u00e9volat est important dans le programme de sondage des soins de longue dur\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je reste \u00e0 l\u2019affut, dit-elle. J\u2019ai des ressources imm\u00e9diates au cas o\u00f9 je tombe sur quelque chose de particu\u00adli\u00e8rement alarmant.\u00a0\u00bb Si le probl\u00e8me ne peut pas \u00eatre r\u00e9gl\u00e9 par la famille du r\u00e9sidant ou par le directeur des soins de l\u2019institution, elle appelle quelqu\u2019un \u00e0 Anciens combattants Canada.<\/p>\n<p>Le programme de contr\u00f4le des soins de longue dur\u00e9e est un partenariat entre Anciens combattants Canada (ACC), qui paie la facture (129\u00a0000 $ en 2007) et la L\u00e9gion royale canadienne, qui adminis-tre le programme et produit la main-d\u2019\u0153uvre b\u00e9n\u00e9vole. On en retire des avantages \u00e0 tous points de vue\u00a0: on subvient aux besoins m\u00e9connus de tel ou tel ancien combattant, on renseigne les gens sur les nouvelles ordonnances d\u2019ACC ou sur les r\u00e9solutions prises au congr\u00e8s de la L\u00e9gion et on revalorise les normes de soins pour les gens, autres que les anciens combattants, qui sont aux \u00e9tablissements de longue dur\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 ses engagements, ACC faisait des sondages sur la satisfaction des r\u00e9sidants aux plus grands \u00e9tablissements \u00e0 places prioritaires. Cependant, vu les quelque 7\u00a0300 autres anciens combattants log\u00e9s dans plus de 1 900 institutions diss\u00e9min\u00e9es partout au pays, les visites d\u2019ACC \u00e9taient restreintes par le manque de main-d\u2019\u0153uvre et les distances. \u00ab\u00a0Avant que la L\u00e9gion mette la main \u00e0 la p\u00e2te, c\u2019est le personnel d\u2019ACC qui sondait les r\u00e9sidants, mais vu le grand nombre de clients\u00a0\u00bb, les visites \u00e9taient rares et in\u00e9gales aux institutions du pays les plus petites, dit Carlos Lourenso, directeur des services de soins en r\u00e9sidence ou en \u00e9tablissement d\u2019ACC. \u00ab\u00a0Le partenariat avec la L\u00e9gion nous permet d\u2019aller \u00e0 plus d\u2019endroits et de voir plus d\u2019anciens combattants.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Quand les b\u00e9n\u00e9voles de la L\u00e9gion se sont mis au travail, il y a cinq ans, ils ont surveill\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s 2\u00a0000 r\u00e9sidants; en 2007, ils ont men\u00e9 quelque 3\u00a0000 sondages et ils sont en voie d\u2019en faire 4\u00a0000 en 2008, dit-il.<\/p>\n<p>Pierre Allard, directeur du Bureau des services de la Direction nationale de la L\u00e9gion, qui recrute et forme les b\u00e9n\u00e9\u00advoles et qui administre le programme pour ACC, en est tr\u00e8s heureux. \u00ab\u00a0Nous avons compos\u00e9 le programme conjointement avec ACC, nous explique-t-il. Nous n\u2019\u00e9tions pas tr\u00e8s contents de la qualit\u00e9 des soins et nous disions qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas pareille dans tous les \u00e9ta-blissements pour anciens combattants.\u00a0\u00bb Le Comit\u00e9 consultatif de g\u00e9rontologie d\u2019ACC, la L\u00e9gion et d\u2019autres organisations d\u2019anciens combattants recommandaient des visites r\u00e9guli\u00e8res pour sonder les r\u00e9sidants des institutions communautaires. Il y a quelques ann\u00e9es, la L\u00e9gion et ACC ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9laborer un programme.