{"id":219,"date":"2008-11-03T04:06:11","date_gmt":"2008-11-03T08:06:11","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/index.php\/2008\/11\/programme-dautonomie-des-anciens-combattants-au-nom-de-la-liberte-et-de-la-dignite\/"},"modified":"2008-11-03T09:14:41","modified_gmt":"2008-11-03T13:14:41","slug":"programme-dautonomie-des-anciens-combattants-au-nom-de-la-liberte-et-de-la-dignite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2008\/11\/programme-dautonomie-des-anciens-combattants-au-nom-de-la-liberte-et-de-la-dignite\/","title":{"rendered":"Programme d&#8217;autonomie des anciens combattants : Au nom de la libert\u00e9 et de la dignit\u00e9"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:630px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/vipleadnd.jpg\" alt=\". [ILLUSTRATION : STEPHEN SNIDER]\" class=\"top\" height=\"236\" width=\"630\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>ILLUSTRATION : STEPHEN SNIDER<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Le v\u00e9t\u00e9ran de la Seconde Guerre mon\u00addiale Phil Bradbury \u00e2g\u00e9 de 85 ans de Toronto, a \u00e9t\u00e9 surpris d\u2019apprendre qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 disparu dans la vie civile pendant vingt ans \u00e0 peu pr\u00e8s.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Anciens combattants Canada cherche les anciens combattants qui, comme Bradbury, ont droit \u00e0 des avantages, dans le cadre du Programme d\u2019autonomie des anciens combattants, mais ne les re\u00e7oivent pas. Le PAAC sert les anciens combattants \u00e0 vivre de mani\u00e8re autonome aussi longtemps que possible, gr\u00e2ce au soutien \u00e0 domicile comme le m\u00e9nage, le d\u00e9blaiement des all\u00e9es, la cuisine et le bain, ainsi que l\u2019adaptation de la r\u00e9sidence et les services de soutien sanitaires.<\/strong><\/p>\n<p>Bradbury a fait partie d\u2019une \u00e9quipe de bombardier qui a particip\u00e9 \u00e0 34 missions \u00e0 la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les sept membres de l\u2019\u00e9quipe ont surv\u00e9cu \u00e0 la guerre, mais pas indemnes. \u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 plusieurs fois.\u00a0\u00bb Cinq de leurs avions ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits et ont tout juste r\u00e9ussi \u00e0 retourner \u00e0 la base. Ils ont fait deux atterrissages en catastrophe et l\u2019\u00e9quipe au complet a d\u00fb \u00eatre envoy\u00e9e en cong\u00e9 pour raison m\u00e9dicale. Il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 \u00e0 la t\u00eate et au dos et, une fois, on l\u2019a sorti, inconscient, d\u2019un avion en flammes. \u00c0 son retour \u00e0 la vie civile, au d\u00e9but, il lui arrivait de perdre connaissance au travail, \u00e0 cause de ses blessures et son \u00e9tat de sant\u00e9 a empir\u00e9, ce qui est normal quand on vieillit.<\/p>\n<p>Il a re\u00e7u une pension d\u2019ACC, pour perte de l\u2019ou\u00efe reli\u00e9e au service et d\u2019autres blessures, pendant plus de cinquante ans. Il a pris sa retraite \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980. \u00ab\u00a0Financi\u00e8rement, je n\u2019ai jamais souffert. Sinon, j\u2019aurais peut-\u00eatre essay\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 cause d\u2019un ennui d\u2019argent qu\u2019il a d\u00e9couvert le PAAC. Ses m\u00e9decins l\u2019ont fait changer d\u2019un m\u00e9dicament pour le c\u0153ur, qui avait des effets secon\u00addaires, \u00e0 un autre qui coutait plus cher et que le r\u00e9gime d\u2019assurance sant\u00e9 de l\u2019Ontario ne couvre pas. Bradbury s\u2019est plaint \u00e0 son beau-fr\u00e8re, v\u00e9t\u00e9ran de la guerre de Cor\u00e9e, qui re\u00e7oit des prestations du PAAC et qui lui a parl\u00e9 des avantages du programme.<\/p>\n<div class=\"caption_img middle\"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.legionmagazine.com\/en\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/vipspot1nd.jpg\" alt=\"Phil Bradbury a surv\u00e9cu \u00e0 34 missions de bombardement durant la Seconde Guerre mondiale. Les blessures de guerre empirent les ennuis de sant\u00e9 de la vieillesse.  [PHOTO : PHIL BRADBURY]\" align=\"middle\" height=\"626\" width=\"515\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Phil Bradbury a surv\u00e9cu \u00e0 34 missions de bombardement durant la Seconde Guerre mondiale. Les blessures de guerre empirent les ennuis de sant\u00e9 de la vieillesse.  <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : PHIL BRADBURY<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Bradbury a imm\u00e9diatement fait une demande. Un gestionnaire de cas est all\u00e9 les visiter, son \u00e9pouse Bernice et lui, il y a environ un an, pour voir s\u2019il avait droit au PAAC. Anciens combattants Canada s\u2019est mis \u00e0 s\u2019occuper de la facture du m\u00e9dicament tout de suite et il apprit qu\u2019il avait droit \u00e0 encore plus d\u2019avantages, comme un d\u00e9ambulateur et des soins chiropratiques. On l\u2019informa des avantages du PAAC, dont ceux qui se poursuivraient pour Bernice. \u00ab C\u2019est extra \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Bien que le programme serve en partie \u00e0 remercier les anciens combattants et leur famille, ce n\u2019est pas par sentiment qu\u2019Anciens combattants Canada essaie de joindre les anciens combattants et leurs soignants qui y ont droit mais qui n\u2019en profitent pas, mais bien pour des raisons \u00e9conomiques. Beaucoup d\u2019entre eux peuvent vivre chez eux, de mani\u00e8re autonome, avec un peu d\u2019aide, ce qui les fait retarder, peut-\u00eatre \u00e0 jamais, le jour o\u00f9 ils devront aller aux soins de longue dur\u00e9e. On a besoin de moins de dollars pour les assister chez eux qu\u2019en leur donnant les m\u00eames services dans un \u00e9tablissement, et il y a ainsi moins d\u2019\u00e9tablissements \u00e0 cons\u00adtruire et \u00e0 entretenir.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c0 l\u2019h\u00f4pital Sunnybrook, chaque place coute 100 000 $ environ pour les anciens combattants qui y habitent\u00a0\u00bb, dit le mi\u00adnistre des anciens combattants Greg Thompson au Comit\u00e9 permanent des anciens combattants de la Chambre des communes lors d\u2019une audience en mars. \u00ab\u00a0Le fait est que l\u2019ancien combattant pourrait rester chez lui moyennant des frais nettement moins importants pour le gouvernement du Canada et profiter de ces quelques ann\u00e9es chez lui, plut\u00f4t que dans un \u00e9tablissement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il y a 103 119 v\u00e9t\u00e9rans des guerres et des Forces cana\u00addiennes et de soignants qui re\u00e7oivent actuellement des avantages du PAAC, mais il y en a probablement des dizaines de milliers qui ont droit \u00e0 des avantages, estime Rob Anders, pr\u00e9sident du Comit\u00e9 permanent des anciens combattants. \u00ab\u00a0Nous reconnaissons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration de gens [&#8230;] qui croient que s\u2019ils peuvent tout faire, c\u2019est ainsi que \u00e7a devrait se passer\u00a0\u00bb, dit Anders. \u00ab\u00a0Mais nous ne voulons pas qu\u2019ils souffrent indument \u00e0 cause de \u00e7a (ou) qu\u2019ils finissent par se faire admettre dans un \u00e9tablissement de soins de longue dur\u00e9e avant d\u2019en avoir vraiment besoin.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le PAAC a eu tant de succ\u00e8s que la L\u00e9gion royale canadienne pr\u00e9conise non seulement qu\u2019il soit offert aux quelque 600 000 anciens combattants canadiens qui en ont besoin, mais qu\u2019un programme d\u2019autonomie pour ain\u00e9s soit offert aussi \u00e0 tous les ain\u00e9s cana\u00addiens. En fait, les provinces le prennent comme mod\u00e8le pour restructurer leurs propres programmes de soins de sant\u00e9, pour r\u00e9aliser des \u00e9conomies, en pr\u00e9vision du ballonnement d\u00fb \u00e0 l\u2019\u00e9volution des enfants de l\u2019apr\u00e8s-guerre dans leurs syst\u00e8mes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a des preuves [\u2026] les couts sont habituellement inf\u00e9rieurs de 40 \u00e0 70 p. 100\u00a0\u00bb, quand on substitue des soins de sant\u00e9 \u00e0 domicile aux services semblables dans les \u00e9tablissements, dit Marcus Hollander, \u00e9conomiste de la sant\u00e9 et pr\u00e9sident de Hollander Analytical Services, une soci\u00e9t\u00e9 de recherches de soins de sant\u00e9 de Victoria.