{"id":228,"date":"2009-01-01T00:01:24","date_gmt":"2009-01-01T04:01:24","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/index.php\/2009\/01\/un-tournee-dapprentissage\/"},"modified":"2008-12-17T14:23:17","modified_gmt":"2008-12-17T18:23:17","slug":"un-tournee-dapprentissage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2009\/01\/un-tournee-dapprentissage\/","title":{"rendered":"Un tourn\u00e9e d&#8217;apprentissage"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:630px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monslead.jpg\" alt=\"Les \u00e9tudiants au m\u00e9morial de Terre-Neuve contemplent le champ de bataille \u00e0 Beaumont-Hamel. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" class=\"top\" height=\"236\" width=\"630\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les \u00e9tudiants au m\u00e9morial de Terre-Neuve contemplent le champ de bataille \u00e0 Beaumont-Hamel. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Le silence prolong\u00e9 est sans doute l\u2019expression de l\u2019\u00eatre humain qui saisit le mieux l\u2019essence de la comm\u00e9moration. Quand la Premi\u00e8re Guerre mondiale s\u2019est termin\u00e9e, il y a 90 ans, le 11 novembre 1918, aucune c\u00e9l\u00e9bration tonitruante ne s\u2019est \u00e9lev\u00e9e des tranch\u00e9es; c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t le calme plat.<\/strong><\/p>\n<p>Les gens qui n\u2019\u00e9taient pas l\u00e0-bas et qui n\u2019ont donc pas fait l\u2019exp\u00e9rience des horreurs inexprimables d\u2019une guerre o\u00f9 environ 10 millions de personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es et des millions d\u2019autres, bless\u00e9es, ne comprennent pas vraiment la nature de ce silence. En d\u00e9cembre 2008, il ne restait qu\u2019un bien petit nombre de ceux qui y ont servi et le Canadien Jack Babcock en \u00e9tait un.<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, la nature de ce silence peut effectivement \u00eatre ressentie aujourd\u2019hui et c\u2019est s\u00fbr qu\u2019il peut servir \u00e0 nous connecter aux hommes et aux femmes qui y \u00e9taient, au besoin de se souvenir de leur ser-vice et de leurs sacrifices.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset1.jpg\" alt=\"La tombe du soldat George Lawrence Price. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"779\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>La tombe du soldat George Lawrence Price. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Le 11 novembre dernier, des centaines de personnes en deuil se sont rassembl\u00e9es \u00e0 un cimeti\u00e8re de la ville belge de Mons, en l\u2019honneur des 68\u00a0000 Canadiens qui ont donn\u00e9 leur vie \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Et bien que ce fusse 90 ans apr\u00e8s la fin de la Grande Guerre, \u00e0 la minute pr\u00e8s, les \u00e9motions \u00e9taient encore toutes fraiches sur leur visage. Des v\u00e9t\u00e9rans des guerres et des conflits plus r\u00e9cents, ainsi que des membres des Forces canadiennes et d\u2019autres de la Gendarmerie royale du Canada ont honor\u00e9 leurs anciens fr\u00e8res d\u2019armes qui ont fait l\u2019ultime sacrifice. Les jeunes Canadiens et les parlementaires, dont certains avaient les larmes aux yeux, se souvenaient de parents qui ont p\u00e9ri alors que les r\u00e9sidants locaux inclinaient la t\u00eate en remerciement de la libert\u00e9 dont ils profitent aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Il s\u2019agissait de la premi\u00e8re de trois occasions, le jour du Souvenir \u2014 parmi les nombreuses de la semaine \u2014 o\u00f9 les \u00e9motions refoul\u00e9es des membres de la d\u00e9l\u00e9gation d\u2019Anciens combattants Canada, qui assistaient aux activit\u00e9s de comm\u00e9moration en France et en Belgique, ont \u00e9t\u00e9 raviv\u00e9es. \u00ab\u00a0Nous sommes venus ici pour nous souvenir de ce que le pass\u00e9 \u00e9crit ne peut rappe\u00adler; et pour nous tenir aux endroits o\u00f9 le Canada a m\u00fbri\u00a0\u00bb, disait le ministre des anciens combattants Greg Thompson, le 10 novembre, lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie au M\u00e9morial Le Quesnel (France). Les 13 \u00e9tudiants canadiens \u00e9taient le noyau de la Tourn\u00e9e d\u2019apprentissage d\u2019ACC o\u00f9, durant une semaine, on leur a montr\u00e9 les champs de bataille, m\u00e9mor\u00adiaux et cimeti\u00e8res de la Premi\u00e8re et de la Seconde guerres mondiales.