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est un partenariat naturel et cons\u00adtructif, dit Lourenso. La L\u00e9gion est une organisation nationale merveilleuse, qui a des filiales et des b\u00e9n\u00e9voles dans tous les coins du pays, et qui a un int\u00e9r\u00eat particulier par rapport \u00e0 la sant\u00e9 des anciens combattants. ACC a promis de faire le n\u00e9cessaire pour la qualit\u00e9 des soins aux anciens combattants dans le besoin et \u00ab\u00a0la L\u00e9gion est un partenaire qui l\u2019aide \u00e0 tenir cette promesse\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons travaill\u00e9 de concert avec ACC\u00a0\u00bb au d\u00e9veloppement du programme, dit Allard. En 2003, la L\u00e9gion s\u2019est mise \u00e0 annoncer qu\u2019il lui fallait des b\u00e9n\u00e9voles et puis elle a men\u00e9 six s\u00e9ries de formation de plus d\u2019un mois et demi \u00ab\u00a0pour qu\u2019il y ait assez de sondeurs au d\u00e9but\u00a0\u00bb. Le recrutement et la formation se poursui\u00advent. Quelque 150 sondeurs b\u00e9n\u00e9voles ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 la largeur du pays, \u00e0 qui ACC a donn\u00e9 pour mission de sonder les anciens combattants log\u00e9s dans des \u00e9tablissements de soins de longue dur\u00e9e dans le but de savoir s\u2019ils sont sa\u00adtisfaits des services touchant 10 aspects de soins, dont la s\u00e9curit\u00e9, la suret\u00e9, l\u2019hygi\u00e8ne, la qualit\u00e9 de la nourriture, l\u2019acc\u00e8s aux services m\u00e9dicaux, les occasions sociales et r\u00e9cr\u00e9atives, et le soutien spirituel et pastoral.<\/p>\n<p>La L\u00e9gion et ACC \u00e9tudient des parties diff\u00e9rentes de l\u2019information et s\u2019en servent pour diverses raisons.<\/p>\n<p>Les questionnaires sur la satisfaction des clients, confidentiels, sont remis directement \u00e0 ACC. \u00ab\u00a0C\u2019est anonyme et impersonnel\u00a0\u00bb, dit Lourenso; et \u00ab\u00a0ce n\u2019est pas pour nos yeux\u00a0\u00bb, dit Allard.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sum\u00e9s des rapports, cependant, \u00ab\u00a0passent d\u2019abord par la Direction nationale o\u00f9 ils sont examin\u00e9s pour voir s\u2019il y a des probl\u00e8mes, dit Lourenso. Cela peut servir \u00e0 exp\u00e9dier les probl\u00e8mes ou les besoins dont il faut s\u2019occuper.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tout va bien \u00e0 peu pr\u00e8s de 90 \u00e0 95 p. 100 des fois, dit Allard, mais de temps \u00e0 autre on d\u00e9couvre un probl\u00e8me.\u00a0\u00bb Les probl\u00e8mes qui affectent un particulier ou un \u00e9tablissement sont rapport\u00e9s \u00e0 ACC. \u00ab\u00a0Nous faisons le n\u00e9cessaire pour le r\u00e9gler, de concert avec l\u2019\u00e9tablissement\u00a0\u00bb, dit Lourenso. En \u00e9t\u00e9, la L\u00e9gion a attir\u00e9 l\u2019attention d\u2019ACC sur des pro\u00adbl\u00e8mes signal\u00e9s dans des rapports sur la s\u00e9curit\u00e9, des odeurs tenaces et des biens disparus \u00e0 un \u00e9tablissement ontarien. Un infirmier de bureau de district d\u2019ACC a men\u00e9 une enqu\u00eate et des r\u00e9sidants m\u00e9contents ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s \u00e0 d\u2019autres \u00e9tablissements.<\/p>\n<p>La L\u00e9gion et ACC \u00e9tudient le r\u00e9sum\u00e9 des rapports pour rep\u00e9rer des pro\u00adbl\u00e8mes plus syst\u00e9miques aussi. Ces derniers donnent souvent lieu \u00e0 des plaidoyers de la part de la L\u00e9gion, ou \u00e0 des r\u00e9solutions au congr\u00e8s. ACC se sert \u00ab\u00a0des nombreux renseignements\u00a0\u00bb de ces rapports et questionnaires et des r\u00e9sultats de leurs propres sondeurs professionnels qui s\u2019occupent des \u00e9tablissements les plus grands, dit Lourenso. Cela \u00ab\u00a0devient la pierre angulaire de notre assurance de qualit\u00e9 pour les soins de longue dur\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un de ces probl\u00e8mes syst\u00e9miques concernait la nourri\u00adture, quelque chose de tr\u00e8s important dans un cadre de soins en r\u00e9sidence. \u00ab\u00a0La nourriture est un indicateur de satisfaction fluctuant et instable\u00a0\u00bb, dit Lourenso. Et de fait, les rapports et les questionnaires ayant r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un m\u00e9contentement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 