<\/p>\n<p>Une partie des preuves provient d\u2019une \u00ab\u00a0exp\u00e9rience naturelle\u00a0\u00bb en Colombie-Britannique qui a d\u00e9montr\u00e9 les \u00e9conomies obtenues gr\u00e2ce \u00e0 des programmes comme le PAAC. Au milieu des ann\u00e9es 1980, les services de soins \u00e0 domicile ont \u00e9t\u00e9 substitu\u00e9s aux soins institutionnels. Dix ans apr\u00e8s, on utilisait 9 993 places de longue dur\u00e9e de moins\u00a0: une \u00e9conomie annuelle d\u2019environ 150 millions de dollars en Colombie-Britannique, dit Hollander. Le fait que \u00ab\u00a090 p. 100 de la prestation des services\u00a0\u00bb dans un \u00e9tablissement en sont de soutien, non pas professionnels, est une des raisons principales. Il a appris que les couts annuels au gouvernement, pour les gens ayant\u00a0 besoin de soins mo\u00add\u00e9r\u00e9s, sont de 9 624 $ \u00e0 domicile et de 25 742 $ dans un \u00e9ta\u00adblissement. \u00c0 l\u2019\u00e9chelon sup\u00e9rieur, les couts \u00e9taient de 34 859 $ \u00e0 domicile et 44 233 $ en \u00e9tablissement.<\/p>\n<p>La Colombie-Britannique a aussi appris ce qui arrive aux couts de soins de sant\u00e9 quand m\u00eame les services \u00e0 domicile de base sont interrompus lorsque, au milieu des ann\u00e9es 1990, certaines r\u00e9gions devant se serrer la ceinture ont discontinu\u00e9 les services d\u2019entretien du m\u00e9nage. Au bout de trois ans, on a appris que chaque client ayant perdu ce service minimal avait fait augmenter les couts de soins de courte et de longue dur\u00e9es de 3 200 $ par ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Si on enl\u00e8ve les services de soutien, dit Hollander, la sant\u00e9 d\u00e9cline plus vite et les ain\u00e9s vont aux soins de longue dur\u00e9e plus vite. \u00ab\u00a0\u00c0 long terme, un investissement tr\u00e8s modeste peut avoir de gros r\u00e9sultats\u00a0\u00bb, dit-il. Mais \u00ab\u00a0le point crucial, c\u2019est que les d\u00e9cideurs ne le comprennent pas\u00a0\u00bb. \u00c0 la place, les soins et les budgets sont fragment\u00e9s, les couts des soins \u00e0 domicile viennent souvent du budget des services sociaux. M\u00eame quand on consi\u00add\u00e8re qu\u2019ils font partie du continuum des soins de longue dur\u00e9e, les services de soins \u00e0 domicile sont souvent sacrifi\u00e9s lorsqu\u2019on d\u00e9sire faire des \u00e9conomies.<\/p>\n<p>Mais on peut les \u00e9duquer, les d\u00e9cideurs. Quand on leur montre qu\u2019il est possible d\u2019\u00e9conomiser 30 millions de dollars par ann\u00e9e en faisant passer les services, pour 1 121 ain\u00e9s, des soins de longue dur\u00e9e aux soins \u00e0 domicile, \u00ab\u00a0l\u2019attention de notre gouvernement a vraiment \u00e9t\u00e9 polaris\u00e9e\u00a0\u00bb, dit Kathy Greenwood, directrice du soutien aux services et op\u00e9rations de la direction g\u00e9n\u00e9rale des soins prolong\u00e9s du minis\u00adt\u00e8re de la Sant\u00e9 de la Nouvelle-\u00c9cosse.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, on a accept\u00e9 un plan strat\u00e9gique de 10 ans, lequel en est \u00e0 la troisi\u00e8me ann\u00e9e, pour la cr\u00e9ation d\u2019un syst\u00e8me viable comprenant des soins \u00e0 domicile dans le continuum des ser-v\u00adices. \u00ab\u00a0Nous avons longtemps parl\u00e9 \u00e0 Anciens combattants Canada \u00e0 propos de son succ\u00e8s (concernant le PAAC).\u00a0\u00bb Bien que la province ait actuellement un programme de soins \u00e0 domicile pour ses propres citoyens, dont les services d\u00e9pendent d\u2019une \u00e9chelle de revenus, il ne comprend pas encore certains des \u00e9l\u00e9ments du PAAC. Par exemple, dit-elle, il y a l\u2019entretien du terrain, un service cl\u00e9 qui sert \u00e0 permettre aux ain\u00e9s \u00e0 rester chez eux quand ils ne peuvent plus tondre le gazon ou pelleter la neige.<\/p>\n<p>Alors si les programmes de soins \u00e0 domicile servent \u00e0 faire des \u00e9conomies \u00e0 long terme, pourquoi le PAAC n\u2019est-il pas offert \u00e0 tous les anciens combattants qui en ont besoin? C\u2019est que les d\u00e9cideurs doivent faire la part des choses par rapport aux \u00e9conomies \u00e0 long terme et aux fonds qu\u2019ils ont actuellement. \u00ab\u00a0Il faut y investir\u00a0\u00bb, dit Darragh Mogan, directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Direction g\u00e9n\u00e9rale des politiques en mati\u00e8re de programmes et de services, des Services aux anciens combattants, \u00e0 Charlottetown. Et \u00ab\u00a0les gouvernements doivent penser aux autres investissements en ce qui concerne les routes et les \u00e9coles, et le d\u00e9veloppement \u00e9conomique; il s\u2019agit d\u2019\u00e9quilibrer tout ce qu\u2019on consid\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a l\u00e0 beaucoup d\u2019autres groupes et besoins\u00a0\u00bb, dit Anders. \u00ab\u00a0Soyez s\u00fbrs que nous mettons davantage l\u00e0-dessus et que ce n\u2019est qu\u2019une question de distribuer les ressources parmi les besoins.