{"id":1178,"date":"2011-11-01T09:01:21","date_gmt":"2011-11-01T13:01:21","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=1178"},"modified":"2011-11-01T10:16:45","modified_gmt":"2011-11-01T14:16:45","slug":"tant-a-apprendre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2011\/11\/tant-a-apprendre\/","title":{"rendered":"Tant \u00e0 apprendre"},"content":{"rendered":"<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:630px\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1182\" title=\"Les p\u00e8lerins prennent les rangs au cimeti\u00e8re militaire canadien de Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILLead.jpg\" alt=\"Les p\u00e8lerins prennent les rangs au cimeti\u00e8re militaire canadien de Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" width=\"630\" height=\"236\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILLead.jpg 630w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILLead-300x112.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les p\u00e8lerins prennent les rangs au cimeti\u00e8re militaire canadien de Dieppe. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : TOM MacGREGOR<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Le p\u00e8lerinage du souvenir des leadeurs de la L\u00e9gion royale canadienne de 2011<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les 26 membres du P\u00e8lerinage du souvenir de la jeunesse de la L\u00e9gion royale canadienne entendaient des coups de feu tonnant au loin quand ils sont descendus de l\u2019autocar parmi les innombrables rang\u00e9es de pommes de terre et de l\u00e9gumes, en Belgique. Il ne s\u2019agissait pas des armes des batailles anciennes, mais simplement des armes \u00e0 gaz propane qui tirent au hasard pour effrayer les oiseaux autour des cultures croissant dans les champs de bataille de la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/strong><\/p>\n<p>Les sons de bataille \u00e9taient quand m\u00eame \u00e0 l\u2019esprit des p\u00e8le\u00adrins quand le guide touristique, John Goheen, se tint sous une affiche modeste servant \u00e0 comm\u00e9morer les \u00e9v\u00e8nements du bois des Kitcheners \u00e0 la Grande Guerre.<\/p>\n<p>Quand les Allemands se sont servi de gaz pour la premi\u00e8re fois \u00e0 la guerre, ils visaient les Fran\u00e7ais et les troupes coloniales qui furent incapables de maintenir leurs lignes. Une br\u00e8che de six kilom\u00e8tres s\u2019ouvrit dans la ligne des alli\u00e9s servant \u00e0 la protection de la ville d\u2019Ypres dont la tour de la salle du tissage \u00e9tait visible au loin.<\/p>\n<p>\u00c0 cause de cette br\u00e8che, les Allemands r\u00e9ussirent \u00e0 entrer dans le bois des Kitcheners, baptis\u00e9 ainsi non pas en l\u2019honneur d\u2019un chef militaire, mais parce que les Fran\u00e7ais y avaient leurs cuisines (kitchen signifie cuisine en anglais, n. d. t.). C\u2019est l\u00e0 que, le 22 avril 1915, les Canadiens re\u00e7urent l\u2019ordre de refermer la br\u00e8che. En courant pendant la nuit, ils tomb\u00e8rent sur des haies entrelac\u00e9es de fils de fer qu\u2019ils devaient traverser en se servant de leur crosse de fusil. La surprise fut g\u00e2ch\u00e9e et l\u2019ennemi ouvrit le feu. Les Canadiens rest\u00e8rent quand m\u00eame sur leur lanc\u00e9e et se rendirent maitres de la position.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est stup\u00e9fiant qu\u2019ils aient r\u00e9ussi ne serait-ce qu\u2019\u00e0 atteindre les Allemands et qu\u2019apr\u00e8s \u00e7a, ils se sont battus au corps \u00e0 corps \u00bb dit Goheen. Ils r\u00e9sist\u00e8rent \u00e0 deux contrattaques le lendemain.<\/p>\n<p>Non loin de l\u00e0, le 24 avril, les Allemands utilisaient de nouveau le gaz toxique, cette fois-l\u00e0 prenant la ligne canadienne pour cible. Les Canadiens maintinrent leur position, mais les pertes se compt\u00e8rent par milliers. \u00ab Les Canadiens ont sauv\u00e9 Ypres. Si ce n\u2019avait \u00e9t\u00e9 des Canadiens, durant ces quelques jours-l\u00e0 en avril 1915, la guerre aurait \u00e9t\u00e9 tout autre, c\u2019est s\u00fbr \u00bb, nous expliqua Goheen.