<\/p>\n<p>Bien que le Canada, jeune pays, f\u00fbt entr\u00e9 en guerre en tant que membre junior du Commonwealth, il a obtenu le droit d\u2019apposer sa signature sur le Trait\u00e9 de Versailles en reconnaissance du grand nombre de ses exploits et de ses sacrifices. Plus de 619\u00a0000 Canadiens \u2014 sur une population de moins de huit millions \u2014 avaient servi \u00e0 la guerre. Plus d\u2019un sur 10 avaient trouv\u00e9 la mort et 172\u00a0950 avaient \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset2.jpg\" alt=\"Andrew Sheppard \u00e0 Beaumont-Hamel. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"829\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Andrew Sheppard \u00e0 Beaumont-Hamel. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Il n\u2019y a nul doute que les citoyens de la France et de la Belgique se souviennent de ces sacrifices. \u00ab\u00a0Je viens tous les ans pour me souvenir\u00a0\u00bb, dit le r\u00e9sidant de Mons Jean Pirson. Mons avait \u00e9t\u00e9 occup\u00e9e par l\u2019Allemagne pendant plus de quatre ans quand, le dernier jour de la guerre, les Canadiens l\u2019ont lib\u00e9r\u00e9e. Pendant plusieurs g\u00e9n\u00e9rations, parents et enseignants ont appris aux enfants belges \u00e0 entretenir la tradition de reconnaissance pour la libert\u00e9, dit Pirson. \u00ab\u00a0C\u2019est important de se souvenir et de transmettre ce souvenir aux jeunes gens, pour qu\u2019il vive.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ainsi, l\u2019\u00e9motion gagne facilement le peuple, \u00e0 la place moderne de la ville, apr\u00e8s le service r\u00e9gl\u00e9 au cimeti\u00e8re de Mons et les d\u00e9fil\u00e9 et c\u00e9r\u00e9monie orga\u00adnis\u00e9s par la ville de Mons au Monument canadien. Il y avait dans l\u2019assistance des repr\u00e9sentants de la Belgique, du Canada, de la Grande-Bretagne, de la Russie, de l\u2019Italie, du Portugal, de la Gr\u00e8ce et des \u00c9tats-Unis, ainsi que des membres d\u2019organisations d\u2019anciens combattants canadiennes, dont la L\u00e9gion royale canadienne, les anciens combattants de l\u2019arm\u00e9e, de la marine et des forces a\u00e9riennes au Canada (ANAVETS) et le Conseil national des associations d\u2019anciens combattants.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les Canadiens ont cr\u00e9\u00e9 cette histoire\u00a0\u00bb, dit le capitaine Rick Towey du Royal Regiment of Canada de Toronto. \u00ab\u00a0Je suis fier de faire partie d\u2019une arm\u00e9e que l\u2019histoire a retenu, et qui a lib\u00e9r\u00e9 une ville.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset3.jpg\" alt=\"Les v\u00e9t\u00e9rans de la Seconde Guerre mondiale Bill Story et John Henderson se joignent \u00e0 l\u2019inspecteur Yvon de Champlain et au ministre des anciens combattants Greg Thompson. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"337\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les v\u00e9t\u00e9rans de la Seconde Guerre mondiale Bill Story et John Henderson se joignent \u00e0 l\u2019inspecteur Yvon de Champlain et au ministre des anciens combattants Greg Thompson. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis tr\u00e8s fier d\u2019\u00eatre ici\u00a0\u00bb, dit le caporal-chef et photographe des Forces canadiennes Serge Tremblay. C\u2019est \u00e0 Mons que le premier soldat a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale et o\u00f9 le dernier soldat canadien a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 quatre ans apr\u00e8s.\u00a0\u00bb Ce dernier, le soldat George Lawrence Price du Saskatchewan Regiment, a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par un tireur d\u2019\u00e9lite deux minutes avant le cessez-le-feu et il a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re militaire de Saint-Symphorien.