\u00a0\u00bb Le budget des affaires des anciens combattants a 545 millions de dollars de plus qu\u2019en 2005\u20132006, ce qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 environ 3,4 milliards de dollars.<\/p>\n<p>Mais les politiciens se soucient aussi de \u00ab\u00a0ramasser d\u2019autres gens, donc d\u2019augmenter les couts globaux,\u00a0\u00bb dit Mogan.<\/p>\n<p>Mais le cout de l\u2019expansion du programme est surestim\u00e9 \u00e0 Anciens combattants, dit Pierre Allard, directeur du Bureau national d\u2019entraide de la L\u00e9gion royale canadienne, qui aide les anciens combattants \u00e0 faire des demandes d\u2019avantages d\u2019invalidit\u00e9 et du PAAC. Il donne comme exemple une augmentation, en 2003, des avantages aux veuves, qui n\u2019y avaient eu droit que pendant un an apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s du mari ancien combattant. ACC estimait que cela couterait 243 millions de dollars pour \u00e9largir les avantages d\u2019entretien du m\u00e9nage et du terrain aux soignants primaires survivants jusqu\u2019en 1981 et les augmenter, d\u2019un an, \u00e0 des avantages \u00e0 vie. Le 31 mars 2008, 72 millions de dollars avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9s en r\u00e9ta\u00adblissements et 80,5 millions en prolongement \u00e0 vie. \u00ab\u00a0On voit une tendance o\u00f9 le gouvernement surestime conti\u00adnuellement le cout des am\u00e9liorations au PAAC\u00a0\u00bb, dit Allard.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il essaie de d\u00e9terminer toutes les personnes qui y ont droit qui vont se pr\u00e9senter, alors qu\u2019en fait il n\u2019y en a qu\u2019un pourcentage qui le font\u00a0\u00bb, dit-il. \u00c0 ACC, on s\u2019attendait \u00e0 ce qu\u2019environ 21 900 survivants fassent une demande de r\u00e9tablissement, mais 12 400 l\u2019ont fait en 2005\u20132006\u00a0: \u00e0 peu pr\u00e8s 57 p. 100 de ceux qui y avaient droit, mais on essaie d\u2019en enr\u00f4ler davantage.<\/p>\n<p>Ceux qui se pr\u00e9sentent ne prennent pas toujours tous les avantages auxquels ils ont droit, dit Allard. C\u2019est l\u00e0 ce que disent souvent les r\u00e9cipiendaires du PAAC que nous avons interview\u00e9s.<\/p>\n<p>ACC offrait des avantages, dont le nursage, \u00e0 William et Clare Kobes de Calgary, mais ils les ont refus\u00e9s. \u00ab\u00a0Je pouvais m\u2019occuper de lui\u00a0\u00bb, dit Clare. \u00ab\u00a0Nous avions fait des \u00e9conomies et il y avait des gens qui en avaient plus besoin que nous.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a beaucoup de choses auxquelles j\u2019ai droit que je ne demande pas parce que je suis assez \u00e0 l\u2019aise\u00a0\u00bb, dit Bradbury. \u00ab\u00a0Je ne suis pas riche, mais je me d\u00e9brouille.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Certains r\u00e9cipiendaires du PAAC n\u2019acceptent pas le maximum permis pour un service. \u00ab\u00a0Ils voulaient envoyer quelqu\u2019un quatre fois par semaine\u00a0\u00bb, pour faire le m\u00e9nage, dit George Henderson Armet de Montr\u00e9al, \u00ab\u00a0mais une fois par semaine suffit\u00a0\u00bb. Il y en a encore d\u2019autres qui attendent jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils en aient tr\u00e8s besoin. Le PAAC a offert \u00e0 Bradbury un fauteuil qui se penche, pour l\u2019aider \u00e0 se lever mais il n\u2019en a pas encore besoin.<\/p>\n<p>La L\u00e9gion exhorte les politiciens \u00e0 ne pas oublier nos obligations envers les anciens combattants et leur famille, en d\u00e9cidant de quelle mani\u00e8re d\u00e9penser. \u00ab\u00a0Nous ne devrions pas oublier toutes les promesses que nous avons faites aux anciens combattants\u00a0: de nous occuper d\u2019eux et de leur famille s\u2019ils ne revenaient pas ou s\u2019ils ne pouvaient pas s\u2019en occuper eux-m\u00eames\u00a0\u00bb, dit Allard. \u00ab\u00a0Il s\u2019agit simplement d\u2019un \u00e9l\u00e9ment de confiance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vu les constatations r\u00e9centes comme quoi les d\u00e9ploiements stressants peuvent avoir des effets sur la sant\u00e9, \u00e0 long terme, il est tr\u00e8s important que le Canada tienne sa promesse d\u2019offrir des soins aux anciens combattants\u00a0\u00bb, dit le Conseil consultatif de g\u00e9rontologie dans son rapport de 2006 intitul\u00e9 Parole d\u2019honneur\u00a0\u2014 L\u2019avenir des prestations de sant\u00e9 pour les anciens combattants du Canada. Il y sugg\u00e8re d\u2019amalgamer les programmes sociaux et de sant\u00e9 d\u2019ACC pour cr\u00e9er les Services int\u00e9gr\u00e9s aux anciens combattants, un conti\u00adnuum de soins d\u00e9pendant des besoins et gr\u00e2ce auquel bon nombre de plaintes concernant le PAAC et d\u2019autres programmes d\u2019ACC disparaitraient.