<\/p>\n<p>La m\u00eame journ\u00e9e, les p\u00e8lerins all\u00e8rent voir le fameux M\u00e9morial de Saint-Julien, au coin de Vancouver, o\u00f9 les Canadiens r\u00e9sist\u00e8rent \u00e0 l\u2019attaque au gaz. Il s\u2019agit d\u2019une escape en granite qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 11 m\u00e8tres au-dessus du sol et se termine en un soldat sombre baissant la t\u00eate et posant les mains sur une crosse de fusil.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1186\" title=\"Pr\u00e8s de l\u2019administratrice Arlene King au M\u00e9morial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. \u00e0 d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset1.jpg\" alt=\"Pr\u00e8s de l\u2019administratrice Arlene King au M\u00e9morial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. \u00e0 d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" width=\"515\" height=\"464\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset1.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset1-300x270.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Pr\u00e8s de l\u2019administratrice Arlene King au M\u00e9morial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. \u00e0 d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : TOM MacGREGOR<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Le groupe alla aussi visiter le cimeti\u00e8re d\u2019Essex Farm o\u00f9 un m\u00e9decin militaire \u00e9puis\u00e9 et attrist\u00e9, du nom de John McCrae, \u00e9crivit In Flanders Fields apr\u00e8s la mort de son ami, le lieutenant Alexis Helmer de l\u2019Artillerie canadienne.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait \u00e0 la saillie d\u2019Ypres, d\u00e9fendue par les alli\u00e9s durant toute la guerre. Bien que les Allemands s\u2019approch\u00e8rent jusqu\u2019\u00e0 \u00e0 peu pr\u00e8s deux kilom\u00e8tres de la ville d\u2019Ypres, ils ne la conquirent pas. Toutefois, \u00e0 la fin de la guerre, elle \u00e9tait en ruines \u00e0 cause des bombardements incessants.<\/p>\n<p>La terre est plate dans toute la r\u00e9gion, de sorte que m\u00eame les plus petites cr\u00eates \u00e9taient d\u00e9fendues f\u00e9rocement pour l\u2019avantage qu\u2019elles donnaient. \u00ab C\u2019est plat comme la Saskatchewan, dit le cultivateur Joe Wilson de Carlyle, en Saskatchewan. C\u2019est la seule province o\u00f9 l\u2019on peut voir sa fille fuguer pendant deux semaines. \u00bb<\/p>\n<p>Le commentaire cocasse de Carlyle \u00e9tait adress\u00e9 aux participants du p\u00e8lerinage qui eut lieu du 9 au 23 juillet.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1189\" title=\"Au m\u00e9morial de Vimy (de g. \u00e0 d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-pr\u00e9sident national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset2.jpg\" alt=\"Au m\u00e9morial de Vimy (de g. \u00e0 d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-pr\u00e9sident national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" width=\"515\" height=\"228\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset2.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset2-300x132.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Au m\u00e9morial de Vimy (de g. \u00e0 d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-pr\u00e9sident national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : TOM MacGREGOR<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Le groupe, dirig\u00e9 par le vice-pr\u00e9sident national Tom Eagles de Plaster Rock, au Nouveau-Brunswick, qui \u00e9tait l\u2019un des p\u00e8lerins en 1992 et qui est pr\u00e9sident actuel du Comit\u00e9 national du coquelicot et du souvenir, se composait de 10 repr\u00e9sentants, un de chaque division, ainsi que de leurs conjoints et d\u2019h\u00f4tes payants, et voyagea par autocar de Paris \u00e0 Oosterbeek, dans les environs d\u2019Arnhem, aux Pays-Bas. La troupe de p\u00e8lerins s\u2019arr\u00eata dans des champs, au bord de chemins ruraux, devant des m\u00e9moriaux et \u00e0 des cimeti\u00e8res militaires du Commonwealth, pour se colleter avec les \u00e9v\u00e8nements de deux guerres mondiales qui avaient attir\u00e9 tant de jeunes Canadiens.