par rapport \u00e0 la nourriture, on a \u00e9tabli des normes uniformes pour la pr\u00e9paration et la livraison. R\u00e9sultat\u00a0: \u00ab\u00a0en quatre ou cinq ans, la satisfaction s\u2019est beaucoup am\u00e9lior\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Montgomery est contente de cette information aussi. Vu que la nourriture est une question des plus importantes, elle planifie ses visites vers l\u2019heure des repas. \u00ab\u00a0Je peux recueillir beaucoup de renseignements \u00e0 ces moments-l\u00e0,\u00a0\u00bb en posant des questions \u00e0 propos du gout, de ce qui se passe si le r\u00e9sidant n\u2019aime pas ce qu\u2019on lui sert. Elle remarque aussi les usages aux repas, si les r\u00e9sidants sont rassembl\u00e9s peu avant le service, ou s\u2019ils sont attroup\u00e9s \u00e0 la salle \u00e0 manger longtemps en avance.<\/p>\n<p>Elle se sert de tous ses sens quand elle est dans un \u00e9tablissement; elle remarque la propret\u00e9, l\u2019ordre, les odeurs, les bruits.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il se pourrait que quelqu\u2019un refuse de parler par crainte d\u2019empirer la qualit\u00e9 des soins, dit-elle. Je [&#8230;} bavarde avec cinq personnes, alors on ne saura jamais qui a parl\u00e9.\u00a0\u00bb \u00c0 vrai dire, les questionnaires remis \u00e0 ACC sont d\u00e9personnalis\u00e9s et anonymes, alors les r\u00e9sidants n\u2019ont pas \u00e0 s\u2019inqui\u00e9ter de leurs r\u00e9ponses.<\/p>\n<p>Elle \u00e9coute attentivement. Quand un r\u00e9sidant lui a dit qu\u2019il ne lisait plus les journaux, ses questions discr\u00e8tes ont indiqu\u00e9 qu\u2019il lui fallait des lunettes. Elle a rem\u00e9di\u00e9 \u00e0 la situation en passant un coup de fil \u00e0 ACC.<\/p>\n<p>Ce genre d\u2019interaction personnelle est importante, dit Lourenso. C\u2019est la diff\u00e9rence entre une visite amicale et une r\u00e9union d\u2019affaires. \u00ab\u00a0La visite ne sert pas seulement \u00e0 recueillir des renseignements\u00a0\u00bb, remarque-t-il. \u00ab\u00a0Il s\u2019agit d\u2019un contact social. Il s\u2019agit d\u2019\u00e9couter les gens.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les anciens combattants ont tendance \u00e0 attendre longtemps avant de demander des soins, quand ils sont en moins bonne sant\u00e9 et moins capables de s\u2019occuper de leurs propres affaires. Le programme n\u2019en est que plus crucial. \u00ab\u00a0Il y a deux choses importantes (au programme), ajoute Montgomery. D\u2019abord, d\u2019un point de vue syst\u00e9mique, Anciens combattants Canada et la L\u00e9gion sont tenus au courant de ce qui se passe. Ensuite, \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement, on sait que quelqu\u2019un se soucie d\u2019eux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Elle a remarqu\u00e9 une am\u00e9lioration lente depuis les cinq ans qu\u2019elle fait des sondages. \u00ab\u00a0En g\u00e9n\u00e9ral, les \u00e9tablissements sont tr\u00e8s bons. Ils sont meilleurs qu\u2019il y a ne serait-ce que 15 ans pass\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Elle est satisfaite, quand elle retourne \u00e0 une institution, de voir qu\u2019un probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9. \u00ab\u00a0D\u2019un point de vue personnel, c\u2019est tr\u00e8s satisfaisant. [&#8230;]<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai l\u2019intention de continuer tant que je pourrai.\u201d<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Visite aux anciens combattants. ILLUSTRATION : STEPHEN SNIDER Francis Christian, membre d\u00e9vou\u00e9 de la filiale Vimy d\u2019Halifax (N.-\u00c9.), s\u2019est rendu \u00e0 l\u2019\u00c9difice comm\u00e9moratif des anciens combattants Camp Hill, tous les jours, pendant deux ans, visiter un des r\u00e9sidants. 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