<\/p>\n<p>Les pires plaintes sur le PAAC concernent l\u2019inadmissibilit\u00e9 et la complexit\u00e9 des processus d\u2019admissibilit\u00e9 et de demande. La L\u00e9gion, entre autres, recommande l\u2019extension du PAAC \u00e0 tous les anciens combattants fr\u00eales, anciens alli\u00e9s, veuves, soignants et membres et v\u00e9t\u00e9rans de la GRC. \u00ab\u00a0Toutes les veuves devraient \u00eatre accept\u00e9es dans le PAAC, quels que soient leurs revenus\u00a0\u00bb, dit Joyce Carter, une dame de 81 ans du Cap Breton. \u00ab\u00a0Elles ont toutes fait des pieds et des mains pour s\u2019occuper de leur mari, pendant des ann\u00e9es, apr\u00e8s qu\u2019ils ont quitt\u00e9 les forces. S\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas bless\u00e9s, ils \u00e9taient tout au moins traumatis\u00e9s par ce qu\u2019ils avaient vu. \u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le manque de fonds n\u2019est pas une raison, dit cette militante des droits au PAAC pour les veuves.\u00a0 \u00ab\u00a0Le gouvernement trouve l\u2019argent pour des choses moins importantes et ils le font sans d\u00e9bats ou r\u00e9vision.\u00a0\u00bb Quand son \u00e9poux Murdock est mort, en 2000, apr\u00e8s 55 ans de mariage, les r\u00e8gles permettaient aux survivants de recevoir les avantages pendant un an. Quand ils \u00e9taient interrompus, beaucoup de r\u00e9cipien\u00addaires se retrouvaient dans de mauvais draps.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je m\u2019en suis trouv\u00e9e accabl\u00e9e, dit-elle. On est sans ressources.\u00a0\u00bb Alors elle s\u2019est mise \u00e0 faire campagne pour que les veuves d\u2019anciens combattants qui y avaient droit obtiennent les avantages \u00e0 vie, ce qui est arriv\u00e9 en 2003. Elle continue de faire pression pour les avantages aux veuves.<\/p>\n<p>Michael Hill d\u2019Orangeville (Ont.) fait pression de la part des anciens alli\u00e9s de guerre au Canada qui ont perdu leur droit au PAAC en 1995. \u00ab\u00a0C\u2019est une question de principe, dit-il. Ils se sont battus du bon c\u00f4t\u00e9. C\u2019est tr\u00e8s important pour ces gars d\u2019essayer de rester chez eux.\u00a0\u00bb Et pour le gouvernement \u00ab\u00a0c\u2019est une bagatelle. C\u2019est une disposition cr\u00e9pusculaire, car ils meurent rapidement. C\u2019est la pire des injustices d\u2019essayer d\u2019\u00e9conomiser une couple de dollars sur des gens \u00e0 qui on doit tant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019ancien alli\u00e9 de guerre Bill Edge de 85 ans s\u2019est senti froiss\u00e9 quand ses avantages ont \u00e9t\u00e9 interrompus. \u00ab\u00a0Je me sens comme un citoyen de deuxi\u00e8me classe dans un pays de premi\u00e8re classe.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il a servi dans le Royal Corps of Signals \u00e0 la Seconde Guerre mondiale et a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 au Canada au d\u00e9but des ann\u00e9es 1950. Quand il a pris sa retraite, en 1988, on lui a remis une carte o\u00f9 il \u00e9tait indiqu\u00e9 qu\u2019il avait droit au PAAC. \u00ab\u00a0Je n\u2019ai m\u00eame pas eu l\u2019occasion de m\u2019en servir\u00a0\u00bb avant 1995, ann\u00e9e o\u00f9 les anciens alli\u00e9s de guerre ont perdu leur droit. Ce qui le navre c\u2019est qu\u2019il \u00ab\u00a0avait re\u00e7u une lettre o\u00f9 on lui disait (qu\u2019il y avait) droit suite \u00e0 une clause grand-p\u00e8re. \u00c7a fait 66 ans que je suis au Canada. Le jour J, j\u2019\u00e9tais sur les plages; je me suis battu en France et en Allemagne. J\u2019ai m\u00eame combattu avec les Forces canadiennes\u00a0\u00bb dans une arm\u00e9e internationale que dirigeait un g\u00e9n\u00e9ral canadien et qui se composait d\u2019une division de Polonais, deux de Britanniques, deux de Canadiens et deux d\u2019Am\u00e9ricains. \u00ab\u00a0On se battait sous le m\u00eame drapeau.