<\/p>\n<p>Les visiteurs avaient pris l\u2019avion \u00e0 Toronto pour Paris, puis l\u2019autocar jusqu\u2019\u00e0 Caen. Pendant le souper, Eagles et le coordonnateur du voyage, Bill Maxwell de la Direction nationale, avaient fait les pr\u00e9sentations. Eagles a donn\u00e9 le ton en parlant des premi\u00e8res exp\u00e9riences qu\u2019il a faites \u00e0 ce genre de lieux en Europe. Il a ensuite pris un court instant pour remplir un devoir de la part du gouverneur g\u00e9n\u00e9ral, David Johnston.<\/p>\n<p>Ayant lu une introduction du gouverneur g\u00e9n\u00e9ral, Eagles a remis au repr\u00e9sentant de la Division de la Colombie-Britannique\u2013Yukon, Aaron Bedard, une Mention \u00e9logieuse du commandant en chef \u00e0 l\u2019intention des unit\u00e9s. \u00ab Entre janvier et aout 2006, le groupement tactique du 1er Bataillon de la Princess Patricia\u2019s Canadian Light Infantry (PPCLI) a livr\u00e9 un combat presque incessant avec une force d\u2019insurg\u00e9s bien pr\u00e9par\u00e9e et d\u00e9cid\u00e9e en Afghanistan, a lu Eagles. Pendant 29 op\u00e9rations majeures, la souplesse et la coh\u00e9sion remarquable dont ont fait preuve les membres du groupement tactique leur ont permis de surmonter nombre d\u2019\u00e9preuves pour r\u00e9primer les activit\u00e9s des talibans, assurer la libert\u00e9 de mouvement des forces de la coalition, et procurer une aide humanitaire partout au Kandahar. \u00bb<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1195\" title=\"Scott Briand lit la pri\u00e8re navale \u00e0 Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset31.jpg\" alt=\"Scott Briand lit la pri\u00e8re navale \u00e0 Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" width=\"515\" height=\"361\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset31.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset31-300x210.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Scott Briand lit la pri\u00e8re navale \u00e0 Dieppe. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : TOM MacGREGOR<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Bedard n\u2019est plus militaire \u00e0 cause d\u2019une blessure \u00e0 l\u2019\u00e9pine dorsale, mais il passe une grande partie de son temps \u00e0 parler aux jeunes des exp\u00e9riences qu\u2019il a eues en g\u00e9nie de combat et \u00e0 la PPCLI.<\/p>\n<p>Parmi les p\u00e8lerins se trouvaient aussi Sheila Donner de Medicine Hat, repr\u00e9sentante de la Division de l\u2019Alberta\u2013Territoires du Nord-Ouest; Connie Wilson de Tisdale, en Saskatchewan; Dorothy Butler de Winnipeg; George DeRabbie d\u2019Acton, en Ontario; Jean-Pierre Asselin de Chicoutimi, au Qu\u00e9bec; Patricia Duffy de Bathurst, au Nouveau-Brunswick; Joyce Phillips de Breadalbane, \u00e0 l\u2019\u00cele-du-Prince-\u00c9douard; Scott Briand de Lower Sackville, en Nouvelle-\u00c9cosse; et Jacqueline Thompson de Grand Falls-Windsor, \u00e0 Terre-Neuve.<\/p>\n<p>Comme h\u00f4tes payants, il y avait Clayton et Cindy Saunders, pr\u00e9sident et secr\u00e9taire respectifs de la Division du Nouveau-Brunswick; Wayne Donner, mari de Sheila et premier vice-pr\u00e9sident de la Division de l\u2019Alberta\u2013Territoires du Nord-Ouest; et Jack Wilson, p\u00e8re de Connie. Joyce Phillips \u00e9tait accompagn\u00e9e de son mari, Gord Phillips, et George et Estelle Dalton qui si\u00e8gent au Lest We Forget Committee (comit\u00e9 Nous nous souviendrons d\u2019eux, n. d. t.) de l\u2019\u00cele-du-Prince-\u00c9douard r\u00e9unissant anciens combattants et \u00e9l\u00e8ves. Alice DeRabbie et Silas Thompson \u00e9taient accompagn\u00e9s de leurs conjoints. Ed Fewer de Grand Falls\u2013Windsor, \u00e0 Terre-Neuve, en \u00e9tait \u00e0 son troisi\u00e8me p\u00e8lerinage de la L\u00e9gion.