<\/p>\n<p>Le jour du Souvenir, les r\u00e9sidants locaux d\u00e9posent des fleurs coup\u00e9es sur sa tombe. Le m\u00eame soir, \u00e0 l\u2019occasion de la c\u00e9r\u00e9monie de la derni\u00e8re sonnerie, sous les arches comm\u00e9moratives de la Porte de Menin, \u00e0 Ypres (Belgique), les Belges ont \u00e0 nouveau d\u00e9montr\u00e9 leur reconnaissance. Except\u00e9 lors de l\u2019occupation, durant la Seconde Guerre mondiale, la circulation est interrompue sous les arches et les clairons jouent la derni\u00e8re sonnerie tous les soirs, \u00e0 20 h, depuis le 11 novembre 1928.<\/p>\n<p>La foule, qui avait commenc\u00e9 \u00e0 se rassembler des heures avant la c\u00e9r\u00e9monie du jour du Souvenir, a rempli la salle du Souvenir et s\u2019est \u00e9tendue le long de la rue jusqu\u2019\u00e0 la place. Les acclamations ont \u00e9clat\u00e9 quand le contingent des Forces canadiennes est arriv\u00e9 au monument. Peu apr\u00e8s, quand un cornemuseur a commenc\u00e9 \u00e0 jouer Amazing Grace, la foule s\u2019est mise \u00e0 fredonner et puis \u00e0 chanter. \u00ab\u00a0J\u2019\u00e9tais au garde-\u00e0-vous, alors je ne pouvais pas regarder autour de moi. J\u2019entendais la foule qui soupirait et haletait, qui manifestait l\u2019\u00e9motion qui m\u2019\u00e9tait interdite parce que j\u2019\u00e9tais au garde-\u00e0-vous\u00a0\u00bb, dit le caporal-chef Marc Jacobs des Rocky Mountain Rangers de Kamloops (C.-B.). \u00ab\u00a0Quand la foule s\u2019est mise \u00e0 fredonner, j\u2019en ai eu des frissons.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset4.jpg\" alt=\"Jessica Roberts d\u00e9pose une croix. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"344\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Jessica Roberts d\u00e9pose une croix. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>\u00ab\u00a0Je ne pouvais plus me retenir\u00a0\u00bb, dit Marie-Jos\u00e9e Chapleau, recruteuse des Forces canadiennes et commandante de la garde du drapeau durant la c\u00e9r\u00e9monie. Quand les larmes ont commenc\u00e9 \u00e0 couler, \u00ab\u00a0j\u2019\u00e9tais si fi\u00e8re que \u00e7a ne faisait rien.\u00a0\u00bb Elle n\u2019\u00e9tait pas la seule. \u00ab\u00a0Les larmes me sont mont\u00e9es aux yeux\u00a0\u00bb, dit le caporal-chef Richard Hicky du First Newfoundland Regiment de St. John\u2019s. \u00ab\u00a0En entendant \u00e7a, on ressent la fiert\u00e9\u00a0\u00bb, ajoutait le caporal Anthony Edwards du Toronto Royal Regiment. \u00ab\u00a0Je ne me suis jamais senti aussi Canadien, aussi fier\u00a0\u00bb, dit le bombardier-chef Kimberley Loucks du 2e Royal Canadian Horse Artillery.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai pas pu prendre plaisir \u00e0 toutes les chansons et \u00e0 la musique parce que je ne peux pas entendre, mais le visage des gens montrait qu\u2019ils \u00e9taient tr\u00e8s affect\u00e9s\u00a0\u00bb, t\u00e9moignait le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la jeunesse Jamie Routledge d\u2019Halifax qui est\u00a0 sourd.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset5.jpg\" alt=\"Nolan Janvier bavarde avec le vice-pr\u00e9sident de la L\u00e9gion Erl Kish. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"335\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Nolan Janvier bavarde avec le vice-pr\u00e9sident de la L\u00e9gion Erl Kish. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>La chorale de gar\u00e7ons de l\u2019\u00e9cole Crescent de Toronto a suscit\u00e9 un autre moment d\u2019\u00e9moi chez les Canadiens qui se trouvaient dans la foule en chantant Au champ d\u2019honneur, et puis les clairons du corps de pompiers volontaires local ont utilis\u00e9 les instruments en argent que leur ont donn\u00e9 les filiales Brussels et Antwerp de la Royal British Legion pour jouer la derni\u00e8re sonnerie.<\/p>\n<p>Le contingent canadien a d\u00e9pos\u00e9 les premi\u00e8res couronnes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celles qui avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es avant, dans la journ\u00e9e. Il s\u2019agissait du d\u00e9put\u00e9 Kevin Sorenson, de la part du Canada; du vice-pr\u00e9sident de la L\u00e9gion Erl Kish pour la L\u00e9gion; de William Story de la part du Conseil national des associations d\u2019anciens combattants; de Gord Marsh pour ANAVETS; de Ron Griffis de l\u2019Association canadienne de V\u00e9t\u00e9rans des forces de la paix des Nations Unies de la part des anciens combattants du Canada; et des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de la jeunesse Jonathan Jampies de St. Catharines (Ont.) et Andrea Omilgoitik d\u2019Iqaluit (Nunavut) de la part de la jeunesse canadienne.