{"id":119,"date":"2006-05-01T22:25:47","date_gmt":"2006-05-02T03:25:47","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/?p=119"},"modified":"2006-05-01T22:25:47","modified_gmt":"2006-05-02T03:25:47","slug":"a-votre-service","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2006\/05\/a-votre-service\/","title":{"rendered":"\u00c0 votre service"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<p>Durant la troisi\u00e8me ann\u00e9e d&#8217;un programme de sondage des soins                   de longue dur\u00e9e, ce t\u00e9moignage d&#8217;un sondeur de la L\u00e9gion dit                   tout :<\/p>\n<h2>Les oubli\u00e9s<\/h2>\n<p>En tant que sondeur, durant ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s                   chanceux de pouvoir visiter nombre de nos pr\u00e9cieux v\u00e9t\u00e9rans                   de la Seconde Guerre mondiale dans des \u00e9tablissements de soins                   de longue dur\u00e9e sur l&#8217;\u00eele de Vancouver. J&#8217;utilise le mot pr\u00e9cieux,                   parce que ce mot sert \u00e0 d\u00e9crire quelque chose d&#8217;une grande                   valeur. Une des raisons pour lesquelles ils sont pr\u00e9cieux en                   est qu&#8217;il nous en reste de moins en moins \u00e0 honorer. Ces nobles                   guerriers d&#8217;antan terminent leur vie dans des institutions                   de soins \u00e0 travers cette \u00eele et ils sont souvent &#8220;les oubli\u00e9s&#8221;.<\/p>\n<p>D&#8217;apr\u00e8s ce que j&#8217;ai vu il existe plusieurs cat\u00e9gories d&#8217;oubli\u00e9s.                   Ce sont des anciens combattants qui vivent dans ces institutions                   parce qu&#8217;ils ne peuvent plus vivre sans aide ou parce que leurs \u00eatres                   chers ne peuvent plus s&#8217;occuper d&#8217;eux. Ce sont ceux qui sont                   assis dans leur chambre, dans leur fauteuil roulant, pr\u00e8s de                   la porte d&#8217;entr\u00e9e de leur maison, \u00e0 attendre des visiteurs.                   Il y en a qui attendent en vain.<\/p>\n<p>Il y a les anciens combattants qui sont dans les zones s\u00e9curitaires                   des \u00e9tablissements de soins. Ceux qui sont atteints de trouble                   cognitif sont log\u00e9s dans une zone s\u00e9curitaire pour leur propre                   protection; cette zone s\u00e9curitaire est leur chez soi. On les                   voit, \u00e2g\u00e9s de 80 ans ou plus, qui marchent le long des couloirs,                   certains avec un sourire permanent, d&#8217;autres les yeux dans                   le vague qui regardent tout droit; d&#8217;autres encore vous racontent                   des histoires d\u00e9taill\u00e9es de leur jeunesse, mais ils oublient                   que vous \u00e9tiez l\u00e0 avant que vous ne quittiez l&#8217;\u00e9tablissement.<\/p>\n<p>Ensuite il y a les conjoints, des oubli\u00e9s aussi. Ils sont                   tout aussi pr\u00e9cieux que leur mari ou femme, \u00e0 qui ils ont envoy\u00e9 la                   main quand ils montaient \u00e0 bord des navires et des trains qui                   allaient les emporter \u00e0 la guerre. Ce sont ceux qui ont vu                   leur meilleur ami devenir lentement fr\u00eale et avoir besoin d&#8217;assistance.                   Une assistance que le conjoint ne peut plus leur donner. Les                   conjoints vont souvent les voir. Ils se soucient de la condition                   de leur \u00eatre cher; ils se tracassent \u00e0 propos de leur nutrition,                   de leur m\u00e9dication, de leur confort. Ils regardent alors que                   leur meilleur ami d\u00e9p\u00e9rit lentement. Albert Schweitzer a dit                   une fois : &#8220;Le tragique de la vie [&#8230;] c&#8217;est ce qui meurt dans                   une personne alors qu&#8217;elle est encore vivante.&#8221;<\/p>\n<p>Des fois, c&#8217;est difficile de me pr\u00e9parer \u00e0 aller visiter ces \u00e9tablissements;                   j&#8217;ai vu les oubli\u00e9s et je sais \u00e0 quoi m&#8217;attendre quand je vais                   les voir. Quand j&#8217;entre dans leur chambre, je vois des photos                   aux murs et sur les tables. Ces photos sont celles de jeunes                   hommes et femmes en uniforme, l&#8217;oeil rieur, pleins d&#8217;espoir,                   pr\u00eats \u00e0 tout; un jeune marin \u00e0 bord de son navire, un jeune                   soldat qui nettoie une arme, un jeune aviateur debout \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un                   avion, une jeune fille en uniforme au volant d&#8217;un v\u00e9hicule,                   ou une jeune infirmi\u00e8re prenant la temp\u00e9rature d&#8217;un soldat.                   