{"id":114,"date":"2006-05-01T22:20:09","date_gmt":"2006-05-02T03:20:09","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/?p=114"},"modified":"2006-05-01T22:20:09","modified_gmt":"2006-05-02T03:20:09","slug":"les-epouses-de-guerre-celebrent-un-anniversaire-important","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2006\/05\/les-epouses-de-guerre-celebrent-un-anniversaire-important\/","title":{"rendered":"Les \u00e9pouses de guerre c\u00e9l\u00e8brent un anniversaire important"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<p>Les \u00e9pouses de guerre qui sont venues au Canada il y a 60                   ans sont en train de faire de cette ann\u00e9e la leur. L&#8217;an dernier \u00e9tait                   l&#8217;Ann\u00e9e de l&#8217;ancien combattant et, d&#8217;apr\u00e8s les 48 000 femmes                   qui ont \u00e9pous\u00e9 des militaires et qui ont quitt\u00e9 leur foyer                   en Grande-Bretagne et en Europe, 2006 devrait \u00eatre l&#8217;Ann\u00e9e                   de l&#8217;\u00e9pouse de guerre.<\/p>\n<p>Des r\u00e9unions, des expositions d&#8217;art et d&#8217;autres manifestations                   ont lieu \u00e0 travers le Canada, mais il y a des provinces qui                   ont \u00e9t\u00e9 plus rapides que d&#8217;autres en d\u00e9clarant officiellement                   l&#8217;Ann\u00e9e de l&#8217;\u00e9pouse de guerre. \u00c0 partir du mois de mars, le                   porte-parole Len Westerberg du minist\u00e8re du Patrimoine canadien                   disait que ce dernier \u00e9tait encore en train de planifier comment                   comm\u00e9morer ce groupe de femmes audacieuses. Toutefois, le gouvernement                   f\u00e9d\u00e9ral n&#8217;a pas encore fait de d\u00e9claration officielle. Le Conseil                   ex\u00e9cutif national de la L\u00e9gion a d\u00e9cid\u00e9 en f\u00e9vrier de ne pas                   faire sa propre annonce sans soutien officiel.<\/p>\n<p>&#8220;J&#8217;aimerais que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral annonce que cette                   ann\u00e9e est celle de l&#8217;\u00e9pouse de guerre&#8221;, dit Eswyn Lyster, auteure \u00e9l\u00e9gante                   de 82 ans qui \u00e9tait une des premi\u00e8res \u00e9pouses de guerre qui                   ont travers\u00e9 l&#8217;Atlantique \u00e0 bord du Mauretania, de Liverpool                   (Angleterre) \u00e0 Halifax, en f\u00e9vrier 1946. La d\u00e9cision qu&#8217;avait                   prise son p\u00e8re durant la guerre, de d\u00e9m\u00e9nager \u00e0 la c\u00f4te sud                   de l&#8217;Angleterre, lui a permis d&#8217;\u00e9pouser un Calgary Highlander,                   William Lyster, en 1943. &#8220;Les fr\u00e9quentations des \u00e9pouses de                   guerre n&#8217;ont peut-\u00eatre pas dur\u00e9 longtemps avant d&#8217;aboutir au                   mariage&#8221;, dit-elle, &#8220;mais notre g\u00e9n\u00e9ration ne prenait pas le                   mariage \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re.&#8221; Le couple a dur\u00e9 52 ans. Deux ans apr\u00e8s                   la mort de William qui a eu lieu en 1996, Lyster a commenc\u00e9 \u00e0 interviewer                   des centaines d&#8217;\u00e9pouses de guerre pour le livre qu&#8217;elle est                   en train de finir.