<\/p>\n<p>Il y a deux escaliers dans la salle du Souvenir centrale. Au-dessus se trouve l\u2019inscription suivante\u00a0: \u00ab\u00a0Ici sont inscrits les noms d\u2019officiers et d\u2019hommes qui sont tomb\u00e9s au saillant d\u2019Ypres mais pour qui la fortune de la guerre a refus\u00e9 l\u2019enterrement honorable qu\u2019ont eu leurs cama\u00ad\u00ad\u00ad\u00adrades mortuaires.\u00a0\u00bb Les noms d\u2019environ 55\u00a0000 soldats du Commonwealth, dont 6\u00a0940 Canadiens, ont \u00e9t\u00e9 grav\u00e9s sur les murs. Parmi eux se trouve Lee Wood, qui s\u2019\u00e9tait enr\u00f4l\u00e9 \u00e0 18 ans et qui a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 \u00e0 Passchendaele \u00e0 21 ans. C\u2019est l\u2019arri\u00e8re-grand-oncle du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la jeunesse d\u2019ACC Sam Wood de Fredericton (N.-B.) . Il a laiss\u00e9 un coquelicot \u00e0 c\u00f4t\u00e9 en souvenir.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Voir les noms sur le mur\u2026 Je vois toujours la tristesse dans les yeux de ma grand-m\u00e8re quand elle parle des fr\u00e8res qu\u2019elle a perdus\u00a0\u00bb, dit le sergent William MacDougall des Cameron Highlanders d\u2019Ottawa.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset6.jpg\" alt=\"Des porteurs portent le cercueil du soldat Ralph Ferns. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"379\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Des porteurs portent le cercueil du soldat Ralph Ferns. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est pas la m\u00eame chose d\u2019entendre \u00e7a quand on est au Canada que quand on l\u2019entend ici en voyant tous ces noms.\u00a0\u00bb Il s\u2019agissait d\u2019un leitmotiv durant les activit\u00e9s de la semaine alors que les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s d\u2019ACC, jeunes et vieux, int\u00e9riorisaient les histoires de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, de batailles gagn\u00e9es et de vies perdues, de la force de caract\u00e8re de ceux qui ont v\u00e9cu et qui sont morts dans les tranch\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Notre jeune nation avait une division de soldats citoyens, sous le commandement d\u2019un g\u00e9n\u00e9ral britannique, au d\u00e9but de la guerre\u00a0\u00bb, dit le d\u00e9put\u00e9 Kevin Sorenson, \u00e0 la cr\u00eate de Vimy, le 9 novembre, \u00e0 la premi\u00e8re manifestation de la semaine. \u00ab\u00a0Il l\u2019a finie avec une force de combat superbe sous le commandement d\u2019un de ses propres fils et une r\u00e9putation de courage, de force et de d\u00e9termination.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le soleil a perc\u00e9 le ciel de plomb au-dessus des deux grands pyl\u00f4nes jumeaux pendant que Sorenson parlait. Le nom des 11\u00a0285 soldats canadiens qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9s \u00ab\u00a0disparus, pr\u00e9sum\u00e9s morts\u00a0\u00bb en France a \u00e9t\u00e9 grav\u00e9 sur les remparts. Une brise fraiche, qui soufflait dans le microphone, semblait ponctuer ses paroles de coups de feu \u00e9loign\u00e9s. \u00ab\u00a0L\u2019histoire de la cr\u00eate de Vimy, c\u2019est celle de dizaines de milliers d\u2019individus, de gens ordinaires, comme vous et moi, qui ont d\u00e9fendu ce en quoi nous croyons tous\u00a0: la paix et la libert\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait la journ\u00e9e o\u00f9 les gens de l\u2019endroit assistent \u00e0 leur c\u00e9r\u00e9monie du souvenir et quelque 300 personnes se sont jointes aux soldats et aux repr\u00e9sentants des gouvernements britannique, fran\u00e7ais et allemand pour pr\u00e9senter leurs respects. Il y avait des Canadiens dans l\u2019assistance, dont Eleanor Saunders d\u2019Ottawa, accompagn\u00e9e de son fils Stephen et de son petit-fils Max, qui a presque deux ans. \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait merveilleux de voir que les gens de la place viennent encore apr\u00e8s 