Quand je vois l&#8217;isolement dans leurs yeux, la confusion dans                   leurs pens\u00e9es, les pieds qui tra\u00eenent, je n&#8217;ai qu&#8217;\u00e0 regarder                   ces photos; les photos sont mon soutien, elles rapportent la                   vie, la jeunesse et la vigueur aux r\u00e9sidents de l&#8217;\u00e9tablissement                   que je suis en train de visiter. Pendant un petit moment, pour                   moi au moins, ce ne sont plus des oubli\u00e9s.<\/p>\n<p>Alors si vous connaissez un ancien combattant qui loge dans                   un \u00e9tablissement de soins de longue dur\u00e9e, montrez lui que                   vous savez que c&#8217;est quelqu&#8217;un de vraiment pr\u00e9cieux. En tant                   que tr\u00e9sors vivants, ils ne devraient pas \u00eatre mis au rancart.                   Comme des tr\u00e9sors, il faut qu&#8217;on puisse les voir, les entendre                   et les aimer. Allez les voir, \u00e9coutez-lez, parlez-leur, et                   montrez-leur que vous \u00eates vraiment int\u00e9ress\u00e9. Vous ne serez                   peut-\u00eatre r\u00e9compens\u00e9 que par un sourire, mais quel sourire!<\/p>\n<p><em>J. E. Landry |<br \/>\n<\/em>Sondeur des soins de longue dur\u00e9e<\/p>\n<p>Nous vous rappelons qu&#8217;on a encore besoin de sondeurs de la                   L\u00e9gion \u00e0 Victoria, Vancouver, Edmonton, Grande Prairie (Alb.),                   Yorkton (Sask.), Kenora, Windsor, St. Thomas, Kitchener, Sarnia,                   London, St. Catharines, Mississauga et Toronto en Ontario,                   ainsi que Bathurst (N.-B.), Sydney (N.-\u00c9.) et Grand Falls (T.-N.).                   Les membres de la L\u00e9gion int\u00e9ress\u00e9s qui d\u00e9sirent obtenir d&#8217;avantage                   de renseignements sont convi\u00e9s \u00e0 entrer en rapport avec le                   Bureau national des services.<\/p>\n<h2>Nouveau programme de placement<\/h2>\n<p>Comme on en a discut\u00e9 auparavant, dans le cadre de la nouvelle                   Charte des anciens combattants, un programme de placement va \u00eatre                   mis en oeuvre pour les v\u00e9t\u00e9rans des Forces canadiennes en vue                   de les aider \u00e0 rentrer dans la main-d&#8217;oeuvre civile par l&#8217;entremise                   d&#8217;une formation de recherche d&#8217;emploi, d&#8217;am\u00e9lioration des comp\u00e9tences,                   et d&#8217;assistance pour trouver un emploi. La L\u00e9gion royale canadienne                   est en train d&#8217;\u00e9tudier la possibilit\u00e9 de jouer un r\u00f4le dans                   le programme de placement o\u00f9, parmi d&#8217;autres responsabilit\u00e9s,                   des b\u00e9n\u00e9voles entra\u00een\u00e9s ayant acc\u00e8s \u00e0 une base de donn\u00e9es num\u00e9rique                   fournie par l&#8217;entrepreneur pourraient assister les v\u00e9t\u00e9rans                   des Forces canadiennes \u00e0 trouver un emploi ad\u00e9quat gr\u00e2ce \u00e0 un                   mat\u00e9riel de marketing et \u00e0 d&#8217;autres ressources.<\/p>\n<p>Du point de vue de la L\u00e9gion, cela pourrait servir \u00e0 \u00e9tablir                   un bon rapport avec les v\u00e9t\u00e9rans des Forces canadiennes, la                   source logique de nouveaux adh\u00e9rents. Ce programme pourrait                   fonctionner selon un processus semblable au projet de sondage                   des soins de longue dur\u00e9e si r\u00e9ussi qui est men\u00e9 par des b\u00e9n\u00e9voles                   de la L\u00e9gion. Si participer \u00e0 un tel travail vous int\u00e9resse,                   veuillez prendre contact avec le directeur Pierre Allard du                   Bureau national des services au 613-235-4391 ou par courriel \u00e0 pallard@legion.ca.                   Nous avons d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u des avis d&#8217;intention de participer et                   acceptons les nouveaux b\u00e9n\u00e9voles, y compris les membres d&#8217;autres                   organisations d&#8217;anciens combattants.<\/p>\n<p><em>\u00c0 votre service est \u00e9crit par des agents des services                   du Bureau national des services.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Durant la troisi\u00e8me ann\u00e9e d&#8217;un programme de sondage des soins de longue dur\u00e9e, ce t\u00e9moignage d&#8217;un sondeur de la L\u00e9gion dit tout : Les oubli\u00e9s En tant que sondeur, durant ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s chanceux de pouvoir visiter nombre de nos pr\u00e9cieux v\u00e9t\u00e9rans de la Seconde Guerre mondiale dans des \u00e9tablissements de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-119","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}