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1198\" title=\"Les p\u00e8lerins se prom\u00e8nent le long de la plage Juno. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset4.jpg\" alt=\"Les p\u00e8lerins se prom\u00e8nent le long de la plage Juno. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" width=\"515\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset4.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset4-300x233.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>Les p\u00e8lerins se prom\u00e8nent le long de la plage Juno. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : TOM MacGREGOR<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>Les premiers jours comport\u00e8rent des th\u00e8mes triomphants alors que le groupe visitait la plage Juno, au nord de Caen, o\u00f9 quelque 14 500 Canadiens ont atterri le jour J, c\u2019est-\u00e0-dire le 6 juin 1944. Bien qu\u2019ils aient r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir une t\u00eate de pont, il y eut 1 074 victimes parmi les Canadiens ce jour-l\u00e0. Trois-cent-cinquante-neuf d\u2019entre elles \u00e9tant d\u00e9c\u00e9d\u00e9es.<\/p>\n<p>Les p\u00e8lerins ont d\u00e9ambul\u00e9 le long des plages pr\u00e8s de Berni\u00e8res-sur-Mer o\u00f9 ils ont observ\u00e9 la maison caract\u00e9ristique qui a servi de jalon aux soldats prenant pied ferme. Aujourd\u2019hui, elle sert \u00e0 comm\u00e9morer la bravoure des Queen\u2019s Own Rifles of Canada.<\/p>\n<p>\u00c0 Courseulles-sur-Mer, le groupe est all\u00e9 au Centre de la plage Juno o\u00f9 est racont\u00e9e l\u2019histoire de la participation canadienne \u00e0 la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p>L\u2019humeur est devenue sombre en apr\u00e8s-midi, \u00e0 l\u2019abbaye d\u2019Ardenne, dans le jardin de laquelle un monument sert \u00e0 rendre hommage aux 20 membres des North Nova Scotia Highlanders, du 27e R\u00e9giment blind\u00e9 canadien et des Stormont, Dundas and Glengarry Highlanders qui furent faits prisonniers et ex\u00e9cut\u00e9s par les Allemands peu apr\u00e8s le jour J.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1201\" title=\"La maison rep\u00e8re de la plage Juno rend hommage aux Queen\u2019s Own Rifles of Canada. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset51.jpg\" alt=\"La maison rep\u00e8re de la plage Juno rend hommage aux Queen\u2019s Own Rifles of Canada. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" width=\"515\" height=\"506\" srcset=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset51.jpg 515w, https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset51-300x294.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><\/p>\n<div class=\"caption\"><span>La maison rep\u00e8re de la plage Juno rend hommage aux Queen\u2019s Own Rifles of Canada. <\/span><\/div>\n<div class=\"credit\"><span>PHOTO : TOM MacGREGOR<\/span><\/div>\n<\/div>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que le groupe c\u00e9l\u00e9bra sa premi\u00e8re c\u00e9r\u00e9monie comm\u00e9morative. La soir\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, il avait r\u00e9p\u00e9t\u00e9 les r\u00e8gles des 13 c\u00e9r\u00e9monies qu\u2019il allait r\u00e9gler. Tous auraient l\u2019occasion de remplir chacun des r\u00f4les c\u00e9r\u00e9moniels. Il y aurait un sergent d\u2019armes et une garde du drapeau pour porter l\u2019unifoli\u00e9, le Red Ensign, et l\u2019Union Jack, ainsi que les drapeaux des Nations Unies, de l\u2019Organisation du Trait\u00e9 de l\u2019Atlantique Nord et de la L\u00e9gion. Au moins une couronne serait d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 chaque service. Un enregistrement de l\u2019O Canada, de la derni\u00e8re sonnerie, du silence, de la complainte et de la diane serait jou\u00e9 et quelqu\u2019un r\u00e9citerait l\u2019Acte du souvenir.