90 ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019ach\u00e8vement de la guerre a commenc\u00e9, une heure avant l\u2019aube du 8 aout 1918, quand \u00ab\u00a0plus de 100\u00a0000 Canadiens ont apparu \u00e0 l\u2019horizon pour une bataille qui allait entrer dans l\u2019histoire \u00bb, dit le ministre des anciens combattants Greg Thompson \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie au monument Le Quesnel, le 10 novembre. Cette attaque surprise, men\u00e9e \u00e0 bien, fut le d\u00e9but de la bataille d\u2019Amiens, le d\u00e9but des derniers cent jours de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, quand les soldats canadiens ont montr\u00e9 ce dont ils \u00e9taient capables.<\/p>\n<p>Amiens \u00e9tait un tournant. Le Corps canadien fit 5\u00a0000 prisonniers et s\u2019empara de 161 canons, mais le nombre de ses victimes s\u2019\u00e9levait \u00e0 4\u00a0000. C\u2019est pour les honorer que huit membres de l\u2019\u00e9quipe canadienne multidisciplinaire d\u2019aide aux victimes\u00a0 du Centre m\u00e9dical r\u00e9gional Landstuhl (Allemagne), o\u00f9 sont soign\u00e9s les soldats canadiens gri\u00e8vement bless\u00e9s en Afghanistan, ont conduit, pendant 12 heures, pour assister au service comm\u00e9moratif. De dire la commandante Julie B\u00e9dard, bas\u00e9e \u00e0 Winnipeg mais au milieu d\u2019une affectation de six mois en Allemagne\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait important pour nous de venir comm\u00e9morer le 90e anniversaire. Le service a \u00e9t\u00e9 si \u00e9mouvant. C\u2019est \u00e9patant que les jeunes gens puissent voir ce qui a \u00e9t\u00e9 fait par notre militaire et parler aux anciens combattants de leurs exp\u00e9riences.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On entend souvent les gens dire qu\u2019ils sont fiers d\u2019\u00eatre Canadien\u00a0\u00bb, ajoutait Andrea Omilgoitok, qui a eu l\u2019honneur de lire la promesse du souvenir des jeunes. \u00ab\u00a0Mais c\u2019est la premi\u00e8re fois de ma vie que j\u2019ai ressenti cette fiert\u00e9 jusqu\u2019au plus profond de moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset7.jpg\" alt=\"Les anciens combattants et les jeunes examinent les pierres tombales. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"773\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les anciens combattants et les jeunes examinent les pierres tombales. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Les \u00e9tudiants ont eu l\u2019occasion de visiter une grande partie des 30 cimeti\u00e8res militaires o\u00f9 gisent plus de 7\u00a0000 Canadiens. Par la suite, la m\u00eame journ\u00e9e, ils ont plac\u00e9 des croix en bois sur les tombes pr\u00e8s du M\u00e9morial du Bois de Bourlon. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019ils ont vraiment compris \u00e0 quel point beaucoup des hommes qui ont donn\u00e9 leur vie \u00e9taient jeunes. Quand Jessica Roberts d\u2019Abbotsford (C.-B.) regardait lentement les nombreuses pierres tombales, ses yeux ont \u00e9t\u00e9 attir\u00e9s par celle qui marque la derni\u00e8re demeure du caporal J.A. Morrison, fantassin canadien mort \u00e0 26 ans. \u00ab\u00a0Il a les m\u00eames initiales que mon fr\u00e8re; on l\u2019appelle Jam (confiture). Il a 14 ans et il parle d\u00e9j\u00e0 de s\u2019enr\u00f4ler. Je me demandais\u00a0: et s\u2019il allait \u00e0 la guerre et mourrait comme cet homme?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Beaucoup de ceux qui sont morts avaient 18, 19 ans; comme nous\u00a0\u00bb, dit Joshua Jenning de Haines Junction (Yukon). \u00ab\u00a0Je pensais \u00e0 tous nos amis chez nous et \u00e0 aller \u00e0 la guerre avec eux tous; et qu\u2019ils meurent autour de moi.\u00a0\u00bb Cela pr\u00e9occupait beaucoup Andrew Sheppard de Glovertown (T.-N.) qui a reconnu sur le M\u00e9morial terre-neuvien de Beaumont-Hamel le nom de beaucoup de familles qui ont perdu des fils \u00e0 la bataille de la Somme. Il y a un grand caribou en bronze, l\u2019embl\u00e8me du Royal Newfoundland Regiment, sur un tertre entour\u00e9 de pierres et d\u2019arbustes natifs de Terre-Neuve, qui surmonte les tranch\u00e9es et le sol o\u00f9 tant d\u2019hommes ont p\u00e9ri.