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Son revenu s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 environ 2 200 $ par mois et il en d\u00e9bourse presque un dixi\u00e8me pour des m\u00e9dicaments contre le cancer prostatique, qui ne sont pas couverts par l\u2019Assurance-sant\u00e9 de l\u2019Ontario. Il a de plus en plus de difficult\u00e9s \u00e0 rester chez lui. \u00ab\u00a0Je vais mourir ici, quitte \u00e0 y laisser ma vie\u00a0\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Mod\u00e9rer les crit\u00e8res d\u2019ayant droit assurerait \u00e0 tous les anciens combattants fr\u00eales l\u2019obtention des avantages du PAAC, ainsi que d\u2019autres avantages quand ils en ont besoin. \u00ab\u00a0Parmi les insuffisances principales\u00a0: les prestations de traitement du PAAC ne sont offertes qu\u2019\u00e0 une petite partie des anciens combattants\u00a0\u00bb, est-il dit dans le rapport du CCG. Il y estime que 70 000 anciens combattants ne touchent pas de prestations de traitement ou du PAAC, qu\u2019ils y aient droit ou non.<\/p>\n<p>De dire Allard, la L\u00e9gion se soucie beaucoup des anciens combattants fr\u00eales, qui ne peuvent gu\u00e8re se battre pour leurs propres avantages. \u00ab\u00a0Le point crucial du probl\u00e8me c\u2019est que l\u2019acc\u00e8s s\u2019obtient principalement par le droit aux avantages d\u2019invalidit\u00e9.\u00a0\u00bb Mais il y a beaucoup d\u2019anciens combattants qui n\u2019ont pas d\u2019affection donnant droit \u00e0 une pension reli\u00e9e au service militaire, m\u00eame s\u2019ils en ont plusieurs qui ensemble les rendent fr\u00eales. Quelque 40 pour cent d\u2019entre eux souffrent aussi de d\u00e9mence.<\/p>\n<p>M\u00eame Thompson, dans son t\u00e9moi\u00adgnage devant le Sous-comit\u00e9 des anciens combattants, en mars, disait que ce n\u2019est pas logique du tout que \u00ab\u00a0certains anciens combattants n\u2019aient pas droit au programme le plus \u00e9conomique et efficace que nous ayons, le PAAC, parce qu\u2019ils n\u2019ont pas de maladie donnant droit \u00e0 une pension \u00bb, mais qu\u2019ils aient droit aux soins de longue dur\u00e9e qui sont plus dispendieux.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons modifi\u00e9 certaines [\u2026] r\u00e8gles internes pour \u00e9tendre le PAAC \u00e0 certains de ces anciens combattants aux derniers stades de leur vie qui normalement n\u2019y auraient pas droit\u00a0\u00bb, dit Thompson au comit\u00e9.<\/p>\n<p>Il y a plusieurs mani\u00e8res de donner les avantages du PAAC aux anciens combattants fr\u00eales qui n\u2019y auraient pas droit autrement, dit Mogan. Il y a un programme qui offre les soins \u00e0 domicile aux v\u00e9t\u00e9rans de la Seconde Guerre mondiale et \u00e0 ceux de la guerre de Cor\u00e9e, avec les soins infirmiers aussi, en attendant une place \u00e0 long terme. \u00ab\u00a0On savait qu\u2019il allait falloir environ 20 000 places pour soins \u00e0 long terme de plus.\u00a0\u00bb En 1999, les avantages du PAAC ont \u00e9t\u00e9 offerts aux gens qui attendaient les soins \u00e0 long terme, chez eux. Quand les places sont devenu disponibles, \u00ab\u00a095 p. 100 ont dit pr\u00e9f\u00e9rer rester chez eux\u00a0\u00bb, avec les soins \u00e0 domicile. Le lancement officiel du programme a eu lieu en 2003.<\/p>\n<p>Quant aux anciens combattants fr\u00eales qui n\u2019ont pas droit au PAAC, ou qui sont sur une liste d\u2019attente\u00a0: \u00ab\u00a0si un ancien combattant recevait un cr\u00e9dit d\u2019imp\u00f4t civil (pour invalidit\u00e9) et s\u2019il \u00e9tait fr\u00eale aussi, les deux ensemble satisferaient aux conditions du PAAC\u00a0\u00bb, dit Mogan. Revenu Canada couvre la c\u00e9cit\u00e9, la th\u00e9rapie de survie, la d\u00e9ficience pendant plus d\u2019un an qui emp\u00eache de parler, d\u2019entendre, de marcher, d\u2019utiliser les toilettes, de se nourrir, de s\u2019habiller tout seul, ou d\u2019accomplir les fonctions mentales n\u00e9cessaires \u00e0 la vie de tous les jours. \u00ab\u00a0Entre 10 et 15 p. 100 des gens de plus 80 ans souffrent de quelque sorte de fragilit\u00e9 qui, selon les d\u00e9finitions \u00e0 Revenu Canada, donne droit \u00e0 un cr\u00e9dit d\u2019imp\u00f4t d\u2019invalidit\u00e9 et nous nous servons de ces crit\u00e8res, avec quelques modifications\u00a0\u00bb, dit Mogan.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas parfait; ne nous m\u00e9prenons pas\u00a0\u00bb, dit Mogan, et il ajoute \u00ab\u00a0nous utilisons une interpr\u00e9tation g\u00e9n\u00e9reuse de l\u2019autorit\u00e9 actuelle\u00a0\u00bb pour inclure autant d\u2019anciens combattants fr\u00eales que possible.