<\/p>\n<p>La plupart des \u00e9pouses de guerre de la Seconde Guerre mondiale                   ont travers\u00e9 l&#8217;Atlantique en 1946; beaucoup venaient avec des                   enfants et toutes \u00e9taient pr\u00eates \u00e0 donner une chance \u00e0 un nouveau                   pays. &#8220;Nous avons toutes la m\u00eame exp\u00e9rience d&#8217;avoir quitt\u00e9 notre                   pays, notre famille, sans savoir si nous les reverrions&#8221;, dit                   Jean Fells, une femme originaire du Yorkshire qui est actuellement                   vice-pr\u00e9sidente de la Saskatchewan War Brides Association (association                   des \u00e9pouses de guerre de la Saskatchewan). Fells, quand elle \u00e9tait                   adolescente, a envo\u00fbt\u00e9 le soldat Bob Fells lorsqu&#8217;ils se sont                   rencontr\u00e9s dans un parc d&#8217;attractions en 1943. En 1946 elle                   l&#8217;avait \u00e9pous\u00e9 et s&#8217;\u00e9tait install\u00e9e \u00e0 une ferme de Girvin (Sask.).<\/p>\n<p>Quatre-vingt-treize pour cent des \u00e9pouses de guerre \u00e9taient                   britanniques, ce qui n&#8217;est pas surprenant vu que les militaires                   canadiens ont pass\u00e9 plus de temps en Grande-Bretagne que toute                   autre force alli\u00e9e durant la Seconde Guerre mondiale. Et, d&#8217;apr\u00e8s                   l&#8217;historienne n\u00e9o-brunswickoise Melynda Jarratt, les \u00e9pouses                   de guerre formaient 60 pour cent des gens immigrant au Canada \u00e0 l&#8217;\u00e9poque                   et elles font partie de l&#8217;arbre g\u00e9n\u00e9alogique de plus d&#8217;un million                   de Canadiens.<\/p>\n<p>Depuis l&#8217;an dernier, Jarratt et Lyster, avec l&#8217;aide des associations                   des \u00e9pouses de guerre du pays, font une campagne \u00e9pistolaire                   pour qu&#8217;on d\u00e9clare que 2006 est leur ann\u00e9e. Fells, dont l&#8217;association                   va avoir une grande r\u00e9union en l&#8217;honneur du 60e anniversaire,                   du 5 au 7 mai, \u00e0 Saskatoon, fait remarquer : &#8220;Nous sommes en                   train de nous faire reconna\u00eetre&#8221;.<\/p>\n<p>Le Nouveau-Brunswick est la premi\u00e8re province qui a d\u00e9clar\u00e9 que                   2006 serait l&#8217;Ann\u00e9e de l&#8217;\u00e9pouse de guerre quand la motion pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&#8217;Assembl\u00e9e                   l\u00e9gislative, au mois de d\u00e9cembre, par le d\u00e9put\u00e9 de Fredericton                   T.J. Burke, petit-fils de l&#8217;\u00e9pouse de guerre Jean Paul et du                   soldat autochtone Charles Paul, surnomm\u00e9 Buck, a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e.                   Elle fut adopt\u00e9e \u00e0 l&#8217;unanimit\u00e9. &#8220;Je pense \u00e0 ma propre grand-m\u00e8re                   aujourd&#8217;hui, bien s\u00fbr&#8221;, dit Burke. &#8220;Ce n&#8217;est que justice de                   l&#8217;honorer, ainsi que les dizaines de milliers de femmes qui,                   en tant que jeunes \u00e9pouses, ont tant contribu\u00e9 \u00e0 notre nation.&#8221;<\/p>\n<p>Le Manitoba a fait sa d\u00e9claration \u00e0 propos de l&#8217;Ann\u00e9e de l&#8217;\u00e9pouse                   de guerre le 9 f\u00e9vrier, durant la c\u00e9l\u00e9bration du 60e anniversaire                   de l&#8217;arriv\u00e9e du Mauretania au quai 21 d&#8217;Halifax. Des douzaines                   d&#8217;\u00e9pouses de guerre de tous les coins du pays sont retourn\u00e9es                   voir l&#8217;endroit, qui est maintenant un mus\u00e9e, o\u00f9 elles ont mis                   pied \u00e0 terre au Canada. La manifestation, \u00e0 laquelle assistaient                   des dignitaires comme la lieutenante-gouverneure de la Nouvelle-\u00c9cosse                   Myra Freeman et le pr\u00e9sident George Aucoin de la Division de                   la Nouvelle-\u00c9cosse\/Nunavut, a attir\u00e9 l&#8217;attention nationale.                   