<\/p>\n<p>Sheppard y a perdu un arri\u00e8re-grand-oncle, John Saunders, qui se serait enr\u00f4l\u00e9 au Newfoundland Regiment \u00e0 22 ans et qui serait mort, croit sa famille, \u00e0 la bataille de Cambrai, le 3 d\u00e9cembre 1917. Andrew a appris que son arri\u00e8re-grand-oncle faisait partie d\u2019une famille de p\u00eacheurs pauvres. S\u2019enr\u00f4ler \u00e9tait alors une fa\u00e7on de se sortir de la mis\u00e8re dans une collectivit\u00e9 o\u00f9 la nourriture venait \u00e0 manquer. \u00ab\u00a0La vie \u00e9tait si difficile\u00a0\u00bb, dit Andrew.<\/p>\n<p>Les histoires comme celle d\u2019Andrew ont emp\u00each\u00e9 le voyage de se transformer en un r\u00e9cit assommant de dates de bataille et de noms de h\u00e9ros morts il y a longtemps. \u00ab\u00a0On essaie de ne pas s\u2019arr\u00eater sur les noms et les dates\u00a0\u00bb, dit Carl Kletke, historien de la Direction \u2013 Histoire et patrimoine du minist\u00e8re de la D\u00e9fense nationale. On avait assign\u00e9 le nom d\u2019un soldat mort \u00e0 chacun des \u00e9tudiants, et ils ont fait une pr\u00e9sentation sur lui dans le cimeti\u00e8re o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 ou au monument pr\u00e8s d\u2019o\u00f9 il est mort.<\/p>\n<p>Kletke faisait des expos\u00e9s sur les tactiques militaires, les mouvements de troupes, au fur et \u00e0 mesure que l\u2019autocar voyageait entre les cimeti\u00e8res, les champs de bataille et les monuments, et les \u00e9tudiants suivaient sur les cartes qu\u2019on leur avait donn\u00e9es. \u00ab\u00a0Si nous ne comprenons pas pourquoi ces m\u00e9mo\u00adriaux sont l\u00e0, ce ne sont plus que des morceaux de pierre, dit Kletke. Si nous ne comprenons pas pourquoi ces cimeti\u00e8res sont l\u00e0, ce ne sont plus qu\u2019un assortiment de pierres tombales. Mais ils sont bien plus que \u00e7a; ils font partie du patrimoine canadien.\u00a0\u00bb Kletke s\u2019est assur\u00e9 d\u2019inclure les bataillons de la ville de chaque \u00e9tu\u00addiant, ou du soldat sur lequel il avait fait des recherches, pour que la connexion soit plus \u00e9vidente. Ils ont eu un aper\u00e7u des distances, visualis\u00e9 le progr\u00e8s des troupes, se sont repr\u00e9sent\u00e9 les batailles.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset8.jpg\" alt=\"Harry Quarton, Ron Griffis, Karl Morel, John Henderson et Phil Etter \u00e0 Vimy. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"343\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Harry Quarton, Ron Griffis, Karl Morel, John Henderson et Phil Etter \u00e0 Vimy. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Cela a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9 par les excursions aux tranch\u00e9es o\u00f9 les Terre-Neuviens se sont battus le premier jour de la bataille de la Somme et aux tunnels du champ de bataille autour du Monument comm\u00e9moratif du Canada \u00e0 Vimy, o\u00f9 le Canada, \u00e0 la bataille de la cr\u00eate de Vimy, a eu 10\u00a0600 victimes entre le 9 et le 12 avril 1917.<\/p>\n<p>Et la connexion a aussi \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e gr\u00e2ce aux rapports avec les anciens combattants qui les accompagnaient. Kletke a r\u00e9ussi \u00e0 relier l\u2019exp\u00e9rience des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s des anciens combattants et des Forces canadiennes aux exploits de ceux qui sont pass\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire, quoiqu\u2019ils eussent \u00e9t\u00e9 soldats \u00e0 la Seconde Guerre mondiale, aux conflits plus r\u00e9cents ou aux op\u00e9rations de maintien de la paix. \u00ab\u00a0De dire le g\u00e9n\u00e9ral Andrew McNaughton, qui commandait l\u2019artillerie au moment de l\u2019armistice\u00a0: \u201cpourquoi ne pas les repousser jusqu\u2019en Allemagne? Si on ne le fait pas, il va falloir revenir dans 25 ans.\u201d Et comme de raison, McNaughton commandait la 1re Division d\u2019infanterie canadienne quand elle y est all\u00e9e en 1939; il revenait, 20 ans apr\u00e8s, avec un autre groupe de jeunes Canadiens.\u00a0\u00bb Les \u00e9tudiants ont eu l\u2019occasion de parler \u00e0 certains de ces Canadiens, qui sont maintenant de vieux soldats, marins et aviateurs.