<\/p>\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre la pratique, dit Allard mais \u00ab\u00a0ce n\u2019est pas la politique\u00a0\u00bb. Il y a des gens qui ne le savent pas et cela engendre un manque d\u2019uniformisation, ce qui risque de donner lieu aux \u00ab\u00a0histoires d\u2019\u00e9pouvante\u00a0\u00bb dont doivent s\u2019occuper Allard et les officiers d\u2019entraide du bureau des services, o\u00f9 les avantages sont accord\u00e9s et puis, apr\u00e8s un certain temps, revus et annul\u00e9s. \u00ab\u00a0Il y a un pro\u00adbl\u00e8me si ce n\u2019est pas \u00e9crit.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et il y a encore des anciens combattants dans le besoin qui n\u2019y ont pas droit. Il y a un ancien combattant, \u00e0 qui on avait refus\u00e9 le PAAC, qui \u00ab\u00a0avait 89 ans et son \u00e9pouse a eu besoin de soins pour malade chronique\u00a0\u00bb, dit l\u2019agente des services de la Direction du Qu\u00e9bec Debra Viskelis. \u00ab\u00a0Il a demand\u00e9 l\u2019entretien du domicile de base et on le lui a refus\u00e9\u00a0\u00bb. Sa sant\u00e9 s\u2019est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e, alors on a jug\u00e9, dans le cadre du syst\u00e8me de sant\u00e9 provincial, qu\u2019il avait besoin de soins pour malade chronique. Il a ensuite eu gain de cause lors de son appel au PAAC parce qu\u2019il a maintenant des faiblesses multiples. Est-ce qu\u2019il serait rest\u00e9 en sant\u00e9 si on lui avait accord\u00e9 le PAAC avant? \u00ab\u00a0Qui sait? dit Viskelis. Mais l\u2019entretien du domicile et du terrain ne coute m\u00eame pas 3 000 $ par ann\u00e9e; les soins pour malade chronique peuvent couter des milliers de dollars par mois.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les crit\u00e8res pour ayant droit et le processus de demande du PAAC, des soins de longue dur\u00e9e et des avantages de traitement sont \u00ab\u00a0tr\u00e8s, tr\u00e8s compliqu\u00e9s\u00a0\u00bb, dit Allard. Il dit que c\u2019est en partie parce que les programmes ont \u00e9volu\u00e9 au fil du temps et qu\u2019ACC \u00ab\u00a0essayait d\u2019\u00eatre plus g\u00e9n\u00e9reux\u00a0\u00bb en ajoutant des avantages et des cat\u00e9gories pour que davantage de personnes puissent y avoir droit.<\/p>\n<p>La recommandation du CCG concernant les services int\u00e9gr\u00e9s simplifierait l\u2019admissibilit\u00e9 et les processus de demande en n\u2019ayant qu\u2019un seul point d\u2019entr\u00e9e et elle engendrerait un conti\u00adnuum de soins bas\u00e9s sur les besoins o\u00f9 une personne aurait la t\u00e2che de guider les demandeurs \u00e0 travers le syst\u00e8me.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D\u2019apr\u00e8s moi, le PAAC est un programme excellent\u00a0\u00bb, dit Hollander. C\u2019est \u00ab\u00a0probablement le seul programme de soins \u00e0 domicile qui ait encore une fonction claire d\u2019entretien et de pr\u00e9vention\u00a0\u00bb. Cependant, \u00ab\u00a0pour qu\u2019il r\u00e9alise pleinement son potentiel, je pense qu\u2019il doit \u00eatre incorpor\u00e9 \u00e0 un syst\u00e8me de soins int\u00e9gr\u00e9\u00a0\u00bb qui favorise \u00ab\u00a0le genre de compromis qui permettent la prestation de bons soins et les \u00e9conomies\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De tels changements enrichiraient ce programme qui est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s r\u00e9ussi. \u00ab\u00a0En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, le PAAC fonctionne bien\u00a0\u00bb, dit Allard.<\/p>\n<p>Chaque ancien combattant b\u00e9n\u00e9fi\u00adciaire du PAAC que nous avons interview\u00e9 s\u2019est dit reconnaissant des avantages qu\u2019il re\u00e7oit. Beaucoup disent que sans avantages, ils auraient des embarras financiers.<\/p>\n<p>Pour ceux dont les revenus sont insuffisants, attendre de se faire rembourser un service qu\u2019ils ont pay\u00e9 est une \u00e9preuve. Carter dit qu\u2019elle connait des veuves au seuil de la pauvret\u00e9 qui, en attendant qu\u2019on les rembourse, ont mis un terme aux services d\u2019entretien du foyer parce qu\u2019elles ne peuvent pas se permettre de les payer sans remboursement r\u00e9gulier. \u00ab\u00a0Elles ont toutes du mal \u00e0 joindre les deux bouts, dit-elle. C\u2019est une lutte affreuse.