<\/p>\n<p>Le groupe s\u2019est ensuite attard\u00e9 au d\u00e9sastre de Dieppe de 1942. Le p\u00e8lerinage, partant de Caen, alla directement \u00e0 Pourville et \u00e0 Puys, les plages des deux c\u00f4t\u00e9s de Dieppe qui devaient \u00eatre prises t\u00f4t le matin du 19 aout pour neutraliser les d\u00e9fenses des Allemands avant l\u2019assaut \u00e0 la plage principale. Malheureusement, les d\u00e9fenses ne furent pas neutralis\u00e9es, ce qui rendit in\u00e9luctable le massacre de ceux qui atterrirent.<\/p>\n<p>Il suffit de marcher le long de la plage caillouteuse de Dieppe et d\u2019\u00e9tudier les falaises imposantes o\u00f9 l\u2019on peut encore voir les restes des bunkeurs en b\u00e9ton arm\u00e9 pour imaginer le feu pro\u00advenant des armes sur ceux qui touchaient terre. Bedard a remarqu\u00e9 que \u00ab vu les feux crois\u00e9s provenant de trois angles, c\u2019\u00e9tait une parfaite zone de massacre \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 Dieppe que les p\u00e8lerins ont rendu hommage \u00e0 ceux qui furent perdus en mer. Une c\u00e9r\u00e9monie simple sur la jet\u00e9e offrait une vue excellente de la plage et des promontoires. Butler, qui a servi dans le Service f\u00e9minin de la Marine royale du Canada apr\u00e8s la guerre, a lanc\u00e9 une couronne \u00e0 la mer pendant le service. Les autres p\u00e8lerins ont ensuite lanc\u00e9 dans l\u2019eau agit\u00e9e des petites croix de bois faites et peintes par les \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00e9cole Aurora Charter d\u2019Edmonton. Au d\u00e9but, la couronne et quelques-unes des croix qui semblaient vouloir l\u2019encercler se sont dirig\u00e9es vers la terre ferme, puis le tout est parti \u00e0 la d\u00e9rive dans la Manche.<\/p>\n<p>T\u00f4t le matin, Goheen a rejoint quelques membres du groupe sur la plage et, \u00e0 5 h 20, ils ont lev\u00e9 leur verre aux Canadiens qui atterrirent en 1942, \u00e0 la m\u00eame heure. Leur verre d\u2019alcool tenu en haut alors que la lumi\u00e8re poignait \u00e0 l\u2019est, ils lanc\u00e8rent \u00ab aux hommes de Dieppe \u00bb.<\/p>\n<div class=\"caption_img \"\tstyle=\"width:515px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1200\" title=\"Le groupe prend la pose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un char Sherman \u00e0 Oosterbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]\" src=\"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/RCLPILInset6.jpg\" alt=\"Le groupe prend la pose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un char Sherman \u00e0 Oosterbeek. 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Sur les 801 qui prirent part \u00e0 l\u2019attaque, 68 seulement pouvaient r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019appel le lendemain. La plupart avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s ou bless\u00e9s durant le premier quart d\u2019heure.<\/p>\n<p>Ce champ de bataille est aujourd\u2019hui un parc national canadien. Le paysage, aujourd\u2019hui vert et luxuriant, a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 tel qu\u2019il \u00e9tait : d\u00e9fonc\u00e9 par les trous d\u2019obus et les tranch\u00e9es. Un caribou de bronze, symbole du r\u00e9giment, domine le tout sur un tertre.<\/p>\n<p>Les p\u00e8lerins ont \u00e9t\u00e9 rejoints dans leur service comm\u00e9moratif par Arlene King, conseill\u00e8re de programme d\u2019Anciens Combattants Canada pour les op\u00e9rations europ\u00e9ennes, et par un guide canadien. La garde du drapeau, augment\u00e9e pour cette unique occasion par Bedard portant le drapeau terre-neuvien, a suivi la tranch\u00e9e pr\u00e9serv\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la base du monument. Apr\u00e8s la lecture de l\u2019Acte du souvenir, les p\u00e8lerins ont \u00e9t\u00e9 surpris d\u2019entendre King et le guide se mettre \u00e0 chanter Ode To Newfoundland. \u00ab Cela a donn\u00e9 quelque chose de sp\u00e9cial au service \u00bb, a affirm\u00e9 Silas Thompson.