<\/p>\n<p>Ils ont entendu Phil Etter de Belleville (Ont.), commissaire adjoint dans la marine marchande canadienne, aujourd\u2019hui \u00e2g\u00e9 de 88 ans, parler du devoir \u00e0 bord des navires h\u00f4pitaux qui sillonnaient l\u2019Atlantique-Nord; et Eldon McCallum de Woodstock (N.-B.), qui a particip\u00e9 \u00e0 36 missions en bombardier Halifax, parler de la vie dure qu\u2019\u00e9tait celle d\u2019un mitrailleur dorsal. Ils ont entendu Bill Story, qui vit actuellement \u00e0 Moneta (Virginie), parler du service dans la 1re Force de Service sp\u00e9cial, surnomm\u00e9e la brigade du Diable. Le lieutenant-colonel Harry Quarton \u00e0 la retraite, qui avait menti \u00e0 propos de son \u00e2ge, en 1940, pour s\u2019enr\u00f4ler dans le South Alberta Regiment, a parl\u00e9 de l\u2019avance \u00e0 travers la France. Les jeunes gens ont aussi entendu l\u2019ancien soldat Karl Morel, dont le service en tant que r\u00e9serviste a compris une affectation de six mois en \u00c9gypte, raconter les dangers du maintien de la paix.<\/p>\n<p>Ils ont aussi entendu parler ceux qui avaient des relations familiales \u00e0 la Grande Guerre. \u00ab\u00a0Mon grand-oncle et mon grand-p\u00e8re sont pass\u00e9s par ici en 1916 et 1917\u00a0\u00bb, nous expliquait le vice-pr\u00e9sident de la L\u00e9gion Erl Kish, qui a trouv\u00e9 la tombe de son grand-oncle Andrew Kish, du 4e Bataillon canadien de fusiliers \u00e0 cheval, au cimeti\u00e8re communal d\u2019Aubigny, au nord-ouest d\u2019Arras. \u00ab\u00a0J\u2019ai apport\u00e9 un peu de terre pour la tombe de mon grand-p\u00e8re\u00a0\u00bb, dit-il. Kish lui-m\u00eame a servi dans le Corps royal de l\u2019intendance de l\u2019Arm\u00e9e canadienne et dans le Corps royal canadien des ing\u00e9nieurs \u00e9lectriciens et m\u00e9caniciens entre 1953 et 1983.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset9.jpg\" alt=\"Les \u00e9tudiants avec des fleurs \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie r\u00e9gl\u00e9e \u00e0 Vimy. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"394\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les \u00e9tudiants avec des fleurs \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie r\u00e9gl\u00e9e \u00e0 Vimy. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Les \u00e9tudiants ont aussi \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins du respect et de l\u2019honneur des anciens combattants et des membres des Forces canadiennes durant les fun\u00e9railles du soldat Ralph Tupper Ferns du Royal Regiment of Canada, tu\u00e9 le 14 aout 1944. Ses restes ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s en 2005 et il a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 au printemps 2008 et inhum\u00e9 avec tous les honneurs militaires, le 14 novembre 2008, au cimeti\u00e8re militaire canadien de Bretteville-sur-Laize. Son neveu Gary Ferns et sa ni\u00e8ce Janice Basilone assistaient aux fun\u00e9railles, ainsi que des citoyens locaux, dont Val\u00e9rie et Christian Guilloux de Cintheaux (France), qui avaient sorti leurs enfants Laurine et Quentin de l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset10.jpg\" alt=\"Le sergent Andrew Savoie \u00e0 Mons. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"727\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Le sergent Andrew Savoie \u00e0 Mons. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>\u00ab\u00a0Le plus impressionnant, c\u2019est de se trouver ici, avec les anciens combattants, dit Jamie Routledge. C\u2019est pas tout le monde de mon \u00e2ge qui a la chance de les c\u00f4toyer. Quand je serai plus vieux, ils auront disparu et j\u2019aurai pas la chance d\u2019entendre leurs histoires.\u00a0\u00bb Le grand-oncle de Caitlyn Delwel d\u2019Edmonton, qui a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la Seconde Guerre mondiale, y a perdu son meilleur ami, dit-elle et il r\u00e9pugne \u00e0 parler de ses exp\u00e9riences. \u00ab\u00a0C\u2019est extra de pouvoir entendre d\u2019autres v\u00e9t\u00e9rans en parler, dit-elle. C\u2019est racont\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re personne du singulier.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset11.jpg\" alt=\"Harry Quarton (\u00e0 g.) et Ron Griffis saluent. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"296\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Harry Quarton (\u00e0 g.) et Ron Griffis saluent. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Tout au long du p\u00e8lerinage, l\u2019ancien combattant Phil Etter a souvent r\u00e9cit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Il se peut que j\u2019oublie ce qu\u2019on me dit et il se peut que je me souvienne de ce qu\u2019on me montre; mais c\u2019est s\u00fbr que je comprendrai si on m\u2019implique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les \u00e9tudiants ont visiblement chang\u00e9, un par un, durant leur \u00ab\u00a0Tourn\u00e9e d\u2019apprentissage\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de la semaine, c\u2019\u00e9tait \u00e9vident\u00a0: Ils comprennent.<\/p>\n<hr size=\"2\" width=\"100%\" \/>\n<h2>Une conduite jusqu&#8217;\u00e0 Vimy<\/h2>\n<p>Quand les Canadiens d\u00e9braill\u00e9s descendent du train \u00e0 la gare de Vimy (France) pour aller visiter Le Monument comm\u00e9moratif du Canada \u00e0 Vimy, ils sont souvent re\u00e7us par un gentilhomme fran\u00e7ais jovial \u00e2g\u00e9 de 85 ans qui leur offre de les y conduire.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/12\/monsinset13.jpg\" alt=\"Georges Devloo. [PHOTO : SHARON ADAMS]\" align=\"middle\" height=\"570\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Georges Devloo. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : SHARON ADAMS<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Il n\u2019existe pas de service de transport jusqu\u2019au m\u00e9morial de Vimy, alors, depuis 12 ans, Georges Devloo, enseignant \u00e0 la retraite, offre ses services, en tant que chauffeur et guide bavard, aux Canadiens en rade.<\/p>\n<p>Il dit qu\u2019il reconnait les Canadiens imm\u00e9diatement \u00e0 leur descente du train parce qu\u2019ils \u00e9tudient leurs cartes et leurs guides et puis ensuite \u00ab\u00a0ils regardent vers la gauche et vers la droite et ils s\u2019avancent lentement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est alors que Devloo offre ses services, en fran\u00e7ais d\u2019abord et s\u2019ils ne r\u00e9pondent pas, en anglais h\u00e9sitant. \u00ab\u00a0Je leur dis \u201cJe vais au m\u00e9morial\u201d et j\u2019ouvre la porti\u00e8re.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il est bel homme avec son b\u00e9ret noir et son imperm\u00e9able, un peu \u00e0 la Maurice Chevalier. Sa bonhommie triomphe de la retenue traditionnelle des Canadiens et de la crainte par rapport \u00e0 monter dans la voiture d\u2019un \u00e9tranger. \u00ab\u00a0Je leur donne des le\u00e7ons d\u2019hospitalit\u00e9\u00a0\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Il a conduit environ 1\u00a0200 visiteurs canadiens au m\u00e9morial et n\u2019a jamais demand\u00e9 un sou pour ce service (bien qu\u2019il accepte les biscuits \u00e0 l\u2019\u00e9rable que lui envoient souvent ses passagers de retour chez eux).<\/p>\n<p>Pourquoi fait-il \u00e7a? \u00ab\u00a0C\u2019est une question de solidarit\u00e9\u00a0\u00bb, dit-il par l\u2019entremise de l\u2019interpr\u00e8te Brianne Watson, guide en chef au m\u00e9morial. C\u2019est un exemple des nombreuses fa\u00e7ons que le peuple fran\u00e7ais remercie les Canadiens de sa lib\u00e9ration. Devloo fait partie des meubles au m\u00e9morial et il est tr\u00e8s estim\u00e9 des jeunes guides canadiens, \u00e0 qui il offre des g\u00e2teries de son jardin. Il se rend utile aussi en r\u00e9parant leur bicyclette ou en leur montrant \u00e0 conduire un v\u00e9hicule \u00e0 transmission manuelle. Les guides l\u2019appellent le grand-p\u00e8re du m\u00e9morial de Vimy.<\/p>\n<p>Devloo a re\u00e7u un certificat d\u2019appr\u00e9\u00adciation, que le ministre d\u2019Anciens combattants Canada, Greg Thompson lui a pr\u00e9sent\u00e9, le 12 novembre, de la part du peuple canadien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9tudiants au m\u00e9morial de Terre-Neuve contemplent le champ de bataille \u00e0 Beaumont-Hamel. PHOTO : SHARON ADAMS Le silence prolong\u00e9 est sans doute l\u2019expression de l\u2019\u00eatre humain qui saisit le mieux l\u2019essence de la comm\u00e9moration. 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