Robbie Shaw, pr\u00e9sident de la Pier 21 Society, dit aux \u00e9pouses                   de guerre que &#8220;Enseigner aux jeunes Canadiens \u00e0 propos de vous                   et de votre \u00e9poux nous permet de d\u00e9montrer qu&#8217;il est possible                   que des choses aussi merveilleuses que l&#8217;amour et le mariage                   ressortent de quelque chose d&#8217;aussi horrible qu&#8217;un monde en                   guerre&#8221;.<\/p>\n<p>Lyster, qui a fait un discours durant la c\u00e9r\u00e9monie, conna\u00eet                   certainement ces horreurs. Quand son gar\u00e7on nouveau-n\u00e9 Terry                   et elle sont arriv\u00e9s \u00e0 Halifax, William \u00e9tait en train de r\u00e9cup\u00e9rer                   dans un h\u00f4pital, en Alberta. Il avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 quelques jours \u00e0 peine                   avant la fin de la guerre.<\/p>\n<p>Fells aussi a pass\u00e9 des temps difficiles. &#8220;Si je n&#8217;avais pas                   eu le meilleur des maris, je serais retourn\u00e9e en Grande-Bretagne                   sans coup f\u00e9rir&#8221;, dit-elle. Membre de longue date de la filiale                   Davidson de la Saskatchewan, elle est une des \u00e9pouses de guerre                   dont les exp\u00e9riences aigres-douces ont \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9es par                   l&#8217;artiste Bev Tosh de Calgary dans One-Way Passage (all\u00e9e simple),                   une exposition &#8220;initiatique aux points de vue physique, \u00e9motionnel                   et psychologique quand on quitte le foyer&#8221;.<\/p>\n<p>Il a fallu cinq ans \u00e0 Tosh, dont la m\u00e8re, une Canadienne,                   a \u00e9pous\u00e9 un aviateur n\u00e9o-z\u00e9landais, pour cr\u00e9er 48 portraits                   d&#8217;\u00e9pouses de guerre lors de leurs noces. Les panneaux rugueux                   en bois d&#8217;une hauteur de quatre pieds, plac\u00e9s en zigzag, repr\u00e9sentent                   48 000 \u00e9pouses de guerre. L&#8217;exposition One-Way Passage, qui                   se trouve actuellement au Diefenbaker Canada Centre de Saskatoon,                   et qui est pr\u00e9vue au programme de la r\u00e9union des \u00e9pouses de                   guerre de la Saskatchewan, va faire son chemin jusqu&#8217;au quai                   21 \u00e0 la fin du mois de mai, et elle sera au Mus\u00e9e canadien                   de la guerre, \u00e0 Ottawa, au mois de juillet.<\/p>\n<p>Bien qu&#8217;il est indiqu\u00e9 dans l&#8217;exposition que les pleurs \u00e9taient                   courants chez les \u00e9pouses de guerre, Fells et Lyster disent                   toutes deux qu&#8217;elles ne regrettent rien. &#8220;La vie n&#8217;a pas toujours \u00e9t\u00e9 rose,                   mais elle a \u00e9t\u00e9 pleine d&#8217;occasions, des occasions que je n&#8217;aurais                   jamais eues en Angleterre&#8221;, dit Lyster pour conclure. &#8220;Je ne                   trouve pas les mots pour vous dire \u00e0 quel point je suis heureuse                   que les \u00e9pouses de guerre soient reconnues 60 ans apr\u00e8s qu&#8217;elles                   aient commenc\u00e9 leur nouvelle vie dans ce pays-ci.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9pouses de guerre qui sont venues au Canada il y a 60 ans sont en train de faire de cette ann\u00e9e la leur. 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