<\/p>\n<p>Le groupe a visit\u00e9 les attractions touristiques de la Somme pendant plusieurs jours, finissant au monument comm\u00e9moratif du Canada \u00e0 Vimy o\u00f9 eut lieu le pinacle c\u00e9r\u00e9moniel du p\u00e8lerinage. L\u00e0, sous le monument de pierres blanches, le groupe a r\u00e9gl\u00e9 une c\u00e9r\u00e9monie solennelle. Les noms de 11 285 Canadiens morts au combat en France et dont le lieu de s\u00e9pulture est inconnu sont inscrits sur le monument.<\/p>\n<p>Les p\u00e8lerins ont \u00e9t\u00e9 rejoints par la suite par le contingent militaire canadien de la marche de Nim\u00e8gue. Chaque ann\u00e9e, la Direction nationale verse un octroi aux Forces canadiennes afin que les Canadiens puissent aller au m\u00e9morial d\u00e9poser une couronne. Les marcheurs \u00e9taient tr\u00e8s heureux de se faire prendre en photo avec les p\u00e8lerins.<\/p>\n<p>\u00c0 Ypres, le groupe a assist\u00e9 \u00e0 une c\u00e9r\u00e9monie sous la porte de Menin en comm\u00e9moration des presque 55 000 morts des arm\u00e9es du Commonwealth tomb\u00e9s en Belgique et sans s\u00e9pulture connue. Parmi eux, les Canadiens \u00e9taient au nombre de 6 940. Tous les jours, \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, la circulation \u00e0 la porte est stopp\u00e9e pendant que des clairons du service d\u2019incendie jouent la derni\u00e8re sonnerie et leur propre version du r\u00e9veil. En cette occasion se sont assembl\u00e9s plusieurs milliers de spectateurs, surtout des groupes d\u2019\u00e9coliers britanniques.<\/p>\n<p>La garde du drapeau de la L\u00e9gion et le reste de la d\u00e9l\u00e9gation ont d\u00e9fil\u00e9 jusqu\u2019au centre de la place et prirent leurs positions. Les clairons ont jou\u00e9, puis Eagles s\u2019est avanc\u00e9 pour lire l\u2019Acte du souvenir, les mots solennels r\u00e9sonnant sous les grandes arches. La L\u00e9gion d\u00e9posa la premi\u00e8re couronne, suivie des vagues d\u2019\u00e9l\u00e8ves apportant des couronnes de la part de leur \u00e9cole.<\/p>\n<p>Les p\u00e8lerins reprirent l\u2019histoire de la Seconde Guerre mon\u00addiale quand ils se sont dirig\u00e9s vers les Pays-Bas, o\u00f9 ils ont r\u00e9gl\u00e9 des c\u00e9r\u00e9monies aux cimeti\u00e8res de Bergen-op-Zoom, de Holten et de Groesbeek. Au cimeti\u00e8re militaire canadien de Holten, Eagles et son \u00e9pouse, Cheryl, firent une reproduction par frottement de la pierre tombale de Samuel Glazier Porter du Carleton and York Regiment. \u00ab C\u2019\u00e9tait l\u2019oncle de Cheryl, et \u00e7a a \u00e9t\u00e9 une exp\u00e9rience tr\u00e8s \u00e9mouvante pour elle, quelque chose qu\u2019elle n\u2019oubliera jamais \u00bb dit Tom. Porter est mort le 15 avril 1945, quelques semaines \u00e0 peine avant la fin de la guerre en Europe.<\/p>\n<p>Au souper d\u2019adieu, \u00e0 Paris, Ed Fewer a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab Je sais ce que j\u2019ai ressenti lors de mon premier p\u00e8lerinage. On rentre chez soi et, un jour, peu de temps apr\u00e8s, on se demande \u201cQu\u2019est-ce qui vient de m\u2019arriver?\u201d On a tellement appris, et pourtant il y a tellement plus \u00e0 apprendre. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les 26 membres du P\u00e8lerinage du souvenir de la jeunesse de la L\u00e9gion royale canadienne entendaient des coups de feu tonnant au loin quand ils sont descendus de l\u2019autocar parmi les innombrables rang\u00e9es de pommes de terre et de l\u00e9gumes, en Belgique. Il ne s\u2019agissait pas des armes des batailles anciennes, mais simplement des armes \u00e0 gaz propane qui tirent au hasard pour effrayer les oiseaux autour des cultures croissant dans les champs de bataille de la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1178","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-principaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1178","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1178"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1178\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1178"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1178"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1178"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}