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Certaines se plaignent de la complication du processus de demande. \u00ab\u00a0M\u00eame moi, je trouve \u00e7a compliqu\u00e9\u00a0\u00bb, dit un adulte qui remplit des formulaires pour son p\u00e8re aveugle et qui doit obtenir des copies de fiche de rendez-vous et de la signature d\u2019un m\u00e9decin pour qu\u2019on les rembourse. Son p\u00e8re paie 300 $ par mois pour l\u2019entretien de son logis et des soins personnels et il re\u00e7oit 1 400 $ par ann\u00e9e pour le taxi \u00e0 des manifestations mondaines. Vu que les versements ont un plafond, \u00ab\u00a0le gouvernement devrait faire confiance aux anciens combattants davantage; ils n\u2019ont pas l\u2019intention d\u2019escroquer le syst\u00e8me\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Des fois, j\u2019ai l\u2019impression que ce sont les comptables qui ont la charge de ce programme\u00a0\u00bb, dit Viskelis.<\/p>\n<p>Certains disent qu\u2019il faudrait faire preuve de plus de d\u00e9licatesse avec les anciens combattants \u00e2g\u00e9s. \u00ab\u00a0On se fait traiter comme un num\u00e9ro. Ou un mendiant\u00a0\u00bb, dit un ancien combattant de 86 ans. Enfin, c\u2019est peut-\u00eatre le prix de l\u2019\u00e9quit\u00e9, car ACC veut s\u2019assurer que c\u2019est l\u2019ancien combattant qui obtient les avantages, qu\u2019il n\u2019est pas victime de mauvais traitements.<\/p>\n<p>Plusieurs disent que les communications pourraient \u00eatre am\u00e9lior\u00e9es. \u00ab\u00a0Tous les anciens combattants devraient \u00eatre avis\u00e9s, sans exception, de ce \u00e0 quoi ils ont droit\u00a0\u00bb, dit un ancien combattant montr\u00e9alais. Bien que les pr\u00e9alables pour l\u2019admissibilit\u00e9 et les modifications aux programmes soient publi\u00e9s au site de la toile d\u2019ACC et dans le trimestriel d\u2019ACC Salut! la client\u00e8le cible ne les lit peut-\u00eatre pas, dit Viskelis. Allard remarque que les m\u00e9dias de masse n\u2019annoncent pas suffisamment les avantages. Le rapport du comit\u00e9 permanent conseillait \u00e0 ACC de faire plus pour joindre les anciens combattants ruraux et les aborig\u00e8nes, et qu\u2019il devrait profiter des presque 1 500 filiales de la L\u00e9gion pour communiquer avec les anciens combattants \u00e9loign\u00e9s.<\/p>\n<p>La L\u00e9gion se fait un plaisir de les aider, \u00e0 tous points de vue\u00a0: qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019aider les anciens combattants \u00e0 faire une demande \u00e0 un programme ou d\u2019aider ACC \u00e0 mettre au point ses programmes. Les anciens combattants ne sont pas oblig\u00e9s d\u2019\u00eatre membres de la L\u00e9gion pour demander de l\u2019aide, \u00e0 n\u2019importe quelle filiale de la L\u00e9gion.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le PAAC est un programme extra\u00a0\u00bb, dit Allard. \u00ab\u00a0Il permet aux gens de rester chez eux et c\u2019est ce qu\u2019ils veulent. Il leur donne un certain confort pour leurs vieux jours. Il y a des \u00e9l\u00e9ments du PAAC qui devraient \u00eatre \u00e9tudi\u00e9s et copi\u00e9s \u00e0 travers le pays\u00a0\u00bb, dit-il, m\u00eame si ce ne serait pas du tout facile de mener \u00e0 bien un programme national d\u2019autonomie pour ain\u00e9s dans la d\u00e9marche fragment\u00e9e du Canada en mati\u00e8re de sant\u00e9. \u00ab\u00a0Y a-t-il une solution simple?\u00a0\u00bb demande-t-il. \u00ab\u00a0Probablement pas; mais c\u2019est un programme tr\u00e8s, tr\u00e8s bon, alors on voudrait qu\u2019il existe partout au pays.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>. ILLUSTRATION : STEPHEN SNIDER Le v\u00e9t\u00e9ran de la Seconde Guerre mon\u00addiale Phil Bradbury \u00e2g\u00e9 de 85 ans de Toronto, a \u00e9t\u00e9 surpris d\u2019apprendre qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 disparu dans la vie civile pendant vingt ans \u00e0 peu pr\u00e8s. Anciens combattants Canada cherche les anciens combattants qui, comme Bradbury, ont droit \u00e0 des avantages, dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-219","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/219","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=219"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/219\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=219"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=219"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=219"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}